Né le 27 février 1983 à Azilal, ville située au centre du Maroc, Issam Kamal s’oriente rapidement vers la musique et fonde à 15 ans son premier groupe, Mazagan. À l’origine du chaâbi-groove, mix entre les chants populaires du Maroc et les approches plus mondialisées du rock, le groupe s’insère peu à peu dans la scène musicale nationale, d’abord en proposant des reprises puis en dévoilant ses propres compositions dès 2005 avec l’album La tradition qui coule. Malgré un succès mitigé sur disque, la scène taille une réputation solide au groupe au sein duquel Kamal officie au chant, à la batterie et à la mandoline. Après un second album paru en 2008, Doukkala air lines, qui contribue à populariser le nouveau genre de musique inventé par Mazagan, la formation séduit et s’exporte en Afrique et en Europe. Avec Tajine electrick, le chaâbi-groove se perfectionne et permet au groupe de collaborer avec des artistes d’envergure, Cheb Khaled et Red One sur « Dima labess » (2012). Engagé dans les causes sociales de son pays, le groupe se fait plus discret à partir du début des années 2010 et Issam Kamal se concentre sur une carrière solo dès 2014. Perçu comme un ambassadeur de la musique traditionnelle du Maroc à l’international, il présente « Dounia » (2014) qui remporte le prix de meilleur titre de l’année 2015 au Morocco Music Awards. Reconnu, le chanteur présente de nouveaux tubes, « Fabor » (2015), « El halawa » (2015) ou « Yalla » (2016), puis s’installe en France à Paris. Loin de son Maroc natal, il espère faire connaître à un plus grand nombre de personne le chaâbi-groove avec « Le fond » (2022) ou Chaâbi-Groove (2023), un EP live enregistré avec son groupe Mazagan.