Episode cover of #23 Christian Le Pape, le prof d'EPS devenu éleveur de champions

#23 Christian Le Pape, le prof d'EPS devenu éleveur de champions

Into The Wind

  • 07/11/2020
  • 2 h 16 min

Résumé de l'épisode

Christian Le Pape se serait bien vu comme nombre de ses copains de la baie de la Forêt dans les années 1980 - les Le Cam, Jourdain, Guillemot - devenir coureur à plein temps. Mais la vie de saltimbanque sans statut qui allait avec ne l'emballait pas trop et il a préféré devenir prof de gym. De ce choix cornélien de sa jeunesse, le Finistérien gardera une trace qui l'amènera, en 1990, a créer une structure qui va profondément transformer et organiser la voile de compétition en France : le Pôle Finistère Course Au Large de Port-La-Forêt. Trois décennies plus tard, Christian Le Pape, 61 ans, raconte dans cet épisode le cheminement qui amène des marins - qui, longtemps, ont préféré investir dans le matériel - vers l'entraînement et la professionnalisation de leur pratique. Trente années passées à survoler les podiums et à se construire un palmarès incroyable, d'abord en Figaro (la Solitaire n'a pas échappé depuis 2002 à un coureur du pôle) puis en Imoca (idem pour le Vendée Globe depuis 2000-2001), qui font de Portlaf', comme on dit, une référence en or massif de la course au large. L'ex prof d'EPS n'occulte pas les difficultés, les discussions, les dissensions sur la route du succès mais évoque aussi le chercheur de pépites qu'il est, ayant détecté tour à tour Franck Cammas, Armel Le Cléac'h, François Gabart, Sébastien Simon. Plus de 2 heures d'émission pour découvrir comment fonctionne, non pas la Star Ac' de la voile, comme on a pu parfois appeler le Pôle, mais plutôt le Harvard de la course au large ! Diffusé le 7 novembre 2020 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Clovis Tisserand ----------------- Pour vous abonner à Tip & Shaft, le média des professionnels et des passionnés de voile de compétition, c'est par ici : www.tipandshaft.com/abonnement

Titres

#68 Giancarlo Pedote, passion, détermination et engagement à l'italienne
Sa première rencontre avec la mer, elle passe par le planning... en planche en voile. A 14 ans, sur la plage du camping du Golfe de Follonica où il passe ses vacances en famille, Giancarlo Pedote, 47 ans aujourd'hui, découvre l'adrénaline de la glisse mais n'envisage pas encore de prendre le large : "La voile, c'est pour les mecs qui n'ont pas le physique." Et il vit à Florence, dans un milieu modeste : son trop-plein d'énergie passe dans les sports de combat, jusqu'à son bac, où il devient moniteur de planche - enfin libre. Un matin, il doit remplacer au pied levé un collègue qui encadre des dériveurs : passé le fiasco de la première journée, il devient moniteur de voile, et navigue de plus en plus, tout en se lançant dans des études de philosophie. Bientôt ce sont les premiers convoyages, les premiers skippages et les premières régates qui lui permettent d'assouvir son goût du sport et de la compétition. Très vite, au début des années 2000, tout juste diplômé de la fac de philo, il devient équipier professionnel. Au même moment, il découvre la Transat Jacques Vabre et la Mini-Transat gagnée cette année-là par Yannick Bestaven. La Mini devient son objectif. Il lui faudra 7 années avant d'y parvenir, d'abord en série (en 2009) puis en proto (en 2013), sous les couleurs de Prysmian. C'est à ce moment-là qu'il s'installe à Lorient, où il vit encore aujourd'hui. Après sa brillante mais décevante 2e place sur la Mini 2013 en proto, Giancarlo enchaîne les victoires et les titres de Velista dell'Anno. Sa carrière s'accélère, il participe à la Route du Rhum 2014 en Class40, gagne la Transat Jacques Vabre avec Erwan Le Roux en Multi50, goûte à l'Imoca en 2017 et attaque son objectif suivant : le Vendée Globe. Il rachète l'ancien Virbac-Paprec en 2018 et va enchaîner les courses, toujours soutenu par Prysmian jusqu'au dernier Vendée Globe, où il décroche une splendide 8e place. A l'arrivée, il sait déjà qu'il va repartir, avec le même bateau, qu'il va faire évoluer chaque hiver d'ici 2024. Toujours avec la même méthode, faite d'une incroyable détermination, d'une passion sans faille et d'un engagement de tous les instants. A l'image de cet épisode de 2h, où le marin italien s'exprime avec franchise et recul, sans rien cacher des difficultés et des bonheurs que procurent les courses à la voile. Diffusé le 27 janvier 2023 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain
