30/03/2026 • 08 min
Dans cet épisode des Voix de l'économie, Frédéric Coirier, le président du Mouvement des entreprises intermédiaires (METI), nous plonge au cœur des défis auxquels font face les entreprises européennes face à la guerre en Ukraine et à la concurrence féroce de la Chine.Le président du METI, qui dresse un tableau sombre de la situation économique. Les entreprises font face à de nombreuses difficultés, des problèmes d'approvisionnement aux hausses vertigineuses des coûts de l'énergie et des matières premières. Bien que le gouvernement ait annoncé des mesures de soutien, il estime qu'elles sont insuffisantes, notamment pour les secteurs les plus touchés comme le transport routier.Au-delà de cette crise conjoncturelle, le président du METI s'inquiète surtout de la perte de compétitivité de l'Europe face à ses concurrents, en particulier la Chine. Il pointe du doigt les écarts de coûts et de réglementation qui pénalisent les entreprises européennes, notamment les entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui sont le cœur de l'économie des territoires. Pour relever ces défis, Frédéric Coirier annonce la tenue prochaine d'un Sommet européen des ETI, qui réunira 700 chefs d'entreprise de plusieurs pays. L'objectif est de faire un état des lieux précis des difficultés rencontrées et de formuler des propositions concrètes pour redonner de la compétitivité au continent européen.Un des enjeux majeurs évoqués est la concurrence frontale de la Chine, qui dispose désormais de technologies de pointe à des prix défiant toute concurrence. Face à cette menace, Frédéric Coirier plaide pour une approche équilibrée, mêlant ouverture commerciale et protection des entreprises européennes, avec notamment un renforcement des contrôles aux frontières.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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14/05/2026 • 09:17
Retrouvez l’ensemble des épisodes du podcast Le Journal de l'Economie de Radio Classique icihttps://podcasts.audiomeans.fr/l/le-journal-de-l-economie-73a4b8f9c776?u=dsjUULoFoY&ckey=f8e70065ecc7Le Journal de l'Economie du 14 Mai 2026 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
14/05/2026 • 09:35
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Henri Giscard d’Estaing, ancien président du Club Med, qui a décidé de lancer une école du leadership à Paris. Alors que le leadership a été largement façonné par les modèles américains, il souhaite apporter une vision française et européenne à cette notion essentielle pour relever les défis de notre époque.L'invité explique en quoi le leadership se distingue du management traditionnel. Selon lui, il s'agit avant tout d'une méthode et d'un savoir-être qui permettent d'embarquer les équipes dans un projet de transformation, en donnant du sens et en s'adaptant aux aspirations des nouvelles générations. Un point central de son approche est le diagnostic partagé, qui doit précéder tout changement pour que celui-ci soit accepté et porté par l'ensemble des collaborateurs. Charles Bazet insiste également sur l'importance du feedback et de la dimension collective du leadership, à l'opposé d'un modèle trop individualiste.Alors que les jeunes générations peuvent parfois être réticentes à devenir managers, Henri Giscard d’Estaing est convaincu que le leadership peut redonner du sens et de l'engagement, à condition de savoir valoriser la progression et la rémunération de chacun. L'école qu'il a fondée vise ainsi à définir les contours d'un leadership à la française, en s'appuyant sur une approche académique menée en partenariat avec l'ESCP, mais aussi en recueillant le témoignage de dirigeants confrontés à des défis majeurs, comme Jean-Dominique Senard, le président de Renault.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
13/05/2026 • 09:05
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Thomas Cohen, co-créateur de l'IPFC, une nouvelle solution visant à protéger les artistes, créateurs et personnalités publiques face à l'essor de l'intelligence artificielle.L'invité dresse un constat alarmant : le monde de la création est actuellement dans un « chaos total », avec près de 40 millions de contenus générés chaque jour par l'IA, sans aucun cadre légal ni modèle économique pour rémunérer les créateurs. Face à cette situation, l'IPFC se présente comme une réponse pragmatique et simple, permettant de protéger les droits de propriété intellectuelle au moment même de la création du contenu par l'IA.L'enjeu est de taille : selon les estimations, 90% des contenus seront générés en tout ou partie par l'IA d'ici 2026. Thomas Cohen explique que l'IPFC vise à devenir un « pont » entre les créateurs et les outils d'IA, permettant une régulation du marché et une rémunération équitable des artistes. Déjà, une centaine de créateurs ont rejoint l'initiative, conscients de l'urgence de la situation.L'un des points clés de l'IPFC réside dans la protection du nom du créateur au moment du « prompt » adressé à l'IA. Cela permet de définir un cadre légal clair pour l'utilisation de la propriété intellectuelle, laissant le choix au créateur de monétiser ou d'interdire l'usage de son travail. Thomas Cohen révèle même que l'IPFC est en discussion avec l'une des trois plus grandes entreprises d'IA au monde pour mettre en place ce nouveau modèle.Au-delà des aspects juridiques, Thomas Cohen livre une vision ambitieuse, où créateurs et outils d'IA pourront tirer parti d'un cadre régulé, au bénéfice de tous.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
