Show cover of Fleur d'avocat

Fleur d'avocat

Dans chaque épisode de Fleur d'avocat, Lilas Louise Maréchaud échange avec une avocate ou un avocat bien dans sa robe, quel que soit son lieu d'exercice, son âge, son statut et sa spécialité, sur son parcours.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Titres

On attend des femmes dirigeantes d'être à l'écoute, coopératives, bienveillantes. Donc, au moment où elles prennent une décision difficile — se séparer d'un collaborateur, mettre fin à un partenariat, trancher dans le vif — on leur reproche d'être froides et autoritaires.Ce double standard n'est pas un ressenti. C'est documenté.Dans cet épisode, je vous propose une lecture commentée d'un passage de l'ouvrage "Esthétique du pouvoir" d'Éric Jean Garcia, spécialiste du leadership, et un retour d'expérience personnel sur l'exercice ingrat de l'autorité quand on est une femme.Ce qu'on y apprend :1) Les différences perçues dans les styles de leadership reflètent des attentes sociales liées au genre, pas des dispositions naturelles. L'idée d'un "leadership féminin" plus doux reconduit les schémas d'exclusion sous une forme valorisée.2) La décision est un lieu de surexposition pour les femmes. Une fermeté équivalente à celle d’un homme sera perçue comme de l'autoritarisme. Une prudence comparable sera lue comme de l'hésitation. L'erreur d'un homme est un risque assumé, celle d'une femme est un défaut de compétence.3) Cette asymétrie produit de l'autolimitation. Pas par manque de capacité, mais par anticipation des répercussions. On prend sur soi, on repousse la décision, on attend le point de non-retour. Et quand on finit par trancher, c'est trop tard pour que ce soit bien reçu.4) La bonne réponse n'est pas d'amoindrir son autorité. C'est de s'endurcir face au jugement extérieur ET de préparer le terrain en amont : surcommuniquer le cadre, poser les attentes, rappeler que des décisions difficiles font partie du rôle.5) Un ancrage personnel puissant : être OK avec le fait d'être jugée durement parce qu'on fait des choses difficiles. Pas par insensibilité. Par lucidité sur ce qu’implique son rôle, et le système qui ne changera pas du jour au lendemain.Savoir que c'est systémique ne résout pas tout. Mais ça change la manière dont on le vit. Et surtout, ça empêche de s'auto-saboter.TIMELINE :00:00:00 - 00:01:30 : Introduction et présentation de la série sur "Esthétique du pouvoir" d'Éric Jean Garcia00:01:30 - 00:04:00 : Lecture commentée : le piège du "leadership féminin" et les attentes sociales liées au genre00:04:00 - 00:06:30 : La décision comme lieu de surexposition symbolique pour les femmes dirigeantes00:06:30 - 00:08:30 : La double contrainte décisionnelle : être coopérative ou trancher, il faut choisir00:08:30 - 00:10:30 : Ce que Lilas Louise observe chez ses clientes avocates dirigeantes00:10:30 - 00:14:00 : Confession personnelle : quand on m’a reproché de traiter les gens comme des mouchoirs00:14:00 - 00:17:30 : L'ancrage qui change tout : accepter d'être jugée durement parce qu'on fait des choses difficiles00:17:30 - 00:20:00 : Les deux antidotes : se blinder face au jugement et préparer le terrain par la surcommunication00:20:00 - 00:22:00 : Le piège du "prendre sur soi" : quand le point de non-retour arrive sans warning00:22:00 - 00:23:35 : Application au recrutement et suivi de la période d'essaiHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

