BREST 18 HEURES
Librairie «Dialogue»
Brest.
18 heures.
Un rendez vous extra sur la littérature de Frank Zappa.
Une conférence arrondie par
monsieur
Guy Darol
expert
de la bête .
A Brest,
pays des tigres
au royaume du Bengale,
avec sa rue de Siam
et ses lance-flammes
à la pêche aux feuilles mortes
je décide de m’y rendre.
L’adresse est simple.
Rue de Siam.
Bonne pioche.
Je m’installe,
banquette anale
aux antipodes de l’indicible.
Le conférencier
Fits all...
Il traverse ma jeunesse.
Enjambe mai 68
avec grâce
sagesse
et utopie.
Groupes de rock,
Grappes de Funk.
De la Cold.
à la hippies.
vas-y.
Darol
va se lâcher
ce soir.
Enfin du Darol.
Un livre écrit en écoutant
« One size fits all ».
L’album sidéral
avec le sofa qui va bien.
Du Zappa amphibien.
L’auteur,
nous convie à partager
sa jeunesse.
Un goûter de fine-bouche.
La salle est bondée de Zappiens
avertis de la chose.
Libertaire,
Situationniste,
Dadaiste,
Varesiens
et autres bandits de l’Illinois.
se soutiennent.
La pochette,
sur la table,
est une vraie pochette.
celle du disque
de Frank Zappa.
Désuet moment.
le vinyle est fini,
le CD décédé.
Une pochette, une feuille morte.
Guy Darol,
l’auteur du livre,
propriétaire
propriétaire de la chose
m’inquiète.
La pochette est un sac,
Un disque.
vulgaire
fait de carton
nourri aux secrets.
Dessinée par Carl Jenkel,
aux UV,
La pochette a traversé les siècles.
Commentée,
pleine de sens.
Quel génie ce Darol.
Quel génie ce Zappa.
«Des questions dans la salle? ».
J’ai envie de chanter nos lendemains d’hier
qui se sont tues.
Envie de lui dire
à Darol.
Envie de lui piquer le micro,
de lui piquer sa pochette,
de le mettre à poil,
de lui voler son bouquin.
L’univers de Frank Zappa,
dans une librairie,
serait
la bibliothèque de l’enfer.
Darol ,damné par Visconti
nous interroge.
Zappa ,fils de pute?
Un fils de
L’oncle Sam!
Un nain du disco
De l’afro beat,
Du fuck rock?
Une marque de fromage
Distribuée par
Gucci?
Marque déposée
au quais de la sobriété.
C’est qui Zappa?
The Grand Wazoo
sera une oeuvre essentielle.
Guy tu as du taff...