« Puis-je vous indiquer ici que ma grande hantise demeure le mystère même du temps, le temps des hommes dialoguant pour ainsi dire avec le temps des choses. Jean Follain (1903-1971)
http://www.deezer.com/listen-1506129
"J'ai tant rêvé, j'ai tant rêvé que je ne suis plus d'ici. " Léon-Paul Fargue
Merci pour la suggestion….
Bien à toi.
le jardin !la nature le silence parle tu y trouve toute les couleurs, toutes les formes ,tous les sons et oui on a rien inventé...enfin c'est la que je me ressource!cela ne m'empêche pas de taper des bain de foule régulièrement toute façon a l'origine jsuis née dans le béton!
Jean Follain a fait de son enfance une patrie. Il en cherche l'esprit , l'élan, la saveur. Il la fait advenir éternellement. Les textes de ce poète qui fut aussi magistrat et avocat, sont si dépouillés, si intenses, qu'ils suggèrent l'essence même des objets et des choses : " images d'Épinal en quelque sorte transcendantales ". Ses visions sont concrètes : il a le culte des objets (côté décousu d'un bric à brac) et une passion du pittoresque qui masque pas un fond tragique. Y flotte : " la seule odeur nue de la métaphysique ". Personnages situations, décors, tout est croqué d'un mot, d'un geste. " Vertige du microcosme ". Jean Follain éveille la mémoire, il en perpétue le désir. Il s'affronte à " la splendeur et l'horreur de la durée ", au temps des objets et des êtres, en fait un éternel présent gonflé du passé et gros de l'avenir. Un caillou poussé du pied sur le chemin, le bruit fin d'une aiguille qui tombe, un bol ébréché, une initiale brodée sur un drap, une cupule de buis pleine de sel, un bout de cuir fendillé, autant de miniatures qui portent l'infini.
" A force d'être minutieuses, de centrer l'attention sur les aspects les plus négligeables des choses, elles abolissent la notion de temps et jaillies du passé s'épanouissent perpétuellement dans le futur. Elles nous donnent l'impression de la présence, nous épargnent l'angoisse du projet et celle de la fuite de nos jours, nous réconcilient avec cet ordre secret du monde que l'intelligence ne saurait déceler et que seule pressent l'intuition poétique ", écrivait Léon-Gabriel Gros en 1951 dans les Cahiers du Sud. Il ajoutait : " la beauté des choses, cette beauté inlassable et cuirassée des choses qui ne manque jamais le rendez-vous ", telle est la matière de la poésie de Jean Follain.
pliée devrire en lisant tes coms c/o kaoter ..;t'es une sacrée nana ,de fort bonne compagnie et avide de connaissance etc...donne-moi l'adresse de l'épicerie que j'y courre ,j'aime cette épicière ...va chercher jean follain et "épicerie d'enfance " (une merveille ! ).ch.
campagne ou pas c'est dans la tete!je fait overdose sur overdose sur se site !je compte bien y mettre un therme et prendre le temps d'écouter tous ses albums les apprécier a leurs juste valeur !
Bonjour Muizekee, Une seule Belle et ce message s’adressait bien à toi!... Ecrit dans la précipitation et sur le mauvais mur, tu as bien raison une andouille ! Mighty Joe Young " Blusy Josephine" du blues
Bon dimanche. Bisous