Episode cover of Pos. Report #1 avec Michel Desjoyeaux et Yoann Richomme

Pos. Report #1 avec Michel Desjoyeaux et Yoann Richomme

Pos. Report

  • 05/11/2020
  • 1 h 01 min

Résumé de l'épisode

A 72 h du départ du Vendée Globe, la rédaction de Tip & Shaft - Axel Capron et Pierre-Yves Lautrou - reçoit deux invités de prestige dans ce premier épisode de Pos. Report : Michel Desjoyeaux et Yoann Richomme, 2 victoires dans le Vendée Globe et 5 victoires dans la Solitaire du Figaro au total, excusez du peu ! On fait le point sur le tour du monde en solo qui s'élance dimanche 8 novembre : les conditions très particulières de ce départ confiné, l'analyse pointue du plateau et des forces en présence, les modèles de foils, les conditions météo du départ, les premiers jours de course et, last but not least, les pronostics, non pas sur le nom du vainqueur, mais sur son temps de course. Bref, on s'est régalés ! PS : le son de Yoann n'est vraiment pas bon au début, mais ça s'améliore beaucoup au fur et à mesure ! ______________________________ Diffusé le 5 novembre 2020 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Clovis Tisserand

Titres

Pos. Report #98 avec Jean-Baptiste Bernaz et Guillaume Chiellino
Ce 98e épisode de Pos. Report reçoit celui qui a été élu vendredi 2 décembre Marin de l’Année 2022, Jean-Baptiste Bernaz, premier champion du monde français de l’histoire en Laser (ILCA 7, l’appellation officielle), en mai dernier au Mexique, et le directeur technique national de la Fédération française de voile, Guillaume Chiellino. Ce dernier, qui faisait partie du jury du Marin de l’Année, explique que les débats ont été intenses, avec un vote serré entre Jean-Baptiste Bernaz, pour “son titre historique”, derrière lequel il courait depuis des années (il avait été vice-champion du monde en 2016), et Charles Caudrelier, récent vainqueur de la Route du Rhum, “un exploit remarquable.” Finalement, à une voix près, le jury a désigné Jean-Baptiste Bernaz, “une vraie surprise” pour lui dans la mesure où il n’avait pas été prévenu avant, et une récompense dont il se dit très honoré, tant il a à coeur de “marquer son sport”. Le marin originaire de Sainte-Maxime revient ensuite sur son championnat du monde au Mexique, confiant : “C’était plus une victoire sur moi-même que sur les autres.” Avant de mettre en avant le travail réalisé en amont, mais également pendant la compétition, avec son nouveau coach, Nicolas Le Berre, “la tête froide” du duo qu’ils forment. Dans la foulée de son titre, il a été sacré champion du monde militaire match-racing à Brest, a remporté les Jeux Méditerranéens en ILCA 7 avant de signer une belle campagne estivale, de nouveau en match-racing, sur quatre épreuves américaines du World Match racing Tour, ce qui lui vaut d’être invité du 13 au 18 décembre pour la grande finale à Sydney. Guillaume Chiellino explique que la direction technique nationale et le directeur de l’équipe de France, Philippe Mourniac, encouragent les spécialistes de l’olympisme à s’ouvrir à d’autres supports, ce qui ne peut que les enrichir, à condition dans le même temps de “faire le volume nécessaire” dans leurs séries respectives. Il dresse par ailleurs le bilan de l’année olympique, qu’il juge “excellent” avec quatre médailles sur les championnats du monde, pour Jean-Baptiste Bernaz, Lauriane Nolot (argent, kite), Axel Mazella (bronze, kite) et le duo Camille Lecointre/Jérémie Mion (bronze, 470). Le DTN évoque la saison à venir avec une grande priorité, le test-event olympique de Marseille sur le plan d’eau des Jeux (9-16 juillet). “C’est capital de montrer qu’on est les meilleurs à un an des Jeux, il faut que notre équipe de France fasse peur.” Jean-Baptiste Bernaz explique qu’il a organisé sa préparation en fonction de ce rendez-vous, il s’installera ainsi à Marseille au retour de Sydney, “l’objectif est de se sentir à la maison”, confie-t-il. Guillaume Chiellino conclut en évoquant l’objectif de Paris 2024 : “Trois médailles comme à Rio et Tokyo, c’est déjà vraiment beau, si on peut améliorer un peu ce score, on va le faire, on travaille pour ça, l’objectif est aussi que l’on puisse jouer dans les dix disciplines.” Diffusé le 6 décembre 2022 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