30/04/2026 • 23:36

Vous avez vécu un management dur quand vous étiez collaborateur, et vous voulez faire mieux avec vos collaborateurs. En théorie, c’est super. En pratique, vous vous y prenez de telle manière que ça se retourne contre vous.Parce que "être sympa" se transforme en "s'effacer". En prendre sur soi. En devenir la variable d'ajustement de sa propre organisation. Et ça ne crée du bien-être pour personne.Dans cet épisode, lecture commentée de l'ouvrage "Esthétique du pouvoir" d'Éric-Jean Garcia, je décortique ce sujet avec lequel je suis moi-même en prise au quotidien :Le bien-être au travail n'est pas une promesse à afficher. C'est un critère d'alerte. Il signale si une décision, une organisation, une stratégie sont soutenables dans la durée — ou si elles usent silencieusement ceux qui les portent.Contribuer au bien-être ne signifie pas soustraire les équipes à toute difficulté. Ça signifie rendre les contraintes intelligibles, expliciter ce qui est demandé, nommer ce qui est perdu. Des décisions exigeantes peuvent contribuer au bien-être si elles sont assumées, expliquées et soutenues dans la durée.Un collaborateur qui n'arrive pas à être autonome sur ce qu'on attend de lui, c'est un red flag. Et compenser en prenant sur soi ne protège personne : ça crée de l'usure chez le manager, de l'irritabilité qui ressort sous forme passive-agressive, et une situation délétère pour tout le monde.Vous faites partie du système. Si vous ne rentrez pas de clients, si vous ne supervisez pas les dossiers, il n'y a pas d'argent qui rentre. Donc pas d'équipe. Donc pas de bien-être au travail pour qui que ce soit. Votre propre soutenabilité n'est pas un luxe, c'est une condition de survie de l'organisation.La clé, c'est la communication. Pas invisibiliser les contraintes pour jouer au manager sympa, mais les rendre intelligibles. Expliquer pourquoi on dit non. Expliquer ce qui se joue dans un arbitrage. Traiter ses collaborateurs en adultes.On n'est pas venu ici pour souffrir et ça vaut pour le manager autant que pour l'équipe.TIMELINE :00:00:01 - 00:01:30 : Introduction et présentation de l'épisode sur autorité et bien-être au travail00:01:30 - 00:04:30 : Le profil type de l'avocat manager qui veut faire mieux que ce qu'il a subi00:04:30 - 00:06:30 : Quand la bienveillance mal exercée crée autant de dégâts que la dureté00:06:30 - 00:10:30 : Lecture commentée : le leadership qui fait du bien selon Éric-Jean Garcia00:10:30 - 00:14:00 : Un leadership exigeant peut contribuer au bien-être s'il est assumé et expliqué00:14:00 - 00:17:30 : La question du cadre, de la limite et de l'autonomie des collaborateurs00:17:30 - 00:21:00 : Un collaborateur qui n'est pas à la bonne place est un red flag pour tout le monde00:21:00 - 00:24:30 : Ne vous oubliez pas dans l'équation : le bien-être du manager compte aussi00:24:30 - 00:28:30 : Rendre les contraintes intelligibles : l'exemple du vendredi soir pourri en cabinet00:28:30 - 00:32:17 : Dire non à un jour off : un exemple concret de limite posée avec communicationHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

27/04/2026 • 32:17

J'échange régulièrement avec des dirigeants de cabinets et ils ont tous le même problème. Pas un problème de compétence. Pas un problème de vision. Un problème de décision.Ils savent qu'il faut recruter. Ils savent qu'il faut trancher sur un candidat. Ils savent qu'il faut choisir une stratégie de développement. Mais ils restent bloqués. Parce que toutes les variables sont incertaines. Et que la peur de se tromper est plus forte que le coût de ne rien faire.Dans cet épisode, je lis et commente des passages de L'esthétique du pouvoir d'Éric-Jean Garcia, un professeur que j'ai eu à Sciences Po, et qui pose les mots sur ce que beaucoup vivent sans arriver à le formuler.L'autorité est en crise. Elle ne se déduit plus d'un statut, d'une ancienneté ou d'une position. Elle doit être continuellement éprouvée, expliquée, assumée. Et ce, y compris dans un cabinet de 5 personnes.On vit dans un régime d'incertitude radicale. Décider ne consiste plus à sélectionner la meilleure option parmi des possibles identifiables. Ça consiste à engager l'action sans garantie sur la nature même des possibles. En recrutement, on est en permanence dans ce régime.La collégialité ne dissout pas la responsabilité. On peut consulter, délibérer, demander des avis. Mais quand les conséquences arrivent, c'est une personne qui assume. La décision collective est une ressource, pas un refuge.Face à un dilemme, l'enjeu n'est pas de trouver la bonne réponse, il n'y en a pas. L'enjeu, c'est de nommer ce qu'on choisit de protéger et ce qu'on accepte de perdre. Une décision qui ne nomme pas ce qu'elle sacrifie prépare une conflictualité différée.Ce qui rend l'autorité soutenable dans le temps, c'est moins la qualité de la décision que la capacité à l'expliquer. Se l'expliquer à soi d'abord. L'expliquer aux autres ensuite. Avec honnêteté sur ce qu'on a priorisé et sur ce qu'on a laissé de côté.Je partage aussi des situations concrètes que je vis avec nos clients chez Iris & Thémis et en tant que dirigeante moi-même. Décider, c’est avant tout s’engager dans une direction et assumer.TIMELINE :00:00:00 - 00:02:30 : Introduction et contexte de la lecture commentée d'Éric-Jean Garcia00:02:30 - 00:06:00 : Pourquoi la prise de décision en recrutement est si difficile00:06:00 - 00:10:00 : La crise de l'autorité : quand la légitimité ne se présume plus00:10:00 - 00:13:30 : L'incertitude radicale et l'impossibilité de la bonne décision00:13:30 - 00:16:00 : La solitude du décideur et l'illusion de la collégialité00:16:00 - 00:20:30 : Les limites du jugement collectif et le piège du groupthink00:20:30 - 00:24:00 : Décider face à un dilemme : nommer ce qu'on sacrifie00:24:00 - 00:29:00 : Le cas concret du recrutement : quand on ne peut pas décider pour le client00:29:00 - 00:34:00 : L'incertitude dans la stratégie d'entreprise et le piège de l'immobilisme00:34:00 - 00:38:09 : Ce qui rend l'autorité vivable : lisibilité, fiabilité et communicationHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