128:39 27/01/2023
#67 Franck Cammas, marin insatiable - 2e partie
On l'avait laissé, en mai 2019, à la fin de l'enregistrement de l'épisode 6 d'Into The Wind, sur une petite frustration : celle d'avoir balayé en une poignée de minutes un monument du sport français - la victoire de Groupama dans la Volvo Ocean Race 2011-2012 - et un autre sommet du sport auquel peu de coureurs au large se sont attaqués : la Coupe de l'America. Mais Franck Cammas - à l'époque fraîchement nommé coskipper du Gitana Team - était attendu pour une réunion et nous avions déjà largement dépassé l'horaire prévu... Un peu moins de trois ans plus tard, la carrière de l'Aixois a continué, toujours aussi riche : après trois saisons où il a tout gagné avec Charles Caudrelier à bord de l'Ultim Edmond de Rothschild, il a repris sa liberté, même s'il est de l'équipage en standby pour une tentative de Trophée Jules Verne. Deux dossiers d'envergure sont sur son bureau : sa collaboration avec le Charal Sailing Team pour la conception et le développement de Charal 2 de Jérémie Beyou, avec qui il participera à la prochaine Transat Jacques Vabre, et son implication dans le défi français pour la 37e Coupe de l'America mené par Stéphane Kandler et Bruno Dubois, qui, si elle n'est pas officielle, est corroborée par de nombreuses sources. Il n'en fallait pas moins pour qu'on lui propose de s'asseoir quelques heures en plein hiver pour creuser les sujets survolés trop vite lors de notre premier enregistrement et s'attarder sur sa nouvelle vie de "freelance" lui qui, pour la première fois depuis deux décennies, n'est plus au centre d'un projet. Et on n'a pas été déçu : 3 heures de discussion denses et détaillées, où l'on plonge avec lui dans les arcanes de la technique, de l'humain et de la gestion de projet au plus haut niveau. Passionnant !  Diffusé le 20 janvier 2023 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain
94:56 20/01/2023
#67 Franck Cammas, marin insatiable - 1ère partie
On l'avait laissé, en mai 2019, à la fin de l'enregistrement de l'épisode 6 d'Into The Wind, sur une petite frustration : celle d'avoir balayé en une poignée de minutes un monument du sport français - la victoire de Groupama dans la Volvo Ocean Race 2011-2012 - et un autre sommet du sport auquel peu de coureurs au large se sont attaqués : la Coupe de l'America. Mais Franck Cammas - à l'époque fraîchement nommé coskipper du Gitana Team - était attendu pour une réunion et nous avions déjà largement dépassé l'horaire prévu... Un peu moins de trois ans plus tard, la carrière de l'Aixois a continué, toujours aussi riche : après trois saisons où il a tout gagné avec Charles Caudrelier à bord de l'Ultim Edmond de Rothschild, il a repris sa liberté, même s'il est de l'équipage en standby pour une tentative de Trophée Jules Verne. Deux dossiers d'envergure sont sur son bureau : sa collaboration avec le Charal Sailing Team pour la conception et le développement de Charal 2 de Jérémie Beyou, avec qui il participera à la prochaine Transat Jacques Vabre, et son implication dans le défi français pour la 37e Coupe de l'America mené par Stéphane Kandler et Bruno Dubois, qui, si elle n'est pas officielle, est corroborée par de nombreuses sources. Il n'en fallait pas moins pour qu'on lui propose de s'asseoir quelques heures en plein hiver pour creuser les sujets survolés trop vite lors de notre premier enregistrement et s'attarder sur sa nouvelle vie de "freelance" lui qui, pour la première fois depuis deux décennies, n'est plus au centre d'un projet. Et on n'a pas été déçu : 3 heures de discussion denses et détaillées, où l'on plonge avec lui dans les arcanes de la technique, de l'humain et de la gestion de projet au plus haut niveau. Passionnant !  Diffusé le 13 janvier 2023 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain
