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Choses à Savoir TECH

Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Tech et d'Internet.

Titres

Les NFT déjà délaissés par le grand public ?
Avis à tous les passionnés de NFT, il semblerait que l'engouement du grand public soit terminé. D'après Dune Analytics, un site communautaire compilant des données issues de ce secteur, le volume d'échange de ces jetons non fongibles a chuté de 97% en septembre, rapport au sommet atteint en début d'année. L'an dernier, Choses à Savoir Tech vous expliquait que le secteur des NFT était en pleine croissance, laissant se profiler de beaux jours pour l'avenir d'internet et l'arrivée du Metaverse dans lequel ces NFT joueraient une part importante. En début d'année 2022, le volume d'échange mensuel des NFT dépassait même les 17 milliards de dollars, contre seulement 466 millions il y a quelques semaines. Douze mois après son avènement, le secteur du NFT connaît une chute vertigineuse. Ceci dit, il ne faut pas oublier que les NFT sont des actifs numériques de niche, réunissant pour la plupart des passionnés. Inscrits sur les blockchains, ils peuvent donc être authentifiés, et ne sont obtenable qu'en échange de cryptomonnaies, ce qui explique par moment leurs prix exorbitants. Seulement, un NFT reste un produit numérique difficile d'accès et aussi très polluant... suffisamment en tout cas pour remettre en cause son utilité. D’après une étude menée par des chercheurs indépendants que vous pouvez consulter via le lien dans la description de cet épisode, la production d'un seul NFT en prenant en compte tous les paramètres liés à la blockchain et aux cryptomonnaies, émettrait en moyenne 200 kilogrammes de gaz à effet de serre, soit plus ou moins un trajet de 800 kilomètres à bord d'une voiture essence. Hormis les échanges entre collectionneurs d’œuvres d'art numériques, force est de constater que jusqu'à présent, l'utilisation des NFT était un peu dénuée d'intérêt. En tout cas, ce qu'en on fait les entreprises qui ont pris le train en cour de route. Starbucks par exemple, a créé sa propre collection de NFT pour offrir des avantages exclusifs sur les produits de la marque. De son côté, Mojang, la maison mère du jeu Minecraft a interdit cet été l'utilisation des NFT dans sa célèbre licence, expliquant, je cite que « la spéculation et la mentalité d'investissement autour des NFT éloignent de l'expérience de jeu et encouragent le profit ». Un message qui a été très bien reçu par la communauté Minecraft et plus largement par les réseaux sociaux, ce qui a fatalement fragilisé la popularité des NFT auprès du grand public, surtout envers le côté spéculatif et la perspective de richesse facile de cette technologie. Ceci dit, il n'est pas exclu que d'autres applications plus pertinentes ne voient le jour et permettent au NFT de s’installer dans notre quotidien. Étude : https://memoakten.medium.com/the-unreasonable-ecological-cost-of-cryptoart-2221d3eb2053 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:58 02/10/2022
Qui était Valeri Poliakov, l'homme aux 437 jours d'affilé dans l'espace ?
C'est un pionnier de la conquête spatiale qui nous a quitté fin septembre... À la fois médecin et cosmonaute, Valeri Poliakov est décédé en Russie à l'âge de 80 ans. Il emporte avec lui le record du plus long séjour dans l'espace, avec 437 jours d'affilé passés dans la Station Mir. Dans le détail, Valeri Poliakov aura passé 437 jours, 17 heures et 58 minutes à bord de la station Mir entre le 8 janvier 1994 et le 22 mars 1995. L'une de ses phrases mémorable fut prononcée quelques minutes après son retour sur Terre, où il déclara je cite « nous pouvons voler vers Mars » fin de citation. Si cet accomplissement est considéré comme le sommet de sa carrière, Poliakov, qui était également médecin en plus d'être cosmonaute, a également occupé la fonction directeur adjoint du ministère de la Santé lors du premier mandat de Vladimir Poutine. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Valeri Poliakov n'a pas suivi le cursus « traditionnel » des cosmonautes. Ses études le pousse tout d'abord vers une carrière de médecin. Mais en 1964, alors qu'il n'a que 22 ans, il est inspiré par le vol spatial de Boris Yegorov, premier médecin en orbite, et s'oriente vers le suivi médical des cosmonautes soviétiques. Il postulera sept ans plus tard en 1969, mais ne deviendra officiellement cosmonaute que dix ans plus tard en 1979, à 37 ans. Valeri Poliakov décolle pour la première fois à bord d'une fusée Soyouz, le 29 août 1988, à 46 ans, pour une première mission sur la station Mir, en tant que médecin du bord. Il y passe 240 jours avant de revenir sur Terre. Si la chute de l'URSS est un événement politique majeur, cela n'affecte pas tellement sa carrière, puisqu'en 1994, à 52 ans, il est renvoyé une nouvelle fois à bord de la Station Mir pour la fameuse mission de plus de 430 jours. Malgré différentes initiatives internationales, aucun vol n'a pour l'instant duré aussi longtemps ces 28 dernières années. Plusieurs vols ont certes approché la durée d'une année, mais aucune n'est allée au-delà. Ceci dit, la NASA montre un fort intérêt pour l'étude physiologique des missions très longues, notamment en prévision d'un vol habité vers Mars dans les décennies à venir. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:50 29/09/2022
Les cryptomonnaies pour sauver l'économie Russe ?
C'est ce qu'on appelle changer son fusil d'épaule, ou plutôt retourner sa veste. Car après avoir longtemps limité l'usage des cryptomonnaies, le gouvernement russe s'apprête à y avoir recours pour ses échanges à l'étranger, et ainsi contourner les sanctions des pays occidentaux. D'après l'agence de presse russe Interfax, le ministère des Finances et la banque nationale de Russie auraient trouvé un accord pour utiliser des monnaies virtuelles dans le cadre d'échanges commerciaux internationaux. La grande question est de savoir pourquoi cette annonce est si tardive, pourquoi elle n'a pas eu lieu plus tôt ? Si la Russie est l'un des pays les plus en pointe sur les crypto-monnaies, c'était aussi jusqu'à encore très récemment l'une des nations qui imposait une régulation stricte sur ces actifs décentralisés. En janvier 2021, puis en juillet 2022, le Parlement russe a adopté deux lois interdisant d'utiliser les coins et les NFT en tant que moyens de paiement. Ceci dit, l'université de Cambridge estime que le pays disposerait de la cinquième plus grande puissance de calcul au monde et que sa population est l'une qui utilisait le plus les cryptos au monde... et les conséquences de la guerre en Ukraine semblent avoir changé la donne. D'après le journal russe Kommersant, ce changement de posture ne constitue pas un rétropédalage total de la part du gouvernement russe, qui continue de contrôler strictement ces monnaies à l'intérieur de ses frontières. Le ministre des Finances russe Alexei Moiseev, explique que jusqu'à aujourd'hui, les lois russes dans ce domaine n'empêchaient pas les citoyens d'ouvrir des wallets, des porte-feuille numériques, mais que ces derniers les ouvraient surtout depuis l'étranger. Cette souplesse de la réglementation devrait donc inciter les possesseurs de cryptos à rapatrier leurs actifs au pays, mais sous le contrôle de la banque centrale. Une surveillance justifiée, comme souvent, par la lutte anticorruption. Reste encore à déterminer à quel point ce changement permettra de contourner les sanctions économiques occidentales, et quel sera son impact réel sur les finances du pays. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:27 28/09/2022
Amazon va participer à la création de l'euro numérique ?
C'est un concept qui est pratiquement devenu normal, voire banal : les cryptomonnaies. On en parle régulièrement dans ce podcast, au point de voir qu'elles ont pratiquement intégré notre quotidien. Pour aller dans ce sens, la BCE (Banque Centrale Européenne) prépare l'arrivée de l'euro numérique, sa propre cryptomonnaie. Pour ce faire, l'organisme s'est notamment tourné vers Amazon. Mi-septembre, la BCE dévoilait le nom des cinq entreprises chargées de participer à la conception de l’euro numérique. Si quatre organismes bancaires ont été retenus, le dernier acteur de ce projet n'est autre qu'Amazon, qui jouera un rôle actif dans la mise au point du système de paiements pour le commerce électronique. Dans le détail, les entreprises sélectionnées développeront, je cite « des interfaces utilisateur pour l’euro numérique » en collaboration avec la BCE. À noter qu'Amazon ne s'est que timidement intéressé au secteur des paiements numériques ces dernières années. Le géant du commerce en ligne a notamment engagé un spécialiste des actifs numériques l’année dernière, ainsi qu'un chef de produit spécialisé dans les technologies blockchain, mais rien de plus. De plus, le choix d'Amazon est fortement critiqué par de nombreux observateurs. En effet, l'entreprise de Jeff Bezos est la seule sélectionnée à ne pas être originaire de l'Union Européenne. Ce qui est, en effet, discutable à l'heure où la justice européenne et le commissariat européen à la concurrence luttent contre la suprématie des firmes américaines dans l'économie numérique. La présence d'un géant américain du secteur à la base d'un projet qui pourrait toucher les intérêts stratégiques des pays de la zone euro remet pour certains en question la souveraineté européenne sur ces questions. Ceci dit, quand on parle d'Euro numérique, à quoi fait-on référence exactement ? Et bien à une version 100% numérique de notre monnaie, destinée à faciliter les transactions. L'idée est donc de proposer une alternative au Bitcoin ou à l'Ether. Car l’euro numérique est spécifiquement prévu pour répondre à l’émergence des stablecoins, ces jetons indexés sur une monnaie fiduciaire, qui existent physiquement sous la forme de pièce et billet contrairement aux deux exemples que je viens de vous citer. Parmi les stablecoins les plus populaires, on trouve l’USDT, l’USDC, le BUSD ou encore le Pax Dollar, tous essentiels au fonctionnement de l’écosystème crypto. L'euro numérique répond également à la dématérialisation croissante des paiements depuis la crise du Covid-19. Car désormais, plus de 40 % des achats réalisés en Europe dans une boutique physique sont réglés avec une carte bancaire, pièces et billet étant progressivement délaissé par les consommateurs. Certains pays comme la Belgique ont d’ailleurs obligé les commerçants à accepter les paiements électroniques, que ce soit par le biais d’un terminal ou d’une application sur smartphone. Parmi les avantages de l'Euro numérique, on peut noter la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d'argent, des transactions plus rapides qu'un virement bancaire, moins de frais de gestion comparé à un compte bancaire, sans compter que la blockchain offrira encore plus de sécurité aux utilisateurs. Le déploiement de l'euro numérique dans les 27 pays de l'UE est prévu pour 2026. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:37 27/09/2022
iPhone 14 : un youtuber provoque un accident pour tester l'appel d'urgence ?
