Durant chaque épisode je vous accompagne en dix minutes sur un lieu et à une période bien définie où j'ai semé un jour mes microphones pour récolter des sons et ambiances sauvages. Écouter, sensibiliser, découvrir, surprendre, voir même amuser l'auditeur par une proposition de partage des sons de la nature dans leur infini diversité. A travers mes rencontres je vous invite donc, à écouter comme un naturaliste de terrain les animaux et paysages sauvages du monde dans leur intimité.
Aujourd'hui, en cette fin juillet, je vous invite à garder mémoire de l'un des oiseaux virtuoses de nos bois et campagnes, le Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos), car il vous maintenant attendre près de dix mois et le prochain printemps pour à nouveau profiter des longs monologues ou parfois concerts du Ténor de la nuit. Je l'attends chaque année début avril, avec toujours la même impatience. Je vous propose d'écouter une sélection des enregistrements réalisés uniquement ce printemps, car cela me demanderait un énorme travail de sélection pour choisir parmi les plus de 400 enregistrements présents dans ma sonothèque réalisés depuis plus de trente ans.
02/08/2025 • 10:01
Aujourd'hui, VOYAGES EN SON NATURE, vous propose un tout petit résumé du nouveau « CARNET SONORE DE LA NATURE » ,le vingt-deuxième que je réalise consacré à un voyage printanier de collecte sonore en bordure de l'Atlas au Maroc, de l'oued Massa, en passant par le parc national Iriki et en terminant sur les plateaux d'altitude autour de Boulmane dades. Une diversité sonore principalement au lever du jour, quand l'activité des hommes est la plus basse.
26/07/2025 • 10:01
Aujourd'hui, je vous accompagne dans le parc national Henri Pittier au Venezuela à 80km au nord de Caracas. Un lieu privilégié pour l'observation des oiseaux tropicaux mais malheureusement parcouru par une route nationale bien trop fréquentée pour un audio-naturaliste. Je vais y passer deux nuit en compagnie de l'ami Philippe un naturaliste passionné de papillons. Nous logeons au cœur de la forêt dans une ancienne station d'étude qui semble à l'abandon et envahie de lianes. Le soir, pluvieux et frais donne à l'endroit un aspect sinistre d'abandon. Le matin, heureusement les oiseaux nombreux s'éveillent et toute la matinée c'est le défilé.
19/07/2025 • 10:01
Aujourd'hui, je vous accompagne sur Ornoya Island dans le grand nord norvégien, une île totalement protégée en face de la ville de Vardo, point de départ du bateau qui m'amène en vingt minutes dans le monde incroyable des oiseaux de mer nichant en falaises. Je ne suis pas encore débarqué que déjà autour de moi des milliers de Guillemots de Troïl, de petits pingouins et Macareux moines se baignent sur une mer calme et argentée. Une fois sur l'île la falaise qui se dresse est à l'abri des vents d'Est . C'est un nouveau spectacle époustouflant. Ici nichent des milliers d'alcidae, famille regroupant les espèces citées, des Cormorans huppés et quelques Mouettes tridactyles. Un ravissement pour tous photographes mais aussi pour mes microphones.
12/07/2025 • 10:01
Aujourd'hui, je reviens sur un événement qui s'est déroulé du 26 au 29 juin 2025 dans le petit village de Jarnage dans le Cher. C'était le rassemblement annuel des audio-naturalistes français intitulé "SONATURADAYS".Durant trois jours, ce fût une succession d'écoutes, de discussions, de partages et de terrain.Un accueil et une organisation parfaite grâce au président Nihm de l'association SONATURA et aux repas végétariens succulents proposés par Martine. Il y avait donc là, dans les structures offertes par l'association « EPICENTRE », tout de réuni pour déjà en faire un événement exceptionnel.Ce fût en plus renforcé, par la visite des participants sur deux étangs très différents mais complémentaires :celui de Viges et L'étang des Landes classé en réserve naturelle.Parfois plus d'une vingtaine de micros étaient installés pou enregistrer.Voici donc un petit résumé de nos festivités sonores de terrain.