58:29 06/12/2022
Pos. Report #97 avec Michel Desjoyeaux et Didier Ravon
Deux sujets au menu de ce 97e épisode de Pos. Report : la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, dont le palmarès de la 12e édition est désormais complet, et l’élection du Marin de l’Année 2022, dont le lauréat sera connu vendredi 2 décembre lors de la Soirée des champions organisée à l’Olympia par la Fédération française de voile. Pour en parler, un marin qui a été élu Marin de l’Année à trois reprises, Michel Desjoyeaux, par ailleurs vainqueur de la Route du Rhum en Orma en 2002, et le journaliste Didier Ravon (pour Voiles & Voiliers et Libération entre autres). Nous commençons donc par revenir sur la 12e édition de la Route du Rhum, Michel Desjoyeaux évoquant “un joli cru”, même s’il se montre un peu "chafouin" quant au report du départ. Didier Ravon parle de son côté d’une “belle Route du Rhum, difficile, avec des fronts à passer, beaucoup de suspense et de superbes vainqueurs.” Des vainqueurs que nous passons ensuite en revue. Didier Ravon se montre impressionné par Yoann Richomme, qui est un peu “le Mbappé de la voile”, victorieux pour la deuxième fois de suite en Class40, nos deux invités louent le côté “dur au mal” de Thomas Ruyant, qui s’est imposé en Imoca, Michel Desjoyeaux estime que Charles Caudrelier, vainqueur en Ultim, a navigué à son image, “très propre, jamais dans le paraître”, et qu’Erwan Le Roux a réussi à l’emporter en Ocean Fifty parce qu’il avait “le cuir un peu plus épais” que son dauphin Quentin Vlamynck, dont Didier Ravon tient à souligner la prestation. Nous évoquons ensuite l’élection du Marin de l’Année, titre que Michel Desjoyeaux a donc remporté à trois reprises, en 2001, 2007 et 2009, confiant sa surprise d’avoir été élu en 2009 - il pensait que la récompense irait à l’équipage de Banque Populaire V de Pascal Bidégorry pour son record de l’Atlantique -, au point de ne rien avoir préparé avant de monter sur scène. Nos deux invités commentent ensuite la liste des six nommés - Charles Caudrelier, Thomas Ruyant, Jean-Baptiste Bernaz, Marion Mortefon, Adrien Bosson, Pauline Courtois. Didier Ravon, qui a fait partie de tous les jurys depuis la première édition en 2001, estime qu’il manque peut-être “Tom Laperche, Yoann Richomme et Lauriane Nolot”, il fait ensuite part de sa préférence, différente de celle de Michel Desjoyeaux. Diffusé le 29 novembre 2022 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
60:59 29/11/2022
Pos. Report #96 avec Erwan Le Roux et Quentin Vlamynck
Ce 96e épisode de Pos. Report refait le match de la 12e édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en Ocean Fifty avec les deux marins qui ont terminé aux deux premières places, Erwan Le Roux (Koesio) et Quentin Vlamynck (Arkema 4). Avec eux, nous revenons un peu plus de deux semaines en arrière, au moment où la direction de course annonce le report du départ, “une bonne décision” pour Erwan Le Roux qui, dès le mercredi précédant le départ, avait alerté la direction de course sur le sujet. Départ finalement donné le mercredi 9 novembre et marqué par l’abandon, avant même le passage de la ligne, de Sam Goodchild, pour qui Erwan Le Roux, sur le coup, a eu très peur, pensant même “sa vie menacée.” Quentin Vlamynck passe la bouée de Fréhel en tête puis “plonge dans le Four” avec Thibaut Vauchel-Camus, au contraire d’Erwan Le Roux qui reconnaît une petite erreur : “C’est un premier but marqué par les concurrents.” La suite ? Une descente en escalier dans le golfe de Gascogne, favorable à Arkema 4 - “ce n’est pas un secret de dire que dès qu’il y a un peu de vent au près, le bateau va vite”, explique son skipper -, avant deux passages de front, le second, plus violent, fatal à Thibaut Vauchel-Camus qui chavire alors qu’il venait de prendre la tête. “Thibaut a une trajectoire très engagée, on sent qu’il veut gagner, c’est dommage qu’il hypothèque ainsi ses chances, il aurait peut-être dû patienter”, commente Erwan Le Roux qui, de son côté, a préféré miser sur une trajectoire plus sud car moins