G.I. Love

19 fans
D’abord influencé par le punk américain, des années 60 aux années 80 (13th Floor Elevators, Love, Seeds, X, Gun Club, Unknowns, Richard Hell, Television, Johnny Thunders), les G.I. Love se tournent progressivement vers un style plus proche du hardcore (Dead Kennedys et Minutemen, surtout). Il fait un court passage sur le label Big beat, filiale de EMI-Pathé-Marconi, le temps d’un 45-tours promo en français, Il fait chaud dans l’Ouest, sous le nom de “Girls in Love”. Le groupe prend ensuite le nom de “G.I. LOVE” et enregistre son premier album en 1988, 16 hardcore romances, pour le label All or Nothing, qui vient de produire le premier album des Hot Pants, premier groupe de Manu Chao. Enregistré aux studios WW, l’album témoigne des tiraillements stylistiques du groupe, mêlant hardcore, country-punk, et punk sixties, dans des morceaux tentant de rompre avec le schéma cyclique - couplet/refrain - de la chanson rock. Le groupe joue régulièrement en France (notamment au Printemps de Bourges) en Allemagne et en Suisse avec les Witches Valley. Avec ces derniers et les Cosmic Wurst, ils fondent une association, “Elastic Crew Enterprize”, qui organise en France des concerts pour des groupes de hardcore, principalement américains (Nomeansno, 2 bad, Youth of Today, DI, les Cows, Bulimia Banquet, Fugazi, All, Verbal Abuse, entre autres). Après une tournée allemande avec le groupe anglais The Instigators, qui les voit passer par Berlin deux semaines après la chute du mur (épisode que raconte Laurent Courau, leur manager de l’époque, dans son premier livre, Mutations pop et crash culture, anthologie regroupant divers articles de sa revue, La Spirale, diffusée sur Internet), et un dernier concert à Paris en première partie de Fugazi, leur batteur, Bruno Ramirez, quitte le groupe en janvier 1990, à la suite de divergences musicales. Il est remplacé quelques mois plus tard par Hervé Fassy, batteur des Gnomes. Au cours de l’année 1990, G.I. Love répète et tourne à nouveau (nombreux concerts en France, festival Off du Printemps de Bourges, tournée allemande avec les Witches Valley, tournée allemande et suisse avec Apologize, tournée anglaise). Cette même année, dès la fin des Bérus, Laurent Katrakazos (ex Bérurier Noir) se lance dans la réalisation d’un long-métrage vidéo Barouf’ 90, qu’il produit sur son label vidéo indépendant « Golan Cyclope ». Ce long-métrage est un montage sur le festival off du Printemps de Bourges organisé par les riot girls d’Emetrop. On y trouve une prestation live des G.I. Love et des Witches Valley. Peu à peu, la musique des G.I. Love intègre d’autres influences, trash metal, et même free jazz. En 1991, G.I. Love enregistre un second album, Chemical Gardens, pour le label Go Get Organized, marqué par les influences des Minutemen, RKL, Nomeansno, Victims Family, Ornette Coleman, Voivod, entre autres. Le groupe se sépare en 1991, peu après la sortie du second album. Hervé retourne à plein temps chez les Gnomes. Stéphane joue un temps avec les Noise Carvers puis devient contrebassiste de jazz. Antoine forme un duo, (The true) Scorpio Rising, avec une violoncelliste classique (album The blues resurrection project, Atypeek Music), puis poursuit seul avec guitare et machines (cinq albums enregistrés entre 1999 et 2009, Atypeek Music). En 2013, le label Atypeek Music réédite en version numérique l’album Chemical Gardens produit par Cecil English.

Cette biographie a été fournie par l'artiste ou son représentant.

Top Titres

01
02:20
02
01:37
04
00:49
06
01:16
09
01:14
03
01:17
11
01:20
13
01:48
14
05:31
10
01:19
03
02:31
01
02:11
02
02:25
06
01:56
08
01:40
09
02:11
11
01:40
04
01:45
13
02:09
15
02:09

Playlists

Artistes similaires