81:36 13/01/2023
[REDIFFUSION] - #49 - Bruno Troublé, la Coupe pour la vie
Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de ré-écouter le deuxième épisode d'Into The Wind le plus suivi de l'année 2022. Votre podcast revient dans son format habituel vendredi prochain, le 13 janvier. D'ici là, toute l’équipe de Tip & Shaft vous souhaite une très bonne année 2023 ! C'est l'histoire d'une révélation. Celle qu'a connue, à même pas 18 ans, Bruno Troublé, dans les locaux du New York Yacht-Club, en plein Manhattan, en découvrant la Coupe de l'America qui y trônait alors dans une vitrine. Nous sommes en 1963, et le jeune Troublé, dernier rejeton d'une famille versaillaise, promis, comme les trois générations précédentes, à la robe d'avocat, tombe raide dingue de la Cup et se jure d'y participer. Fou de bateau depuis l'enfance, il délaisse rapidement le droit pour se consacrer à la régate qu'il a appris dans le fief familial d'Antibes et sur la Seine. Plutôt doué - vice-champion du monde junior de 505 -, il est sélectionné pour les Jeux de Mexico en 1968 qu'il termine 6e avec Bertrand Chéret en Flying Dutchman. Il candidate auprès de baron Bich - fondateur de Bic - qui monte le premier défi français pour la Coupe de l'America 1970, sans succès, retourne aux JO en 1976 (7e en Soling avec Patrick Haegli) et parvient finalement à embarquer pour la Coupe de 1980 sur France 3 qu'il mène en finale des challengers. Le baron est la "rencontre de sa vie". Une vie, qui va définitivement basculer du côté de la Coupe en 1983, où, toujours barreur du défi français, il parvient à convaincre Henry Racamier, le patron de Louis Vuitton, de financer les sélections des challengers de l'America's Cup. C'est le début d'un long compagnonage qui verra Bruno Troublé devenir au fil des années et des éditions un personnage incontournable et influent de la Coupe - seul français jamais intronisé au Hall of Fame du pichet en argent. Même lorsque Vuitton se retirer de la Coupe, en 2007. A 76 ans, il était encore consultant en Nouvelle Zélande sur la Prada Cup en 2021. Mais la vie de Bruno Troublé ne se résume pas au plus vieux trophée sportif du monde : à côté de cette grande passion, il continuera à régater, vendra des Dufour après avoir été journlaiste à Bateaux dans ses jeunes années, fera de la Windglider la planche des JO de Los Angelès - en s'appuyant sur... les Russes -, fondera une société d'évènementiel (Jour J), organisera le Tour de France à la voile, convertira Lindsay Owen Jones, le patron de L'Oréal, à la voile, s'impliquera dans la voile classique... Six décennies de passion vélique, passée au milieu d'une incroyable galerie de personnages, que cet épisode de 2h10 ne suffit pas à balayer. On attend avec impatience  les mémoires de celui qui se surnomme lui-même le "Papy de la Coupe" !
129:15 06/01/2023
[REDIFFUSION] - #50 - Thomas Coville, le marin curieux qui sait faire des phrases - 1ère partie
Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de ré-écouter l'épisode d'Into The Wind le plus suivi de l'année 2022. Votre podcast revient dans son format habituel le vendredi 13 janvier. D'ici là, toute l’équipe de Tip & Shaft vous souhaite une très bonne année 2023 ! Quand on s'assoit face à lui après avoir installé les micros, on sait qu'on va en avoir pour son argent... et qu'il faut se caler confortablement. Car Thomas Coville, 53 ans, est un marin éclectique, doublé d'un formidable conteur. L'invité idéal, donc, pour fêter ce 50e épisode d'Into The Wind : un épisode exceptionnel en trois parties pour six heures d'interview - avec une pause déjeuner au milieu, rassurez-vous - mais nous n'avons pas vu le temps passer ! Thomas Coville, boulimique de la mer et des bateaux, a couru sur presque tous les supports et sur toutes les mers, en plus de trois décennies d'une carrière d'une rare intensité. A part la voile olympique, c'est bien simple, il a touché à