30 649 fans
Edvard Grieg : les nouveautés sur Deezer
Edvard Grieg : les albums les plus populaires
Les artistes similaires à Edvard Grieg
Edvard Grieg : découvre la musique & les playlists
Écoute Edvard Grieg sur Deezer
Le plus célèbre compositeur norvégien, dont le nom est associé à la musique de scène Peer Gynt, est aussi l'auteur d'un Concerto pour piano très prisé, des Pièces lyriques pour piano et d'autres œuvres inspirées du folklore local. Né à Bergen, le 15 juin 1843 et fils d'un négociant d'origine écossaise, Edvard Hagerup Grieg apprend le piano avec sa mère qui le forme dès l'âge de cinq ans et l'initie aux classiques romantiques. Conseillé par le violoniste Ole Bull, qui n'est autre que le beau-frère de sa mère, il entre au Conservatoire de Leipzig en 1858, où il étudie avec les grands maîtres que sont alors Ignaz Moscheles (piano) et Carl Reinecke (composition) et assiste à un concert de Clara Schumann interprétant le Concerto pour piano de son époux récemment décédé. De santé fragile, le jeune Grieg est atteint d'une pleurésie qui le fera souffrir toute sa vie. Diplômé en 1862, il donne son premier récital dans sa ville natale, avant de s'installer l'année suivante et pour trois ans à Copenhague. Il fait la connaissance des compositeurs danois Niels Gade, Johann Peter Emilius Hartmann et de l'auteur de l'hymne national norvégien, Rikard Nordraak, qui le sensibilise au folklore de son pays, les danses paysannes comme le halling, le ganger ou le springar et les légendes nordiques. À son décès en 1866, Grieg compose en son honneur une Marche funèbre. En 1867, il épouse sa cousine Nina Hagerup, une soprano qui interprétera ses lieder, dont la mélodie Dig elsker jeg (1865) liée à leur rencontre et plus tard le cycle Haugtussa (1895). Leur unique enfant, Alexandra, mourra à l'âge de dix-huit mois. Afin de constituer un fonds musical national, Grieg fonde à Christiania, où il s'est installé avant que la capitale ne soit renommée Oslo, l'Académie norvégienne de musique, comprenant les chansons collectées depuis des années par l'organiste et folkloriste Ludvig Mathias Lindeman. Son investissement dans la redécouverte du patrimoine aura une profonde influence sur ses compositions. Après la parution de ses quatre Humoresques, d'une Sonate pour piano et d'une première Sonate pour violon et piano en 1865, le premier livre des Pièces lyriques voit le jour en 1867 (neuf autres suivront jusqu'en 1901), puis le Concerto pour piano en la mineur (1868), amené à devenir un classique du répertoire romantique pour piano. Retenu à Christiania, Grieg ne peut assister à sa création en avril 1869 par Edmund Neupert au Théâtre du Casino de Copenhague, devant une assistance comprenant Niels Gade et Anton Rubinstein. À la fin de l'année, le compositeur séjourne à Rome où il rencontre Franz Liszt, qui lui conseille quelque modification à son Concerto, que Grieg adoptera avant de se raviser. Compositeur de nombreuses mélodies, Grieg puisait jusqu'à présent ses textes chez des auteurs renommés comme Heine ou Andersen. En 1867, il entame une collaboration régulière avec l'écrivain Bjørnstjerne Bjørnson, notamment pour la musique de la pièce Sigurd Jorsalfar (1872), mais en 1874, c'est un autre grand auteur norvégien, Henrik Ibsen, qui lui commande une composition pour son drame fantastique Peer Gynt, qu'il destine à la scène. L'histoire narre les aventures d'un vagabond à la quête de son identité, voyageant du pays des trolls à l'Afrique, avant de retrouver son amour de jeunesse et de connaître enfin l'apaisement. Grand œuvre de Grieg dans une veine populaire, Peer Gynt comprend des passages mémorables avec Dans l'antre du roi de la montagne, Au matin et La Chanson de Solveig, qui ont fait l'objet de reprises variées. Quant à l'œuvre dans sa globalité, elle a été adaptée au cinéma et à la télévision. Après sa création le 24 février 1876 à Christiania, Grieg en tire deux suites symphoniques, en 1888 et en 1891. Entre temps, en 1871, il fonde avec Johan Svendsen la Société de musique de Christiania, qui deviendra l'Orchestre philharmonique d'Oslo. Grieg mène alors une triple activité de compositeur doté d'une rente par l'État norvégien, chef d'orchestre, même s'il laisse souvent la baguette à son associé, et pianiste lors de nombreuses tournées. Cette activité surabondante le mène à des périodes de fatigue et de dépression. En 1873, il entreprend avec Bjørnson l'écriture d'un opéra, Olav Trygvason, qu'il reprend en 1888 mais n'achèvera jamais. Il compose de nombreuses pièces vocales, une Ballade op. 24 de grande qualité (1876), un Quatuor à cordes (1878), Deux mélodies élégiaques pour orchestre à cordes (1880), des Danses norvégiennes (1881), une Sonate pour violoncelle et piano (1883) et la Suite Holberg (1884), une partition pour orchestre en cinq mouvements qui célèbre le bicentenaire de la naissance du dramaturge danois Ludvig Holberg. À la recherche de temps pour composer, Grieg s'isole à Ullensvang, avant de prendre la direction de la Société de musique de Bergen (Musikkselskabet Harmonien), de 1880 à 1882. Il abandonne la composition d'un deuxième Concerto pour piano en si mineur et s'éloigne de son épouse pour partir à la recherche d'une femme qui a dressé son portrait, Leis Schjelderup, donnant en route des concerts aux Pays-Bas et en Allemagne, sans aller jusqu'à Paris, où l'artiste s'est installée. En 1884, il achète une maison baptisée Troldhaugen, à Hop, au sud de Bergen, devenu son musée. En 1887, il achève sa troisième Sonate pour violon et piano (la deuxième est parue en 1867) et séjourne à Leipzig, où il rencontre Brahms et Tchaïkovski, puis reprend les tournées avec sa femme Nina. En 1898, entre deux volumes de ses Pièces lyriques, il achève la composition des Danses symphoniques, d'après des airs collectés par Lindeman. Malgré des séjours dans des établissements thermaux, sa santé décline et ses problèmes respiratoires s'aggravent. En 1904, Grieg, pionnier du nationalisme musical, est décoré de la Grand-Croix de l'ordre de Saint-Olaf, la plus haute distinction norvégienne, pour sa contribution à la culture du pays qu'il a ardemment défendue. Il est également fait docteur honoris causa des universités d'Oxford et de Cambridge. Le 4 septembre 1907, Edvard Grieg meurt d'un emphysème pulmonaire à l'hôpital de Bergen, à l'âge de 64 ans.