05/07/2025 • 10:01
Deux jours d'attente à Paris au mois de mai est un challenge pour un audio-naturaliste. Qu'est-il possible d'enregistrer de nature un jour de congé dans la capitale.Par chance j'habite à 300m du bois de Vincennes où depuis 50 ans je vais à chacun de mes passages explorer la nature péri-urbaine. Aujourd'hui après de longues hésitations j'ai fini par déposer une pochette surprise en sous-bois , là où la nature semble la plus sauvage.A mon arrivée chantent un Rouge-gorge, une Fauvette à tête noire et un Troglodyte. Le lieu est impénétrable par une couverture de ronciers et de nombreux arbres en travers. Il m'est aisé de camoufler deux petits microdons omnidirectionnels fabrication de Marc M un ami qui m'a demandé de les tester. Un zoom F3 et une batterie 24h dans un sac banane vert enfouis dans la végétation et les deux minuscules micros sont clipsés discrets et invisibles au regard.Je vais ainsi de 11H00 du matin à 20H00 enregistrer la vie du sous-bois au cœur du bois. Le Rouge-gorge et la Fauvette à tête noire reviennent durant la journée régulièrement chanter.Rien de particulier jusqu'à 16h00 ou soudainement un événement totalement inattendue apparaît. Un joueur de cornemuse vient jouer au cœur du bois avec les oiseaux. Je vous propose aujourd'hui le résultat de cette découverte faite avec surprise le soir devant mon ordinateur. La séquence est conservée brut car cet enregistrement témoigne de plusieurs événements et du paysage sonore particulier d'un parc ou bois péri-urbain.Le chant des oiseaux (la biophonie), le passage permanent toute la journée des avions au dessus du bois (la pollution sonore), l'activité des promeneurs (l'Anthropophonie), le vent parfois (La géophonie) et surtout un événement assez rare spontanément dans la nature la musique représentée par la cornemuse.Incroyable ambiance mixte qu'il m'etait difficile d'imaginer. De plus les petits micros font des miracles dans la restitution et j'en suis encore très étonné pour du matériel à moins de cent euros.Je remarque sur le sonagramme la synchronicité des oiseaux avec la musique, dans le premier morceau la Fauvette à tête noire semble improviser avec l'instrument puis au second morceau c'est au tour du Rougegorge qui à la fin de la musique continue à chanter.Alors que le matin, démotivé, j'ai eu du mal à aller poser mes micros au bois, le soir je suis ravi du résultat et des circonstances si improbables ?. C'est tout le charme des boites à sons et pochettes surprises sonores.
10/05/2025 • 10:37
Aujourd'hui je vous invite dans mon actualité car je rentre tout juste d'un séjour au Maroc ou en compagnie de Philippe un vidéaste naturaliste nous avons parcouru des milieux différents, désert, oasis, montagne, oued. Le lieu le plus emblématique fût sans conteste le lac asséché d'Iriki dans le parc national du même nom. Ce lac temporaire était rempli en décembre de pluie abondantes absentes depuis plus de 6 années. Trois mois plus tard il n'y a déjà plus d'eau, mais le désert est en fleurs et de nombreux oiseaux chantent comme ce Traquet à tête blanche (Oenanthe leucopyga) au lever du jour parmi les grillons. En plusieurs endroits au cours de la matinée le fascinant chant du Sirli du désert (Alaemon alaudipes) accompagné de l'Alouette calandrelle. Mais le moment le plus beau, fût ce chorus au lever du jour dans un oasis, miracle de verdure animé par l'Agrobate roux accompagné de trois espèces de tourterelles, la turque, la maillée et celle des bois en migration. Voila pour ce minuscule échantillonnage de collecte marocaine qui fera l'objet bientôt d'un Carnet sonore complet
19/04/2025 • 10:01
L'hiver porte conseil et entraîne à la réflexion, surtout quand on habite une région sauvage qui ne demande qu'à s'ouvrir aux oreilles de l'audio-naturaliste. J'ai donc décidé, à chaque fin de trimestre, de vous proposer un échantillon de mes rencontres et de mon travail du moment dans un épisode de VOYAGES EN SON NATURE. Une escapade sonore dans mon quotidien et dans l'évolution de la biophonie au fil des saisons et de mes voyages. Mais, ce n'est pas tout, à cela s'accompagne une version longue de plus d'une heure intitulée audio-Naturaliste 2025-01 et sans commentaires via la plateforme https://naturo.bandcamp.com/music.
