Focus sur les labels indés, Rencontre avec Beggars…

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Grâce aux accords passés avec les principaux acteurs  du marché de la musique, Deezer dispose aujourd’hui d’une offre musicale de plus de 4 millions de titres. Toutes les majors (Sony, Universal, Warner et Emi) font désormais partie du catalogue. Cependant il ne faut pas oublier que Deezer c’est aussi  des accords avec plus de 1.000 labels indépendants. Parmi eux le label Beggars,  label anglais dont le nom provient du  célèbre album des Rolling Stones : Beggars Banquet. Entretien avec le boss pour la France Jean-Philippe Aline…

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Pour ceux qui ne connaissent pas le label Beggars, vous pouvez nous le présenter en 2 mots ?
Ca va être difficile de présenter le label en deux mots mais je vais tâcher de faire court. Le label a été crée en 1976 suite au succès du premier single de The Lurkers, il regroupe aujourd’hui une pléiade riche et variée d’artistes qui ont laissé (c’est encore le cas aujourd’hui) une forte empreinte sur l’histoire de la musique comme Pixies, Cocteau Twins, Bauhaus, Cult, Breeders ou encore plus récemment des groupes tels que The White Stripes, Beirut, Cat Power, Tv On The Radio, Beck, Basement Jaxx, M.I.A., Prodigy, Antony & The Johnsons, Radiohead, Sonic Youth… Beggars représente aujourd’hui quatre labels distincts les uns des autres : 4 AD, Matador, Rough Trade et XL.

Le label représente un catalogue de combien d’artistes aujourd’hui et dans quel univers ?

Le catalogue de Beggars représente plusieurs centaines d’artistes dans tous les univers, c’est assez monstrueux. On touche en gros tous les univers musicaux de la world  (Natacha Atlas), en passant par l’électro (Prodigy, Basement Jaxx,…),  ou de la pop un peu plus mainstream (Emiliana Torrini, Adele, Jack Penate, …), du punk (Times New Viking, Jay Reatard,…) ou encore le hip hop (Cool Kids, Dizzee Rascal,…) mais on couvre majoritairement le rock et la folk.

L’arrivée sur le marché du numérique, ou d’un site comme Deezer, bousculent un peu les codes des maisons de disque. Quel est votre point de vue sur ce bouleversement  du marché de la musique ?

L’avantage du numérique, c’est l’instantané, la possibilité d’avoir un titre immédiatement après l’avoir entendu. On remarque l’impact sur les ventes de singles, même d’albums, quelques heures après le passage d’un de nos artistes  à la télé. D’ailleurs, les versions numériques sont maintenant disponibles avant la sortie physique.Il est vrai que le numérique a bousculé les codes des maisons de disques, il a fallu faire preuve de plus de réactivité et d’inventivité, et peut être de repenser aux besoins du consommateur, en laissant tomber les formules épuisées de l’âge d’or du CD. Aujourd’hui, le consommateur veut toujours de la musique mais à un moindre prix (voire totalement gratuite), peut être a-t-il été lassé de la politique de remplissage d’album de nombreux artistes qui n’avaient qu’un ou deux gros titres sur leur cd ? Je ne saurai pas véritablement l’expliquer, cependant une chose est sûre : le consommateur lambda n’apporte plus d’importance à la qualité sonore ni au produit.Enfin, l’avantage de Deezer est de mettre fin au diktat des radios commerciales de la bande FM, chacun a ainsi accès à une énorme bibliothèque musicale, à des millions de titres de tous genres confondus. De plus, Deezer met en avant de nombreux artistes issus de la scène indé, ce qui permet au grand public de les découvrir, et dans le meilleur des cas  de provoquer  un acte d’achat.

Est-ce qu’il existe une « philosophie » propre aux labels indés ?

Je ne pense pas qu’il y ait une philosophie propre aux labels indépendants, on essaie simplement de proposer de la musique de qualité,  après tout on reste de gros passionnés !

Votre playlists idéale elle ressemble à quoi ?

Je dois avouer (sans aucune prétention) que je me force parfois à ne pas écouter des disques de notre label chez moi, même si pour la plupart ils sont de très bonne qualité ! Toutefois ma playlist idéale est une spéciale Beggars comprenant uniquement des titres récents, sinon elle serait interminable !

1. St Vincent - The Strangers
2. Jack Penate - Body Down
3. Magistrates - Heartbreak
4. Golden Silvers - Arrows Of Eros
5. Emiliana Torrini - Me And Armini
6. Sharon Jones And The Dap Kings - Inspiration Information
7. Jeffrey Lewis And  The Junkyard - Slogans
8. Micachu - Just In Case
9. Sonic Youth - Anti-Orgasm
10. M.Ward - Jailbird
11. Antony And The Johnsons - Another World
12. Anni Rossi - Living In Danger
13. Blue Roses - Rebecca
14. The Horrors - Sea Within A Sea
15. Peaches - Mommy Complex
16. Deerhunter - Never Stops
17. Jay Reatard - Always Wanting More
18. Titus Andronicus - Titus Andronicus
19. The Big Pink - Velvet
20. Little Joy - Evaporar

Bonus track (ils ne sont pas chez nous !) :
Dirty Projectors - Stillness is the move (YouTube - Clip)
Grizzly Bear - Ready, Able (YouTube - Live)

3 Responses to “Focus sur les labels indés, Rencontre avec Beggars…”

  1. jolie playist avec l’album de St Vincent qui fait partie de mes coups de coeur de ce début d’année 2009.

  2. Il manque quand même deux artistes incontournables que sont : Les Beatles ainsi que Tryo qui n’ont aucune musique. J’aimerais bien que vous signez aussi un accord avec les deux labels.

  3. Re: Vallejo’s Thicker Than Water CD

    Can you tell me who this CD tied to? Where is the money going?

    I own both the Record Label (Quadra Entertainment Group) and the Publishing Company (Randy Willis Music Publishing) i.e.: copyright for this CD and songs! I owned both the PA and SR Copyrights on this CD and all the songs!

    Your link:
    http://www.deezer.com/en/music/vallejo/thicker-than-water-237279#music/vallejo/thicker-than-water-237279

    My Web site:
    http://www.myspace.com/randywillismusic

    Sincerely,

    Randy Willis
    President
    Quadra Entertainment Group
    Randy Willis Music Publishing
    12319 Blue Water Drive
    Austin, Texas 78758

    512-565-0161
    randywillis@austin.rr.com

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