21/04/2026 • 38:10

Le bien-être au travail, tout le monde en parle. Cours de sport, déjeuners d'équipe, babyfoot dans l'open space. Et pourtant, la plupart des cabinets qui investissent dans ces dispositifs passent à côté du vrai sujet : ce qui rend le travail pénible, c'est rarement un manque de convivialité. C'est un problème de structure.Dans cet épisode, je vous propose une lecture commentée de l'ouvrage « Esthétique du pouvoir » d'Éric-Jean Garcia (Sciences Po) et j'y confronte ce que je vois au quotidien chez nos clients et chez nous, chez Iris & Thémis.Voilà ce que j'en retiens :1. Une organisation qui fait du bien ne promet pas le bonheur. Elle rend les contraintes vivables dans l'expérience concrète du travail. C'est très différent.2. Le vrai levier du bien-être, c'est la simplification — pas en appauvrissant l'organisation, mais en la débarrassant de ce qui l'encombre inutilement. Ça commence par observer comment les gens travaillent concrètement, pas par plaquer des modèles abstraits.3. La souffrance au travail ne vient pas seulement de la surcharge. Elle vient aussi de l'empêchement à bien faire son travail. Un collaborateur qui n'a jamais le temps de traiter correctement ses dossiers ne peut pas être fier de ce qu'il produit. Et ça, c'est dévastateur.4. Beaucoup de contraintes qu'on pense intrinsèques au métier d'avocat sont en réalité organisationnelles. Exemple : une cliente en contentieux des assurances a structuré un réseau de postulants pour réduire drastiquement les déplacements de ses collaborateurs. Résultat : des conditions de travail qui n'ont rien à voir avec ce qui se fait ailleurs dans la même matière, et zéro difficulté de recrutement.5. Chez Iris & Thémis, on a séparé le search du consulting pour que chaque personne puisse faire son travail dans des conditions adaptées à la nature de ses tâches. Le deep work d'un côté, les rendez-vous de l'autre. Et ça change tout.Agir sur le bien-être au travail, ce n'est pas promettre le bonheur. C'est concevoir une organisation dans laquelle les gens peuvent faire du travail de qualité de façon soutenable.TIMELINE :00:00:01 - 00:02:30 : Introduction et présentation du format lecture commentée00:02:30 - 00:04:15 : Présentation de l'ouvrage « Esthétique du pouvoir » d'Éric-Jean Garcia00:04:15 - 00:06:00 : Le bien-être au travail est une question de fondamentaux, pas de maquillage00:06:00 - 00:09:30 : Lecture commentée : l'organisation qui fait du bien et contribue au bien-être00:09:30 - 00:12:00 : Rendre les contraintes vivables : distinguer pénibilité intrinsèque et pénibilité organisationnelle00:12:00 - 00:16:30 : Exemple concret : réduire les déplacements en contentieux des assurances00:16:30 - 00:22:30 : Comment Iris & Thémis a restructuré les rôles pour éliminer le multitâche toxique00:22:30 - 00:26:00 : Simplification des process : observer le travail réel pour supprimer les frictions00:26:00 - 00:29:00 : Reconnaissance, sens du travail et souffrance liée à l'empêchement de bien faire00:29:00 - 00:31:06 : Conclusion : sortir de l'apparat du bien-être et agir sur le structurelHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