29/03/2025 • 10:01
J'ai toujours été fasciné par la virtuosité de certains oiseaux, c'est d'ailleurs grâce à eux et le désire de les écouter en toutes époques que j'ai commencé l'enregistrement. Donc, régulièrement dans voyages en son nature je vais vous proposer une rencontre avec un de ces merveilleux chanteur. Aujourd'hui, c'est la Grive musicienne (Turdus philomelos) qui a la faveur de ce podcast. Je vous propose plusieurs exemples de chanteurs sélectionnés dans ma sonothèque qui compte plus de 400 enregistrements de l'espèce.
22/03/2025 • 10:01
Bienvenue à Teneriffe dans l'archipel des îles Canaries. Nous allons aujourd'hui découvrir le chant des oiseaux endémiques comme le Serin et le Pouillot des canaries, le Pinson bleu ou d'autres oiseaux décrits en sous-espèces que l'on retrouve souvent en Europe. Ici leurs voix sont différentes car l'insularité et l'éloignement des côtes des îles ont permis une évolution différente des chants.
22/03/2025 • 10:01
Cette semaine retour en France dans le département de la Lozère sur le lac de Charpal. C'est une retenue d'eau douce servant à alimenter en eau toute l'année la ville de Mende. Situé à 1326m d'altitude il gèle une grande partie de l'hiver et devient un lieu magique pour écouter et enregistrer les chants du lac. Un mélange subtile de craquements, d'explosions et de crépitements du au soleil qui agit sur sa surface comme sur une peau de tambour.
15/03/2025 • 10:01
Aujourd'hui, je vous accompagne dans un souvenir du siècle dernier en février 1998. Cela faisait bien des années que le Piton de la Fournaise sur l'île de La Réunion était en sommeil. Un lundi soir, je découvre aux informations que le volcan s'est réveillé.Le lendemain j'étais dans l'avion pour l'île pour une durée de trois jours avec pour objectif d'assister et d'enregistrer ce spectacle exceptionnel.
08/03/2025 • 10:01
Aujourd'hui nous sommes au bord du lac de Myvatn, au nord-est de l'Islande. Un lac qui, même en hiver, ne gèle pas grâce aux sources d'eaux chaudes qui émergent tout autour. Un paradis pour ce que j'appelle les oiseaux flotteurs comme les canards, grèbes et plongeons. En cet endroit nichent plus d'espèces de canards que d'oiseaux chanteurs. La raison de la présence de tant de canards, les mouches, qui en juin et juillet survolent le lac par milliards. C'est aussi l'inconvénient d'enregistrer en ce lieu, elles sont partout, mais heureusement parfois les nuits sont fraîches, leur enlevant l'énergie nécessaire au vol. Alors, grâce à la lumière infinie en cette saison, elles laissent un peu de répit aux microphones. L'oiseau roi du lac est sans conteste le Plongeon imbrin (Gavia immer) qui semble hurler comme un loup. Un oiseau que je cherchais depuis longtemps, le petit Grèbe esclavon (Podiceps auritus) et les mouches qui en permanence se cognent à la parabole. Autre oiseau qu'il est intéressant de découvrir ici, un canard plongeur, le Garrot d'Islande (Bucephala islandica). Dès qu'il y a un peu de végétation, il y a quelques oiseaux chanteurs comme le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) et la Grive mauvis (Turdus ilacus). Je vous invite maintenant dans un petit bois qui borde le lac, où nichent des Bécassines des marais (Gallinago gallinago) et Sizerin flammé (Acanthis flammea). Voilà ce voyage sonore est terminé, je vous invite à le partager pour faire découvrir à tous la diversité des chants du monde sauvage.
