
Nathaniel Fregoso, au milieu de la scène, s'époumone au micro. Des spectateurs envahissent le podium et s'agitent autour de la batterie de Zachary
Amos. Des ados tripotent les pédales de la guitare de Zebastian Carlisle. Un fan s'empare du clavier de Dyan Valdés. Un concert de Blood Arm commence. Tombant du plafond, Fregoso est rapidement englouti par une marée de fans en transe chantant et sautant comme des fous. Le micro ne tarde pas à disparaître dans la
mêlée laissant une foule survoltée prendre le relais et hurler le refrain: "Do I have your attention? Do I have your attention? Do I have your attention right now?"
Chaque concert du groupe est
unique : imprévisible, on n'assistera jamais deux fois à la même prestation. Malgré tout, une récurrence : une ambiance toujours fiévreuse teintée de chaos et de danger diffus soutenue par une énergie brute contagieuse.
The Blood Arm naît d'une idée farfelue de Nathaniel Fregoso alors qu'il étudie le cinéma à Los Angeles. Au début, ce n'est rien de plus qu'un projet ambitieux qui trouve refuge dans les bandes sons de quelques films étudiants. Le point d'envol : la rencontre de Nathaniel avec le guitariste Zebastian Carlisle dans un bar de karaoké de Koreatown. Les premières séances qui réunissent Fregoso au chant/clavier et Carlisle à la guitare sont prometteuses mais dégénèrent trop souvent en jams délirantes imbibées de whisky. Lors du réveillon 2003, le groupe décide alors de s'agrandir : Nathaniel et Zebastian proposent à Dyan Valdés, pianiste de formation classique et amie d'enfance de Fregoso, de se joindre à eux. Depuis deux ans qu'elle entend son ami claironner que
The Blood Arm va conquérir le monde, elle accepte immédiatement. Ils se mettent alors à écrire des
morceaux. Leur premier concert a lieu dans la véranda d'un ami, à Hollywood.
Ben Lee Handler, ancien commandant anglais excentrique et ami du groupe, en assure la présentation sous la
forme d'un conte délirant prenant parfois des allures de sermon. Il accompagnera le groupe pour chacun de leurs concerts.
Mais la contribution d'Handler va plus loin : en Octobre dernier, il apporte au groupe la dernière pièce essentielle du
puzzle Blood Arm, le batteur prodige Zachary
Amos.
The Blood Arm est maintenant au complet.
Le son du groupe s'affirme alors peu à peu au travers des larges refrains de Fregoso, de sa voix de ténor, de la guitare mordante et mélodique de Carlisle, des parties de basses complexes de Valdés au piano et de la batterie frénétique de
Amos. Nourris de la diversité de leurs formations et de leurs goûts musicaux, leurs
morceaux reflètent un son à la fois classique et novateur et sont livrés le plus souvent dans l'urgence.
Dans les mois qui suivent,
The Blood Arm se produit sans relâche dans toute la Californie du Sud. Le groupe se fixe alors un objectif ambitieux se jurant d'impliquer chaque personne présente à ses concerts au-delà de la seule dynamique de foule. Les efforts sont récompensés : au fil des semaines, le quatuor se trouve peu à peu suivi d'une troupe de fans inconditionnels tous animés par cette ferveur quasi religieuse qui les plonge dans l'addiction totale. Résultat efficace : pendant un mois,
The Blood Arm sera à l'affiche du très renommé Spaceland de Los Angeles, salle la plus convoitée de l'Etat.
The Blood Arm est
désormais conscient que, pour répondre à ses ambitions, il leur faut réaliser un enregistrement. Avec un minimum de moyens, ils consacrent un week-end à enregistrer 13 titres dans un studio aménagé dans un garage. De là naît un album de démos, Bomb Romantics, dont ils tirent 1000 copies qu'ils proposent à la vente lors de leurs concerts et sur leur site web. Malgré le son brut des enregistrements, la
puissance des
morceaux leur vaut des fans dans le monde entier et ouvre la voie à des passages TV et des tournées avec de nouveaux convertis tels
Franz Ferdinand,
the Killers,
Sons and Daughters,
Maxïmo Park,
Hot Hot Heat,
We Are Scientists et
Spoon.
La réputation du groupe gagnée à l'étranger, s'ensuivent alors des tournées au Royaume Uni, le lancement d'une édition limitée one-off 7" avec Loog Records ("Do I Have Your Attention?" extrait de Bomb Romantics), et un contrat avec le label britannique indépendant City Rockers Records. En mai 2005, City Rockers sort le
single "Say Yes," également extrait de Bomb Romantics, qui marque l'entrée du groupe dans le Top 50 et leur donne leur place sur les festivals de cet été de Reading/Leeds.
Au moment où sont fixés les termes de leur contrat, l'enregistrement du Bomb Romantics date déjà d'un an et demi et le groupe cache dans ses tiroirs toutes les armes fracassantes pour sortir un nouvel album.
The Blood Arm décide alors d'aller de l'avant avec ces nouveaux
morceaux et entre en enregistrement en Février
Mars 2006 au studio de North Hollywood : ce sera leur premier album officiel.
Produit par Ariel Rechtshaid et David Kleil, le nouvel album rend compte de la frénétique énergie de
The Blood Arm. Le premier
single, "Suspicious Character," nous livre ainsi sur un rythme dépouillé un
tube live énergique révélant un Fregoso plus que jamais
rock : "I like all the girls and all the girls like me" nous envoie-t-il. Dans l'album également, "Stay Put!" : une
intro au piano qui nous révèle très vite la prodondeur des compositions du groupe ; quelques battements, un refrain qui s'ouvre sur la guitare de Carlisle et voilà la voix de Fergoso qui part en flèche. Mais aussi "Angela". Si cette chanson démarre sur une apparence d'accents reggae, ce n'est que pour mieux rebondir plus loin sur le refrain détonant de Nathaniel scandant un : "I miss you like a nuclear bomb!". "Do I Have Your Attention?" ou la
puissance d'un swing mêlé à un refrain aux allures d'hymne plaintif … l'acoustique "Going to Arizona" qui évoque un choeur
nocturne autour d'un feu de camp, à la fois bruyant et mélancolique … "P.S." qui combine joyeusement un
rock détonnant au "C'mon baby, let's separate, I'll do anything to get away" de Fregoso. Chaque morceau est différent du précédent et c'est ça la force de
The Blood Arm. La sortie du nouvel album, "Lie, Lover, Lie" est prévue pour le 6
Novembre 2006. 1er titre extrait de l'album : "Suspicious Character" Le groupe compte bien promouvoir cette sortie par une grande tournée, qui fera découvrir aux publics du monde entier l'art du tohu-bohu.
Une chose est sûre:
The Blood Arm ne sera satisfait que lorsqu'un "Oui" franc et massif aura répondu à leur question "Do I have your attention?". Zachary
Amos - Batterie Zebastian Carlisle - Guitare Nathaniel Fregoso -
Chant Dyan Valdès - Claviers
menromax - 2008-06-28 22:40
la classe la grande classe^^