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Connu pour sa Symphonie n° 9 dite « Du Nouveau Monde » et d'autres œuvres qui en font l'un des plus grands compositeurs de la période romantique, Antonín Leopold Dvořák naît à Nelahozeves, un village situé au nord de Prague en Bohême, dans l'Empire d'Autriche, le 8 septembre 1841. Fils d'un boucher et aubergiste et l'aîné d'une fratrie de neuf enfants, il est destiné à prendre la succession de son père, mais son goût pour la musique en décide autrement. Il apprend le violon à l'école et se montre assez doué pour jouer dans la fanfare locale et à l'église. Envoyé chez son oncle à Zlonice pour apprendre l'allemand, il suit assidûment les cours d'Antonín Liehmann, qui lui enseigne également l'orgue, le piano, le violon et la théorie musicale. En 1857, devant l'insistance de son professeur, le père du jeune Dvořák accepte de le laisser étudier l'orgue à Prague, avec des pédagogues renommés dont Joseph Foerster. Dvořák joue de l'alto dans plusieurs groupes et orchestres, notamment celui de la St. Cecilia Society, et obtient son diplôme d'organiste en 1859. Il rejoint l'orchestre de Karel Komzák, la Prager Kapelle, qui se produit dans des restaurants et lors de bals, avant d'être intégrée en 1862 à l'orchestre du Théâtre provisoire de Prague dirigé par Jan Nepomuk Maýr, amené à devenir le Théâtre national de Prague. Cette expérience lui permet de jouer sous la direction de compositeurs comme Smetana, Wagner ou Balakirev. En 1862, il achève la composition d'un Quatuor à cordes n° 1 en la majeur (op. 2), suivi par la Symphonie n° 1 « Les cloches de Zlonice » et la Symphonie n° 2 en 1865. En 1866, Bedřich Smetana prend la succession de Maýr au Théâtre provisoire, où Dvořák a pour collègue Josefina Čermáková, dont il tombe amoureux en vain. Il se mariera finalement en 1873 avec la sœur de cette dernière, Anna, à qui il donne des leçons de piano et qui donnera naissance à neuf enfants dont Otýlie, qui épousera le célèbre violoniste et compositeur Josef Suk. En 1870, Dvořák termine la composition de son premier opéra Alfred et entame celle du suivant, Le Roi et le charbonnier, qui comme toutes ses œuvres antérieures seront créés tardivement. Il quitte l'orchestre de l'Opéra l'année suivante et vit de leçons particulières avant de trouver en 1874 un emploi d'organiste à l'église Saint-Adalbert, dont le maître de chapelle n'est autre que son ancien professeur Foerster. Entre temps, son Quintette avec piano op. 5 est joué pour la première fois en concert en 1872 et il obtient un premier succès avec la cantate patriotique Hymnus (ou Les Héritiers de la montagne blanche, 1873), qui remporte le Concours d'État de Vienne, lui assurant une rente et lui permettant de faire connaissance avec l'un des membres du jury, Johannes Brahms. En outre, il reçoit la commande d'une quinzaine d'œuvres dont deux symphonies, créées à Prague en 1875. Cette année s'avère prolifique avec la composition d'un second Quintette avec piano op. 77, d'une 5e symphonie, du Trio avec piano n° 1 et de la Sérénade pour cordes op. 22. Après avoir remporté une seconde fois le concours viennois en 1876, Dvořák quitte son poste d'organiste et dévoile l'année suivante ses Variations symphoniques. En 1877, il se représente au Concours de Vienne, qu'il remporte avec le cycle de mélodies folkloriques Duos moraves et son unique Concerto pour piano. Il dédie alors son Quatuor à cordes n° 9 à Brahms, qui le recommande à son éditeur Nikolaus Simrock. C'est sur une idée de ce dernier qu'il écrit ses fameuses Danses slaves op. 46 (1878), pour piano à quatre mains puis en version orchestrale. Elles établissent définitivement le statut de Dvořák dans toute l'Europe. En 1879, le violoniste Joseph Joachim mène la création du Sextette pour cordes et inspire au compositeur son célèbre Concerto pour violon, créé le 14 octobre 1883 par un autre soliste, František Ondříček, tandis que le chef d'orchestre Hans Richter lui demande une 6e Symphonie, qu'il dirige à Londres devant le refus des musiciens de l'Orchestre philharmonique de Vienne. Dvořák est très apprécié en Angleterre, où son Stabat Mater est repris au Royal Albert Hall, trois ans après la première pragoise de 1880. Invité en 1884 pour une série de concerts, il revient diriger sa Symphonie n° 7 l'année suivante et d'autres œuvres parmi ses huit séjours, dont la cantate Les Chemises de noce et l'oratorio Sainte Ludmilla (1886). En 1890, après la première de sa Symphonie n° 8, le 2 février, il visite la Russie pour diriger ses œuvres à Moscou et Saint-Pétersbourg, et à son retour reprend son poste de professeur au Conservatoire de Prague. Le 9 octobre 1891 est créé son Requiem au Festival de Birmingham. De 1892 à 1895, Dvořák vit sa « période américaine ». Un confortable salaire l'attend au Conservatoire de New York, même si celui-ci est diminué de moitié après la crise financière de 1893, ce qui entame la fortune de la présidente et mécène Jeannette Thurber. Le compositeur rend compte de sa découverte des musiques afro-américaine et amérindienne dans des articles, même s'il se défend de s'en être inspiré pour écrire sa Symphonie n° 9 « Du Nouveau Monde », créée triomphalement par l'Orchestre philharmonique de New York dirigé par Anton Seidl, le 15 décembre 1893. Dans l'Iowa, où il a séjourné, Dvořák a composé le Quatuor à cordes n° 12 « Américain » op. 96 avec ses accents blues et le Quintette à cordes du même nom op. 97, avant de commencer le fameux Concerto pour violoncelle op. 104, créé à Londres le 19 mars 1896. Cependant, la nostalgie de sa terre natale l'incite au retour en Bohême. Il s'installe à Vysoká et reprend son poste au Conservatoire de Prague, dont il devient le directeur en 1901. Il compose ses derniers quatuors à cordes, cinq poèmes symphoniques et travaille à ses opéras, révisant Le Jacobin (1898) et créant Le Diable et Catherine (1899), Rusalka (31 mars 1901) et Armide (1904). Présentant des airs folkloriques, Rusalka demeure le plus célèbre, ne serait-ce que pour le « Chant à la lune » du premier acte. En avril 1904, le Festival de musique tchèque consacre toute sa programmation à ses œuvres, mais le compositeur est trop malade pour y assister. Après une grippe sévère, il meurt le 1er mai 1904 à l'âge de 62 ans. Un nouveau catalogue de ses œuvres est établi en 1960 par Jarmil Burghauser, chaque numéro étant précédé de la lettre B.