tout. Le Tour de France à la voile ? Il les enchaîne en guise de formation dans les années 1980. Le multicoque ? Il apprend tout avec Laurent Bourgnon. La Coupe de l'America ? Il participe à l'édition 1995 au sein du team de Marc Pajot. En rentrant de San Diego, il réalise un enchaînement impeccable : Trophée Jules Verne avec Olivier de Kersauson (record), Mini Transat quelques mois plus tard (2e), puis Route de l'Or avec Yves Parlier (vainqueur) qui lui confie Aquitaine Innovations pour le Rhum 1998 après sa chute de parapente (vainqueur). C'est là qu'il est recruté par Sodebo pour remplacer Raphaël Dinelli sur l'Imoca vendéen : victoire dans la Transat Jacques Vabre 1999 et Vendée Globe dans la foulée (6e). S'en suivent plus de deux décennies de partenariat qui courent encore. Aux cinq saisons - difficiles - en Orma, succèdent dix années ou presque d'une quête personnelle, celle du Trophée Saint-Exupéry, le record du tour du monde en solitaire "overall", qu'il décroche à sa cinquième tentative, le jour de Noël 2016. Sans parler des "extras", qu'il pratique avec bonheur, des piges sur le Trophée Jules Verne - remporté une seconde fois avec Franck Cammas en 2010 - et sur la Volvo Ocean Race - plusieurs participations, dont une victoire, toujours avec Cammas en 2012. Bilan : 8 tours du monde, 10 passages du cap Horn, une vingtaine de transats... et la liste n'est pas close. Désormais pilote d'Ultime, Thomas Coville vise le Rhum 2022 puis le Tour du monde en solitaire en 2023. Insatiable.
110:27 30/12/2022
#66 Fred Le Peutrec, par amour du multicoque - 2e partie
C'est l'histoire d'une passion unique : celle de la vitesse et des sensations qu'elle procure, sur deux ou trois coques - au moins. Fred Le Peutrec a consacré sa vie aux multis et uniquement à eux. Il n'y a guère qu'à ses débuts, sur la grande plage de Houat - paradis des vacances d'été du jeune Parisien qu'il est alors - qu'il fréquente un monocoque, un 485 qu'il découvre en autodidacte. Avec son bateau suivant, un Dart 18, il découvre le cata de sport et s'embarque dans une longue idylle, qui le mène au Tornado, puis en équipe de France et à trois campagnes olympiques, dont l'une aboutit aux JO d'Atlanta en 1996, qu'il termine 6e avec Franck Citeau. Qui dit fréquentation exclusive du multicoque ne veut pas pour autant dire voile légère uniquement. Très tôt, Fred Le Peutrec embarque au large, où sa finesse de barre fait merveille auprès de Bruno Peyron et de Jean Maurel, puis, à partir de 1996, avec Loïck Peyron. Il sera un pilier de Fujicolor II qui domine l'Orma, avant de se lancer dans un nouveau Graal, les tours du monde - toujours en multicoque, bien sûr. Vainqueur de The Race sur Club Med en 2001, il devient skipper de Bayer Cropscience à son retour, passe ensuite chez Gitana avant d'entrer chez Groupama où il participe à toute la mise au point du légendaire Groupama 3, qui décroche le Trophée Jules Verne en 2010. Il passe ensuite chez Banque Populaire où il accroche un nouveau trophée Jules Verne à sa boutonnière. Bloqué à terre dans l'attente d'une greffe de rein - qu'il vivra en 2017 -, il s'investit dans le circuit D35 sur le lac Léman, puis suit la construction des TF35 et du Multi50 Ciela Village, et n'oublie jamais de naviguer, avec le Maserati de Giovanni Solidini, en ce moment. Par amour de la vitesse, des bateaux et du voyage Diffusé le 23 décembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain
82:47 23/12/2022
#66 Fred Le Peutrec, par amour du multicoque - 1ère partie