17/04/2026 • 31:06

Modifier une politique de rémunération, changer un canal d'acquisition, refondre un process de travail… Beaucoup d'avocats et de chefs d'entreprise ont le réflexe de tout remettre à plat, y compris ce qui fonctionne très bien. Le problème : changer pour changer, c'est s'embêter pour rien.Un avocat me consulte sur la politique de rémunération de ses collaborateurs. Premier collaborateur recruté il y a quelques années, avec une rétrocession fixe assez faible et un variable sur le chiffre d'affaires. Ça se passe très bien. Il veut recruter un deuxième collaborateur et se demande s'il doit modifier sa formule. En creusant, ma réponse est simple : je ne vois pas pourquoi changer une équipe qui marche.Voici ce que j'en retiens :1. Une formule qui fonctionne ne se change que quand le terrain l'impose. Turnover, difficultés de recrutement, déséquilibres dans l'équipe, feedbacks candidats négatifs. Pas avant.2. Chez Iris & Thémis, on a modifié notre politique de rémunération en cours de recrutement parce qu'on s'est rendu compte que l'absence de variable était un frein concret pour attirer les consultants qu'on voulait. Il y avait un signal terrain. On a réagi.3. Le même principe s'applique aux canaux d'acquisition clientèle. Un canal qui marche, on l'exploite encore plus. On ne le remplace pas. Si on craint la dépendance à un seul canal, on diversifie à côté, on ne détruit pas ce qui fonctionne.4. En pratique juridique aussi : un modèle de document qui fonctionne avec vos clients, une technique de négociation qui porte ses fruits, ce n'est pas à toucher. L'amélioration continue, oui. La refonte sans raison, non.5. La nuance clé : on peut garder le cadre de ce qui fonctionne tout en améliorant l'efficience de sa réalisation. Automatiser, intégrer de l'IA, optimiser le process de production. Le résultat reste le même, la manière de l'atteindre devient plus légère.Ce qui fonctionne, on le maintient, on le renforce, on en améliore l'efficacité. On ne change le cadre que quand le retour terrain l'exige.TIMELINE :00:00:01 - 00:00:30 : Introduction et présentation du thème : ne pas changer ce qui marche00:00:30 - 00:02:00 : Cas client : un avocat hésite à modifier sa politique de rémunération00:02:00 - 00:03:20 : Retour d'expérience Iris & Thémis : quand modifier sa politique de rémunération est justifié00:03:20 - 00:04:50 : Les vrais signaux qui justifient un changement de politique de rémunération00:04:50 - 00:05:30 : Changer sans raison terrain n'a aucun sens00:05:30 - 00:06:50 : Application aux canaux d'acquisition clientèle00:06:50 - 00:07:30 : Faire plus de ce qui marche et diversifier intelligemment00:07:30 - 00:08:20 : Application à la pratique juridique : modèles de documents, techniques de négociation00:08:20 - 00:09:00 : Maintenir le cadre, améliorer l'efficience : la nuance essentielle00:09:00 - 00:09:31 : Conclusion et invitation à identifier ce qui marche chez soiHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

