Que n'ai-je un pinceau
Qui puisse peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum
Haiku de Shoha
Tout ce qui n’est pas partagé ou donné est perdu
Proverbe gitan
Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas la musique,
celui qui ne trouve pas grâce à ses propres yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse pas aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude,
refaisant tous les jours le même chemin,
celui qui ne change pas de repère,
ne se risque pas à changer les couleurs de ses vêtements,
ou qui ne parle pas à un inconnu.
Il meurt lentement
celui qui évite la passion et son tourbillon d’émotions,
justement celles qui redonnent éclat aux yeux,
et réparent les cœurs blessés.
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap quand il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne met pas en jeu certitude ou incertitude
pour suivre un rêve,
celui qui n’ose pas ne serait-ce qu’une fois dans sa vie
fuir les conseils avisés.
Vis aujourd’hui !
Hasarde-toi aujourd’hui !
Agis aujourd’hui !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !
Il court, il court sur la toile,
le petit pinceau, entre mes doigts serrés,
sa petite tête en soie,
de peinture de pluie recouverte,
déverse son flot de pastel,
et habille ton mur presque dévêtu...
Au rythme de ma main,
il balance des vagues déchaînées de bleu...
Un arc-en-ciel de couleurs se mêle en une danse de bleu, nuit, intense, indigo... Bise bleu M..d
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Nostalgie parisienne
Bon Suisse expatrié, la tristesse te gagne,
Loin de ton Alpe blanche aux éternels hivers ;
Et tu songes alors aux prés de fleurs couverts,
A la corne du pâtre, au loin, dans la montagne.
Lassé parfois, je fuis la ville comme un bagne,
Et son ciel fin, miré dans la Seine aux flots verts.
Mais c'est là que mes yeux d'enfant se sont ouverts,
Et le mal du pays me prend, à la campagne.
Le vrai fils de Paris ne regrette pas moins
Le relent du pavé que, toi, l'odeur des foins.
Montagnard nostalgique, - il faut que tu le saches. -
Mon coeur, comme le tien, fidèle et casanier,
Souffre en exil, et l'air strident du fontainier
Me ferait fondre en pleurs ainsi qu'un Ranz des Vaches.
(°°°) Bisous Rita