10/03/2026 • 13 min
Fabrice Luchini est à l'affiche du film "Victor comme tout le monde", qui sort demain au cinéma. Une mise en abyme dans laquelle il interprète un comédien, Robert Zucchini, qui, inspiré par Victor Hugo renoue avec sa fille. Invité de la matinale de Radio Classique, il s'est livré sur sa vision du grand écrivain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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14/05/2026 • 12:51
Retrouvez l’ensemble des épisodes du podcast Esprits Libres de Radio Classique icihttps://podcasts.audiomeans.fr/l/esprits-libres-bb4ab5f333ae?u=dsjUULoFoY&ckey=c25aa002923fFranz-Olivier Giesbert, Ecrivain et éditorialiste Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
14/05/2026 • 14:55
Alors que le film L'Abandon, consacré aux 11 derniers jours de Samuel Paty, assassiné en 2020, sort aujourd'hui en salles, David Abiker reçoit l'écrivaine Émilie Frèche. Autrice de trois livres sur le sujet, dont le dernier s'intitule "Un séisme", elle a suivi le procès des complices de l'attentat. Bien plus qu'un simple attentat, l'assassinat de Samuel Paty a, selon elle, provoqué un véritable séisme dans la société française, remettant en cause les fondements mêmes de la laïcité et de la liberté d'expression. L'écrivaine décrit comment le crime a entraîné un recul de l'enseignement de ces valeurs républicaines, au profit d'une forme de censure et d'autocensure.Elle revient ensuite en détail sur le déroulé du cours de Samuel Paty, qui n'avait rien de provocateur mais s'inscrivait simplement dans le programme scolaire, et sans discriminer les élèves musulmans, comme certains l'ont prétendu.Émilie Frèche dénonce les responsabilités de l'institution, qui n'a pas su protéger Samuel Paty malgré les menaces répétées dont il faisait l'objet. Elle pointe du doigt le rôle trouble joué par certains acteurs, comme ce prédicateur islamiste qui a lancé une "fatwa numérique" contre l'enseignant. Au final, l'écrivaine estime que la communauté éducative dans son ensemble a été victime de cette tragédie, qui illustre la fragilité de la laïcité face à l'avancée du fanatisme.Alors que la panthéonisation de Samuel Paty est évoquée, Émilie Frèche considère que son meurtre doit être un électrochoc pour la société française. Selon elle, il est urgent de "réarmer idéologiquement" les citoyens afin de défendre avec force les valeurs républicaines, seul rempart contre l'entrisme d'un "fascisme et d'un fanatisme" qui gagne du terrain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
13/05/2026 • 12:45
David Abiker s'entretient avec Manal Salamé, autrice du roman Habibi Beyrouth. Cette écrivaine d'origine libanaise partage un regard intime et nuancé sur son pays meurtri par les crises successives.Manal Salamé, photographe de formation, a choisi de raconter la réalité libanaise à travers une fiction autobiographique. Son personnage principal, Amal, est une femme de la diaspora qui retourne au Liban pour refaire sa carte d'identité, mais qui se retrouve finalement happée par la quête de ses propres racines. À travers ce prétexte administratif, l'autrice explore les questions d'identité et de réconciliation dans un pays marqué par la diversité de ses communautés.Loin des clichés qui réduisent souvent le Liban à la guerre ou à la résilience, Manal Salamé dépeint avec finesse la complexité de son pays natal. Elle déconstruit notamment l'idée reçue selon laquelle appartenir à une communauté religieuse ou politique équivaut automatiquement à soutenir telle ou telle faction. Ses témoignages sur le quotidien de ses proches vivant à Beyrouth saisissent l'angoisse et la colère face à une situation géopolitique instable.Malgré ce contexte difficile, l'autrice affirme cependant sa foi en la réconciliation des communautés libanaises. Elle s'appuie sur son expérience de la vie en communauté pour montrer que les divisions sont davantage le fait de manœuvres politiques que d'une incompatibilité entre les différents groupes. Avec Habibi Beyrouth, Manal Salamé offre ainsi un regard nuancé et optimiste sur un Liban qu'elle chérit profondément.Cet épisode de L'invité de la matinale est une invitation à découvrir une vision intime et engagée du Liban, loin des représentations stéréotypées. À travers le parcours d'Amal, Manal Salamé nous fait voyager au cœur des questionnements identitaires d'un pays tiraillé entre ses multiples appartenances.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
12/05/2026 • 13:36
On dit parfois que si la Russie n'a pas gagné la Guerre en Ukraine, au bout de 4 ans et demi, l'Ukraine n'a pas non plus perdu. Pour Ulrike Franke, chercheuse au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR) et experte en question de sécurité et de défense, le pays de Volodymyr Zelensky tient bon. Et non seulement il tient bon, mais selon elle, « l'armée ukrainienne est la seule au monde capable de mener une guerre de drones». Elle était l'invitée de la matinale de Radio Classique ce lundi.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