Chaque annonce du nouvel iPhone est scrutée avec attention par les internautes. Peut-être un peu trop pour certains. En effet, l'une des nouveautés de l'iPhone 14 est l'appel d'urgence automatique en cas d'accident grâce à un accéléromètre intégré. Afin de vérifier si l'option fonctionnait correctement, un youtuber a mis en place un crash de voiture. Rassurez-vous, pas de blessé, tout a été réalisé dans des conditions de sécurité, loin du trafic routier. Concrètement, c'est sur la chaîne TechRax que ce crash-test a eu lieu... le lien est dans la description de cet épisode si vous voulez voir la vidéo. À noter que le youtuber est connu pour mettre à l'épreuve les iPhone et leur faire endurer les pires tests, de l'immersion dans l’eau, à la chute depuis un barrage, lave en fusion, enterrement, rien n’est oublié. Pour cette vidéo, le youtuber a utilisé une télécommande pour piloter la voiture utilisée dans le crash-test. Si le premier choc n'est pas violent, force est de constater que l'iPhone rempli son rôle au bout de quelques secondes et appelle les secours. Tout d'abord, le smartphone affiche un message disant je cite « il semblerait que vous ayez eu un accident ». Une alarme se met à retentir, puis un compte à rebours se déclenche pour permettre à l'utilisateur d'annuler la manipulation automatique en cas de fausse alerte. Le deuxième accident est plus violent, et la détection du choc fonctionne à nouveau. Si certains observateurs ne manqueront pas de souligner que ces tests ne prouvent rien de nouveau, on a au moins la preuve en vidéo que par deux fois, l'alarme s'est déclenché. Autre point intéressant, cette fonctionnalité était-elle vraiment nécessaire ? En effet, le Parlement européen impose aux voitures les plus récentes d’être dotées de cet équipement de sécurité depuis avril 2018. Ceci dit, on ne va pas se priver d'une double sécurité si on peut y avoir accès en possédant un iPhone 14. Test réussi haut la main donc pour cette nouvelle fonction, qui se trouve aussi sur la nouvelle Apple Watch. Avec un accéléromètre encore plus précis, la montre peut détecter une éventuelle chute, dans la rue ou à vélo. À voir si cette version sera testée par TechRax à l'avenir. Vidéo : https://youtu.be/MZn6K44qfdU Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:36 26/09/2022
IA : Comment savoir si l'on utilise vos photos ?
On vous en parle régulièrement dans ce podcast, les images générées par intelligence artificielle se multiplient sur Internet. Dernièrement, l'œuvre d'art d'une IA a même remporté un concours. Je vous invite à écouter l'épisode de Tech consacré à cette anecdote si ce n'est pas déjà fait. Mais vous commencez à la savoir, pour qu'une IA puisse générer une image, il faut que son algorithme s’entraîne en analysant des millions, voir des milliards d'images. Ceci dit, la source de ces images peut poser problème, surtout si vos photos ont été utilisées puis incluses dans une base de données. Bonne nouvelle, un site permet désormais de savoir si vous êtes concerné. Pour qu'une IA puisse générer une image, ses créateurs doivent l’entraîner. Cette dernière va alors puiser dans de grandes bases de données publiques, dont la plus importante se nomme Laion-5B et contient 5,8 milliards d'images avec des textes associés. Théoriquement, les images proviennent toutes de sources publiques libres de droits... mais en réalité, ce n'est pas toujours le cas. Grâce au site Have I Been Trained? dont vous pouvez retrouver le lien en description de cet épisode, vous pouvez effectuer une recherche dans cette fameuse base de donnée. L'outil a été conçu afin que les artistes et photographes puissent découvrir si leurs œuvres ont été utilisées. Ceci dit, le site permet aussi de savoir si vos propres photos y figurent. Pour en avoir le cœur net, il faut simplement effectuer une recherche en saisissant votre nom ou en utilisant vos photos. À noter que le site ne conserve pas les images utilisées pour la recherche. Et visiblement, il y a de quoi prendre cette histoire très au sérieux et faire preuve de beaucoup de vigilance. Une femme a notamment retrouvé dans cette base de données des photos prises par son médecin après une chirurgie de sa mâchoire... des photos qui n'auraient jamais dû quitter son dossier médical. La bonne nouvelle est qu'il est facile de savoir d'où proviennent les photos. Laion-5B ne contient pas d'images directement, mais des liens vers celles-ci. Un simple clic droit permet donc de retrouver sur quel site elles se trouvent. Il vous incombera ensuite de contacter l'administrateur du site en question si vous souhaitez procéder à leur retrait. Have I Been Trained ? : https://haveibeentrained.com/ Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:35 25/09/2022
La vie « possible » sur une lune de Saturne ?
D'après de récentes recherches, Encelade, l'une des lunes de Saturne pourrait réunir toutes les conditions pour créer de l'ADN, et donc permettre la vie. Grâce à une modélisation informatique, les scientifiques de la NASA ont conclu que la présence de phosphore était plus que probable dans l'océan d'Encelade, un élément essentiel au maintien de la vie telle que nous la connaissons. Ces dix dernières années, la communauté scientifique avait certes établi qu'Encelade abritait de l'eau, de la chaleur et la chimie nécessaires à la vie, mais attendait de véritables preuves pour affirmer cela. Dans les années qui ont suivi, ces fameuses preuves se sont multipliées et l'hypothèse n'a fait que se renforcer. Récemment, avant qu’elle ne termine sa mission en s'écrasant sur Saturne, la NASA a fait voler sa sonde spatiale Cassini à travers les panaches givrés de matière qui jaillissent des fissures de l'enveloppe d'Encelade, où la sonde a détecté de grandes quantités de méthane, un gaz généralement associé à la vie sur Terre. Je cite Christopher Glein, scientifique du Southwest Research Institute qui étudie Encelade depuis des années, « nous avons appris que le panache contient presque toutes les exigences de base de la vie telle que nous la connaissons […] Alors que l'élément bioessentiel qu'est le phosphore n'a pas encore été identifié directement, notre équipe a découvert des preuves de sa disponibilité dans l'océan sous la croûte glacée de la lune » fin de citation. L’étude conduite par Christopher Glein et une équipe internationale de chercheurs a été publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences. En faisant appel à des modèles informatiques, couplés à des données sur le système océan-fond marin d'Encelade, l'équipe a réussi à prédire la présence de phosphore en quantité similaire ou peut-être même supérieur à ce que l'on trouve dans l'eau de mer sur Terre. Je le cite, « cela signifie que nous pouvons être quasiment sûr qu'auparavant, l'océan d'Encelade était habitable » fin de citation. Reste à savoir s'il l'est toujours aujourd'hui. Pour cela, Christopher Glein explique, je cite que « nous devons retourner sur Encelade pour voir si un océan habitable est réellement habité ». Une demande entendue par la NASA qui développe actuellement des robots pour explorer les océans d'autres planètes, dont celui d'Encelade dans les années à venir. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:44 22/09/2022
Déjà des résultats pour la 6G ?
Alors que la 5G commence à peine à être déployée en France, la société LG développe de son côté la prochaine phase de cette technologie : la 6G. Mi-septembre, la société sud-coréenne a réussi à obtenir la plus longue distance jamais parcourue pour la transmission d'un TB de données par seconde. LG et la 6G, c'est une histoire qui ne date pas d'hier. Avant même le déploiement de la technologie 5G à grande échelle, LG travaillait déjà sur la version suivante, et cela depuis 2019. Car entre la 5G et la 6G, tout est une question de vitesse et de quantité de données échangées. Concrètement, en 5G, il est possible d’atteindre en théorie 100 gigabits par seconde de téléchargement. En 6G, cette puissance devrait être décuplée, atteignant un térabit par seconde. Mi-septembre, LG a annoncé avoir réalisé avec succès une transmission de données d’un TBps sur 320 mètres à l'Institut Fraunhofer Heinrich Hertz (HHI) de Berlin, en Allemagne. Bon, je ne rentrerai pas dans le détail technique du fonctionnement de la 6G, mais pour tenter de vous éclairer un minimum, je cite le site siecledigital.fr, « la performance de LG a eu lieu sur des bandes de fréquences comprises entre 155 GHz et 175 GHz, dites ultra-larges, à 320 mètres. Plus une fréquence est basse, plus elle porte loin. À l’inverse, plus une fréquence est élevée, plus les débits sont élevés, mais sur une plus courte distance […] Les fréquences à bande ultra-large utilisées par la 6G ont une portée relativement courte, ce qui engendre des pertes de puissance. Pour résoudre ces problèmes, LG a développé un premier amplificateur capable d'augmenter la puissance du signal, et un second amplificateur à faible bruit de réception pour améliorer la qualité du signal entrant » fin de citation. À noter que les standards internationaux doivent encore être définis. Si les discussions doivent débuter en 2025, LG prévoit une commercialisation pour 2029 et son homologue Samsung pour 2030. Si la 5G a fait l'objet de nombreuses critiques, en quoi la 6G pourrait-elle être utile ? Et bien notamment pour offrir une meilleure stabilité des réseaux sans fil lors des grands événements sportifs ou des concerts. Si la Chine est également très active dans ce domaine, la France et l'Europe compte également se positionner très tôt dans le développement de cette technologie, n'en déplaise aux sceptiques. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:58 21/09/2022
Bientôt des stations spatiales privées pour touristes ?