ventée. Quentin Vlamynck reprend alors la tête, comptant un moment presque 80 milles d’avance sur ses poursuivants, Erwan Le Roux et Sébastien Rogues, ce qui fait dire au premier : “J’ai eu un peu peur qu’il s’en aille et qu’on ne soit plus dans le même système.” Commence alors une course poursuite au portant entre Arkema 4, à bord duquel Quentin Vlamynck explique qu’il n’avait jusqu’ici “jamais fait quatre jours de portant en solitaire”, et Koesio, dont Erwan Le Roux dit : “Je savais que le bateau avait des qualités dans ces conditions”. Ce dernier parvient peu à peu à grappiller son retard, au point de se dire persuadé à un moment de la victoire, évoquant chez lui “une stabilité mentale assez bluffante.” Juste avant l’arrivée en Guadeloupe, il s’empare des commandes, les perd un court instant sous le vent de l’île, il reconnaît au passage s’être fait peur, la veille de l’arrivée dans un grain à 37 noeuds lui ne lui laisse pas le temps de réduire la toile, et dans le dernier bord vers la ligne, où il est passé “pas loin de la correctionnelle.” Ce n’est qu’à 5 milles de la ligne qu’Erwan Le Roux comprend qu’il avait gagné, il a alors beaucoup pleuré, de joie, tout en se montrant “triste pour Quentin qui a navigué taille patron.” Ce dernier, qui raconte avoir manqué la ligne d’arrivée, ce qui l'a obligé à la repasser, n’a pas pleuré, mais confie “n’avoir jamais été aussi bien sur l’eau”, avant d’ajouter : “J’ai tout donné, il me manquait la carte de l’expérience qu’avait Erwan.”  Diffusé le 22 novembre 2022 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
67:49 22/11/2022
Pos. Report #95 avec Yann Eliès et Sébastien Josse
Ce 95e épisode de Pos. Report est une nouvelle fois consacré à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, dont l’épilogue, pour les Ultims, est attendu tôt mercredi matin du côté de Pointe-à-Pitre. Nos deux invités sont Sébastien Josse, qui fait partie de l’équipe Banque Populaire aux côtés d’Armel Le Cléac’h, dont il était le skipper remplaçant sur cette 12e édition, et Yann Eliès, qui travaille au sein de la cellule de routage de l’Ocean Fifty Koesio d’Erwan Le Roux. Nous commençons par évoquer avec eux les conditions difficiles de cette 12e édition, “pas tout à fait classiques” d’une Route du Rhum, selon Yann Eliès, dans la mesure où “il n’y avait pas de route sud possible pour aller chercher les alizés”, ce qui a obligé toute la flotte à aller traverser plusieurs fronts, d’où une transat “éprouvante qui va laisser des traces.” “Ça ressemble à une transat anglaise”, ajoute Sébastien Josse qui estime que ces conditions mettent en avant le “côté courageux” des solitaires, tout en étant un vrai test pour les bateaux. Les deux marins racontent au passage comment on traverse de telles conditions en course, Sébastien Josse estimant que “ça se joue au mental.” Yann Eliès revient ensuite sur l’incendie survenue à bord de Nexans-Art & Fenêtres, l’Imoca de Fabrice Amedeo qui a perdu son bateau et a été secouru par un cargo. “Le feu à bord, c’est ce qu’il y a de pire, le carbone, ça crame en très peu de temps”, explique le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro qui estime qu’il va falloir tirer les enseignements de cet incendie. “Ça glace le sang”, ajoute Sébastien Josse à l’évocation du récit fait de l’accident par Fabrice Amedeo. Nos deux invités commentent ensuite la course flotte par flotte : en Ultim, Yann Eliès retient que “les trois bateaux de devant ont super bien navigué” et que rien n’est encore joué, d’autant que le tour de la Guadeloupe, décisif il y a quatre ans, “est une épreuve en soi, peut-être plus difficile que la sortie de Manche.” Ce que confirme Sébastien Josse qui insiste sur la nécessité de l’aborder avec un minimum de fraîcheur. En Ocean Fifty, nos deux invités s’avouent impressionnés par Quentin Vlamynck, l’actuel leader, Yann Eliès regrettant au passage de “ne pas avoir plus poussé” Erwan Le Roux dont il assure le routage, avant de confier suivre “la bonne performance” d’Eric Péron qui a fait “un investissement lourd" au sud potentiellement payant. En Imoca, les deux marins saluent la maîtrise de Charlie Dalin, même