Ils sont trois et s’appellent Caesaria. À prononcer [ka-é-saria] si vous ne voulez pas que ces strasbourgeois vous reprennent de volée.
Leur amitié se scelle sur les bancs de l’école auxquels ils préfèrent vite l’obscurité d’un garage où démarre leur rêve éveillé d’un groupe de rock. Vingt ans plus tard, leur pacte tient plus que jamais avec un album dont ils ont su élever les moyens à la hauteur de la démesure voulue.
Après avoir travaillé avec le producteur londonien Brett Shaw (Foals, Florence & the Machine) sur Tonight Will Only Make Me Love You More (2022), album qui convoquait l’Angleterre période Madchester, ils embarquent Adam Greenspan, l'architecte sonore des Yeah Yeah Yeahs et d'Arcade Fire. Choisi pour son approche new-wave, le producteur est vite convaincu par l’évidence de leur musique et de leur énergie.
Après dix jours d’enregistrement acharné au Studio Motorbass à Paris, lieu mythique où flotte encore l'esprit de la French Touch, tous sont obligés de constater que les dix chansons sont loin d’être en boîte. Signe de sa foi en eux, Greenspan les invite à grimper dans un avion pour finir le boulot, direction Los Angeles. C’est dans l'intimité de son studio, dans le quartier hype de Silver Lake, que l’album est bouclé, avant un mixage confié à la main experte du Suédois Michael Ilbert (Coldplay, Cardigans, Travis…).
Avec ses compositions taillées autant pour les clubs que pour les festivals ensoleillés (le public des Eurockéennes de Belfort 2024 s’en souvient encore), Caesaria fait jaillir la lumière des décombres de la société moderne, récompensé d’avoir toujours eu foi en l’amour, à l’image de Solar, premier extrait qui les place dans un monde idéal où Depeche Mode invite Empire of the Sun et INXS à une ultime rave sur la plage avant la fin du monde.
Ce rock de stade n’attend plus que vous preniez vos places. Nul besoin de les prévoir assises : vous finirez debout, les bras en l’air, la tête dans les étoiles.