C'est une info qui n'a pas fait grand bruit et qui pour autant est très intéressante. La NASA a choisi trois entreprises pour préparer l'après ISS, donc une fois que la station spatiale internationale sera officiellement désertée. Objectif pour ces entreprises : déployer leur propre station spatiale privée d'ici la fin de la décennie. C'est un contrat à plus de 415 millions de dollars qui a été signé entre la NASA, Nanoracks, Blue Origin et Northrop Grumman, avec pour objectif de créer de nouvelles stations spatiales privées, et donc à des fins touristiques. En effet, la Station Spatiale Internationale est en orbite depuis 1998 et devrait prendre sa retraite d'ici 2030. L'équipement n'est plus une priorité pour la NASA qui se concentre désormais sur les vols habités vers la Lune et Mars. Ceci dit, elle souhaite tout de même garder un endroit où mener des expériences scientifiques et où envoyer des astronautes, mais pas par ses propres moyens, d'où l'idée de faire appel à des compagnies privées. Dans un communiqué, la NASA indique que trois d’entre elles ont été choisies avec l’objectif, je cite de « permettre une économie commerciale robuste, dirigée par les Américains, en orbite terrestre basse » fin de citation. Blue Origin tout d'abord. Après avoir raté un juteux contrat face à SpaceX pour l'alunisseur du programme Artemis, Jeff Bezos, le patron d'Amazon a obtenu le droit de créer sa propre station spatiale baptisée Orbital Reef, et qui sera financée par la NASA à hauteur de 130 millions d'euros. Il s'agira, je cite « d'un parc d'affaires à usage mixte » où astronautes et chercheurs côtoieront touristes et hommes d'affaires. Blue Origin promet que l’architecture de sa station sera, je cite à nouveau « centrée sur l’Homme avec des services et des équipements de classe mondiale qui seront inspirants, pratiques et sûrs » fin de citation. Boeing, Sierra Space et Redwire Space participeront au projet qui devrait être lancée en 2027. Nanoracks de son côté a remporté le plus grand contrat individuel du programme évalué à 160 millions de dollars, pour aider à la création de sa station Starlab qui devrait également être mise en orbite en 2027. Elle est pensée pour accueillir quatre astronautes avec un volume similaire à celui de l’ISS. Enfin, le géant du secteur Northrop Grumman a obtenu un contrat de 125,6 millions de dollars pour une station modulable où l'ajout de nouveaux éléments sera possible. Objectifs : science, expérimentation industrielle et tourisme. La conception des stations aura lieu jusqu'en 2025, avec début de mise en orbite en 2027. Ainsi, le futur de l’orbite basse de la Terre se dessine avec plusieurs stations spatiales privées où des visiteurs issus de divers secteurs pourront séjourner en louant les modules pour des prix qui n'ont pas encore été communiqués. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:14 20/09/2022
La fusée de Artemis I lancée finalement dans une semaine ?
Si le programme Artemis de la NASA pour retourner sur la Lune est attendu avec impatience par le grand public, sa concrétisation est un peu plus compliquée que prévue. Fin août, un problème moteur avait empêché la première tentative de lancement. Début septembre, c'est une importante fuite d'hydrogène qui forçait l'agence à annuler le décollage. Aujourd'hui, la NASA annonce qu'un nouvel essai devrait avoir lieu mardi prochain, le 27 septembre. Sur le pas de tir, les équipes de la NASA s'affairent sans relâche depuis trois semaines désormais pour réparer les soucis mécaniques de la fusée. Dans le détail, elles ont prévu de remplacer les joints de la connexion entre la fusée et les conduites de carburant qui envoient l'hydrogène liquide dans l'appareil. En restant sur la rampe de lancement, l'équipe s'offre la possibilité de tester de nouveaux joints à des températures cryogéniques, imitant ainsi les conditions d'un lancement réel. Mais le temps presse, et la NASA mise gros sur la mission Artemis I. En effet, celle-ci marquera le premier lancement de l'énorme fusée Space Launch System de l'agence, qui doit permettre d'envoyer le vaisseau spatial Orion sur une orbite située au-delà de la Lune, et ce, sans équipage à bord. Ce vol inhabité doit durer entre 26 et 42 jours. Si tout se passe bien lors du retour de la mission Artemis I, la capsule devrait rentrer dans l’atmosphère protégée par son bouclier thermique, déployer ses parachutes avant d’amerrir au milieu de l’Océan Pacifique. De quoi certifier que la capsule Orion et le lanceur SLS sont fiables en vue d’une première mission habitée autour de la Lune dans le cadre de Artemis II aux alentours de mai 2024. Le premier alunissage, donc la prochaine fois que des humains reposeront le pied sur la Lune, est prévu pour 2025 dans le cadre de la mission Artemis 3. Au final, en choisissant le 27 septembre, l'agence spatiale américaine évite de gêner le lancement de la mission DART (Double Asteroid Redirection Test) prévu le 26 septembre et dont l'objectif est de percuter un astéroïde. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:01 19/09/2022
La Russie désespérément en quête d'électronique ?
Plus de six mois après le début du conflit en Ukraine, la Russie serait activement en quête de semi-conducteurs et de munitions pour soutenir son effort de guerre. D'après le média Politco, une longue et très précise liste d’achats, jugée crédible par divers experts aurait même été dressée, permettant d'identifier clairement les manquements de l'armée Russe. Un rapport du renseignement américain consulté par le New York Times affirme que Moscou cherche à se fournir en munition auprès de la Corée du Nord, et cela, seulement quelques jours après avoir acquis des drones iraniens. Mais au-delà de s'équiper en obus, roquettes et autres engins explosifs auprès d'autres pays, le Kremlin chercherait surtout à se fournir en équipements électroniques pour pouvoir justement fabriquer ses armes. Il ne faut pas oublier que la Russie reste dépendante des entreprises occidentales pour s'approvisionner en composants électroniques de pointes, notamment ceux qui équipent ses missiles supersoniques. Sauf que depuis la vague massive de sanctions occidentales prise contre le pays, ces produits dont devenus très difficiles à obtenir D'après Politico, le Kremlin cherche donc à mettre la main sur des semi-conducteurs, des transistors, des transformateurs, ainsi que des connecteurs. Une liste d’achat répartie en trois catégories, par ordre de priorité, et qui mentionne même le prix à l’unité que Moscou s’attend à devoir dépenser. Parmi les produits les plus désirés par Moscou, on retrouve les semi-conducteurs des Américains Micron, Holt, Texas Instruments, Intel et Broadcom, mais aussi des puces fabriquées par Cypress, ou d’autres fabriqués par IDT. Parmi les priorités « moyennes », on retrouve plusieurs équipements vendus par les japonais Murata et Panasonic, mais aussi par l’entreprise néerlandaise Nexperia, le groupe franco-italien STMicroelectronics, l’allemand Harting ou encore le Taiwanais Yagao. D'après Gina Raimondo, secrétaire américaine au commerce, qui s'appuie sur des renseignements ukrainiens, les Russes commenceraient même à récupérer des puces sur des produits électroménagers. Pour sa part, le Premier ministre ukrainien Denys Shmylal a déclaré à Politico que les Russes avaient dépensé la moitié de leur arsenal et commençaient à utiliser du matériel de l’époque soviétique. Deux affirmations à prendre avec précautions, puisque ce conflit se joue aussi sur le terrain de la communication avec la volonté affichée pour chacun de décrédibiliser et affaiblir l'image de l'adversaire. En ce qui concerne les semi-conducteurs, il faut dire que le Kremlin aurait tout à fait les moyens de contourner les sanctions. La Russie peut avant tout passer par la Chine pour obtenir certains équipements. En effet, la Chine pourrait très bien acheter puis revendre à la Russie les semi-conducteurs souhaités par Moscou. Ceci dit, la rivalité sino-américaine devrait grandement limiter cette possibilité. D'après les informations d'Atlanta Trade Atlas, la Russie aurait importé près d’un million de semi-conducteurs entre 2017 et 2022, grâce à 5 600 sociétés écrans. Si une simple liste d’achat ne permet certainement pas de prouver que Moscou manque de quoi que ce soit, il s'agit tout de même d'une difficulté supplémentaire dont le président Vladimir Poutine se serait bien passé. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:35 18/09/2022
Réalité virtuelle : un pas de plus pour Meta ?
L'intérêt du groupe Meta, anciennement Facebook, pour la réalité virtuelle et le Metaverse ne date pas d'hier. D'ailleurs, pour que l'expérience dans le monde virtuelle se rapproche la plus possible de la vie réelle, le groupe n'hésite pas à investir massivement dans les technologie dite haptiques. Ces derniers jours, le groupe de Mark Zuckerberg a annoncé le rachat de la société spécialisée Lofelt, et ce, malgré une bataille judiciaire au sujet de cette fameuse technologie. Lofelt est une entreprise spécialisée dans les produits haptiques, c'est-à-dire, qui permettent de simuler les sens comme le toucher et le mouvement. Lors d'une expérience de réalité virtuelle, la technologie haptique permet donc de rendre les choses bien plus réelles qu'avec la simple vue, donnant l'illusion aux utilisateurs qu'ils interagissent avec des objets physiques. Début septembre, Meta a annoncé l'acquisition de la start-up basée à Berlin en Allemagne. Ce qui est curieux cependant, c'est le timing de ce rachat. En effet, le groupe Meta est enlisé dans une bataille juridique contre la Federal Trade Commission (FTC). Le régulateur a récemment bloqué le rachat de Within, une entreprise qui édite une application de fitness en réalité virtuelle. Son argument : que Meta cesse de vouloir racheter la concurrence, ainsi que la volonté d'éviter une situation de monopole du GAFAM sur le marché de la réalité virtuelle. En suivant ce raisonnement, l'acquisition de Lofelt n'aurait jamais dû avoir lieu. Dans un document financier datant de juin, Meta est décrit comme l'unique actionnaire de Lofelt. À noter que les conditions de l'accord n'ont pas encore été dévoilées. Avant l'opération, Lofelt avait levé environ 10 millions d'euros et comptait 25 employés. Concrètement, les technologies haptiques permettent de reproduire l'expérience du toucher dans un environnement virtuel, par le biais de vibrations dans un bracelet ou un gant par exemple. Le produit phare de la société Lofelt n'est autre qu'une suite d'outils dédiée aux développeurs, intitulé Lofelt Studio, utilisé dans le but de concevoir facilement les effets haptiques qu'ils souhaitaient voir apparaître dans les applications mobiles et les jeux PlayStation 5. En juin 2022, Lofelt a mis à jour son site web pour annoncer qu'elle mettrait fin au développement de ses produits, y compris Lofelt Studio. En rapatriant Lofelt dans son écosystème, Meta va pouvoir développer de nouveaux produits pour aller encore plus loin dans le côté immersif de sa réalité virtuelle. L'an dernier, nous vous avions parlé d'un projet de gant haptique que les chercheurs du Reality Labs tentent depuis plusieurs années d'inventer. L'expérience de Lofelt dans ce domaine pourrait bien être le coup d'accélérateur nécessaire pour lui donner vie. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
04:06 15/09/2022
Des NFT pour lutter contre la contrefaçon ?