12/05/2026 • 09:02
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie, Charles Bonnaire reçoit Bertrand Martinot, économiste expert associé à l'Institut Montaigne et spécialiste des questions de retraites et d'emploi. A l'occasion de la publication de son livre "J'ai cotisé, j'y ai droit !", il déconstruit les idées reçues sur le système de retraite français et explorent les réformes nécessaires pour en assurer la pérennité.L'invité commence par analyser la phrase emblématique "J'ai cotisé, j'y ai droit", qui résume bien le malentendu autour du fonctionnement des retraites. Il explique que si cette affirmation est en partie vraie, elle comporte aussi une part de fausseté, car les cotisations ne servent pas à financer sa propre retraite mais celle des générations précédentes. De plus, le rendement des retraites diminue d'une génération à l'autre, rendant ce lien de plus en plus ténu.Le débat se poursuit sur les réformes successives des retraites, jugées trop timides et urgentes par l'invité. Celui-ci regrette que ces changements n'aient pas été étalés sur le long terme et n'aient pas réglé le problème en profondeur. La suppression de l'âge pivot, une idée régulièrement évoquée, est également écartée comme une fausse solution qui ne ferait qu'aggraver les difficultés.Bertrand Martinot insiste sur la nécessité de repousser l'âge légal de départ à la retraite, tout en permettant des départs anticipés pour certaines catégories de travailleurs pénibles. Il souligne aussi l'importance d'augmenter le volume global de travail et d'améliorer la qualité des emplois, afin de dégager les ressources nécessaires au financement des retraites.Enfin, l'expert met en garde contre les conséquences désastreuses d'un statu quo, qui conduirait à une forme de "RSA vieux" pour les retraités les plus modestes, tandis que les plus aisés pourraient compter sur leur épargne. Il insiste sur l'urgence d'agir pour préserver un système de retraites par répartition digne de ce nom.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
11/05/2026 • 09:00
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décrypter les réactions des marchés financiers face à la crise géopolitique au Moyen-Orient. Alors que le détroit d'Ormuz reste fermé, les cours du pétrole connaissent des variations importantes d'un jour à l'autre, malgré une situation qui n'a pas fondamentalement changé. L'invité explique que les marchés sont avant tout un outil d'anticipation, réagissant aux moindres signaux de paix ou de conflit dans la région. Ainsi, l'annonce d'un possible accord de paix a provoqué une forte hausse des indices boursiers, notamment aux États-Unis où les valeurs technologiques tirent leur épingle du jeu. Mais cette euphorie boursière cache des réalités plus contrastées. Si les compagnies pétrolières comme TotalEnergies profitent de la flambée des prix, d'autres secteurs comme l'aéronautique, l'automobile ou la construction souffrent de cette crise. François Monnier analyse finement ces dynamiques sectorielles, soulignant que les krachs boursiers sont plus souvent liés à des crises financières qu'à des conflits géopolitiques.Il partage également ses prévisions sur l'évolution du prix du baril de pétrole. Selon lui, une détente est à prévoir dans les mois à venir, avec un retour à des niveaux inférieurs à 70 dollars, grâce à une offre abondante et une baisse de la demande poussée par l'électrification des économies.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
07/05/2026 • 09:32
Dans cet épisode captivant des Voix de l'Économie, Charles Bonnaire reçoit Pierre-Marie Perrin, directeur des Affaires Publiques du groupe Hellio. Ensemble, ils analysent les résultats d'un sondage exclusif réalisé par l'IFOP, qui révèle que l'énergie est devenue l'un des enjeux majeurs de la prochaine élection présidentielle.L'invité partage des chiffres révélateurs : 89% des Français considèrent que la question énergétique sera centrale dans la campagne de 2027, et plus d'un Français sur deux déclare qu'il ne voterait pas pour un candidat proposant de bannir le nucléaire en France. Ce revirement de l'opinion publique s'explique notamment par les récents conflits internationaux, qui ont mis en lumière l'importance de la souveraineté énergétique.Mais l'enjeu n'est plus seulement environnemental, il est aussi économique. La transition écologique doit désormais répondre à un objectif de pouvoir d'achat, avec 27% des Français contraints de renoncer à leurs vacances et 8% de plus devant faire des choix sur leurs dépenses de santé. Pierre-Marie Perrin souligne la nécessité de trouver un équilibre entre ces deux priorités, en favorisant des solutions concrètes et pragmatiques.L'épisode explore également le regain d'intérêt pour le nucléaire, considéré comme la source d'énergie la plus intéressante par 42% des sondés, soit 10 points de plus en un an. Les Français y voient une solution locale, décarbonée et abordable, qui répond à leur préoccupation de souveraineté énergétique. Cependant, les énergies renouvelables restent essentielles et doivent être développées en complément du nucléaire.Enfin, ils abordent la question de la rénovation énergétique des bâtiments, un sujet crucial pour atteindre les objectifs de transition écologique. Pierre-Marie Perrin souligne les défis à relever, comme la nécessité de restaurer la confiance des Français dans les dispositifs d'aide et de lutter contre la fraude.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