01/03/2025 • 10:01
Tout débute en février sous les étoiles du ciel du Sultanat d'Oman. Nous sommes dans un Wadi au sud-ouest du pays, que l'on nomme aussi Oued au Maghreb. Un vallon parcouru d'une rivière aux eaux bleues et limpides. Sur ses flancs une falaise déchiquetée ocre rouge se dresse de chaque côté et sur ses rives ? une végétation riche d'acacias et de roseaux. J'y ai passé une nuit avec Christophe et Isabelle , mes compagnons de ce voyage. Au début avant que le sommeil nous emporte, la nuit est bercée par les insectes et le Petit-duc arabe (Scops pamelae).Un animal traverse la rivière. C'est pourtant au lever du jour, alors que les insectes font silence sur les rives que cela s'anime doucement et quel étonnement d'entendre à plusieurs reprises un Loup (Canis lupus arabs). Ensuite s'éveillent des Bulbul d'Arabie (Pycnonotus xanthopygos) et sur les pentes une troupe de Perdrix d'Arabie ( Alectoris melanocephala). Le soleil est apparu, ce qui stimule d'autres oiseaux dont le Bruant cannelle (Emberiza tahapisi). C'est maintenant, en une longue ambiance le réveil des Rufipennes de Tristam (Onychognathus tristamii), puis un peu plus tard du Corbeau à queue courte (Corvus rhipidurus). Ainsi se termine ce magnifique temps d'écoute au sultanat d'Oman. N'oubliez pas de partager les podcasts VOYAGES EN SON NATURE, Chaque épisode demande un énorme travail que je réalise avec passion gratuitement, ma satisfaction est de savoir qu'ils sont écoutés.
22/02/2025 • 10:01
Je vous accompagne aujourd'hui dans l'une des plus belles forêts de Corse, la furesta d'Aitone, une futaie de Pins laricio centenaires située sur le flanc centre-ouest de la montagne corse. La forêt repose sur un socle granitique entre les 1100m et 1400m d'altitude. Il peut y faire froid et le vent souffle régulièrement très fort, donnant aux arbres des formes fantomatiques. Ici vivent des animaux discrets et c'est au printemps qu'ils se révèlent. Ils sont tous au moins des sous-espèces endémiques, c'est-à-dire particulières à la Corse. Petite ambiance d'introduction avec Rougegorge (Erithacus rubecula), Mésange noire (Periparus ater) et Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes). Outre la beauté de ses arbres cette forêt révèle aussi par ses cris et chants un trésor, la Sittelle Corse (Sitta whiteheadi) unique au monde. Au début cris chuintés de territoire, puis chant tremblé caractéristique d'un mâle. Autre oiseau endémique de l'île, le Venturon corse (Carduelis corsicana) aux petits cris pétillants. Quelle ne fut pas ma surprise, au soir venu, d'entendre si haut en altitude dans une mare un concert de Rainettes sardes (Hyla sarda). Passons maintenant à l'ambiance de la forêt, un beau jour d'avril près d'un ruisseau où nous retrouvons Mésange noire et Sittelle corse. Notre séjour en Corse se termine, je vous invite comme chaque semaine à partager tous les podcasts de la série VOYAGES EN SON NATURE ;
15/02/2025 • 10:01
Nous sommes au Sud-Est de la Géorgie au monastère de David Garedja dont les premiers vestiges dates du 6eme siècle de notre ère. Situé à la frontière avec l’Azerbaïdjan, ses alentours sont ondulés de collines et de steppes en fleurs à cette saison de début juin. Les fonds de vallon aux ruisseaux déjà asséchés sont plantés de nombreux arbustes chétifs qui accueillent des oiseaux que je cherche à enregistrer. Comme se Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos) sous-espèce de l'Est qui avec un rythme très lent n'est pas sans rappelez son cousin le Rossignol progné (Luscinia luscinia). Cet Hypolaïs d'Upcher (Hippolais languida) qui bafouille un pot pourri de notes dans un pistachier. Le babil chevroté d'une Pie-Griêche à poitrine rose (Lanius minor) près du monastère. Sans conteste l'oiseau le plus commun aux alentours, le Bruant mélanocéphale (Emberiza melanocephala). Près d'une ferme l'étrange chant du Martin roselin (Pastor roseus). Une migratrice tardive qui chante sans compter dans les buissons, une Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris) si prolifique.Il est temps de profiter de quelques minutes de pure ambiance dans un vallon tout proche du monastère. Le Bruant mélanocéphale en est la base, il est accompagné du passage d'un Casarca roux (Tadorna ferruginea), de Guêpiers et Rollier d'Europe et en fin au lointain d'une Huppe fasciée (Upupa epops) C'est terminé pour aujourd'hui, mais vous pouvez continuer le voyage en allant écouter les précédents épisodes. N'hésitez pas aussi, à partager, la nature vaut bien 10 minutes d'écoute par semaine.