si, selon eux, rien n’est encore joué, et évoquent leurs coups de coeur pour Paul Meilhat, sur un bateau tout juste mis à l’eau, et surtout Justine Mettraux. En Class40, Yann Eliès souligne “le formidable comeback de Yoann Richomme”, obligé en début de course de s’arrêter quatre heures pour avoir volé le départ, ce qui ne manque pas d’étonner nos deux invités. Enfin en catégorie Rhum, leur coup de coeur se nomme Gilles Buekenhout en tête devant les marins expérimentés que sont Roland Jourdain, Marc Guillemot ou Halvard Mabire. Nos deux invités finissent par parler de leur avenir, avec une saison 2023 qui s’annonce chargée pour eux.  Diffusé le 15 novembre 2022 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
59:54 15/11/2022
Pos. Report #94 avec Jacques Caraës et Vincent Riou
Ce 94e épisode de Pos. Report est une nouvelle fois consacré à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, dont le départ a été reporté du dimanche 6 au mercredi 9 novembre à 14h15, un report que nous évoquons avec nos deux invités, Jacques Caraës, qui officiait en tant que directeur de course sur l’édition 2018, et Vincent Riou, qui s’occupe du routage cette année de Thibaut Vauchel-Camus, engagé en Ocean Fifty. Pour nos deux invités, la décision de report était la bonne, car “les conditions étaient vraiment complexes”, selon Vincent Riou, qui ajoute : “Un petit pourcentage de la flotte était capable de passer, mais la Route du Rhum n’est pas une course juste pour les meilleurs.” Jacques Caraës évoque de son côté “un cas d’école” pour un directeur de course, racontant comment est prise une telle décision de report, entre nécessité de préserver les marins et contraintes de l’organisation. “La pression de l’organisateur est toujours importante car un report a des conséquences assez importantes, notamment pour les sponsors, mais c’est le sport qui doit primer.” Il explique ensuite comment est fixée la date du deuxième départ, souvent au moins 48 heures plus tard, pour laisser passer la dépression, mais aussi parce qu’il faut du temps pour faire sortir tous les bateaux des bassins. Vincent Riou détaille quant à lui les conditions météo du départ de mercredi, avec du vent de face entre la ligne et la porte du cap Fréhel, ce qui promet pas mal de virements et une progression plutôt lente vers la marque de passage. Il voit ainsi les Ultims passer Fréhel en une heure, les Ocean Fifty en 90 minutes, les Class40 “pas avant 17h”. Jacques Caraës estime qu’entre les contre-bords et croisements, ce premier tronçon s’annonce “stressant” pour les marins. La suite du programme ? “Deux fronts à passer avant de glisser sous l’anticyclone des Açores et rejoindre les alizés”, selon Vincent Riou qui ne voit pas de route sud possible et pronostique une transat très rapide, puisqu’il estime que les Ultims pourraient mettre moins de 6 jours, les Ocean Fifty moins de 9 ! Nos deux invités font ensuite un état des lieux des forces en présence, des Ocean Fifty aux Ultims en passant par les Imoca et Class40, Vincent Riou ayant navigué cette année avec plusieurs marins au départ : Thibaut Vauchel-Camus en Ocean Fifty, Jean Galfione, Aurélien Ducroz et Martin Le Pape en Class40. Nous terminons en évoquant l’avenir : Jacques Caraës confie qu’il a pensé à disputer son premier Rhum cette année sur l’ancien Happy de Loïck Peyron, finalement pas disponible, il continuera en 2023 à diriger une flotte de classiques et devrait se positionner quand l’appel d’offres de la direction de course du Vendée Globe 2024 sera lancé. Vincent Riou, qui se verrait bien courir le Rhum en 2026, “pourquoi pas en Class40”, va quant à lui continuer à entraîner les Imoca au pôle Finistère de Port-la-Forêt, accompagner des projets, mais aussi disputer la Transat Jacques Vabre, sans préciser avec qui…  Diffusé le 8 novembre 2022 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
61:12 08/11/2022
Pos. Report #93 avec Francis Le Goff, Franck Cammas et Lalou Roucayrol
