Episode cover of #4 - Jérémie Beyou, le figariste acharné devenu favori du Vendée Globe

#4 - Jérémie Beyou, le figariste acharné devenu favori du Vendée Globe

Into The Wind

  • 2019-01-31
  • 1 h 06 min

Om det här avsnittet

Jérémie Beyou, c'est d'abord une attitude : la hargne, la grinta, la gnaque, celle d'un combattant, dur au mal, et qui, au fil de plus de deux décennies de voile professionnelle, s'est bâti un palmarès rare. Trois Solitaires du Figaro, un podium sur le Rhum, une victoire dans la Transat Jacques Vabre et dans la Volvo Ocean Race, trois départ de Vendée Globe dont le dernier terminé sur le podium - entre autres performances. A 42 ans, avec beaucoup de simplicité et d'humilité, le skipper de Charal, à la tête, désormais, d'un des projets les plus ambitieux du prochain Vendée Globe, revient sur la construction d'un champion, depuis la baie de Morlaix et les Tourdufs de son enfance, jusqu'aux tours du monde enchaînés ces dernières années avec régularité. Diffusé le 1er février 2019 Générique : In Closing – Days Past  Post-production : Clovis Tisserand  Photo : Gauthier Lebec/Team Charal ----------------- Pour vous abonner à Tip & Shaft, le média des professionnels et des passionnés de voile de compétition, c'est par ici : www.tipandshaft.com/abonnement

Låtar

#93 Denis Horeau, Monsieur le Directeur
Il vit désormais dans les Alpes, face au Mont-Blanc, loin de la mer et du Vendée Globe, qu'il a incarné en tant que directeur de course pendant quatre éditions. Mais à 73 ans, huit années après avoir lâché la barre, Denis Horeau reste un observateur attentif de l'institution qu'est devenu le tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance - l'un de ses plus fins connaisseurs, aussi.Rien, sur le papier, ne le prédestinait à de pareilles fonctions. Fils de médecin installé à Nantes amoureux des bateaux, il passe ses vacances en presqu'île de Guérande avec son frère Michel - dont le fils, Corentin, brille sur de nombreux supports - mais vit le reste de l'année en pension, où il s'ennuie ferme et passe son temps à dessiner des bateaux. Il commence beaucoup d'études mais ne les finit pas, vit en communauté et traverse l'Atlantique une première fois en mode coup de main, avant de plonger dans la vie de convoyeur.Des années 1970, marquées par le voyage, aux années 1980, qui voient les grands multicoques briller, il n'y a qu'un pas que Denis Horeau franchit en participant à La Baule-Dakar, sur un trimaran (l'ex Three Legs of Man), loué sur un coup de tête. Sa carrière de coureur démarre, il multiplie les embarquements avec les plus grands marins, équipier et préparateur recherché, il gagne ainsi entre autres la Course de l'Europe avec Philippe Jeantot en 1985.C'est ce même Jeantot qui vient le chercher pour être le premier directeur de course du premier Vendée Globe Challenge, en 1989. Avec son équipe, il va inventer le métier de directeur de course et mener à bon port cette première circumnavigation au départ de Sables d'Olonne. Il est cependant débarqué par Jeantot lorsqu'il rentre à terre, les deux hommes n'ont pas la même vision du tour du monde.Avec une partie de son équipe - dont Eric Coquerel, désormais président de la commission des finances de l'Assemblée nationale -, Denis Horeau crée en 1992 l'agence de communication Seven Seas, avant d'être nommé directeur de course de la Solitaire du Figaro/ Neuf années de bonheur, avant que Philippe de Villiers, qui a racheté en 2004 le Vendée Globe en difficulté à Philippe Jeantot, ne l'appelle pour être le nouveau directeur de course.De 2004 à 2012, Denis Horeau mettra en musique trois éditions marquées par l'avènement des régatiers, mais s'attachera à conserver l'ADN de la course, pour laquelle il continue à vouer passion et admiration. Il prépare une quatrième édition mais 6 mois avant le départ, en mai 2016, épuisé et en désaccord avec la SAEM Vendée, il préfère jeter l'éponge.Avec une pointe d'amertume, il ne cache pas que les mois qui suivent n'ont pas été faciles : "Tout s'arrête en une fraction de seconde", résume-t-il. Alors Denis Horeau passe à autre chose, lançant un évènement dédié aux solutions environnementales à Annecy, organisant un rassemblement de voiliers classiques sur le lac Léman (Les voiles d'Yvoire)... et s'apprêtant à chroniquer le prochain Vendée Globe sur TV8 Mont-Blanc.Si loin, si près...Diffusé le 5 avril 2024Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire Levillain
