Si les BIL ont un univers orienté vers la pop avec des voix qui se démultiplient et des synthés colorés, nous sommes également dans une musique d’accidents. Une nouvelle radicalité sonore opère, tendant vers des sentiments confus et multiples, frôlant subtilement les frontières de la Dark Wave, du Punk-Rock et de son penchant pour la perte de contrôle.
Se côtoient la danse, la mélancolie, la chaleur d’une cigarette qui éclaire quelque regard inquiétant. Nos Girls Wanna Have Fun, mais ne sont pas pour autant naïves ou poupées : entre « sunshine melodies » et sadcore désabusé, ces filles mi-femme mi-robot en appelleront autant au coeur qu’au corps.