Battles

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Battles c’est le groupe en réseau, ou peut-être le-groupe-comme-réseau. Un archipel lié par une combinaison unique d’art, d’expérimentation, de technologie et un point de vue particulier. Un cyborg à trois têtes qui force notre aptitude pour la pure application physique à flirter lascivement avec notre réalité numérique envahissante. Un groupe dont les cerveaux contiennent des boucles informatisées, un groupe qui laisse de la sueur sur ses machines et dont le pouls
sonique est presque brutalement humain. C’est tout simplement logique que ces enfants des mondes hi et low-tech cherchent des moyens de communication alternatifs.
La Di Da Di est la réplique, l’exclamation et l’énigme qui flottent dans les airs pendant qu’on essaie de trouver un sens à ce que Battles ont fait. Dave Konopka, Ian Williams et John Stanier ont retourné la situation cette fois, confronté leurs idées de ce que Battles est – et ici sur leur troisième album, ont créé une réponse à cette question. Les fils enchevêtrés et les entrailles de Mirrored et Gloss Drop ont été sortis, lancés contre le mur et balayés en une pile dans un coin.
Comme son nom pourrait l’indiquer, La Di Da Di est un monolithe de répétition. Un vrombissement techno organique fait de boucles presque infinies qui refusent de rester constantes. Le genre rythmique de Battles se retrouve plus frontal, intense et implacable que jamais : c’est une ligne de front que la mélodie et l’harmonie doivent traverser, assaillies à chaque tournant. ‘The Yabba’ se débat, dégringole dans les escaliers avant de trouver sa propre allure disloquée. Le titre ‘Dot Net’ fait référence à ses artifices énergiques, tandis que ‘FF Bada’ et ‘Summer Simmer’ atteignent nerveusement les hauteurs vertigineuses de rafales no wave regardant vers le futur.
Pour une respiration, ‘Cacio e Pepe’ n’en est pas vraiment une, avec ses puits de lumière harmoniques troublants, comme une courte promenade sur une plage particulièrement étrange. Le milieu de l’album, que ce morceau encadre avec son cousin spirituel ‘Tyne Wear’ est sûrement l’une des mutations les plus importantes des instrumentations rock conventionnelles que vous aurez entendues depuis longtemps. C’est à ce moment que vous commencez à prendre la mesure de la re-création vraiment bionique de ce à quoi un groupe peut ressembler. Cela peut ressembler à une hyperbole, jusqu’à ce que vous titubiez dans le skank inquiétant de ‘Megatouch’ et, quand vous vous rendez compte que l’idée de genre a été balayée par la fenêtre, vous êtes propulsés sans remord dans le percutant ‘Flora>Fauna’, puis dans la pesanteur apparente de ‘Luu Le’, qui se révèle être un tour de manège, qui vous dépose finalement gentiment à la sortie – alors que vous vous demandez encore comment vous allez expliquer ce que signifie La Di Da Di.

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Compositeurs : Williams , Stanier , Konopka , Braxton (Warp Music,EMI Music) - Williams, Stanier, Konopka, Braxton
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