138:43 2024-04-05
#92 Gilles Martin-Raget, la classe marseillaise
Gilles Martin-Raget est une légende de la photo de voile. Mais pour autant, vous ne trouverez pas grand-chose sur lui en ligne, à part de nombreuses photos, évidemment. Car l'homme est discret même s'il promène sa silhouette longiligne sur les plans d'eaux depuis plus de 40 ans.Né à Arles - un comble pour un photographe ! -, il plonge, adolescent, dans l'univers maritime par la littérature, comme beaucoup dans ces années 1970 où Moitessier et les autres influencent une génération. C'est à l'université à Montpellier qu'il se met à pratiquer et découvre la régate avant de s'y jeter à corps perdu. On est en Méditerranée, alors il enchaîne les embarquements en équipage sur des maxis - avec, souvent un appareil photo pas loin : le journalisme le titille depuis longtemps.En 1983, le défi français d'Yves Rousset-Rouard recrute pour la Coupe de l'America et les marins qui connaissent les navigations en équipage sur de gros bateaux ne sont pas nombreux : le voilà embarqué dans sa première coupe, d'abord comme coureur et puis, une fois le défi français éliminé, comme journaliste. C'est le début d'une longue passion pour l'aiguière d'argent.Rapidement, sa plume et son regard font mouche, et il enchaîne les couvertures d'évènements, en particulier pour Voiles et voiliers. Il sera de la Coupe, bien sûr, et de toutes les éditions depuis 40 ans, emmenant régulièrement femme et enfants s'installer à l'autre bout du monde. Mais aussi des Jeux Olympiques (3 fois), de la Nioulargue et des Voiles de Saint-Tropez - "la plus belle course du monde" - et aussi, des grandes courses au large (Vendée Globe, Route du Rhum...).Mais s'il a souvent fait la route vers l'Ouest depuis le Sud, Gilles Martin-Raget n'a jamais renoncé à sa Méditerranée, dont il sait lire les couleurs et les lumières mieux que personne, sur l'eau mais aussi à terre. Depuis sa maison marseillaise, on embrasse les rades sud et nord d'un coup d'œil : à portée de téléobjectif, ou presque, les ronds olympiques sont déjà sillonnés par les coureurs de Paris 2024. Pour une fois, Gilles Martin-Raget n'aura pas besoin de faire ses valises...Diffusé le 22 mars 2024Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire Levillain
125:38 2024-03-22
#91 Fabien Delahaye, stakhanoviste discret mais efficace - 2ème partie
Avec ses lunettes rondes et son air de jeune homme de bonne famille, on donnerait facilement le bon Dieu sans confession à Fabien Delahaye. Ses adversaires... un peu moins ! Car à même pas 40 ans, le discret Normand a déjà parcouru un sacré bout de chemin, et souvent en tête de la flotte.Jugez plutôt. Issue d'une famille éloignée de la voile, il découvre la pratique par le biais de l'école. S'ensuivent de longues années de voile légère, en Equipe, en 420 puis en 470, à Ouistreham, où il apprend la rigueur du support olympique. Mais le large le tente pour devenir pro : les études bouclées, il se lance dans les sélections en Mini et en Figaro, avant de monter son propre projet.A 24 ans, il se jette dans le grand bain, et apprend à nager assez vite : 1er bizuth pour sa première saison, vainqueur de la transat AG2R avec Armel Le Cléac'h l'année suivante, 2e de la Solitaire et champion de France pour sa troisième saison ! Les trois saisons suivantes il court sous les