Après un premier album, Cinérama (2023), entre fièvre bossa et émotion cinéma, revoilà Julia Jean-Baptiste avec Toujours plaire, un disque où elle a creusé loin en elle et retrouvé ses racines - Bowie, la new wave, la cold-wave. Toujours plaire est un disque de réconciliation, de résilience et de renaissance où Julia se rassemble et se ressemble à 100 %. Les 10 chansons ont été façonnées à 4 mains, avec Jean Sylvain Le Gouic. Le complice de toujours a joué de presque tous les instruments et signé la réalisation. L’ami Yuksek l’a mixé. Mais c’est Julia qui a tenu les rênes de A à Z - une première !
Julia scande les états d’âme de coeurs brisés, oui, mais coupants comme des diamants: compagnon mis face à sa lâcheté (Tire-toi) , clap final d’une relation toxique (Eternité), d’une rupture tragique obsédante, à l’envolée lyrique (La fête est triste sans toi).
Le morceau Toujours plaire, voilé d'ombre et de lave, illustre la force libératrice du disque. C’est une cavalcade rock aux accents des Strokes.
C’est dans la pénombre de sa chambre que Julia a écrit Dans le noir, loin de l’agitation du monde. Cette ballade pop racée parle de la solitude choisie, réparatrice. Mais, ici encore, la colère brille d’éclats glam rock, d’explosions de grosses guitares électriques.
Dans sa chambre, Julia a aussi composé au piano Le dernier trophée, une chanson-étendard aux accents dramatiques. C’est un hymne à l’amour humaniste, trépidant et scintillant, où Julia, emportée par une fièvre disco, danse, le poing levé, sur les braises d’une planète en ébullition. Jamais sa voix n’a été si grave et émouvante, taillée dans un métal rare, résumant tout Julia, glamour et guerrière, frontale et fatale, rock et reine.