Si l'on reproche souvent aux institutions d'avoir un temps de retard, notamment quand il s'agit de la technologie, force est de constater que l'Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle ou pour l’acronyme EUIPO, a clairement devancé toutes les attentes. En effet, l'organisme Européen a dévoilé un plan pour lutter contre la contrefaçon de bien matériels, et cela en utilisant la blockchain et les NFT ! Des marques de luxes comme Vuitton aux accessoires de mode comme les Air Jordan ou même les AirPods d'Apple, nombreux sont les objets populaires à être victimes de contrefaçon. En 2019, la vente de ces copies auraient même représenté un manque a gagné de 121 milliards d'euro pour les entreprises européennes. Pour contrecarrer cette tendance à la hausse, l'Union Européenne a décidé de recourir à la blockchain et aux NFT. Après cinq ans d'étude, l'EUIPO propose de rendre systématique le suivi des objets dans le monde grâce à la blockchain, ce grand livre numérique dans lequel sont inscrit toutes les transactions, notamment en terme de cryptomonnaies jusqu'à ce jour, mais aussi de NFT depuis l'an dernier. Pour vulgariser, il s'agit d'une sorte de registre infalsifiable où absolument toute l'activité ayant trait à la chaine en question est enregistré. Car il n'y a pas une seule et unique blockchain, mais bien plusieurs. Le Bitcoin et l'Ethereum ont leur propre chaîne constitué de blocks, où sont justement inscrites toutes les activités liées à ces monnaies virtuelles. Voilà en gros le principe d'une blockchain qui peut être décliné pour tout et n'importe quoi, dont les objets physiques. L'EUIPO a déjà défini l’architecture logicielle nécessaire au développement et à l’implémentation de ce qu'elle appelle l’Anti-Counterfeiting Blockathon Infrastructure, son infrastructure anti-contrefaçon en français. Concrètement, les marques agréées et reconnues par l'organisme pourront créer des jumeaux numériques (ou NFT si vous préférez) de leurs produits dès leur sortie de la chaîne de production. Ces certificats numériques auront valeur de garantie d’authenticité et permettront à toutes les compagnies de suivre le parcours de leurs biens. Ceci dit, l'implémentation de ce système reste encore à faire, ce qui ne sera pas une mince affaire. D’ici 2023, l’UE compte également créer un registre des compagnies et titulaires de propriété intellectuelle autorisés à créer des NFT. Si elle parvient à mener ce projet à bien, l’Union européenne se dotera d’une arme réellement efficace dans la lutte contre la contrefaçon. Sa réussite tient désormais à l’adoption massive de la blockchain par toutes les parties prenantes, et à leur bonne volonté. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:54 14/09/2022
Elon Musk face à un procès à 258 milliards de dollars ?
La chute des cryptomonnaies fait le malheur de nombreux investisseurs qui y voyaient jusqu'à il n'y a pas encore si longtemps un placement à long terme. C'était sans compter sur la conjoncture internationale, guerre en Ukraine, hausse du prix de l’énergie, sanctions internationales contre certaines monnaies virtuelles, qui ont entraîné un véritable krash comparable à ceux observés en bourse. De son côté, Elon Musk a longtemps usé de sa notoriété pour défendre le Dogecoin, l'une de ces monnaies favorites, encourageant indirectement les internautes à investir. Problème, cette monnaie est elle aussi touchée par une baisse significative de sa valeur. Dans ce contexte, une plainte collective a été déposée contre le gérant de Tesla et Space X pour je cite « avoir créé un système pyramidal ayant fait perdre beaucoup d'argent aux investisseurs » fin de citation. 258 milliards de dollars. C'est le montant réclamé en dommages et intérêts par les plaignants. Ces derniers reprochent à l'homme le plus riche du monde d'avoir intentionnellement fait grimper le prix du Dogecoin de plus de 36 000 % en deux ans, puis de l'avoir laissé s'effondrer. Concrètement, tout est parti de la plainte d'un investisseur en cryptomonnaie qui estimait en juin dernier avoir subi 86 milliards de dollars de pertes après la forte baisse de valeur du Dogecoin. Une somme qu'il a décidé de réclamer en justice aux trois entreprises d'Elon Musk, à savoir Tesla, Space X et The Boring Company, sa société dédiée à la construction de tunnels. D'après l'agence de presse Reuters, sept autres investisseurs ont rejoint le rang des plaignants depuis le début de l'été. Dans le détail, la plainte mentionne que les accusés ont je cite « réalisé des dizaines de milliards de dollars de bénéfices » aux dépens des autres investisseurs de Dogecoin fin de citation. D'après les plaignants, Elon Musk, Tesla, SpaceX et The Boring Company savaient que la bonne santé du Dogecoin je cite « dépendait uniquement du marketing » et que la cryptomonnaie manquait de valeur intrinsèque. D'autres acteurs ont également été placés sur le banc des accusés à l'instar de la Dogecoin Foundation, une organisation à but non-lucratif qui s'occupe de la gestion du réseau. La cryptomonnaie s'échange actuellement à environ 6 cents contre 0,74 dollar à son plus haut historique il y a encore quelques mois. Une valeur qui a donc été divisée par plus de 10 en peu de temps, mais qui n'a pas empêché Elon Musk d'assurer dans un tweet qu'il continuerait d’acheter du Dogecoin malgré le krash. Une déclaration assez étrange quand on sait qu'en juillet dernier, Tesla annonçait avoir vendu 75% de ses Bitcoin pour renflouer les caisses de l'entreprise. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:06 13/09/2022
Qu'est-ce que Worok, nouveau gang de hackers redouté par les États ?
Grâce à la vigilance de chercheurs en cybersécurité travaillant pour un éditeur de logiciel antivirus, on a pu découvrir l'existence d'un groupe de hackers spécialiste du vol d'information. Si leurs méfaits semblent pour l'instant se concentrer principalement sur l'Asie, force est de constater que ce groupe baptisé Worok est très dangereux. Dans leur dernier rapport, les chercheurs de l'entreprise Eset ont découvert qu'un groupe de hackers qu'ils ont baptisé Worok utilisait des outils jusqu'alors inconnus pour commettre leurs vols. Dans le détail, Worok s'attaque aux gouvernements du continent asiatique, ainsi que plusieurs pays du Moyen-Orient et du sud de l'Afrique. Les premières traces de ces malfaiteurs ont été découvertes il y a un an et demi, début 2021, plus ou moins au même moment que la découverte des failles ProxyShell. D'après les chercheurs, le profil de Worok est très similaire à celui d'un autre groupe de hackers : TA428. Si tout laisse à penser qu'il s'agit des mêmes personnes, les chercheurs ont pu différencier leurs activités grâce aux outils utilisés lors de chaque attaque informatique, et ainsi dater les premières attaques de Worok à fin 2020. Je cite le rapport des chercheurs : « nous considérons que les liens ne sont pas assez forts pour considérer que Worok soit le même groupe que TA428, mais les deux pourraient partager des outils et avoir des intérêts communs » fin de citation. Ce qui est intéressant avec Worok, c'est que le groupe a été très actif entre fin 2020 et mai 2021, puis a disparu des radars, avant de réapparaître en février dernier en ciblant une entreprise du secteur de l'énergie en Asie Centrale, ainsi qu'un organisme du secteur public d'Asie du Sud-Est. Si ces méfaits ont pu être attribués à ce groupe de hacker avec certitude, difficile toutefois de savoir avec quel outil les attaques ont eu lieu. Ceci dit, d'après les chercheurs, il est fort possible que Worok ait exploité les failles ProxyShell pour implanter du code malveillant sur les serveurs des victimes, et ainsi pouvoir se connecter au réseau à leur guise. Dans le détail, les hackers utilisent des outils totalement gratuits et libres disponibles sur Internet afin d'explorer les réseaux comportant des failles. On peut citer Mimikatz, EarthWorm, ReGeorg u encore NBTscan. Les hackers installent ensuite un premier programme pour prendre le contrôle des machines, on peut penser à PowHeartBeat, un logiciel écrit avec le langage de script PowerShell qui possède notamment la capacité de se connecter à un serveur afin de recevoir des commandes et télécharger d'autres programmes. Le programme sert alors à charger un second outil, PNGLoad, qui lui s'appuie sur la stéganographie, un message caché dans un autre message, pour installer le virus final. D'après les chercheurs d'Eset, il s'agit le plus souvent d'une image au format PNG contenant du code caché malgré un aspect parfaitement valide et donc paraître complètement inoffensive pour la victime. Pour l'instant, les chercheurs n'ont pas eu la possibilité d'analyser les fichiers PNG que je viens de vous décrire, ce qui signifie qu'ils ne savent pas avec précision quel programme final est été chargé et donc quel est le but exact de Worok. Et c'est justement toute cette incertitude et ce flou entourant le groupe de hacker qui le rend aussi dangereux. Ceci dit, compte tenu, je cite « du profil des cibles et des outils que nous avons vus déployés contre ces victimes », tout porte à croire que l'objectif principal des hackers reste l'espionnage. Reste désormais à savoir dans quel but, et éventuellement pour qui ? Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:58 12/09/2022
iPhone 14 : une grande annonce pour un produit décevant ?