couleurs de Skipper Macif, multipliant les places d'honneur, remportant au passage la Transat Jacques Vabre en 2013, avec Sébastien Rogues en Class40.En 2015, saturé de Figaro, il découvre l'Imoca avec Jean-Pierre Dick, qu'il accompagne dans son dernier Vendée Globe. Puis c'est Charles Caudrelier qui le recrute pour analyser la performance de Dongfeng dans la Volvo Ocean Race 2017-2018, remportée par l'équipe franco chinoise. A l'occasion, Fabien Delahaye développe une expertise reconnue en la matière, pour laquelle il est souvent sollicité.Sevré de la vie de marin à terre, il retrouve ensuite le circuit Figaro pour trois saisons, entrecoupées Transat Jacques Vabre en Class40 (2019) ou en Imoca (2021), puis de coaching et d'analyse de performance ; ces saisons denses - parfois plus de 200 jours sur l'eau - sont sa marque de fabrique.A l'image de nombreux figaristes, il s'est engagé depuis 2022 dans un projet Class40, avec Legallais, et un bateau neuf à la clé. Après une Transat Jacques Vabre abrégée pour cause d'avarie, il a remis son plan Lombard à l'eau le dernier jour de février, avant de le convoyer à Lorient en solo depuis Caen, histoire de préparer une saison chargée. Il a promis que cette année, il ne ferait que du Class40. Stakhanoviste, on vous dit !Diffusé le 15 mars 2023Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire Levillain
91:57 2024-03-15
#91 Fabien Delahaye, stakhanoviste discret mais efficace - 1ère partie
Avec ses lunettes rondes et son air de jeune homme de bonne famille, on donnerait facilement le bon Dieu sans confession à Fabien Delahaye. Ses adversaires... un peu moins ! Car à même pas 40 ans, le discret Normand a déjà parcouru un sacré bout de chemin, et souvent en tête de la flotte.Jugez plutôt. Issue d'une famille éloignée de la voile, il découvre la pratique par le biais de l'école. S'ensuivent de longues années de voile légère, en Equipe, en 420 puis en 470, à Ouistreham, où il apprend la rigueur du support olympique. Mais le large le tente pour devenir pro : les études bouclées, il se lance dans les sélections en Mini et en Figaro, avant de monter son propre projet.A 24 ans, il se jette dans le grand bain, et apprend à nager assez vite : 1er bizuth pour sa première saison, vainqueur de la transat AG2R avec Armel Le Cléac'h l'année suivante, 2e de la Solitaire et champion de France pour sa troisième saison ! Les trois saisons suivantes il court sous les couleurs de Skipper Macif, multipliant les places d'honneur, remportant au passage la Transat Jacques Vabre en 2013, avec Sébastien Rogues en Class40.En 2015, saturé de Figaro, il découvre l'Imoca avec Jean-Pierre Dick, qu'il accompagne dans son dernier Vendée Globe. Puis c'est Charles Caudrelier qui le recrute pour analyser la performance de Dongfeng dans la Volvo Ocean Race 2017-2018, remportée par l'équipe franco chinoise. A l'occasion, Fabien Delahaye développe une expertise reconnue en la matière, pour laquelle il est souvent sollicité.Sevré de la vie de marin à terre, il retrouve ensuite le circuit Figaro pour trois saisons, entrecoupées Transat Jacques Vabre en Class40 (2019) ou en Imoca (2021), puis de coaching et d'analyse de performance ; ces saisons denses - parfois plus de 200 jours sur l'eau - sont sa marque de fabrique.A l'image de nombreux figaristes, il s'est engagé depuis 2022 dans un projet Class40, avec Legallais, et un bateau neuf à la clé. Après une Transat Jacques Vabre abrégée pour cause d'avarie, il a remis son plan Lombard à l'eau le dernier jour de février, avant de le convoyer à Lorient en solo depuis Caen, histoire de préparer une saison chargée. Il a promis que cette année, il ne ferait que du Class40. Stakhanoviste, on vous dit !Diffusé le 8 mars 2023Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire Levillain
97:20 2024-03-08
[REDIFF PODIUM] - #50 - Thomas Coville, le marin curieux qui sait faire des phrases - 1ere partie