03/04/2026 • 09:31

Courir après le règlement de ses factures est une souffrance endémique chez les avocats et les entrepreneurs de la prestation de services. Et si le problème ne venait pas (seulement) du sans-gêne de vos clients, mais de votre propre rapport à l'argent et au cadre ?Le nombre d'entreprises de conseil qui sont aux fraises sur leurs conditions de paiement est effarant. Vous signez un accord, vous faites le travail, et au moment de facturer, le client vous explique que « sa culture » est de payer à 60 jours en fin de mois. Le pire ? Beaucoup de professionnels de l'accompagnement acceptent.Voici ce qu'il faut retenir de cette dynamique toxique :1. Le paiement n'est pas une grâce qu'on vous fait. C'est l'exécution d'une obligation contractuelle face à un travail réalisé. Si votre client rompt cet engagement, vous êtes en droit de lever le stylo.2. Votre relation fournisseur est le miroir de votre relation client. Si vous trouvez normal de payer votre propre graphiste ou consultant quand vous en avez envie, ne soyez pas surpris. Vos clients feront de même avec vous. Votre mindset financier transpire sur votre activité.3. Les concessions sont de la co-construction, pas des acquis. Reporter une échéance ou échelonner un paiement n'est jamais un problème quand cela se discute en amont avec transparence. Mais la souplesse n'efface pas le cadre existant, elle s'y adapte ponctuellement.4. L'agonie de la relance est un choix. Émettre une facture sans savoir quand elle sera réglée est une charge mentale dont vous pouvez vous passer en assumant vos conditions d'intervention dès le départ.La prochaine fois qu'un client s'assoit sur vos modalités de règlement, posez-lui une limite claire. La culture d'entreprise n'est pas une excuse pour la défaillance.TIMELINE :00:00:02 - 00:01:15 : Introduction et présentation du sujet : les avocats qui payent selon leurs propres termes00:01:15 - 00:03:00 : Le cas concret d'un client qui refuse de respecter les échéances de paiement00:03:00 - 00:04:10 : La réponse de Lilas : lever le stylo tant que le cadre n'est pas respecté00:04:10 - 00:05:30 : La vraie question derrière l'anecdote : votre rapport au paiement de vos fournisseurs00:05:30 - 00:06:30 : Différence entre conditions d'achat imposées et conditions de règlement que vous posez00:06:30 - 00:07:45 : L'effet miroir : comment vous payez vos fournisseurs dit comment vos clients vous payent00:07:45 - 00:09:00 : La souffrance endémique des problèmes de trésorerie chez les avocats00:09:00 - 00:10:10 : Honoraires et modalités de règlement sont deux sujets très différents00:10:10 - 00:10:55 : Les concessions se discutent, le paiement n'est pas une grâce00:10:55 - 00:11:21 : Conclusion : un exercice de réflexion miroir pour assainir vos financesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

27/03/2026 • 11:22

L'approche RH dans les cabinets d'avocats est extrêmement monolithique. On applique la même recette à tout le monde — mêmes réflexes de recrutement, mêmes grilles, même logique — sans se demander si le modèle correspond à la réalité opérationnelle de son activité. Dans cet épisode, je déconstruis le mythe du modèle unique et j’explique comment bâtir une politique RH qui colle – vraiment – à votre business.1. Un cabinet de contentieux des assurances côté assureur avec des marges faibles ne peut structurellement pas garder de seniors. Le turnover est inévitable. Ce n'est pas un échec, c'est une donnée. La bonne politique RH, c'est de construire autour : marque employeur forte pour recruter vite et bien, pool de stagiaires M2/élèves avocats permanent, et process d'onboarding qui rendent un nouveau collaborateur autonome en un minimum de temps.2. Un cabinet de financement de projets d'envergure a le problème inverse. Les enjeux financiers sont colossaux, les négociations complexes, la singularité des dossiers est forte. Impossible de déléguer à un junior. Le vrai investissement, c'est dans des bras droits seniors capables de substituer l'associé sur des moments critiques. Et pour les attirer : rémunération, équilibre pro/perso, perspectives d'association.3. Les process et les modèles ne sont pas un sujet sexy, mais c'est un eldorado. Des modèles bien structurés ET faciles à trouver, des process qui décrivent chaque étape d'un dossier, des automatisations qui déclenchent les bonnes actions au bon moment — tout ça réduit drastiquement le coût du turnover et le temps d'intégration.4. En phase de croissance, la bonne question n'est pas « quel collaborateur recruter ? » mais « pour un euro investi, qu'est-ce que je récupère comme temps ? ». Parfois, la réponse, c'est une assistante. Pas un junior qu'il faut former pendant trois ans.5. À maturité, un départ n'est pas forcément un remplacement à l'identique. C'est une occasion de se réorganiser, d'optimiser, de redistribuer les rôles pour que tout le monde se concentre sur sa vraie valeur ajoutée.Il n'y a pas de bonne politique RH universelle. Il y a la politique RH qui correspond à votre activité, vos contraintes et votre stade de développement.TIMELINE :00:00:00 - 00:03:30 : Pourquoi la stratégie RH des cabinets d'avocats ne peut pas être monolithique00:03:30 - 00:07:00 : Exemple 1 — Le contentieux des assurances et ses contraintes structurelles00:07:00 - 00:10:30 : Turnover structurel : l'accepter et construire autour00:10:30 - 00:15:00 : Levier 1 — Marque employeur et pool de stagiaires permanent00:15:00 - 00:22:00 : Levier 2 — Process, modèles et automatisation pour réduire le coût d'onboarding00:22:00 - 00:28:00 : Exemple 2 — Le financement de projets d'envergure et le besoin de seniors00:28:00 - 00:34:00 : Pourquoi le management intermédiaire est critique dans les activités haute couture00:34:00 - 00:42:00 : Maturité du business : recruter pour dégager du temps en phase de croissance00:42:00 - 00:50:00 : Le premier recrutement n'est pas toujours un collaborateur (le cas de l'assistante)00:50:00 - 00:56:36 : Business à maturité : quand un départ est l'occasion de se réorganiserHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

