On avait laissé EAST. sur « Saut Sauvage », qui venait confirmer la formation lyonnaise comme l’une des plus belles machines new-wave d’ici. On devinait déjà sur cet EP totalement explosif que les lumières d’une Hacienda fantasmée commençaient à s’éteindre. Et qu’une autre réalité musicale se mettait doucement en place. Plus expérimentale, plus dure aussi.
Comme si la musique dérivait peu à peu de Manchester à Berlin. Le sens mélodique de East. faisait encore fureur. Entre le feu et, de plus en plus, la glace.
Ce nouvel EP marque en quelque sorte une évolution logique.
East. plonge dans les arcanes d’une musique aventureuse, qui à bien des égards se rapproche des fulgurances de Suicide, ou de la noirceur de John Maus.
Traversées par l’urgence, ces nouvelles chansons, tendues et mélancoliques, ouvre un horizon passionnant, où se mêlent l’acidité de l’électronique poussée dans ses retranchements et les déflagrations électriques. Pour une atmosphère qui rappelle parfois l’étrangeté de Clinic.
Plus que jamais maître dans l’art de marier l’organique à l’électro, East. a brillamment fait évoluer sa musique, trouvant la voie vers un son de plus en plus personnel, hypnotique et sensible. Robotique et mélodique. Comme la synthèse de la puissance animale du rock et de la modernité