Exceptionnellement cette semaine, Tip & Shaft vous propose de réécouter à l'occasion de l'arrivée des trois premiers concurrents de l’Arkea Ultim Challenge- Brest, les trois épisodes d'Into The Wind qui leur ont été consacrés. De Charles Caudrelier, grand vainqueur, à Armel Le Cléac’h, troisième, en passant par Thomas Coville, deuxième ; revivez leurs carrières à travers ces épisodes enregistrés le 18 septembre 2018 pour Charles Caudrelier, le 1er avril 2020 pour Armel Le Cléac'h et le 1er janvier 2022 pour Thomas Coville.-- Quand on s'assoit face à lui après avoir installé les micros, on sait qu'on va en avoir pour son argent... et qu'il faut se caler confortablement. Car Thomas Coville, 53 ans, est un marin éclectique, doublé d'un formidable conteur.L'invité idéal, donc, pour fêter ce 50e épisode d'Into The Wind : un épisode exceptionnel en trois parties pour six heures d'interview - avec une pause déjeuner au milieu, rassurez-vous - mais nous n'avons pas vu le temps passer !Thomas Coville, boulimique de la mer et des bateaux, a couru sur presque tous les supports et sur toutes les mers, en plus de trois décennies d'une carrière d'une rare intensité. A part la voile olympique, c'est bien simple, il a touché à tout.Première diffusion le 21 janvier 2022Rediffusé le 1er mars 2024Le Tour de France à la voile ? Il les enchaîne en guise de formation dans les années 1980. Le multicoque ? Il apprend tout avec Laurent Bourgnon. La Coupe de l'America ? Il participe à l'édition 1995 au sein du team de Marc Pajot.En rentrant de San Diego, il réalise un enchaînement impeccable : Trophée Jules Verne avec Olivier de Kersauson (record), Mini Transat quelques mois plus tard (2e), puis Route de l'Or avec Yves Parlier (vainqueur) qui lui confie Aquitaine Innovations pour le Rhum 1998 après sa chute de parapente (vainqueur).C'est là qu'il est recruté par Sodebo pour remplacer Raphaël Dinelli sur l'Imoca vendéen : victoire dans la Transat Jacques Vabre 1999 et Vendée Globe dans la foulée (6e). S'en suivent plus de deux décennies de partenariat qui courent encore.Aux cinq saisons - difficiles - en Orma, succèdent dix années ou presque d'une quête personnelle, celle du Trophée Saint-Exupéry, le record du tour du monde en solitaire "overall", qu'il décroche à sa cinquième tentative, le jour de Noël 2016.Sans parler des "extras", qu'il pratique avec bonheur, des piges sur le Trophée Jules Verne - remporté une seconde fois avec Franck Cammas en 2010 - et sur la Volvo Ocean Race - plusieurs participations, dont une victoire, toujours avec Cammas en 2012.Bilan : 8 tours du monde, 10 passages du cap Horn, une vingtaine de transats... et la liste n'est pas close. Désormais pilote d'Ultime, Thomas Coville vise le Rhum 2022 puis le Tour du monde en solitaire en 2023. Insatiable.Première diffusion le 21 janvier 2022Rediffusé le 1er mars 2024Générique : In Closing – Days PastPost-production : Clovis Tisserand
110:40 2024-03-01
[REDIFF PODIUM] - #15 - Armel Le Cléac'h, de la baie de Morlaix à la victoire dans le Vendée Globe
Exceptionnellement cette semaine, Tip & Shaft vous propose de réécouter à l'occasion de l'arrivée des trois premiers concurrents de l’Arkea Ultim Challenge- Brest, les trois épisodes d'Into The Wind qui leur ont été consacrés. De Charles Caudrelier, grand vainqueur, à Armel Le Cléac’h, troisième, en passant par Thomas Coville, deuxième ; revivez leurs carrières à travers ces épisodes enregistrés le 18 septembre 2018 pour Charles Caudrelier, le 1er avril 2020 pour Armel Le Cléac'h et le 1er janvier 2022 pour Thomas Coville.