19/03/2026 • 59:05

La facturation au temps passé est une aberration. Je le dis d'autant plus facilement que je l'ai pratiquée, subie, et que je la vois aujourd'hui paralyser des dizaines d'avocats excellents mais incapables de pricer leur valeur.Le problème n'est pas que vous ne savez pas calculer. Le problème, c'est votre rapport au risque et votre rapport à l'argent.Beaucoup d'avocats refusent le forfait par peur du "dossier noir", celui qui dérape et bouffe la rentabilité. C'est le biais de négativité classique des juristes : on se focalise sur l'exception horrible (1 dossier sur 50) et on en oublie la moyenne confortable où tout roule. Résultat ? On se prive de la sérénité d'un modèle économique standardisé pour se rassurer avec un taux horaire (qui, spoiler, est souvent bidouillé à la fin de toute façon).Dans cet épisode, je décortique les deux verrous mentaux qui vous empêchent de passer au forfait :1.  La gestion de l'incertitude : Vous pensez dossier par dossier au lieu de penser global. Je vous explique comment la data (même basique) permet de lisser le risque, exactement comme une compagnie d'assurance.2.  La peur de la marge : Il y a cette culpabilité étrange, presque chrétienne, à gagner "trop" d'argent si on a travaillé vite. Pourtant, si vous résolvez un problème à 5 000€ en deux heures, c'est que vous êtes exceptionnel, pas que vous êtes un voleur.Je reviens aussi sur ma propre erreur de débutante : ce dossier de responsabilité médicale que j'ai facturé 790€ (oui, vous avez bien lu) et qui n'était même pas fini quand j'ai quitté la robe des années plus tard.Le client n'achète pas votre souffrance ou vos heures de nuit. Il achète une solution et une certitude.Faites payer la certitude que vous offrez.TIMELINE :00:00:01 - 00:01:45 : Pourquoi le taux horaire est une illusion00:01:45 - 00:04:30 : L'erreur de penser "dossier par dossier" au lieu de global00:04:30 - 00:07:50 : Le biais de négativité ou la peur du "dossier cauchemar"00:07:50 - 00:13:00 : L'importance de la data : l'exemple du recrutement chez Iris & Thémis00:13:00 - 00:15:20 : Structurer sa donnée pour définir un prix juste00:15:20 - 00:18:45 : Mon erreur de débutante : le dossier à 790€ qui a duré des années00:18:45 - 00:20:45 : Le forfait comme assurance : vendre de la certitude00:20:45 - 00:24:00 : La culpabilité chrétienne de faire de la marge00:24:00 - 00:26:30 : Pourquoi la rapidité devrait coûter plus cher (et pas moins)00:26:30 - 00:37:48 : Déculpabiliser le profit et assumer sa valeurHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