Ce 93e épisode de Pos. Report, consacré à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, reçoit le directeur de course, Francis Le Goff, le vainqueur de l’édition 2010, Franck Cammas, qui collabore avec le Charal Sailing Team de Jérémie Beyou et fera partie de la cellule de routage du Maxi Edmond de Rothschild de Charles Caudrelier (avec Stan Honey et Erwan Israel), et Lalou Roucayrol, qui s’occupe avec sa structure Lalou Multi des projets Ocean Fifty de Quentin Vlamynck (Arkema) et Class40 de Keni Piperol (Captain Alternance). Nous commençons par parler de la récente disparition du vainqueur de la première édition, Mike Birch, “quelqu’un de très humble qui avait le plaisir d’être en mer, pas de se montrer”, selon Franck Cammas, celui qui a “tout rendu possible” pour Francis Le Goff. Ce dernier détaille ensuite son état d’esprit à cinq jours du départ de la 12e édition, “serein car entouré d’une très belle équipe”, mais aussi parce que les conditions météo du départ s’annoncent plus clémentes que prévu, même si, pour la flotte, elles vont rapidement devenir engagées, avec du près au programme des premiers jours. Ce que confirme Franck Cammas, qui évoque “du près musclé jusqu’aux Açores”, des conditions dans lesquelles les derniers Ultims vont “juste un peu moins vite qu’au portant’”, à savoir 28-30 nœuds ! De son côté, Lalou Roucayrol qui routera Quentin Vlamynck avec Alex Pella et Eric Mas, parle de “petite vigilance” concernant l’état de la mer à la pointe de la Bretagne, notamment pour les Ocean Fifty, et ajoute : “Pour les Class40, vu qu’ils n’ont pas de foils pour amortir et que les carènes sont très plates, ça va être l’enfer au près.” Les deux marins racontent au passage leurs souvenirs de départ de Rhum, notamment le bord entre la ligne et Fréhel, “un moment de fête, le seul où on voit tout le reste de la flotte” pour Franck Cammas, une sorte de “sas” pour Lalou Roucayrol entre vie de terrien et de marin. Nous passons ensuite en revue le plateau de ce Rhum 2022, Francis Le Goff estimant que “toutes les flottes sont homogènes”, avec une “bagarre incroyable” dans toutes les catégories. En Ultim, Franck Cammas explique que le Maxi Edmond de Rothschild, avec ses nouveaux foils, a encore gagné en performance, voyant en SVR Lazartigue (François Gabart) et Banque Populaire XI (Armel Le Cléac’h) ses principaux rivaux. En Ocean Fifty, Lalou Roucayrol estime que les conditions de près annoncées dans les premiers jours peuvent être favorables à Quentin Vlamynck, mais que Thibaut Vauchel-Camus, qui “connaît très bien son bateau et ses limites”, Sam Goodchild, Erwan Le Roux et Sébastien Rogues sont autant de candidats à la victoire. En Class40, Francis Le Goff pense que les anciens figaristes (Yoann Richomme, Corentin Douguet, Xavier Macaire…) auront sans doute un plus dans les conditions engagées du début de course. Enfin en Imoca, Franck Cammas présente dans le détail le nouveau Charal de Jérémie Beyou, “plus pensé pour le Vendée Globe, mais qui s’avère assez complet”, l’Aixois ajoutant : “On s’approche des performances incroyables d’Apivia.” Qui s’annonce comme le grand favori de cette 12e édition, ce que confirme Francis Le Goff qui loue “la rigueur” de Charlie Dalin.  Diffusé le 1er novembre 2022 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
50:56 01/11/2022
Pos. Report #92 avec Kito de Pavant, Ian Lipinski et Aurélien Ducroz
Ce 92e épisode de Pos. Report reçoit trois skippers qui, le 6 novembre, prendront le départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en Class40 : Kito de Pavant (HBF-Reforest’Action), dont ce sera la quatrième participation consécutive, la troisième en Class40, Ian Lipinski (Crédit Mutuel) et Aurélien Ducroz (Crosscall), qui disputeront de leur côté la transat en solitaire pour la première fois. Tous, arrivés récemment à Saint-Malo, commencent par raconter leur convoyage, depuis Lorient pour les deux derniers, Port-Camargue pour Kito de Pavant, soit près de 2 000 milles, une navigation “parfaite pour prendre confiance.” Le Languedocien évoque ensuite le “vrai mythe” que constitue à ses yeux la Route du Rhum, une course dont la première édition a été “un vrai déclencheur” pour lui qui avait alors 17 ans. S’il se dit sensible au mythe, Ian Lipinsi explique qu’il essaie de “minimiser la chose”, de peur de se faire dépasser par