Début septembre, Apple tenait sa keynote de rentrée avec en point d’orgue, la présentation du nouvel iPhone 14. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les observateurs n’ont pas du tout été impressionnés par cette nouvelle version du célèbre smartphone. Avec des prix toujours à la hausse, la stratégie du GAFAM semble limpide : pour avoir des améliorations significatives, il faut claquer un smic… littéralement. Comme bien souvent, la version standard des iPhones n’est pas très intéressante. Les possibilités de stockages restent les mêmes, 128/256 et 512 gigas, et les performances n’ont rien de bien transcendantes comparées à l’iPhone 13 Pro Max de l’année dernière. Il faut tout de même noter l’arrivée de l’iPhone Plus, digne remplaçant de la version Mini, qui permettra aux consommateurs d’obtenir un iPhone 14 avec un écran plus grand sans payer le prix de la version Pro, mais aussi sans les améliorations bien entendues. En parlant de l’iPhone 14 Pro, c’est effectivement là qu’il faut aller voir pour découvrir des améliorations vraiment intéressantes. En effet, l’encoche à selfies va disparaître. Elle se cachera en réalité dans un espace virtuel intitulé Dynamic Island, une barre horizontale noire placée en haut de l’écran et dont la taille évolue en fonction de l’application utilisée. Côté photo, l’iPhone 14 Pro accueillera un module photo de 48 mégapixels associé à un capteur ultra grand-angle de 12 mégapixels, le tout permettant de faire de belles photos dans la pénombre. Le grand-angle devrait être 65 % plus important que sur l’iPhone 13 Pro et les photos prises de nuit ou en intérieur de bien meilleure qualité à en croire Apple. Il sera peut-être préférable d’opter pour un stockage de 1 To tant les photos risquent d’être lourdes. La puce A15 Bionic qui équipera les iPhones 14 standards et 14 plus sera troquée pour l’A16 et permettra un gain de 20% en termes de performance d’après Apple. À noter que cette année, Apple mise en particulier sur la sécurité avec la possibilité de passer des appels d'urgence par satellite dans les zones blanches, ainsi qu’un accéléromètre capable d'identifier précisément un accident pour appeler les secours plus rapidement. Autant d’améliorations, ou devrais-je dire « si peu d’améliorations », qui n’ont pas manqué de faire réagir internet, certains n’hésitant pas à comparer ces nouveaux modèles à de vulgaires mises à jour de l’iPhone 13. Eve Jobs, la fille de Steve Jobs, l'ancien directeur général de la marque, a partagé un meme sur Instagram d’un homme recevant en cadeau une chemise identique à celle qu'il porte déjà, accompagné du texte je cite « Moi, passant de l'iPhone 13 à l'iPhone 14 après l'annonce d'Apple ». Une moquerie qui montre bien la déception d’une partie des internautes, s’attendant sans doute à de vraies modifications pour les nouveaux smartphones d’Apple. Un mot sur les prix et les dates de sorties pour finir… L'iPhone 14 coûtera au minimum 1019 euros dans sa version standard. Ajoutez à cela 150€ pour les mêmes performances mais un écran plus large, soit 1169€ pour un iPhone 14 Plus, comptez 1329 euros pour la version Pro et 1479€ pour le Pro Max, ce qui en fera le téléphone le plus cher jamais commercialisé par la marque. Mais accrochez-vous, car si vous aviez dans l’idée de prendre l’iPhone le plus performant qui soit avec la plus grande capacité de stockage, sachez qu’il vous en coûtera 2129€. Tous les modèles, à l’exception de l’iPhone 14 plus, seront disponibles à partir de vendredi, soit le 16 septembre. Pour la version Plus, il faudra attendre le 9 octobre. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
04:03 11/09/2022
USB4 Version 2.0 : encore plus rapide et sans changer de câble ?
La prochaine version de la technologie USB devrait être un bond technologique assez impressionnant. D'après l’USB Promoter Group, qui veille à imposer un seul et unique connecteur universel, l'USB-C, la nouvelle norme USB4 Version 2.0 serait l'un des connecteurs les plus rapides jamais vu jusqu'à aujourd'hui, avec des vitesses de transfert allant jusqu'à 80 gbps, soit le double de ce dont est capable l'USB 4 original ou encore le Thunderbolt 4. Si vous vous intéressez au monde merveilleux des connectiques, même de loin, alors vous avez sans doute remarqué que l'ensemble de la norme USB a toujours été un véritable bazar. Entre les USB 3.0/3.1/3.2 et leurs nombreuses itérations (Gen 1, Gen 2, Gen 2×2)... Bref, difficile de s'y retrouver. C'est d'ailleurs exactement la même chose pour l'USB4 qui se dote désormais d'une nouvelle version dite 2.0 au lieu de s'appeler USB5, tout simplement. Ceci dit, outre le casse-tête permanent pour s'y retrouver parmi les noms, cette nouvelle version offrirait une vitesse de transfert de 80 gbps. Concrètement, le connecteur resterait le même, un embout USB-C. Seul le protocole USB qui l'accompagne serait amené à évoluer, avec une vitesse de transfert passant de 40 gbps à 80 ! Pour résumer, les câbles déjà capables de transférer des données à 40 gbps pourront profiter de ce gain dès que le nouveau protocole sera implémenté. À noter que l'USB 4 v2.0 a été pensé pour mieux se plier aux multiples appareils désormais connectés en USB-C : écrans, périphériques de stockage, hubs USB, etc. Concrètement, si vous branchez plusieurs écrans à votre ordinateur portable, mais aussi des disques durs et autres connecteurs, les 80 gbps de débit devraient vous simplifier la vie en réduisant les temps de transferts. De plus, l’USB Promoter Group indique que cette version 2.0 de l'USB4 devrait être assortie d'une rétrocompatibilité avec les versions précédentes, comme l'USB 3.2 et l'USB 2.0 ou le Thunderbolt 3. Pour l'heure, aucune date de sortie de cette nouvelle norme n'a été communiquée. Ceci dit, aucune explication purement technique n'a été livrée pour nous permettre de comprendre en détail cette notion de rétrocompatibilité. Pour l'instant, je cite le groupe, la « mise à jour est spécifiquement destinée aux développeurs » fin de citation. Côté GAFAM, on sait qu’Apple compterait utiliser un port USB-C sur son prochain iPhone 15 pour se plier aux nouvelles règles imposées par l'Union européenne, pourquoi pas avec la norme USB4 2.0 pour profiter des 80 gbps de transfert. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:08 08/09/2022
De la tech bien plus chère ces prochains mois ?
Alors que les plus optimistes pensaient que la pénurie des puces et des composants électroniques étaient pratiquement terminé... exemple très concret avec NVIDIA qui a fortement baissé le prix de ses cartes graphiques de la gamme RTX 3000, je vous invite à découvrir l'épisode dédié si ce n'est pas déjà fait... et bien force est de constater que ce n'est pas totalement la réalité. En effet, les efforts financiers consentis par certains géants de la Tech afin de maintenir des prix relativement abordables au grand public semblent toucher à leur fin à mesure que l'impact sanitaire de la pandémie de COVID 19 se réduit. Conséquence, c'est une hausse significative des prix qui devrait attendre les consommateurs, particulièrement en Europe. Deux exemples illustrent ce début de hausse des prix des produits technologiques : le casque de réalité virtuelle Meta Quest 2 et la PS5. En effet, depuis le 1er août dernier, il faut débourser 100€ de plus pour s'offrir le casque, soit 449 ou 549€ selon la mémoire choisie, et 50€ de plus pour la PS5 qui passe à 549€ pour ses deux versions Standard et Digitale. Samsung prend également le train en marche et prévoit d'augmenter également ses produits, sans oublier les marchands de puces comme TSMC. Première raison à cela, le contrecoup de la pandémie de COVID 19 en effet, mais aussi et surtout les conséquences de la guerre en Ukraine qui complexifie fortement la tâche aux producteurs pour se fournir en matière première. Selon Glenn O’Donnell, vice-président de Forrester, entreprise spécialiste des études de marché, le prix des semi-conducteurs et des puces devrait augmenter de 15 % d'ici la fin de l'année. Outre l'industrie du divertissement comme celle du jeu vidéo, c'est l'intégralité du paysage tech qui sera touché par des hausses de prix à venir, des smartphones aux voitures électriques. Autre point important, les commandes de matières premières, puis ensuite de puces et composants électroniques sont planifiées sur plusieurs années. Généralement, si un prix est bloqué au moment du contrat, il ne bouge pas. Ainsi, avec des prix à la hausse, l'effet boule de neige de ces hausses devrait être douloureux pour les portes feuilles. Sur le côté financier, ce sont les consommateurs européens qui devraient être les plus touchés, principalement à cause d'une monnaie particulièrement faible, et quasiment équivalent au dollar. Pour terminer sur une note un peu plus optimiste, les fabricants de puces et semi-conducteurs prévoient la production en masse de puces gravées en 3nm. D'après Samsung, il s'agira d'un saut qualitatif important qui permettra je cite « de réduire la consommation d’énergie jusqu’à 45 %, d’améliorer les performances de 23 % et de réduire la surface de 16 % ». De quoi nous laisser entrevoir un retour à la normale pour les prix d'ici quelque temps, mais malheureusement, après que cette hausse ait eu lieu, soit dans au mieux plusieurs mois et au pire dans quelques années. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:23 07/09/2022
Charger son téléphone juste en entrant dans une pièce ?