C'est l'histoire d'une passion unique : celle de la vitesse et des sensations qu'elle procure, sur deux ou trois coques - au moins. Fred Le Peutrec a consacré sa vie aux multis et uniquement à eux. Il n'y a guère qu'à ses débuts, sur la grande plage de Houat - paradis des vacances d'été du jeune Parisien qu'il est alors - qu'il fréquente un monocoque, un 485 qu'il découvre en autodidacte. Avec son bateau suivant, un Dart 18, il découvre le cata de sport et s'embarque dans une longue idylle, qui le mène au Tornado, puis en équipe de France et à trois campagnes olympiques, dont l'une aboutit aux JO d'Atlanta en 1996, qu'il termine 6e avec Franck Citeau. Qui dit fréquentation exclusive du multicoque ne veut pas pour autant dire voile légère uniquement. Très tôt, Fred Le Peutrec embarque au large, où sa finesse de barre fait merveille auprès de Bruno Peyron et de Jean Maurel, puis, à partir de 1996, avec Loïck Peyron. Il sera un pilier de Fujicolor II qui domine l'Orma, avant de se lancer dans un nouveau Graal, les tours du monde - toujours en multicoque, bien sûr. Vainqueur de The Race sur Club Med en 2001, il devient skipper de Bayer Cropscience à son retour, passe ensuite chez Gitana avant d'entrer chez Groupama où il participe à toute la mise au point du légendaire Groupama 3, qui décroche le Trophée Jules Verne en 2010. Il passe ensuite chez Banque Populaire où il accroche un nouveau trophée Jules Verne à sa boutonnière. Bloqué à terre dans l'attente d'une greffe de rein - qu'il vivra en 2017 -, il s'investit dans le circuit D35 sur le lac Léman, puis suit la construction des TF35 et du Multi50 Ciela Village, et n'oublie jamais de naviguer, avec le Maserati de Giovanni Solidini, en ce moment. Par amour de la vitesse, des bateaux et du voyage Diffusé le 16 décembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain
104:06 16/12/2022
[REDIFFUSION] - #40 - Jean-Baptiste Bernaz, Marin de l'année 2022 : le Laser dans la peau !
Cette semaine, Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de réécouter le 40e épisode d’Into The Wind, enregistré en juillet 2021 avec Jean-Baptiste Bernaz. A l'époque, le patron du Laser français s'apprêtait à s'envoler pour les Jeux de Tokyo, avec beaucoup d'ambition. La 6e place qu'il y décroche ne l'a évidemment pas satisfait, et il a très vite décidé de repartir pour une cinquième olympiade. Preuve qu'à 35 ans, le Varois a toujours aussi faim, il est entré dans la légende en devenant le premier Français à remporter le titre mondial en mai au Mexique ! Un exploit unique qui fait de lui le Marin de l'année 2022 ! Ils ne sont pas nombreux, les athlètes français à participer à leurs quatrièmes Jeux Olympiques consécutifs : à 34 ans, Jean-Baptiste Bernaz fait partie de ce club fermé. Depuis près de 15 ans, le Varois règne sur le Laser français, leader indéboulonnable du support. Passé par l’optimist et, très tôt, accro au dériveur en solitaire le plus diffusé au monde, Jean-Baptiste Bernaz commence fort avec des titres mondiaux et européens en jeune. Avant de venir concurrencer rapidement les coureurs en place. A 21 ans, il est sélectionné pour les JO de Pékin, où il se classe 8e, très déçu. Mais il a compris que seuls les Jeux peuvent procurer des émotions aussi fortes – une vraie drogue. Son histoire olympique ne fait donc que commencer : sans concurrence en France, il enchaîne les PO pour Londres 2012 (10e) et Rio 2016, multipliant, en cours de route les titres nationaux en Laser et en match-racing. Pour cette olympiade brésilienne, il change d’entraîneur et monte en puissance : 6e au championnat du monde en 2014, vainqueur du test-event en 2015, il s’entraîne avec Robert Scheidt, la légende brésilienne, décrochant l’argent au Mondial 2016 puis une 5e place aux Jeux. “Frustré de fou“, il prend le temps de réfléchir, navigue sur d’autres supports, mais repart pour une nouvelle campagne avec une envie de revanche à Tokyo. Toujours au sommet – il gagne 6 manches sur 12 au Mondial de Melbourne en 2019 ! – il change d’entraîneur au milieu de la pandémie et se présente au Japon avec des ambitions dorées. Près de 2 heures d’entretien, pendant lesquelles Jean-Baptiste Bernaz raconte avec franchise les coulisses de la vie de coureur olympique, les joies, les doutes, et, surtout la détermination et l’engagement que réclame le plus haut niveau mondial. Diffusé le 16 juillet 2021 Rediffusé le 2 décembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain
111:22 02/12/2022
[REDIFFUSION] - #01 - Charles Caudrelier, de la baie de La Forêt à la Volvo
