Abdel Halim Hafez

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Le visage souriant d'Abdel Halim, à la tête d'une escouade de jeunes filles cheveux au vent et de jeunes gens à la mode, filant à moto sur l'avenue des Pyramides : cette scène typique des films musicaux résume le souvenir attaché au Rossignol brun (ainsi que le surnommait la presse) et à son époque, celle des rêves insouciants de la modernité arabe, qui se fracassèrent dans la défaite de 1967. Mélange oriental de Frank Sinatra et d'Elvis Presley, cet artiste, dont la vie réelle semble sortie d'un roman pour midinettes demeure, vingt ans après son décès dans un hôpital londonien, l'une des vedettes arabes les plus populaires. Fils d'un shaykh de village, rapidement orphelin, il rejoint bientôt son frère aîné au Conservatoire de musique arabe du Caire, au début des années 40. Il en ressort diplômé hautboïste (l'un des deux seuls du pays), et ayant tissé des liens avec toute une génération de jeunes compositeurs qui connaîtront leur heure de gloire dans les années 50, tels Kamâl al-Tawîl et Muhammad al-Mawgî.D'abord professeur de solfège, il préfère tenter sa chance dans les cabarets de la capitale. En dépit d'un premier succès d'estime pour « Sâfini marra » (« Réconcilie-toi avec moi », 1949), il se heurte avec les autorités de la radio du Caire qui jugent son chant « trop occidentalisé ». En 1952, il finit par s'arranger avec le directeur des programmes, ce qui lui permet enfin de passer sur les ondes. Abdel Halim prend alors son nom de scène, laissant le patronyme Shabâna à son frère spécialisé dans le registre classique. Son physique de jeune premier lui ouvre les portes des studios et il tourne 16 films entre 1954 et 1969. Son ami Mohamed Abdelwahab accepte de lui composer de courtes chansons de films à partir de 1955. Durant les années 50, ces chansons, marquées par le modèle occidental, se caractérisent par leur brièveté et leur légèreté. Elles deviennent plus graves au cours de la décennie suivante, pour s'aligner, dans les années 70, sur le modèle d'Oum Kalsoum, en s'allongeant jusqu'à une soixantaine de minutes par morceau, avec des textes en dialecte ou en arabe classique, mêlant rythmes syncopés, inspiration folklorique et occidentalisation de surface. Épuisé par la maladie, Abdel Halim s'éteint en pleine gloire, et son enterrement provoque des scènes de débordement rappelant les funérailles de Nasser et d'Oum Kalsoum, deux ans auparavant

F. L.

Copyright 2016 Music Story

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