08/02/2025 • 10:01
Aujourd'hui je vous invite à écouter un lieu emblématique pour la recherche sur la forêt guyanaise, la réserve naturelle des nouragues en Guyane. Je tiens à remercier Philippe Gaucher pour son invitation de quelques jours en 2007 qui m'a permis de découvrir ce lieu où tout est fait pour découvrir les mystères de la forêt en toute sécurité. Quelques jours, c'est bien peu pour prétendre découvrir les Nouragues. Des chercheurs l'explorent depuis des années et y font encore de nombreuses découvertes. Voilà donc un tout petit résumé évocateur de la richesse du lieu pendant ma présence. On ne peut imaginer l'ambiance de la réserve sans le Piauhau hurleur (Lipaugus vociferans), la signature sonore de la forêt guyanaise. Les insectes sont omniprésents jour et nuit, comme cette cigale qui ne chante qu'à une température précise. Au sol une ronde de fourmis, ainsi appelé des oiseaux qui suivent le déplacement des fourmis qui font s’envoler de nombreux insectes. Ici un Fourmiliers manikup (Pythis albifrons). Au lever du jour la forêt chante de la voix des singes hurleurs ( Alouatta seniculus ). Un peu plus tard je surprends le monotone chant du Merle à col blanc (Turdus albicollis) Plus profondément dans le sous-bois un petit batracien (Atelopus flavescens) et le chant envoûtant d'une Grallaire variée (Grallaria varia). Je vous ai averti ce n'est qu'un infime résumé de ce lieu préservé. Laissons cheminer l'écoute d'une ambiance où batraciens (Leptodactylus pentadactylus), insectes avec des grillons forgerons, mammifères avec un singe araignée (Atteles paniscus) et des oiseaux comme les Cassiques verts ( Psarocolius decumanus) se complètent dans une belle symphonie de la forêt guyanaise.C'est terminé pour aujourd'hui, mais vous pouvez continuer le voyage en découvrant mon dernier carnet sonore de la nature, le vingt et unième, GUYANE lac de PetitSaut, sur le site naturo-phonia rubrique voyage.
01/02/2025 • 10:01
Nous sommes au Cambodge sur un lieu connu de tous, les temples d'Angkor. Jamais je n'aurais pensé enregistrer quelque chose en ce lieu où dès 9h00 du matin des dizaines de cars de touristes affluent qui alors se répandent partout comme des fourmis sortant au chaud soleil du printemps. C'est un lieu prestigieux à visiter pour la beauté de ses monuments souvent couverts par les figuiers étrangleurs et les lianes où se côtoient humains et animaux.La solution pour enregistrer, c'est de se lever très tôt bien avant le jour pour que dans un des recoins oubliés du lieu je puisse enregistrer quelques animaux, principalement des oiseaux. Il est 4h30, une Chevêchette cuculoïde (Glaucidium cuculoides) semble au début siffler dans un pipeau, puis, change de chant. 5h15, le ciel s'éclaire d'une lumière orangée, un petit chorus s'installe entraîné par un Drongo à raquettes (Dicrurus paradiseus). Une heure plus tard, rencontre avec une troupe de Garrulaxes à huppe blanche (Garrulax leucolophus). Ensuite, la belle surprise vient de la rencontre avec le Cossyphe à croupion blanc (Copsychus malabaricus) un peu plus tard, à l'écart dans une partie forestière. Après neuf heures, l'ambiance a complètement changé, le fond sonore est composé non pas d'une douce rivière mais de l'afflux des véhicules. Cela ne semble pas gêner les barbus rayés (Psilopogon lineatus). Puis une Prinia simple (Prinia inornata). Pour l'ambiance finale, je reviens sur le lever du jour et ce chorus de Drongo à raquettes et de cigales m'a tant impressionné. En fin de séquence apparaît un Grand Coucal (Centropus sinensis). Voila pour cette visite sonore du jour rendez-vous la semaine prochaine pour un prochain épisode de VOYAGES EN SON NATURE.