11/05/2026 • 12:44
Dans cet épisode, David Abiker reçoit Gilles Jacob, ancien président du Festival de Cannes, pour parler de son ouvrage "En fidèle amitié", une fascinante compilation de lettres échangées avec les plus grandes personnalités du 7e art au cours de ses 75 années de passion pour le cinéma.Gilles Jacob, figure emblématique du Festival de Cannes, nous ouvre les portes de sa riche correspondance, véritable trésor de confidences et d'anecdotes sur la vie intime des stars et des réalisateurs qui ont marqué l'histoire du cinéma mondial. De Juliette Binoche à Isabelle Huppert, en passant par Kurosawa, Truffaut ou encore Sergio Leone, ce livre dévoile une facette méconnue de ces artistes, loin des projecteurs.L'invité de David Abiker raconte comment, dès son adolescence, il a commencé à conserver précieusement ces lettres, témoignages d'une époque où la communication était encore manuscrite. Il évoque les défis qu'il a dû relever pour apprivoiser les plus grands noms du cinéma et les convaincre de venir présenter leurs films à Cannes, tout en préservant leur intimité. Un moment fort de l'entretien est lorsque Gilles Jacob revient sur sa relation privilégiée avec certains acteurs, comme Juliette Binoche, qui n'hésitaient pas à se confier à lui sur leurs doutes et leurs joies personnelles. Ces confidences, jamais destinées à être publiées, offrent un regard unique sur la vie de ces artistes hors normes.Au-delà des coulisses du Festival de Cannes, c'est toute l'histoire du cinéma mondial qui se dévoile à travers cette correspondance. Des anecdotes savoureuses, comme lorsque Gilles Jacob évoque ses échanges musclés avec le producteur Harvey Weinstein, viennent ponctuer ce passionnant entretien.Loin d'être un simple ouvrage de cinéphile, "En fidèle amitié" se révèle être un témoignage intime sur l'âme des plus grands artistes du 7e art, une fenêtre ouverte sur leur humanité. Un épisode captivant à ne pas manquer pour tous les amateurs de cinéma et de belles histoires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
08/05/2026 • 15:06
David Abiker reçoit Patrice Duhamel, auteur du livre « Le crépuscule des dieux », qui lève le voile sur les derniers mois de la vie de Georges Pompidou, alors président de la République.Patrice Duhamel a eu accès à des documents inédits, notamment le journal intime du professeur Jean Bernard, médecin personnel de Georges Pompidou, qui révèle des informations inédites sur la maladie du président. Dès 1968, le professeur Bernard diagnostique une leucémie lymphoïde chronique chez Pompidou, mais ce dernier choisit de se taire et de se présenter à l'élection présidentielle de 1969, malgré sa santé défaillante.L'invité explique comment l'entourage de Pompidou et l'ORTF, le média d'État de l'époque, ont alors mis en place un véritable mensonge d'État pour dissimuler la gravité de la maladie du président aux Français. Patrice Duhamel, qui était lui-même journaliste à l'ORTF, raconte avec émotion comment il a dû se plier aux consignes de ne pas filmer de gros plans du président, afin de cacher son état de santé.Au fil du témoignage poignant de Patrice Duhamel, on découvre le courage et la souffrance de Georges Pompidou, qui a continué à exercer ses fonctions jusqu'à la fin, malgré une santé défaillante. Le journaliste soulève également des questions éthiques et démocratiques sur le secret qui entoure la santé des présidents de la République.Cet épisode captivant offre un éclairage inédit sur une page sombre de l'histoire politique française, et interroge sur la transparence nécessaire dans la gestion de la santé des plus hauts responsables de l'État.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
07/05/2026 • 14:09
David Abiker reçoit Simon Porcher, professeur à l'Université Paris-Dauphine et auteur de Nous sommes faits d’eau, l’avenir d’une ressource vitale aux éditions Les Corps Conducteurs. Ensemble, ils explorent les multiples facettes de la crise de l'eau qui frappe la France et le monde, et proposent des pistes ambitieuses pour y faire face.Dès le début, Simon Porcher dresse un constat alarmant : la France fait face à une véritable érosion de ses ressources en eau, avec des crises de quantité, de qualité et des inondations de plus en plus fréquentes. Il met en garde contre le risque d'une rupture brutale, avec des coupures d'eau de plus en plus régulières et des pollutions qui perdurent pendant des décennies. L'invité souligne que le prix dérisoire de l'eau en France, à seulement 4 euros le mètre