Les anglo-saxons nous ont habitués à l’alchimie des fratries de musiciens où les sensibilités se complètent parfaitement. June and the Jones est pourtant un groupe 100% français, même si leurs influences lorgnent outre-Manche. Et si les mélodies des 60s nourrissent leur imaginaire, leur pop lumineuse et réfléchie n’a rien de passéiste.
Starters (2017) fixait la complémentarité d'un trio où chacun apporte un peu d'électro, de funk, hip-hop ou jazz. De cette fratrie électrique naissait un univers alliant ambiance intime et refrains puissants, comme sur le populaire Wild.
Fruit de deux ans de travail, Square the Circle (2020) réussissait à mêler good mood avec ce qu’il faut de légèreté. On embarquait pour un voyage imaginaire moderne, comme sur Dancing on the Moon.
Automne 2020. June and the Jones se lance un défi: écrire et composer dans leur langue maternelle. Pari réussi avec Marteau qui allie charme et intensité, caractéristiques uniques de cette fratrie made in groove.
Portrait de famille.
Hadrien, c’est le pilier. Amateur de The Avener et Jungle, il apporte un goût pour les productions actuelles et efficaces, sans effets de manche. Louis, c’est le moteur; il travaille à l’intuition. Influencé par Tame Impala et Metronomy, cet ingénieur du son de formation conçoit les habillages sonores. Alice, enfin, est l'atout de ce jeu de famille pop. Parmi ses influences: soul et black music. Son chant porte la chaleur et l’énergie du groupe. June, c’est elle et elle, c’est June.