Paroles
Je me trimbalais nu dans la ville Les gens pensaient que j’étais devenu fou Ils disaient il est devenu débile On va l’enfermer un point c’est tout Mais pourquoi je m’entête à me souvenir de ses tresses Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses mains Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses fesses Pour quoi je m’entête à me souvenir de ses seins Fou çà oui pour fou j’étais fou d’elle Elle qui ne vivait avec rien Qui faisait la terre entière sienne Moi son monde je n’y comprenais rien Elle prenait tout le monde dans ses bras Elle avait de l’affection à revendre Et moi qui ne la comprenait pas J’aurais presque fini par me pendre Mais pourquoi je m’entête à me souvenir de ses lèvres Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses yeux Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses rêves Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses feux Je me trimbalais nu dans la ville Les gens pensaient que j’étais devenu fou La douleur me rendait si fébrile Que j’eus pu m’effondrer devant vous De penser à elle je n’ai de cesse Elle qui fit tout trembler en moi Elle qui me rationnait ses tendresses J’en suis accro' comme au chocolat Mais pourquoi je m’entête à me souvenir de son rire Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses mots Pourquoi je m’entête à m’enfermer dans mon délire Pourquoi donc mon cœur n’obéit plus à mon cerveau Je me trimbalais nu dans la ville Les gens pensaient que j’étais devenu fou Ils disaient il est devenu débile C’eut été plus simple je l’avoue Mais pourquoi je m’entête à me souvenir de ses tresses Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses mains Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses fesses Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses seins Mais pourquoi je m’entête à me souvenir de ses tresses Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses mains Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses fesses Pourquoi je m’entête à me souvenir de ses seins
Vincent SANCHEZ,François CAUSSE
RAOUL BRETON EDITIONS,UN WEEK END A WALDEN