cube, est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. D'un côté, cela permet un accès universel à une eau de qualité, mais de l'autre, cela freine les investissements nécessaires pour rénover un réseau vieillissant et fuyard. Simon Porcher plaide ainsi pour une tarification saisonnière, plus élevée en été quand les ressources sont rares, afin d'inciter les usagers à la sobriété.Un autre sujet central abordé est le faible taux de recyclage des eaux usées en France, qui n'atteint que 1% contre 90% en Israël. Porcher explique que cette différence s'explique par des réglementations plus strictes en France, où l'eau potable est considérée comme irréprochable, contrairement à d'autres pays où l'on n'hésite pas à réutiliser des eaux traitées pour l'irrigation ou le nettoyage des rues.L'invité revient également sur les conflits d'usage autour de l'eau, comme les récentes tensions à Sainte-Soline autour de la construction de méga-bassins de rétention. Il souligne la nécessité d'une vision à long terme et d'une meilleure coordination entre les différents ministères impliqués.Porcher salue l'exemple de Singapour, qui s'est fixé l'objectif ambitieux d'atteindre l'autonomie en eau d'ici 2060, en misant sur le recyclage, le dessalement et la capture des eaux de pluie. Il estime qu'une telle stratégie, assortie d'une implication forte des citoyens, serait bénéfique pour la France.Cet épisode passionnant offre un éclairage de premier plan sur les enjeux cruciaux liés à l'eau, invitant les auditeurs à prendre conscience de l'urgence d'agir pour préserver cette ressource vitale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
06/05/2026 • 10:17
Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Céline Berthon, DG de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), pour aborder les enjeux de sécurité et de lutte antiterroriste auxquels la France est confrontée.Céline Berthon commence par dresser un constat alarmant de la menace terroriste en France, qui serait à un niveau élevé depuis la fin de l'année 2023, sous l'effet de crises internationales comme les tensions dans le détroit d'Ormuz ou la situation au Proche-Orient. Elle révèle que les services antiterroristes ont déjoué neuf projets d'attentats en 2024 et sept en 2025, et que plusieurs autres ont été empêchés ces dernières semaines.La patronne du Contre-Espionnage explique que la typologie des menaces a évolué, avec un rajeunissement notable des individus interpellés, qui se radicalisent souvent en ligne. Elle souligne également la résurgence de fragilités psychologiques et psychiatriques chez certains d'entre eux, ce qui complexifie l'analyse des actes préparatoires. Au-delà du djihadisme, Céline Berthon met en lumière d'autres sources d'inspiration idéologique, comme l'ultra-droite ou l'ultra-gauche, qui peuvent également conduire à des projets d'action violente. Elle cite notamment l'exemple d'un jeune homme inspiré par l'idéologie Incel, qui voulait commettre un attentat dans un milieu scolaire.La responsable de la DGSI insiste sur le rôle central joué par la consommation de contenus violents en ligne, qui peut désensibiliser les jeunes et les entraîner dans un processus d'endoctrinement, quelle que soit l'idéologie concernée.Au-delà du terrorisme, Céline Berthon aborde également la question de l'ingérence et de l'espionnage, domaines dans lesquels la DGSI est également compétente. Elle souligne l'importance de protéger les secteurs stratégiques de l'économie et de la recherche contre les tentatives de déstabilisation et de vol d'informations confidentielles, y compris de la part d'États alliés comme les États-Unis.Dans ce contexte, la patronne du Contre-Espionnage explique que la DGSI entretient des relations de confiance avec les grandes entreprises françaises, auxquelles elle prodigue des conseils pratiques et pragmatiques pour les aider à renforcer leur sécurité, sans pour autant se substituer à leur liberté d'action.Malgré la gravité des menaces, Céline Berthon se veut rassurante, soulignant que la DGSI n'est pas seule dans cette mission, mais qu'elle s'appuie sur des milliers d'agents extrêmement professionnels et mobilisés, qui permettent d'obtenir des résultats concrets sur le terrain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
05/05/2026 • 15:34
Le prix Nobel d’économie 2025 Philippe Aghion était l’invité de la matinale de Radio Classique. Au lendemain de l’annonce de la candidature pour la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, il a réagi au programme économique du leader de La France Insoumise. Il pointe des dépenses publiques massives, qui ne seront pas accompagnées de recettes fiscales adéquates. « C’est l’anti-Draghi », résume-t-il.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
04/05/2026 • 13:00