--C'est l'un des marins-stars de l'époque : double vainqueur de Solitaire du Figaro, double vainqueur de la Transat AG2R et, bien sûr, vainqueur en titre du Vendée Globe, remporté en 2017 à bord de Banque Populaire après une incroyable bagarre avec Alex Thomson.A 42 ans, Armel Le Cléac'h est tout simplement l'un des meilleurs coureurs au large français, issu comme Jérémie Beyou et Nicolas Troussel, de l'incroyable creuset de la baie de Morlaix.Des croisières aux Scillys de son enfance à sa Transat Jacques Vabre 2019 avec Clarisse Crémer, en passant par 2018, année noire soldée par un chavirage puis la perte de son trimaran géant, l'enfant de Saint-Pol-de-Léon passe en revue - sans langue de bois et en détail - un parcours au plus haut niveau.Un moment très rate : plus de 2 heures de conversation avec un immense champion...Première diffusion le 1er avril 2020Rediffusé le 1er mars 2024Générique : In Closing – Days PastPost-production : Clovis Tisserand-----------------Pour vous abonner à Tip & Shaft, le média des professionnels et des passionnés de voile de compétition, c'est par ici : www.tipandshaft.com/abonnement
133:27 2024-03-01
[REDIFF PODIUM] - #1 - Charles Caudrelier, de la baie de La Forêt à la Volvo
Exceptionnellement cette semaine, Tip & Shaft vous propose de réécouter à l'occasion de l'arrivée des trois premiers concurrents de l’Arkea Ultim Challenge- Brest, les trois épisodes d'Into The Wind qui leur ont été consacrés. De Charles Caudrelier, grand vainqueur, à Armel Le Cléac’h, troisième, en passant par Thomas Coville, deuxième ; revivez leurs carrières à travers ces épisodes enregistrés le 18 septembre 2018 pour Charles Caudrelier, le 1er avril 2020 pour Armel Le Cléac'h et le 1er janvier 2022 pour Thomas Coville.-- Les marins français qui peuvent aligner deux victoires dans la Volvo Ocean Race sur leur CV ne sont pas légion ; ceux qui peuvent prétendre être montés sur le podium lors des trois dernières éditions encore moins ; et un seul d'entre eux peut se targuer d'ajouter une Solitaire du Figaro et plusieurs Transat Jacques Vabre à son palmarès : il s'appelle Charles Caudrelier.A 44 ans, le skipper de Dongfeng Race Team vient de consacrer une décennie à courir l'exigeante Volvo Ocean Race, couronnée par une incroyable victoire sur le fil en juin dernier à la barre du bateau chinois.Pour ce premier numéro d'Into The Wind, il revient longuement sur son parcours, depuis ses premiers bords en baie de la Forêt, jusqu'à l'option victorieuse au large des côtes du Danemark, cet été. Un entretien plein d'anecdotes et de révélations, où Charles Caudrelier, désormais star en Chine, ne fait pas mystère de son envie de retourner au solitaire.Première diffusion le 18 septembre 2018Rediffusé le 1er mars 2024Générique : In Closing – Days PastPost-production : Clovis Tisserand -----------------Pour vous abonner à Tip & Shaft, le média des professionnels et des passionnés de voile de compétition, c'est par ici : www.tipandshaft.com/abonnement
82:22 2024-03-01
#90 Daniel Souben, tout pour la compétition
Il le dit très simplement : "Moi, ce qui m'intéresse, c'est la compétition". Toute sa vie, ou presque, Daniel Souben, 63 ans, n'a cherché qu'une chose : aller plus vite que le voisin. Forcément, après plus de cinq décennies de régates, ça vous pose un homme ; discret et peu connu du grand public, le Vannetais né en pays bigouden est une figure du milieu, très respectée de ses pairs.Cette passion, elle débute dès le plus jeune âge, grâce à un père passionné, et un frère qui devient naturellement l'équipier. A l'âge où l'on pratique l'Optimist, il est déjà en 420, écume les régates locales dès ses 10 ans, titille le haut des classements alors qu'il est encore ado, et les premiers podiums nationaux et mondiaux arrivent alors qu'il n'a pas 18 ans. C'est parti pour une longue carrière dans la voile olympique, en 470, d'abord, en Tornado ensuite.La sélection pour les JO se refusera à lui, mais il sait se diversifier : dès la fin des années 1980, les coureurs au large en multicoque viennent chercher les marins de l'olympisme, appréciés pour leur finesse de barre et leur rigueur. Souben est de ceux-là : sur Jet Services, puis avec