C'est une invention qui pourrait tout simplement nous changer la vie si elle venait à se concrétiser. Des chercheurs coréens sont parvenus à mettre au point un dispositif de recharge sans fil dit « longue distance ». Tous les appareils situés à une trentaine de mètres autour de leur invention pourraient automatiquement être rechargés. Pour une bonne partie des possesseurs de smartphone, c'est toujours le même rituel au moment d'aller se coucher. Un tour sur Internet, puis on branche le smartphone à son chargeur. Sans ça, impossible de se réveiller le lendemain en espérant avoir une batterie pleine. Ceci dit, cette contrainte n'en sera peut-être plus une prochainement puisque des chercheurs de l'université de Sejong en Corée du Sud ont mis au point une toute nouvelle technologie permettant de recharger un appareil dans un rayon de 30 mètres ! Si la recharge sans fil existe depuis un certain temps, elle ne fonctionne que si l'appareil est posé sur un support spécifique. Or, dans ce cas précis, votre appareil se rechargera automatiquement sans que vous n'ayez à y penser. L'article des chercheurs publié dans la revue Optics Express dont le lien est dans la description de cet épisode. Dans le détail, le courant est envoyé par un transmetteur installé dans une pièce, où se trouve également un amplificateur à fibre dopée à l'erbium. Ce transmetteur produit alors un rayon infrarouge avec une longueur d'onde centrale de 1550 nanomètres qui se concentre sur le récepteur (une cellule photovoltaïque), et ce, à l'aide d'une lentille sphérique rétroréfléchissante. Ce genre de récepteur serait suffisamment petit pour être intégré dans des objets connectés et même un smartphone. À noter que pour fonctionner pleinement, la lumière infrarouge doit être transmise en ligne droite, sans rencontrer d'obstacle. C'est donc pour cette raison que les chercheurs ont opté pour une lentille sphérique rétroréfléchissant en guise de récepteur. Cette dernière renvoie une partie du rayon laser, ce qui facilite l'alignement et permet au transmetteur de basculer sur un mode de faible intensité si un objet bloque la transmission, devenant ainsi sans danger pour l'être humain. Concrètement, les chercheurs ont réussi à transmettre un rayon de 400 milliwatts sur 30 mètres, converti ensuite en 85 milliwatts, soit un rendement de 21,25 %. Si leur technologie n'en est pour l'instant qu'à l'étape de prototype, les chercheurs comptent optimiser le laser et augmenter le rendement de la cellule photovoltaïque afin de pouvoir transmettre plus de courant sur une distance plus longue. De quoi leur faire penser qu'alimenter plusieurs appareils simultanément sans fil est bel et bien possible. Étude : https://opg.optica.org/oe/fulltext.cfm?uri=oe-30-19-33767&id=497548 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:05 06/09/2022
Bitcoin : une faute de frappe à 10 millions de dollars ?
C'est le genre d'histoire dont on rêverait tous d'être le protagoniste. En mai dernier, une plateforme de cryptomonnaie a versé par erreur plus de 10 millions de dollars à l'une de ses clientes suite à une faute de frappe. Mais lorsque la plateforme a voulu rectifier la situation, l'heureuse élue ne l'a pas entendue de cette oreille et a tout simplement décidé de ne pas rendre le trop-perçu. Si vous vous intéressez aux cryptomonnaies, alors vous connaissez forcément Crypto.com. Peut-être en êtes-vous d'ailleurs un utilisateur actif ? Quoiqu'il en soit, en mai 2021, la plateforme a accidentellement transféré 10,5 millions de dollars australiens à une cliente originaire de Melbourne, alors que cette dernière ne demandait à la base qu'un remboursement de 100 dollars. On est quand même sur un x10 000 de la somme de départ. Malheureusement pour Crypto.com, l'employée en charge de traiter cette requête aurait apparemment saisi le numéro de compte de la cliente dans le champ réservé au montant du paiement. On imagine bien la surprise de l'utilisatrice quand cette somme a 8 chiffres est arrivée sur son compte. Sauf qu'au lieu de signaler l'erreur, cette dernière a transféré une grande partie de l'argent sur un autre compte. Il aura fallu sept mois à Crypto.com pour se rendre compte de la situation. En décembre 2021, l'entreprise réalise un audit et découvre alors que leur compte en banque accuse une perte de 10 millions de dollars. L'erreur est rapidement identifiée et un mail est envoyé à l'utilisatrice pour récupérer la somme, qui en guise de réponse se contente d'un « bien reçu, merci ». Crypto.com s’est alors tourné vers la justice australienne qui a fini par lui donner raison, estimant que les 10 millions de dollars devaient être rendus à Crypto.com dans les plus brefs délais. Je cite l'avocat de la plateforme « Il ne fait aucun doute que si vous voyiez ça sur votre compte, vous savez que ça ne devrait pas être là […] Si vous retenez la propriété de quelqu’un d’autre, vous la détenez par tromperie, vous n'avez pas droit, vous devez la rendre » fin de citation. Crypto.com a donc obtenu le gel de tous les avoirs détenus sur le compte bancaire de la cliente. Le tribunal a également ordonné à la jeune femme de vendre une maison offerte à sa sœur pour 1,35 million de dollars, et lui a infligé une amende de 27 000 dollars d’intérêts. À noter que les fonds ont été envoyés par erreur par virement bancaire. Il aurait donc été possible d’annuler la transaction si l’erreur avait été rapidement identifiée. Or, si les 10 millions de dollars avaient été envoyés par le biais de la blockchain, Crypto.com n'aurait eu que ses yeux pour pleurer puisque les transactions en cryptomonnaies sont irréversibles. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:01 05/09/2022
Une IA remporte un concours d'art ?
C'est une histoire assez fascinante que l'on vous raconte aujourd'hui. Un américain a remporté un concours d'art grâce à une image générée par intelligence artificielle. Si le progrès de l'IA dans le domaine de l'art est indéniable, on en parle souvent dans ce podcast par ailleurs, elle met également en lumière certaines interrogations, voir même certaines craintes de la part des artistes eux-mêmes. Direction l’État du Colorado où Joseph Allen est chef d'entreprise. Lorsqu'il entend parler d'une compétition intitulée Colorado State Fair's fine art, ce dernier décide de soumettre son tableau : Théâtre d'opéra spatial. Enfin... son tableau, pas vraiment. Car ce n'est pas lui techniquement qui l'a réalisé mais l'outil Midjourney, accessible à tous pour générer des images à partir d'un texte. Mais contrairement à d'autres outils du genre, seules 25 images peuvent être générées gratuitement. Au-delà de cette quantité, il faut s'abonner au service. Quoiqu'il en soit, c'est bien son œuvre qui a remporté le concours, déclenchant des réactions très contrastées sur les réseaux sociaux. En effet, les artistes professionnels ont toutes les raisons de s'inquiéter de cette montée en puissance des IA dans le domaine de l'art. Le premier problème comme on vient brièvement de l'évoquer, c'est la propriété intellectuelle de l’œuvre. Si Joseph Allen a « commandé » une œuvre à l'IA via une description détaillée, c'est tout de même l'intelligence artificielle qui a fait tout le boulot en étudiant un nombre colossal d'œuvres déjà existantes, en s'en imprégnant grâce à la technique du deep learning, pour ensuite restituer quelque chose de fidèle à l'idée initiale d'Allen. Sur ce point bien précis de la propriété intellectuelle, rien n'est encore arrêté. Autre inquiétude, celle de l'avenir des artistes. Car si même les professions créatives faisant appel à l'imaginaire peuvent être remplacées par des ordinateurs, alors plus aucun corps de métier ne sera épargné. Le journal américain Atlantic a d'ailleurs été le premier à illustrer l'une de ses newsletters avec une image générée par IA. De quoi légitimement inquiéter graphistes, illustrateurs ou encore photographes de presse pour l'avenir. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:39 04/09/2022
NVIDIA RTX 4000, présentation fin septembre ?
La nouvelle gamme de carte graphiques NVIDIA, les RTX 4000, débarqueront dans un contexte assez inédit pour l'entreprise et le marché des composants informatique de manière générale. Outre une puissance qui devrait être grandement augmentée, ces nouvelles cartes devront cohabiter avec la génération précédente dont la surproduction plonge NVIDIA dans l'incertitude... une situation qui paradoxalement fait les affaires des consommateurs. Petite mise au point dans cet épisode. Les cartes de la gamme RTX 4000 seront présentées le 20 septembre prochain lors de la conférence de rentrée de NVIDIA, la GTC 2022. C'est ce qu'à confirmé le président du groupe Jen-Hsun Huang lors de la présentation des derniers résultats financiers. Évidemment, il sera question de la génération « Lovelace », le nom de code des RTX 4000. Ceci dit, difficile de connaître le contenu précis de cette GTC 2022, pas plus que les caractéristiques des nouvelles cartes graphiques, leur prix ou une éventuelle date de sortie. Quoiqu'il en soit, et comme nous vous l'avions déjà précisé dans des épisodes précédents, cette nouvelle gamme devrait être beaucoup plus puissante que les versions précédentes, et donc fatalement plus chère. Une chose est sure, ces futurs modèles débarqueront dans un contexte particulier. D'après le média spécialisé The Verge, NVIDIA n'aura pas d'autres choix que de faire coexister les RTX 3000 et 4000. En effet, l'entreprise se retrouve désormais avec des stocks importants de cartes RTX 3000 sur les bras après avoir augmenté drastiquement la production pour répondre à la demande. Or, avec l'annonce des RTX 4000 et la chute des cryptomonnaies, les ventes des 3000 se sont effondrés, faisant également baisser les prix de manière significative. Une chance pour les consommateurs qui peuvent désormais débourser des sommes raisonnables pour s'équiper, contrairement aux spéculations de 2021. En conséquence, l'entreprise n'a pas eu d'autres choix que de baisser les prix pour donner aux revendeurs une chance d'écouler les stocks. Aujourd'hui, une carte graphique de la gamme RTX 3000 est accessible à moins de 500€, contre plus du double il y a encore quelques mois. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:30 01/09/2022
Le studio EA racheté par Amazon ?
