Ses messages
Aresis - 2008-05-25 23:51:21
--et parfois dans les mêmes chansons-- de l'inquiétude, de la mélancolie, bref de la "saudade". Et que dire du flamenco : c'est extraordinaire de dessiner de tels ténèbres (gravité, déchirements intérieurs) avec des flamboiements de guitare et de voix (et quand la flamme est là, c'est le "duende", qu'on ne trouve pas, même en Andalousie, dans les spectacles à la "va comme j'te pousse" pour touristes). Je suis bien bavard ! Et toi, tu aimes le fado ? (je dialogue après le monologue - rires)
Aresis - 2008-05-25 23:46:11
De même, j'aime aussi les musiques qui savent véhiculer de l'énergie, tout en restant relativement calmes : ainsi, en musique "classique" indienne (de l'Inde), on trouve de belles montées d'énergie qui finissent par s'appaiser ; c'est comme une aurore, un soleil au zénith, puis un crépuscule. Et dans plusieurs musiques brésiliennes (samba, forro, bossa-nova), on trouve certes de la joie et un rythme porteur, mais aussi (suite)
Aresis - 2008-05-25 23:41:17
sans ambiguïté : leurs chants ne ressemblent pas à la Vie, mais à des spectacles grotesques de caricatures du blues et de la Vie. Et il n'en ressort au final aucune beauté, sauf sur un plan purement formel. D'ailleurs souvent ils grimacent avec un air sérieux-crispé-exalté, là où les bluesmen noirs restent classes, voire souriants à l'occasion, car ils vivent intérieurement l'humour et les paradoxes, au coeur même des réalités dures qu'ils expriment dans leurs chants.