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Luidji

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Biographie

Aujourd’hui, Luidji a vingt-deux ans. Passé par La Courneuve avant d’atterrir dans le sud-ouest parisien, il a déjà bien bourlingué et croisé suffisamment de bras cassés pour connaitre la valeur de son entourage actuel. Son histoire, c’est celle d’un ex-ado’ qui a bouffé du rap, en commençant par ceux qui étaient bastonnés à la radio : Eminem, 50 Cent ou Snoop Dogg. Une vraie éponge qui a exploré les profondeurs de Kazaa avant de creuser son propre sillon. Et commencé à gratter ses premiers textes, pour les poser vers quinze-seize ans. Un premier SkyBlog avec quelques morceaux suivis d’un paquet de retours enthousiastes ont servi de détonateur. Débordant de motivation, il sort en septembre 2009 sa première mixtape : Freshness. Un projet qui pose les fondations. Entièrement composé d’instrumentaux issus de Face B, il dévoile plusieurs titres majeurs, notamment "Nympho". Mais surtout, Freshness décuple ses envies. Et Luidji passe la vitesse supérieure. Poussé par l’émulation de son collectif - La Capsule, avec notamment Dinos Punchlinovic, Beeby Packman et Tuerie Balboa – il passe peu après par la Draft des Rap Contenders. Une nouvelle étape et une nouvelle épreuve qui serviront d’accélérateur. Avec ses bonnes et ses mauvaises rencontres, ces scènes vont aiguiser un peu plus son ambition. Au même titre que le projet 2012, enregistré en 48 heures et accouché dans l’urgence, après sept jours d’écriture et deux nuits blanches. Ambitieux, mais toujours humble, concentré mais toujours prêt à s’éclater des splifs avec les potes, Luidji a les pieds bien sur terre. Et une idée très précise d’où il veut aller. Son troisième projet, Station 999, lance une nouvelle ère. Il vient consacrer plus d’une année et demie à charbonner entre ombre et lumière, il a désormais le bon entourage : un collectif débordant de promesses (La Capsule), un nouveau label (Haussmann & Miller) et quelques figures reconnues dans l’image et la production. Une équipe qu’il écoute avec attention mais qui ne changera pas sa conception de la musique. Une musique qu’il conçoit "à l’instinct, sans copier ses références mais en restant aussi fidèle que possible à ses convictions". Inspiré par les valeurs sûres - Drake, Booba , Jay-z ou Kanye West - Luidji n’aime pas les étiquettes. Posé, il explique tranquillement : "ça ne m’intéresse pas de faire quinze morceaux linéaires, avec le même style, les mêmes thèmes, j’aime bien donner des directions différentes. Je fais la musique comme je la kiffe". Et quand on lui demande de ressortir spontanément un morceau de cet album, il cite volontiers "Guerre Froide". Un morceau mi-chanté, mi- rappé, qui transpire le vécu. Porté par un éclectisme certain, Station 999 est un savant mélange entre spontanéité et travail. Une approche en phase avec ses albums de chevets. Ceux dont il explique la réussite très simplement : "la réussite d’un album, c’est quand la moitié des morceaux ont été écrits tellement spontanément que ça en devient imparable". Station 999 reste fondamentalement son projet. Le plus abouti… et le plus spontané. Toujours en quête de nouveautés, Luidji veut prendre de l’avance, apporter du neuf et changer quelque chose. On vous affranchit de la formule foireuse "d’album de maturité", ça fait un moment qu’il est bien mature.