Si les rumeurs venaient à se confirmer, c'est un véritable séisme qui secouerait le monde du jeu vidéo, voir l'ensemble de l'industrie du divertissement. D'après les informations du média USA Today, Amazon serait sur le point de racheter le studio de jeu EA, connu notamment pour ses licences majeures comme FIFA, Battlefield, ou Dragon Age. Décidément, les studios de jeux vidéo font l'objet de toutes les convoitises. Après le rachat de Blizzard par Microsoft en janvier dernier pour quasiment 70 milliards de dollars, voilà que c'est au tour d'Amazon de s'intéresser de près à Electronic Arts. Ces dernières semaines, nombreux étaient les observateurs à rapporter que le GAFAM s’apprêtait à déposer une proposition de rachat. Si cette volonté d’enrôler le studio de jeu vidéo dans ses filiales est connu depuis le mois de mai dernier, la chaîne CNBC précise quant à elle qu'Amazon ne fera finalement pas d'offre dans l'immédiat. Conséquence, l'action d'EA en bourse a bondi de 7,5% pendant quelques jours, avant de retomber à son niveau initial suite aux révélations de CNBC. Si cette rumeur de rachat n'était qu'un feu de paille en cette fin de mois d'août, il n'est pas impossible qu'il se concrétise véritablement un jour. Cela pourrait alors avoir des conséquences lourdes et très concrètes dans le paysage vidéoludique. Si Amazon devait propriétaire d'EA, le GAFAM contrôlerait alors un nombre très très important de licences majeures. Les joueurs pourraient alors en exploiter un certain nombre sur Twitch, la plateforme de streaming jeu vidéo d'Amazon, voir même imaginer réaliser des adaptations en série ou en film sur Amazon Prime Video. Outre Fifa, Battlefield et Dragon Age, l'entreprise de Jeff Bezos pourrait adapter de célèbres noms comme Dead Space, Mass Effect, Medal of Honor ou encore Need for Speed. Autant d'univers qui se prête à explorer différents genres comme les séries d'horreur, d'infiltration ou même tenter de concurrencer la saga de voiture la plus populaire : Fast And Furious. Encore un peu de patience pour voir où atterrira EA, car vu la tendance, il semble quasi certain que l'entreprise sera vendue au plus offrant dans les mois à venir, qu'il s'agisse d'Amazon, Disney ou encore Apple qui ont également manifesté leur intérêt pour le studio. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:37 31/08/2022
Un outil pour savoir si vous êtes suivi dans la rue ?
Voilà un épisode qui conviendra parfaitement aux personnes méfiantes ou qui ont tout simplement peur d'être suivies. Aux États-Unis, un agent fédéral a mis au point un appareil capable de déterminer si vous êtes suivi dans la rue. Et le plus intéressant, c'est que son dispositif peut être fabriqué par n'importe qui à bas coût. C'est lors de la conférence Black Hat USA qui s'est tenue en août, que Matt Edmondson, un agent fédéral travaillant au département de la Sécurité intérieur des États-Unis a présenté son engin. Mais avant ça, la question est de savoir pourquoi Matt s'est-il lancé dans la construction d'un tel objet ? Et bien par tant pour lui qu'à la demande d'un ami et collègue du gouvernement qui avait peur d'être suivi lorsqu'il rencontrait des informateurs ayant des liens avec une organisation terroriste. Dès lors, Matt explique que pour seulement 200€, son appareil est capable de scanner les fréquences Bluetooth, Wi-Fi, SDR, ZigBee... et de repérer les appareils à proximité. Concrètement, il utilise un mini-ordinateur Raspberry Pi, alimenté grâce à une batterie externe USB auquel il a ajouté un petit écran tactile ainsi qu'un module Wi-Fi en USB. Dans le détail, Matt Edmondson explique que son système utilise le logiciel Kismet pour analyser les communications sans fil. S'il a commencé par enregistrer l'adresse MAC des appareils, l'agent s'est vite rendu compte que beaucoup pouvaient la modifier de manière aléatoire à chaque tentative de connexion. Il a donc décidé d'y associer le nom (SSID) du réseau recherché par les appareils. Ainsi, son système créé toutes les cinq minutes un nouveau fichier dans lequel il enregistre les informations de tous les appareils à proximité. Si le même appareil est présent dans plusieurs fichiers, cela signifie qu'il a été détecté à proximité de la personne à au moins cinq minutes d'intervalle, le système envoie une alerte. Au final, reproduire ce système est à la portée de tous ceux qui ont un peu d'expérience avec les systèmes Linux. Les composants sont en effet accessibles au grand public et le code du logiciel est en libre accès sur le site GitHub. À l'avenir, Matt Edmundson espère améliorer son système en ajoutant d'autres protocoles sans fil, ainsi qu'un GPS pour pouvoir enregistrer la localisation des appareils. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:35 30/08/2022
Un outil pirate pour télécharger tous vos e-mails ? Attention, ça existe !
Désolé de vous le dire, mais vos e-mails ne sont pas en sécurité. C'est tout du moins le constat que l'on peut faire suite aux révélations de Google. Le GAFAM annonce avoir découvert l'existence d'un programme capable de siphonner les mails de n'importe qui. S'il n'est utilisé qu'en Iran pour l'instant, ce n'est qu'une question de temps pour que d'autres utilisateurs dans le monde ne soient touchés. Ce n'est un secret pour personne, les états autoritaires comme la Chine, la Russie ou encore Israël dans une autre mesure avec le développement du logiciel espion Pegasus, tous n'ont pas de scrupule à utiliser le piratage pour servir leurs intérêts. Désormais, il faudra aussi se méfier de l'Iran. Dans son dernier rapport intitulé Threat Analysis Group (ou TAG pour l'accronyme), Google explique avoir découvert un outil créé par des hackers iraniens capable de récupérer les e-mails de Gmail, Yahoo et Outlook. Intitulé Hyperscrape, cet utilitaire d'extraction de données aurait été conçu en 2020 par le collectif Charming Kitten, soutenu par le gouvernement iranien, avec pour cibles principales des personnalités haut placées. Je cite Google, « [ce programme a été] déployé contre près de 25 comptes situées en Iran […] le plus ancien échantillon connu date de 2020 et l'outil est toujours en cours de développement. Nous avons pris des mesures pour sécuriser à nouveau ces comptes et avons informé les victimes […] à propos de ces pirates soutenus par le gouvernement » fin de citation. Mais le plus inquiétant reste le fonctionnement de cet outil. Pas besoin d'installer un programme ou un virus sur l'ordinateur visé... ils n'ont besoin que des informations d'identification de leurs comptes ou d'un cookie extrait du navigateur de la victime. Ensuite, l'outil va créer un dossier Téléchargement sur le disque dur pour y stocker tous les e-mails. Concrètement, Google explique que le logiciel piège la protection du système en se faisant passer pour un navigateur obsolète, forçant l'affichage en HTML de base dans Gmail. Une fois connecté, Hyperscrape peut alors changer la langue du compte pour l'anglais et parcourir le contenu de la boîte, téléchargeant individuellement les messages sous forme de fichiers .eml. Une fois le téléchargement terminé, les paramètres sont remis comme à l'origine et les e-mails de sécurité de Google supprimé pour ne laisser aucune trace. Petite note positive toutefois, la dernière version d'Hypercrape n'est plus compatible avec Google TakeOut, cette fonctionnalité permettant aux usagers de créer une archive de leurs mails, photos, vidéos etc... Reste à savoir si Google trouvera la parade pour contrecarrer le fonctionnement de cet outil et éviter qu'il ne soit utilisé à des fins malveillantes à grande échelle. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:07 29/08/2022
Comment protéger ses emails et filtrer les trackers ?
Face aux fraudes et arnaques de plus en plus sophistiquées sur internet, notamment via email, il est impératif d’utiliser les bons outils pour se protéger. Parmi tous, on retrouve DuckDuckGo Email Protection dont on vous avait déjà parlé dans ce podcast et qui aujourd’hui est enfin ouvert au grand public ! Après de longs mois d’attente, DuckDuckGo Email Protection est enfin là ! Dans une version bêta, certes, mais tout de même accessible à tout le monde ! La promesse de cet outil : filtrer vos mails pour les débarrasser des trackers qu’ils pourraient éventuellement contenir. En vous rendant sur duckduckgo.com/email/ sur votre PC, ou alors en utilisant l’application pour smartphone DuckDuckGo, vous pouvez désormais vous créer une adresse @duck.com gratuitement et décider vers quelle autre adresse mail les messages que vous recevrez sur celle-ci seront redirigés. Car votre adresse @duck.com n’est pas une boite mail à proprement parler. Il s’agit plutôt d’un filtre. Concrètement, lorsque vous vous inscrirez sur un site ou lorsqu’un service vous demandera votre adresse mail pour être utilisé, vous pourrez lui soumettre celle se terminant par @duck.com. Ainsi, lorsque le site ou service en question vous enverra un mail, le message transitera d’abord par l’adresse @duck.com où il sera passé au peigne fin et nettoyé de tous ses trackers avant d’atterrir dans votre boite mail principale (gmail, outlook, yahoo etc…) où vous pourrez l’ouvrir en toute sécurité. D’après DuckDuckGo, environ 85% des mails reçus contiennent des mouchards permettant à l’expéditeur de savoir quand vous avez ouvert le mail, mais aussi votre localisation à ce moment-là, ou sur quel type d’appareil. Ainsi, cacher votre véritable adresse mail évite que vos informations soient aspirées à votre insu par des tiers et qu’elles ne finissent dans des bases de données utilisées par les marques pour faire de la pub ciblée notamment. L'avantage de DuckDuckGo Email Protection, c’est qu'il permet de continuer à utiliser normalement ses adresses mail et clients de messagerie habituels. À noter que DuckDuckGo s’engage à ne garder trace d’aucune de vos données personnelles ou mail qui transiterais par son système de filtrage. L’expérience se veut donc transparente pour vous faciliter la vie et protéger votre activité numérique. Un outil bien utile qui ne manquera pas de ravir les internautes les plus soucieux de leur sécurité sur internet, ou bien un premier pas plutôt efficace en termes de cybersécurité pour les novices qui ne sauraient pas par où commencer. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:53 28/08/2022
Une ambassade européenne de la Tech aux USA ?