ses émotions, tandis qu’Aurélien Ducroz, qui a eu une première vie de skieur freeride avant de découvrir la course au large, mesure sa “chance incroyable d’être là.” Kito de Pavant évoque ensuite ses trois précédentes participations au Rhum qui lui laissent toutes “un peu de frustration”, entre abandon en 2010 en Imoca alors qu’il y allait “pour gagner”, troisième place en Class40 en 2014 - “Je visais autre chose” -, cinquième en 2018. Nos trois invités parlent de leur programme pendant les dix jours précédant le départ et de la manière dont ils vont préparer la météo, préparation solitaire pour Kito de Pavant, collective avec Lorient Grand Large pour Ian Lipinski et Aurélien Ducroz. Chacun présente les forces de son bateau, entre la puissance au près et au reaching du plan Lombard Crosscall, “la capacité à aller vite au portant à partir de 25 noeuds de vent et dans de la mer formée” pour Crédit Mutuel, et un “bateau très polyvalent” pour HBF-Reforest’Action qui, n’étant pas un scow, est cependant “moins puissant” que les “nez ronds”. D’où des objectifs mesurés pour Kito de Pavant : “C’est difficile pour moi d’avoir un objectif clair”, explique-t-il, même s’il ajoute qu’un top 10 le comblerait. Ce qui est aussi le cas d’Aurélien Ducroz qui estime avoir le bateau pour performer, mais un peu moins d’expérience que certains concurrents. Dont Ian Lipinski qui va tout faire pour “batailler pour la victoire.” Nous finissons par évoquer l’avenir de nos trois invités : il s’écrira encore en Class40 pour quatre ans de plus pour Ian Lipinski, nouveau bateau à la clé (encore un plan Raison), c’est aussi l’ambition d’Aurélien Ducroz qui se plaît sur ce circuit. Quant à Kito de Pavant, il se demande si “le skipper n’arrive pas à la date de péremption” et hésite entre repartir pour quatre ans en Class40, en changeant de bateau, ou endosser une casquette d’organisateur, rêvant d’une belle course dans cette Méditerranée qui lui est chère.  Diffusé le 25 octobre 2022 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
61:03 25/10/2022
Pos. Report #91 avec Camille Lecointre, Hippolyte Marchetti et Gildas Philippe
Ce 91e épisode de Pos. Report est consacré au championnat du monde de 470 qui débute le samedi 22 octobre dans le nord d’Israël, à Sdot Yam, et se dispute pour la première fois dans la nouvelle configuration olympique, en équipage mixte. Notre première invitée est Camille Lecointre, double médaillée de bronze olympique (avec Hélène Defrance à Rio puis avec Aloïse Retornaz à Tokyo), qui, après avoir donné naissance en mai à une petite fille, son deuxième enfant, dispute sa première grande compétition de l'année avec Jérémie Mion. Les deux autres invités sont Hippolyte Machetti, qui fait de son côté équipe avec Aloïse Retornaz, et Gildas Philippe, coach de l’équipe de France de 470, série dont il a lui-même été sacré champion du monde en 1998. Nous commençons par un retour en arrière : Camille Lecointre explique pourquoi, après trois olympiades consécutives - elle avait terminé quatrième à Londres en 2012 -, elle a décidé de repartir pour une “PO” (préparation olympique), une décision liée à la “petite frustration” de ne pas avoir fait mieux que troisième à Tokyo, mais aussi au fait que les Jeux se disputent en France, “une motivation supplémentaire.” Elle s’est assez vite entendue pour faire équipe avec Jérémie Mion, avec cependant “une condition prioritaire” pour elle, celle de s’accorder une pause pour un deuxième enfant, ce que ce dernier “a très bien compris”. Hippolyte Machetti raconte quant à lui comment il a remplacé Kevin Peponnet, dont le recrutement au sein de l’équipe de France de SailGP devenait incompatible avec une “PO”, avec, à la clé, des débuts en fanfare pour le duo qu'il forme avec Aloïse Retornaz, deuxième de sa première compétition, la Semaine olympique française d’Hyères en avril dernier. Nos trois invités évoquent les avantages et inconvénients des configurations différentes - barreuse/équipier pour le tandem Lecointre/Mion, barreur/équipière pour Machetti/Retornaz - aucune ne semblant avoir pris le pas jusqu’à présent au niveau international. Camille Lecointre explique