25/01/2025 • 10:01
Il est un lieu mythique en Bretagne où à chacun de mes passages je ne manque pas de faire un détour. C'est le Cap Fréhel en côte d'Armor qui délimite la baie de Saint-Brieuc et la baie du mont Saint-Michel. Ses falaises hautes parfois de 70 mètres sont composées d'un grès rose compact qui au soleil et à l'époque de la lande en fleur, est d'une beauté à couper le souffle.Aujourd'hui nous restons au bord des falaises. Le rocher de la fauconnière écarté du cap de quelques dizaines de mètres est un rendez-vous printanier pour photographes, touristes et naturalistes car ici nichent à la verticale des oiseaux de mer difficiles à approcher ailleurs dans notre pays. En son sommet c'est installé une colonie de Goélands argentés (Larus argentatus) Sur les aplombs en bas de falaise, des Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) semblent pleurer ou miauler selon leur humeur. S'installant dès février sur des plate-formes en équilibre, le Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis) a la voix grave et caverneuse. Sur une autre partie de la falaise des Guillemots de Troil (Uria aalge) et Petit pingouin (Alca torda) s'entassent sur de minuscules plate-formes à une vingtaine de mètres au-dessus de la mer. Un peu partout autour du cap, toujours sur les falaises des Fulmars boréals (Fulmarus glacialis) ne cessent de grogner au passage de congénères en vol. Tout au long du printemps, quelques oiseaux chanteurs se faufilent parmi les fougères, les jacinthes des bois et les jonquilles, comme le Troglodyte mignon puis le Rougegorge familier. Il y a encore quelques années, par temps de brouillard, sonnait la Corne de brume. Aujourd'hui, elle est muette remplacée par le GPS, elle est le souvenir sonore d'un autre temps. Le reste de l'année, ce qui domine autour du cap c'est le clapot des vagues dans les failles et crevasses si nombreuses. Cette balade iodée au Cap Fréhel, premier site en France dans la série des VOYAGES EN SON NATURE, se termine. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode.
18/01/2025 • 10:01
C'est le chant rythmé et lancinant de la Colombine Woonga (Leucosarcia melanoleuca) qui nous accueille aujourd'hui dans le Lamington National Park situé dans le Queensland en Australie à 75km au sud de Brisbane. Il règne ici une ambiance tropicale malgré que l'on soit à 900 mètres d'altitude. La diversité des oiseaux présents est remarquable par l'étrangeté de leurs chants si différents de notre continent.En fond Psophode à tête noire (Psophodes olivaceus) et Gerygone brune (Gerygone mouki). La brève versicolore (Pitta versicolor) reste au sol en poussant inlassablement ses appels. En fond Rhipidure roux (Rhipidura rufifrons) et en fin Méliphage de Lewin (*Meliphaga lewinii) Un couple d'Orthonyx de temminck (Orthonyx temminckii) s'éveille au lever du jour en compagnie d'un pigeon Le Ptilope magnifique (Ptilinopus magnificus). L'appel explosif d'un Psophode à tête noire (Psophodes olivaceus) retentit régulièrement Et, que dire de l'étrange chant du Jardinier satiné (Ptilonorhynchus violaceus) véritable synthétiseur électronique. Maintenant laissons aller le temps à quelques minutes de Chorus du matin, chœur des oiseaux aux multiples chants.Apparaissent au fur et à mesure, le Monarque à face noire (Monarcha melanopsis), Un Rhipidure gris ( Rhipidura albiscapa) et au bout de deux minutes le Coucou à éventail (Cacomantis flabelliformis), et bien d'autres oiseaux en toute discrétion.