Ce n'est pas un secret, une bonne partie des géants de la Tech dont les GAFAM sont installés dans la Silicon Valley en Californie. Dès lors, l'Union Européenne, qui a fait de la Tech l'une de ses priorités dans les années à venir, a décidé d'ouvrir une sorte d'ambassade pour faciliter les échanges et régler de nombreux dossiers épineux, notamment en termes de règlement. Google, Meta, Apple, Amazon et bien d'autres pourront désormais discuter directement avec l'Union Européenne de l'évolution de la politique du vieux continent en matière de numérique. Le bureau de l'UE ouvrira le 1er septembre à San Francisco avec à sa tête Gerard de Graaf, qui deviendra ainsi le tout premier ambassadeur européen de la technologie en Californie. Si vous ne le connaissez pas, Gerard de Graaf s'occupait de lutter contre le lobbying des géants du numérique auprès de la Commission Européenne à Bruxelles, et participant à l'élaboration de certains textes de régulation. Toute cette histoire s'inscrit dans un contexte bien précis et assez tendu, puisque l'UE a récemment adopté le Digital Markets Act (DMA) et le Digital Services Act (DSA) censé aider dès l'année prochaine à réguler internet, comme par exemple la lutte contre les contenus violents ou haineux, lutter aussi contre les situations de monopoles. C'est simplifié, mais c'est l'idée. Je vous invite d'ailleurs à écouter l'épisode de Choses à Savoir Tech que nous avions déjà consacré à ces deux textes pour en savoir plus sur leur contenu. Si ces textes vont bel et bien entrer en vigueur, il reste quand même quelques détails à régler d'où l'idée de proposer des négociations apaisées et constructives avec un ambassadeur sur place. Finalement, Gerard de Graaf semble l'homme de la situation puisqu'il a eu une influence très importante dans la naissance du DSA et du DMA, sans oublier qu'il connaît très bien le marché américain, en particuliers les codes du commerce électronique et numérique. À noter que l'ambassadeur aura d'autres missions en plus de faciliter les discussions entre l'Europe et les États-Unis. Gerad de Graaf fera aussi le lien entre la Zone Euro et le reste du monde, notamment le Japon, l'Inde ou le Brésil qui ont récemment calqué leurs réglementations en matière de numérique sur celles du Vieux continent. En faisant un effort de représentation au plus près des GAFAM, l'Union Européenne s'assure ainsi des relations bien plus directe et sans doute plus apaisées, car s'il y a bien une chose que l'UE craint fortement, c'est le départ de ces géants du numérique d'Europe. En effet, les GAFAM sont de très importants créateurs d'emplois et de richesse. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:58 25/08/2022
Une coupe du monde d'Excel ? Ça existe !
Il faut le voir pour le croire. Excel, le célèbre tableur de Microsoft a désormais droit à sa propre compétition de e-sport. Mi-août, la chaîne américaine dédiée au sport ESPN a diffusé la Coupe du Monde de Modélisation Financière. Un concours pas comme les autres et qui ne cesse de faire réagir internet. La Financial Modeling World Cup ou Coupe du Monde de Modélisation Financière sur Excel a eu lieu en mai dernier, mais n'a été diffusée que mi-août par ESPN l'émission The Ocho, consacrée aux sports de niche comme le dodgeball (balle au prisonnier en français) ou encore le air guitar. Objectif de cette compétition d'Excel : résoudre trois problèmes en trois manches de 30 minutes, un peu à la manière d'un escape game. Et clairement, il ne s'agissait pas d'une édition banale. Non, là on parle bien de la crème de la crème des experts d'Excel dans une compétition All-Star. Les participants ont notamment dû concevoir avec leur tableur une machine à sous, un jeu de plateforme en 6 niveaux et une course de yacht. Si vous souhaitez tenter l'une de ces trois missions, voir les trois, le fichier Excel avec les consignes est disponible sur le site internet de la compétition. Et une compétition d'Excel à quoi ça ressemble dans le format ? Comme je vous l'ai dit, tout se déroule en trois épreuves. Après chaque round, la moitié des compétiteurs et compétitrices est éliminée. Les commentaires eux, sont signés Bill Jelen, auteur de plus de 40 livres sur Excel et Oz Du Soleil de la chaîne Youtube Excel on Fire. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on a vraiment l'impression d’assister à une compétition d'e-sport tant Jelen et Oz nous raconte les méthodes des compétiteurs, et abordent des sujets propres à Excel tout en commentant chaque décision des candidats. Pour tout dire, les championnats d'Excel sont de plus en plus populaires. Ces derniers sont notamment retransmis sur YouTube, et les derniers matchs comptent déjà plus de 500 000 vues chacun. Face au succès de cette édition All-Star, un nouveau championnat est déjà prévu pour octobre avec un prix de 10 000 dollars promis au vainqueur. D'autres compétitions dont des tournois européens et une autre coupe du monde devraient avoir lieu prochainement. Les inscriptions pour le FMWC Open sont déjà ouvertes, je vous mets le lien dans la description si cela vous tente. Les 128 meilleurs compétiteurs seront sélectionnés en Octobre avec une finale prévue le 12 Novembre. Télécharger les trois missions : https://www.fmworldcup.com/product/all-star-bundle/ Inscriptions au FMWC Open : https://www.fmworldcup.com/excel-esports/fmwc-open-2022/ Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
02:54 24/08/2022
Une application pour être invisible sur internet en déplacement ?
Que diriez-vous si une application vous permettait d'être invisible lors de vos déplacements ? Il ne s'agit pas bien entendu d'une invisibilité physique mais plutôt d'une sorte d'anonymat géographique. C'est en tout cas ce que vous propose le service Pretty Good Phone Privacy ou PGPP pour l’acronyme. Cela semble évident, mais ça ne fait jamais de mal de le rappeler, posséder un smartphone, c'est s'exposer à une géolocalisation en permanence de la part de son opérateur mobile, et cela, grâce à un identifiant unique stocké dans la carte SIM et transféré vers l’opérateur lorsque le téléphone se connecte à Internet grâce à une antenne-relais. Plusieurs termes désignent cet identifiant selon la technologie internet utilisée. En 4G, on appelle cela l'IMSI (pour International Global Subscriber Identity), et en 5G il s'agit du SUPI (pour Subscription Permanent Identifier). En clair, cet identifiant permet à l'opérateur de savoir s'il a bien le droit d'accéder à Internet, si son forfait lui offre suffisamment de gigas. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'il permet aussi de savoir où vous vous trouvez. Un vrai problème pour les défenseurs des libertés qui préféreraient justement ne plus avoir à partager cette précieuse donnée. Pour répondre à cette attente, deux chercheurs américains, Paul Schmitt et Barath Raghavan ont créé Pretty Good Phone Privacy, un service permettant d'annuler cette surveillance et de rendre vos déplacements beaucoup plus difficiles à suivre. Développée depuis un an, cette technologie est désormais disponible au grand public dans une version bêta. Dans le détail, PGPP agit comme un opérateur mobile virtuel qui s’interconnecte avec la plupart des opérateurs en Europe et aux États-Unis et qui n’offre que des services de données mobiles. Exit donc les appels téléphoniques classiques et les SMS car ces deux services s'appuient obligatoirement sur les identifiants IMSI et SUPI. A contrario, dans l’architecture imaginée par les deux chercheurs, ces identifiants existent, mais ne servent à rien. Concernant cette fameuse architecture, une passerelle baptisée « PGPP-GW » reçoit de la part des abonnés des jetons d’accès qui ont été distribués préalablement et qui ne sont pas liés à l’identité de l’abonné. Ce service intègre également une anonymisation de l’adresse IP, grâce à l’utilisation d’un double proxy. Les requêtes sont d’abord envoyées à l'entreprise sans être déchiffrées, puis routées vers le prestataire Fastly, avant d’aller vers le serveur demandé. Le site de l'entreprise explique d'ailleurs que ni eux ni Faslty je cite « ne peuvent lier votre adresse IP à votre trafic Internet, ce qui signifie qu’à la différence d’un VPN, il n’y a pas de point de surveillance unique » fin de citation. Pour l'instant, ce service ne fonctionne que sous Android via l'application PGPP – Mobile Privacy sur le Google Play Store. À noter tout de même que l'abonnement coûte 40$ par mois, pour 9 gigas d'internet et 8 changements d'IMSI/SUPI. Pour de l'internet illimité et 30 changements d'identifiants, comptez tout de même 90$ par mois. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:29 23/08/2022
Toujours plus de pub sur les iPhones ?
Si vous êtes team Apple que ce soit pour les téléphones, les ordinateurs, les montres et même les services de streaming, alors vous serez ravi d'apprendre que la marque à la pomme compte rajouter encore plus de pub dans ses différentes applications sur l'iPhone ! Cette entrée en matière est évidemment ironique puisque l'ajout de publicité ne va certainement pas améliorer l'expérience des utilisateurs. Une stratégie à double tranchant que je vous détaille dans cet épisode. Vous le savez sans doute, Apple inclut déjà des publicités dans ses applications Actualités, App Store et Stocks. Mais d'après les dernières indiscrétions du journaliste Mark Gurman de Bloomberg, le GAFAM a récemment testé en interne des publicités dans Apple Plan, et envisagerait également d'en intégrer aux applications Podcasts et Books. D'après le média, la publicité a été promue au rang de priorité pour l'entreprise, malgré le fait que beaucoup d'utilisateurs la considèrent comme une nuisance. Ceci dit, Apple c'était tout de même 1 milliard d'appareils en circulations dans le monde. Un potentiel de « consommateurs » gigantesque qui pourrait rapporter très gros à l'entreprise. Plus précisément, le vice-président des plateformes publicitaires d'Apple, Todd Teresi, souhaite fortement développer l'activité publicitaire et porter son bénéfice à deux chiffres par rapport aux 4 milliards de dollars récoltés chaque année actuellement grâce à la pub. Cet ajout de publicité va donc se concrétiser de plusieurs manières. Tout d'abord, vous avez peut-être remarqué qu'Apple fait la promotion de certaines applications sur l'App Store. En effet, les développeurs peuvent payer pour que leur app soit affichée tout en haut des résultats de recherche. Et c'est exactement ce genre d'annonce que le GAFAM veut généraliser à d'autres applications. Selon Gurman, les publicités dans Books permettront probablement aux éditeurs de promouvoir leurs livres, et aux créateurs de mettre en avant leur contenu dans Podcast. Sur Plan, les entreprises pourraient apparaître en tête des résultats de recherche lorsque les utilisateurs cherchent des endroits précis, type restaurant, station essence, supermarché etc... Côté télé, ce type de pub pourrait aussi s'appliquer à Apple TV Plus, avec la création d'un abonnement moins coûteux financé par la publicité justement, à l'instar de Disney+ et Netflix. À noter que cette stratégie n'est pas sans risque, car la frontières entre données personnelles et publicité est poreuse pour les utilisateurs. Ainsi, il n'est pas impossible qu'un grand nombre y voie une sorte d'intrusion avec l'arrivée de cette pub supplémentaire et finit par se détourner de la marque à la pomme. Reste à savoir si Apple parviendra à gérer ce cas épineux de manière intelligente. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
03:06 22/08/2022