Cette semaine, Tip & Shaft vous propose d'écouter ou de réécouter le tout premier épisode d'Into The Wind, enregistré en septembre 2018, dont l'invité était celui qui, quatre ans plus tard, s'est imposé mercredi en Ultim sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en moins de 7 jours, Charles Caudrelier. Ce dernier, qui n'avait alors pas intégré le Gitana Team, sortait tout juste d'une victoire au bout du suspense sur la Volvo Ocean Race à la tête de l'équipage de Dongfeng Race Team. Depuis, son palmarès s'est étoffé, avec, entre autres, la Brest Atlantiques en 2019, le Fastnet et la Transat Jacques Vabre en 2021, la Finistère Atlantique et le Rhum cette année... Les marins français qui peuvent aligner deux victoires dans la Volvo Ocean Race sur leur CV ne sont pas légion ; ceux qui peuvent prétendre être montés sur le podium lors des trois dernières éditions encore moins ; et un seul d'entre eux peut se targuer d'ajouter une Solitaire du Figaro et plusieurs Transat Jacques Vabre à son palmarès : il s'appelle Charles Caudrelier. A 44 ans, le skipper de Dongfeng Race Team vient de consacrer une décennie à courir l'exigeante Volvo Ocean Race, couronnée par une incroyable victoire sur le fil en juin dernier à la barre du bateau chinois. Pour ce premier numéro d'Into The Wind, il revient longuement sur son parcours, depuis ses premiers bords en baie de la Forêt, jusqu'à l'option victorieuse au large des côtes du Danemark, cet été. Un entretien plein d'anecdotes et de révélations, où Charles Caudrelier, désormais star en Chine, ne fait pas mystère de son envie de retourner au solitaire. Diffusé le 18 septembre 2018 Rediffusé le 18 novembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain
82:01 18/11/2022
#65 Jean Le Cam, une vie pour la course - 2e partie
Faut-il vraiment présenter Jean Le Cam ? Faut-il tenter de résumer une carrière débutée en 1978... et toujours en cours, 44 ans plus tard ? Devenu une véritable rock star adulée du grand public sur le tard, le Roi Jean, qui a fini par admettre son surnom, est une légende, tout simplement. Quel marin peut se targuer d'avoir gagné trois fois la Solitaire, navigué sur Pen Duick VI avec Tabarly, avoir été sauvé par Vincent Riou puis sauvé Kevin Escoffier, et préparer une sixième participation consécutive au Vendée Globe ? A l'âge où le Français moyen profite de la retraite, lui envisage tranquillement d'aller virer une énième fois un cap Horn, dont il a fait son jardin, ou presque. De la course au large à la française, Le Cam a tout vécu - à l'exception de la Mini Transat. Après une première participation à la Solitaire du Figaro en 1978 - l'année où le regretté Mike Birch gagne la mythique première édition du Rhum -, puis une Whitbread sur Euromarché avec Tabarly, le jeune Finistérien est un pilier de la saga Jet Services, puis du circuit Formule 40, à la fin des années 1980. Quelques années plus tôt, il a créé CDK avec Gaétan Gouérou et Hubert Desjoyeaux, son ami d'enfance, qui a donné son nom au bateau avec lequel il a brillé lors du dernier Vendée Globe. Puis ce sont les années 1990 dédiées au Figaro, une décennie pendant laquelle il va bâtir les fondamentaux de sa légende : trois victoires dans la Solitaire, une autre dans la transat AG2R, en six saisons. Le Roi Jean règne sur le figarisme, il est temps de passer à l'Orma. Des trois saisons qu'il passe sur son multicoque de 60 pieds Bonduelle, Jean Le Cam dit tout simplement : "Ce sont des bateaux de fous". En basculant, en 2008 dans la classe Imoca, le Quimpérois va retrouver le plaisir et entamer une relation fusionnelle avec une course qu'il va faire sienne : le Vendée Globe. Cinq éditions où se mêlent podiums, chavirage, sauvetages, régate au couteau mais aussi répliques mythiques et fulgurances stylistiques. Pour son sixième tour, Le Cam part avec un projet neuf et innovant - un scow sans foils - et, changement important, un budget quasi bouclé deux ans avant le départ. Une nouveauté pour un marin qui continue, saisons après saisons, d'avoir la course dans la peau - tout simplement. Diffusé le 4 novembre 2022 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain
77:20 04/11/2022