11/01/2025 • 10:01
Je tiens à vous souhaiter à tous une très belle et heureuse année 2025, et pour cela pourquoi ne pas écouter des sons de la nature. Voici une infime rétrospective de mon travail au fil des mois en 2024 comme un calendrier de mes rencontres sonores. Tous les enregistrements ont été réalisés en présentiel, sauf pour le Renard et le Cerf réalisés en boîte à sons. En janvier démarrons doucement avec cette rencontre avec les Bernaches du Canada, canards et cygnes au lac Daumesnil à Paris autour d'une chaudière, espace préservé de la glace. C'est aussi le temps des rassemblements des grives litornes et mauvis dans les Sorbiers des montagnes du Diois. En février il fait froid et pourtant il est un rendez-vous incontournable la nuit avec le rut du renard roux Mars, premières apparitions des amphibiens, ici Pélodyte ponctué et Crapaud calamite Avril, pour le tournage d'un film ce fut la découverte du Solitaire à face noire en Martinique. A mon retour en fin de mois, retrouvailles avec la petite Fauvette passerinette dans les buis Début mai, je retrouve, vingt ans après ma première visite à l'étang du Ravoir un concert de Rainettes arboricoles au même endroit, c'est rassurant. A la fin du mois, réveil le matin pour un chorus au pied d'un ancien volcan, le Mont Bar, avec Fauvette grisette et Bruant jaune en premier plan. En juin, voyage en Finlande à Sarvivaara pour découvrir le Bruant rustique et à Konttainen forest pour le Robin à flancs roux. Juillet, le temps des prairies qui chantent, des myriades de pattes et d'ailes d'insectes musiciens dans un alpage du Queyras. Juillet toujours aussi chaud en Drôme dans la vallée d'Aucelon avec Cigales grises et communes. Août, repos des animaux mais pas du ciel qui parfois se déchaîne dans de beaux orages, comme ici dans le Diois. Fin septembre et l'incontournable brame du cerf quelque part entre Drôme et Hautes-Alpes Novembre, un grand voyage au Costa-Rica avec l'ami Olivier et cette incroyable rencontre sonore avec un chœur de batraciens après la pluie. Fin novembre, une invitation au lac du Der au festival de Montier-en-Der et bien sûr quelques grues cendrées de passage. Courant décembre, les oiseaux font silence, c'est mon époque favorite pour écouter les éléments comme cette cascade de Charens en Drôme. Une année se termine, une nouvelle aux riches sonorités s'annonce, alors je vous renouvelle à tous mes vœux de bonheur et surtout ouvrez-vos oreilles à "VOYAGES EN SON NATURE".
