Si elle s’élabore au coeur de Paris, la musique de Catapult The Rhino trouve plutôt son inspiration sous le soleil californien, quelque part entre la fraîcheur de la côte et la chaleur du désert. Loin d’imiter ceux qui les influencent (Queens Of The Stone Age, Rage Against The Machine, Wallace Vanborn), le groupe livre son propre son : un rock alternatif aux accents stoner, qui mêle guitares saturées et rythmes massifs, mélodies dynamiques et crépusculaires, le tout mené par une voix puissante et animée.
« Sans jamais tomber dans la caricature, qui pour certains semble inévitable dès que l’on parle de stoner, le groupe parvient à sortir des sentiers balisés. Ici, les références sont bien plus subtiles et diverses [...] Catapult The Rhino sait aussi s’aventurer vers des sonorités et
des constructions plus expérimentales sans jamais laisser l’auditeur sur le côté. Un groupe prometteur et ultra rafraîchissant. »
La Grosse Radio
En dix ans d’existence Catapult The Rhino n’a eu de cesse d’affiner son identité musicale. Plutôt Diesel que Sans-plomb, le quatuor avance à son rythme : avec patience et passion. En 2018 le groupe sortait un premier EP, discret mais bien accueilli. Dans cette continuité,
T(h)en (nouvel EP réalisé et mixé par Léonard Mule au Studio du Poisson Barbu), se veut plus abouti et mature. Les textes sont davantage personnels, certains témoignent notamment de leur expérience, à la fois fragile et grisante, comme groupe indépendant de la scène
parisienne. La musique, elle, invite à une virée en voiture sur une route déserte, soleil couchant et fenêtres ouvertes. Une virée en Shelby Van plutôt qu’en Ford Mustang donc.