son programme de reprise, avec une installation à Marseille, un retour à la navigation en septembre, et ce championnat du monde en Israël pour lequel elle ne se fixe pas d’objectifs sportifs précis. Hippolyte Machetti revient de son côté sur sa saison, marquée par une quatrième place au championnat d'Europe en Turquie en septembre - “on voulait le podium”, commente-t-il. Nos trois invités évoquent ensuite la concurrence interne en équipe de France, qui, selon Gildas Philippe se passe en bonne intelligence. Les enjeux seront cependant plus forts en 2023 avec les championnats du monde World Sailing à La Haye et le test event de Marseille qui pourraient être décisifs pour le choix du duo tricolore pour les Jeux de Paris 2024, même si les critères et les dates de la sélection ne sont pas encore définis. Le coach tricolore détaille la concurrence internationale, avec jusqu’à présent une domination des Suédois et des Espagnols, tandis que Camille Lecointre explique qu’elle a tiré un trait sur l’équipe de France de SailGP, dont elle devait à l’origine faire partie sur quelques Grands Prix : “Je n’aime pas me lancer dans un projet sur lequel je ne peux pas me concentrer à fond.”  Diffusé le 18 octobre 2022 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
54:18 18/10/2022
Pos. Report #90 avec Yann Guichard et Christopher Pratt
Ce 90e épisode de Pos. Report reçoit Yann Guichard, cofondateur et président de l’écurie Spindrift Racing, également skipper du maxi Sails of Change (ex Spindrift 2) et du TF35 de l’équipe, et Christopher Pratt, nouvel équipier du même Sails of Change, en stand-by à partir du 24 octobre pour s’attaquer au Trophée Jules Verne. Nous commençons par évoquer l’actualité récente de nos deux invités, en premier lieu le dernier Grand Prix du TF35 Tour auquel a participé Spindrift du 6 au 9 octobre à Scarlino (Toscane). Yann Guichard dresse un bilan très satisfaisant de cette épreuve, dont l’équipe a pris la deuxième place, et plus globalement de la saison, avec une équipe jeune qui a beaucoup progressé, selon lui, au point de signer son premier succès à Malcesine et de se rapprocher des deux teams qui ont dominé les deux premières saisons du TF35 Tour, Alinghi et Realteam. De son côté, Christopher Pratt a participé aux Voiles de Saint-Tropez à bord de Lady First, un Mylius 60, sur lequel il navigue une partie de l’année, entre courses inshore et offshore. S’il regrette que l’événement soit désormais divisé en deux - la première semaine consacrée aux classiques et modernes de moins de 60 pieds, la seconde aux maxis et multicoques - le Marseillais a apprécié les bons moments partagés notamment à bord avec Xavier Macaire et Ronan Treussart. Nous ouvrons ensuite une large page Trophée Jules Verne. Yann Guichard présente son équipage pour la nouvelle tentative dont le stand-by débutera le 24 octobre : à ses côtés seront présents plusieurs fidèles - son frère Jacques, Xavier Revil, Thierry Chabagny, Grégory Gendron, Julien Villion, Benjamin Schwartz - sa compagne et cofondatrice de Spindrift, Dona Bertarelli, qui tiendra le rôle de reporter embarquée, tandis que trois nouveaux font leur apparition : Pierre Leboucher, Clément Giraud et Christopher Pratt. Ce dernier raconte comment il a été recruté, un peu par hasard, et son bonheur d’avoir été intégré à un équipage “de gentils”, lui qui “rêve de faire le tour du monde”, qui plus est sur “un bateau incroyable, capable d’atteindre des vitesses hyper élevées, tout en étant très sécurisant, même s’il est un peu plus volage que je ne le pensais.” Yann Guichard présente justement ce bateau, raccourci il y a deux ans (la coque centrale a été rabotée de 3 mètres pour être à la taille des flotteurs, 37 mètres), un gros travail ayant été fait sur l’énergie à bord, puisque Sails of Change s’élancera sur le tour du monde sans moteur ni générateur, “un vrai défi dans le défi”. Le skipper évoque ensuite le temps à battre, 40 jours et 23 heures par Idec Sport, et les atouts de Sails of Change qui, par rapport aux Ultims qui vont aussi s’attaquer au Jules Verne cet hiver (Maxi Edmond de Rothschild, peut-être Sodebo Ultim 3), est plus performant dans du vent fort, moins dans le petit temps ou le médium car beaucoup plus lourd (22 tonnes, contre 13-14). Nous finissons par évoquer la Route du Rhum, Christopher Pratt ayant travaillé cette année aux côtés de Maxime Sorel pour l’aider à prendre en main son nouvel Imoca V and B-Monbana-Mayenne, tandis que Yann Guichard confie suivre avec toujours beaucoup d’intérêt cette transat à laquelle il a participé la dernière fois en 2014 sur Spindrift 2, deuxième derrière Loïck Peyron sur Banque Populaire VII. Diffusé le 11 octobre 2022 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