06/05/2026 • 10:46
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire nous plonge dans les coulisses d'Axens, un acteur majeur de la transition énergétique en Europe. L'invité du jour, Quentin Debuisschert, PDG de cette entreprise, évoque les défis et les opportunités de ce secteur en pleine mutation.Axens, anciennement spécialisé dans le raffinage pétrolier, a amorcé un virage stratégique vers les technologies vertes. L'ouverture prochaine de leur usine de production de cathodes pour batteries électriques à Saint-Saulve, près de Valenciennes, en est l'illustration parfaite. Le CEO d'Axens explique les enjeux de cette nouvelle activité, qui vise à renforcer la souveraineté européenne dans un domaine où la Chine domine actuellement.Au-delà de la production de ces composants essentiels pour les batteries du futur, l'entreprise s'engage également dans le recyclage des batteries usagées. Un maillon clé pour boucler la boucle de l'économie circulaire des véhicules électriques. Quentin Debuisschert nous dévoile les innovations technologiques qui permettront de récupérer 100% des métaux contenus dans ces batteries, évitant ainsi les importations.L'électrification de l'économie est en marche, et Axens en est l'un des acteurs de premier plan. Bien que les ambitions européennes en matière de réduction des émissions de CO2 soient ambitieuses, L'invité souligne la nécessité d'une transition progressive, avec des objectifs clairs et un soutien public indispensable pour mener à bien ces projets industriels stratégiques.Enfin, le PDG d'Axens ne cache pas que son entreprise reste également active dans le secteur pétrolier, consciente que les carburants issus de la biomasse et le recyclage des plastiques auront aussi un rôle à jouer dans la diversification du mix énergétique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
05/05/2026 • 09:03
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Louis Margueritte, le directeur général de Business France, pour faire le point sur les répercussions de la guerre en Iran sur les entreprises françaises. Alors que sa prise de poste à la tête de Business France coïncide avec le début du conflit au Moyen-Orient, Louis Margueritte explique comment son équipe a dû faire face à de nombreux défis sécuritaires et opérationnels pour assurer la protection de leurs collaborateurs expatriés et le maintien des activités économiques. Malgré un certain attentisme initial, les fondamentaux des relations économiques franco-arabes restent solides, comme en témoigne le maintien d'événements phares tels que Vision Golfe aux Émirats Arabes Unis.Au-delà de cette crise géopolitique, l'invité évoque également les stratégies des entreprises françaises face aux mesures protectionnistes américaines. S'il reconnaît que certains secteurs comme le cognac ou la viticulture ont été durement touchés, il souligne que de nombreuses entreprises ont réussi à répercuter les droits de douane dans leurs prix, préservant ainsi leurs parts de marché aux États-Unis, un marché qu'il qualifie de "profond et liquide".Interrogé sur l'attractivité de la France, il met en avant des atouts majeurs comme la stabilité fiscale et le coût compétitif de l'énergie, notamment grâce au programme nucléaire en cours de développement. Il aborde également les enjeux budgétaires auxquels son organisation fait face, tout en soulignant la nécessité de préserver cet outil d'influence et de puissance économique pour la France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
04/05/2026 • 09:21
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Dominique Anract, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française. Au cœur des discussions, le projet de loi controversé permettant aux boulangeries et fleuristes d'ouvrir et de faire travailler leurs salariés le 1er mai, une décision qui soulève de nombreuses questions.L'invité partage son point de vue sur cette mesure, évoquant à la fois la satisfaction de voir son secteur bénéficier d'un assouplissement, mais aussi les réserves exprimées par le gouvernement, notamment par le ministre Gérald Darmanin. Il explique les enjeux et les défis auxquels font face les boulangeries, tout en soulignant la frustration d'autres commerces, comme les boucheries, qui ne sont pas inclus dans cette exemption.L'invité aborde également la position idéologique de certains acteurs politiques qui s'opposent à l'ouverture des commerces le 1er mai, malgré le volontariat des salariés et la double rémunération. Il souligne l'importance de trouver un équilibre entre les traditions et les réalités économiques, dans un contexte où la population a besoin d'être nourrie, même les jours fériés.Un autre sujet majeur de cet épisode est l'impact de la flambée des prix du pétrole sur le secteur de la boulangerie. Dominique Anract exprime ses inquiétudes face à cette situation, notamment pour les boulangers utilisant encore des fours à gaz ou au fuel, et évoque les pistes de solutions envisagées, comme l'électrification des équipements avec l'aide du gouvernement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
30/04/2026 • 07:54