Laurent Bourgnon sur Primagaz.Pendant ce temps, il n'oublie pas qu'il est prof de gym en disponibilité : à la fin des années 1980, il est sollicité par un groupe de très jeunes marins qui veulent faire du catamaran de sport, alors que la filière jeune est inexistante. Il lance avec eux la Cataschool et les fait grandir : les frères Morvan, Matthieu Vandame, son fils Matthieu Souben, Arnaud Jarlegan, Gurvan Bontemps font tous de très belles carrières dans la voile, au plus haut niveau.Au début des années 2000, il devient enfin professionnel en passant chez Banque Populaire, dont il structure l'équipe Orma, avant de travailler avec Franck Cammas puis Jean-Luc Nélias. Il rencontre ensuite Géry Trentesaux, qui lui demande d'organiser une équipe gagner le Tour de France à la voile. Daniel Souben, qui n'a pas couru en monocoque depuis le 470, se met à la tâche avec méthode et professionnalisme : ce sera l'aventure Courrier Dunkerque, soldée par trois victoires dans le TFV entre 2008 et 2014.En 2015, il pose sac à terre, mais son savoir-faire reste demandé : il coache et route nombre de marins - Erwan Le Roux, Yann Eliès, Sébastien Rogues (qui gagne la Transat Jacques Vabre avec son fils Matthieu en 2021) - et prend, en 2022, la tête d'Orlabay, le centre d'entraînement de La Trinité-sur-Mer. Avec toujours les mêmes objectifs : être devant, et transmettre.Diffusé le 16 février 2023Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire Levillain
123:49 2024-02-16
#89 Thibaut Vauchel-Camus, plusieurs coques, sinon rien !
Diffusé le 2 février 2023Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire Levillain
184:04 2024-02-02
#88 Alex Pella, l'Espagnol qui parlait... breton !
Ils sont quelques marins espagnols à être recherchés pour leurs talents de navigateur ; mais dans le club fermé des coureurs au large ibères admis chez les Frenchies, Alex Pella est le premier d'entre eux. Sans doute parce qu'il parle un français parfait, hérité de sa famille maternelle ; aussi parce qu'il a l'enthousiasme contagieux ; et surtout parce qu'il excelle dans le métier, en solo, en double et en équipage...Barcelonais bercé par la mer en famille, il commence, à la vingtaine, par être préparateur de Figaro à la fin des années 1990 et découvre la Bretagne, pas encore le centre du monde de la course au large. : toute sa carrière il alternera entre séjour "là-haut", comme il dit, et préparation de ses projets sur les rives de la Méditerranée. "Maintenant, je suis mi-espagnol, mi-breton !" rigole-t-il.Il fait ses armes sur les Mini Transats (2003, 2005, 2007) se faisant rapidement remarquer, multipliant les embarquements sur tout ce qui navigue - une de ses marques de fabrique. Il ne met pas longtemps à passer en Class40 puis en Imoca, avec, notamment une 5e place sur la Barcelona World Race en 2011.Mais c’est sa victoire magistrale sur la Route du Rhum en Class40, en 2014, avec un projet 100% espagnol, qui le fait changer de catégorie. Francis Joyon, Sidney Gavignet, Lalou Roucayrol l'appellent - il est de l'équipage d'Idec qui tourne autour de la planète en à peine plus de 40 jours en 2017. Insatiable, il enchaîne ensuite avec - entre autres - Soldini sur Maserati, avec Le Blévec sur Actual, Pilliard sur UseItAgain...A 51 ans , l'équipier très recherché s'est trouvé un nouveau projet depuis l'an dernier : le sien. Il a racheté l'ex  Club Med, catamaran de 33 mètres vainqueur de The Race en 2000. Objectif : boucler  à l'hiver 2025 en 100 jours le trophée océanique Elcano, du nom du capitaine qui termina le voyage de Magellan, premier tour du monde à la voile recensé, contre les vents et les courants, voilà plus de 500 ans. "C'est dingue, c'est le tour du monde originel, et il est à l'envers ! Je me suis dit tout de suite que c'était pour moi."Diffusé le 19 janvier 2023Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire Levillain
160:04 2024-01-19