63:23 11/10/2022
Pos. Report #89 avec Gaston Morvan, Tom Dolan et Erwan Le Draoulec
Ce 89e épisode de Pos. Report est consacré au circuit Figaro Beneteau dont la saison se clôture en fin de semaine avec le National équipages, qui réunira une quinzaine de bateaux à Lorient de vendredi à dimanche. Nos trois invités seront de la partie : Gaston Morvan, skipper de Région Bretagne-Crédit Mutuel de Bretagne Espoir, l’Irlandais Tom Dolan (Smurfit-Kappa) et Erwan Le Draoulec, dont ce sera la dernière épreuve sous les couleurs de la Macif. Nous commençons par évoquer ce National équipages qui, pour Erwan Le Draoulec, est “l’occasion de remercier tous ceux qui m’ont entouré” pendant ses trois saisons dans le dispositif Skipper Macif, il sera entouré de Pierre Quiroga, qui était son coéquipier en 2020 et 2021, de Hans Roger, directeur des activités mer de la Macif, et des deux préparateurs des Figaro 3 armés par la mutuelle. Tom Dolan a quant à lui constitué un équipage de choc avec Gildas Mahé, son entraîneur Bertrand Pacé et Benoît Hantzperg, tandis que Gaston Morvan sera accompagné de son frère Paul, qui va tenter cette année de lui succéder au sein du dispositif Bretagne-CMB Espoir, de l’Espagnol Pep Costa et d’une spécialiste du 470, Paola Amar. Nous revenons ensuite sur la Solitaire du Figaro 2022, nos invités tirant leur bilan de la 53e édition : 4e au général, Erwan Le Draoulec voit dans ce résultat “un réel aboutissement” sur “la course la plus dure que j’aie jamais faite.” 5e, seulement 50 secondes derrière le Skipper Macif 2020, Gaston Morvan se montre “hyper content” de ce résultat, doublé d’une 3e place finale au championnat de France Elite de course au large, d’autant que, “après avoir été un peu au fond du trou à Royan” (après les deux premières étapes), il a “réussi à rebondir” pour finir deuxième de la troisième. “Ça montre mon mental de sportif de haut niveau.” Quant à Tom Dolan, 7e alors qu’il était proche du podium au départ de Royan, il regrette sa "grosse bêtise” de la dernière étape, quand il n’a pas respecté son plan de jeu, ce qui lui a coûté cher, même si une 7e place reste pour l’Irlandais un résultat satisfaisant. Les trois marins expliquent ensuite ce que leur apporte leur cadre d’entraînement, le pôle de Port-la-Forêt pour Erwan Le Draoulec et Gaston Morvan qui essaient d’ajouter une petite touche personnelle en faisant appel à des compétences extérieures, le groupe de Lorient pour Tom Dolan qui “a bien accroché” avec l’entraîneur Bertrand Pacé. Ils commentent ensuite le podium final de la Solitaire - Tom Laperche devant Guillaume Pirouelle et Achille Nebout -, Gaston Morvan évoquant notamment le cas Tom Laperche, son coéquipier au sein du dispositif Bretagne-CMB, qu’il n’hésite pas à comparer à Franck Cammas, François Gabart ou Charles Caudrelier : “Il m’a tiré vers le haut, c’est une belle source d’inspiration.” Tous finissent par parler d’avenir avec encore deux années en Figaro pour Tom Dolan, qui a enfin les moyens de ne penser qu’au sport et dont “le rêve ultime est de gagner la Solitaire”, et pour Gaston Morvan, qui a également navigué cette saison en Ultim sur Actual et en Ocean Fifty sur Komilfo d’Eric Péron, dont il fera partie de la cellule de routage lors de la Route du Rhum. Le circuit Ocean Fifty est justement le prochain objectif d’Erwan Le Draoulec qui explique qu’il a “beaucoup de chances d’être au départ du Pro Sailing Tour en 2023.” Diffusé le 4 octobre 2022 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
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