04/01/2025 • 12:42
Le lac Khetcheopalri est situé à 1700 m d'altitude près du village du même nom, dans la province du Sikkim en Inde sur les flancs de l'Himalaya .Le lac est sacré pour les religions bouddhistes et hindouistes et est considéré comme un lac exauçant tous les vœux. L'écotourisme et le pèlerinage en sont les activités principales.Le lac est d'origine glaciaire, son âge est estimé à 3 500 ans. Il est situé au milieu d'une forêt vierge avec une profondeur moyenne de 7,2 mètresIl est entouré d'une épaisse couverture forestière de végétation tempérée et de bambous qui camoufle une faune qui se révèle la nuit très bruyante .Durant mon séjour déjà bien lointain en mai 2003, j'ai été complètement fasciné par l'ambiance du soir. Un mélange de chants d'oiseaux et de batraciens parmi les drapeaux à prières installés par couleurs tout autour du lac.Le peu de temps passé une simple soirée et une matinée m'ont focalisé sur un oiseau Le Myiomèle à queue blanche (Myiomela leucura) sorte de Merle à la voix envoûtante.Il est surprenant d'entendre la similitude du chant avec un autre oiseau du lac, Le Grand Gobemouche (Niltava grandis) qui offre aussi peut-être avec moins de mélancolie une note métallique qui se disperse dans les arbres.Au matin, c'est une ambiance avec un Leiothrix jaune ex-Rossignol du Japon (Leiothrix lutea) qui a retenu mon attention .Pourtant c'est bien au soir, à la nuit venue que le grand concert prend son ampleur avec cette ambiance de Rainettes indiennes et de Crapauds de l'Himalaya.Laissez-vous charmer comme je l'ai été pendant plusieurs heures par le rythme des batraciens invisibles. Ce voyage se termine, vous pouvez retrouver mes créations sur naturo.bandcamp.com et à bientôt pour un nouveau VOYAGE EN SON NATURE ;
28/12/2024 • 10:01
Je vous accompagne aujourd'hui sur l'île de Tiritiri en Nouvelle-Zélande à 30 km au nord-Est d'Auckland.C'est une réserve naturelle ouverte au public mais accessible uniquement par bateau qui est gérée par les Partisans de Tiritiri Matangi Incorporated, sous la supervision du Ministère de la Conservation. Elle est réputée pour ses oiseaux , notamment le takahē, le kōkako de l'île du Nord et le kiwi.Pour favoriser l'installation pérenne des oiseaux, plus de 250.000 arbres et arbustes indigènes de plus de 30 espèces différentes ont été plantés dans le projet de revégétalisation de 1984 à 1994. Voici quelques espèces rencontrées durant mes trois jours sur l'île. Découvrons maintenant quelques oiseaux chanteurs qui composent l'ambiance de l'île. Le Miro de Garnot (Petroica longipes), premier chanteur au lever du jour Le Mohoua à tête blanche (Mohoua albicilla) Le Meliphage Tui (Prosthemadura novaeseelandiae) Le Glaucope de Wilson (Callaeas wilsoni) et ses étranges palabres La nuit le Petit Pingouin bleu (Eudyptula minor) Et même en pleine nuit un Kiwi d'Owen (Apteryx owenii)Quatre-vingt-sept espèces d'oiseaux ont été observées sur l'île dont Onze espèces indigènes réintroduites dans le cadre du projet de restauration en cours. C'est un havre de paix pour ces oiseaux et un lieu privilégié quand le vent ne souffle pas pour les enregistrer. J'espère que vous avez fait bon voyage, je vous invite à me retrouver sur naturo bandcamp.com. Rendez-vous au prochain épisode de Voyages en son nature.
21/12/2024 • 10:01
Je ne pouvais commencer mes chroniques sans faire un lien avec le travail déjà accompli et accessible en téléchargement sur le site naturo-bandcamp.com.Nous allons dans les premiers épisodes redécouvrir en détails les trente-quatre créations issues déjà de tant de voyages. Ces éditions représentent déjà à elles seules toute l'expérience, la motivation et l'âme du naturaliste voyageur que je suis, s'exprimant et découvrant le monde sauvage avec ses microphones. Ecoutez les sons de la nature pour leur beauté, leur diversité est un effort qui demande un temps d'écoute perçu souvent plus comme de la curiosité à découvrir et non pas comme un moment de plaisir, un temps de repos, de ressourcement, de contemplation. Il est de mon devoir de vous inviter dans les écoutes que je vais vous offrir à vous motiver au merveilleux temps de l'écoute et au questionnement sur la découverte et la préservation de la réalité d'un monde sauvage en perpétuel évolution qui doucement semble s'éteindre à nos oreilles. Vous êtes les oreilles qui allez découvrir ma relation au monde sauvage et mon émerveillement à tant de diversité. Chaque phonogramme c'est ainsi que l'on nomme les créations éditées, vous propose une rencontre avec des êtres sauvages, des éléments naturels ou parfois simplement des paysages. Ils ont demandé des heures de collecte, un matériel performant et une expérience de terrain attentive. Ils sont le résultat de tant d'heures d'espoirs, de découvertes, d'attente et de surprises.
19/12/2024 • 10:01