13/03/2026 • 37:48

Un constat qui revient régulièrement chez nos clients : à mi-période d'essai, quand on les appelle pour faire le point, beaucoup nous disent « j'ai pas vraiment eu le temps de me faire un avis ».Traduction : ils n'ont pas délégué. Pas encadré. Pas fait de feedback. Le collaborateur est là depuis six semaines et personne ne sait si c'est le bon.C'est du gâchis. Voici comment l'éviter :1. Reformulez vos attentes — mais les vraies. Pas celles du début du recrutement. Celles qui sont légitimes par rapport au profil que vous avez effectivement recruté. Un senior en relations individuelles qui n'a jamais fait de collectif, ce n'est pas sur le collectif qu'on le teste en semaine 1. 2. Bloquez votre agenda dès que vous avez la date d'arrivée. Café, viennoiserie, équipe présente. Et organisez les déjeuners de la première semaine pour que la personne ne mange pas seule. Ça change tout.3. Prévoyez l'onboarding IT avant de déléguer. Sinon, vous serez frustré par des questions qui ne sont pas un manque de débrouillardise — juste un manque d'introduction à votre écosystème numérique. La friction est évitable.4. Confiez des tâches pour valider la compétence, pas pour éteindre vos urgences. Le premier travail délégué, ce n'est pas le dossier brûlant que vous devez sortir ce soir. C'est celui qui vous permet de vérifier que la personne est opérationnelle là où elle est censée l'être. Construisez la confiance d'abord. Vous vous déchargerez après.5. Planifiez les points d'encadrement dans l'agenda. Au moins un par jour. Et non, se croiser dans le couloir, ce n'est pas un point. Prévoyez le feedback intermédiaire, la revue, les allers-retours. Si ce n'est pas dans l'agenda, ça n'arrivera pas de façon satisfaisante.6. Faites un point de feedback global en fin de première semaine. Comment ça s'est passé ? Qu'est-ce qui est validé ? Qu'est-ce qu'on améliore ? Des deux côtés.On a fait cette erreur nous-mêmes chez Iris & Thémis lors de notre premier recrutement. On a fait confiance trop vite, sans cadre. Le deuxième recrutement, on a tout préparé — et ça a tout changé. Je vous souhaite le même succès !TIMELINE :00:00:00 - 00:03:30 : Pourquoi tant de cabinets ratent l'intégration de leur nouveau collaborateur00:03:30 - 00:07:00 : Ce qu'on a observé côté clients et candidats à mi-période d'essai00:07:00 - 00:10:30 : Notre propre erreur chez Iris & Thémis (et ce qu'on en a appris)00:10:30 - 00:18:00 : Étape 1 — Reformuler ses attentes avec honnêteté avant l'arrivée00:18:00 - 00:24:30 : Étape 2 — Organiser l'accueil et les moments de convivialité dans l'agenda00:24:30 - 00:29:00 : Le point IT que personne ne peut plus ignorer en 202600:29:00 - 00:40:00 : Étape 3 — Choisir les premières tâches : valider la compétence vs gérer l'urgence00:40:00 - 00:48:00 : Planifier la délégation, l'encadrement et les allers-retours dans l'agenda00:48:00 - 00:55:00 : Le cas particulier de la passation de portefeuille00:55:00 - 01:02:08 : Points de contact quotidiens, feedback de fin de semaine et ce qui change toutHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

05/03/2026 • 62:08

Beaucoup d'avocats pensent que pour gagner plus, il faut travailler plus. Ou augmenter son taux horaire.C’est une vision étriquée. (Et épuisante à long terme.)La réalité, c'est qu'un cabinet est une entreprise. Et la valeur d'une entreprise ne se mesure pas seulement à son chiffre d'affaires, mais à sa capacité à le générer sans déperdition.Dans cet épisode, je sors mon tableau à craie (littéralement) pour décortiquer les 4 vrais leviers de production de valeur.Au programme :1. L'acquisition : Ce n'est pas juste "avoir des clients". C'est optimiser tout le funnel : de la découverte à la conversion. Votre site internet est-il une vitrine poussiéreuse ou un apporteur d'affaires ? Votre pricing est-il stratégique ou subi ?2. La production : C'est ici que se joue la rentabilité. Vous pouvez avoir d'excellents collaborateurs, si vos process sont inexistants et vos outils mal paramétrés, vous perdez de l'argent.Documenter son savoir-faire est pénible, mais c'est ce qui vous libère.3. La fidélisation : Pas pertinente pour tout le monde.4. La gestion globale : Facturation, recouvrement, structuration juridique et fiscale. C'est la différence entre un cabinet "passoire" où l'argent rentre et sort, et un système en vase clos qui capitalise.Il est temps de travailler sur votre cabinet, et pas seulement dedans et d’arrêter d'être une passoire.TIMELINE :00:00:01 - 00:04:19 : Pourquoi la vision de la valeur en cabinet est étriquée00:04:19 - 00:08:29 : Les 4 piliers de la rentabilité (le schéma global)00:08:29 - 00:18:45 : L'acquisition : arrêter de penser que le prix fait tout00:18:45 - 00:23:40 : La production (partie 1) : RH et structuration d'équipe00:23:40 - 00:30:22 : La production (partie 2) : process, documentation et outils00:30:22 - 00:34:09 : L'expertise technique comme levier de valeur00:34:09 - 00:37:15 : La fidélisation (pour ceux que ça concerne)00:37:15 - 00:41:40 : La gestion : entre facturation et trésorerie00:41:40 - 00:45:10 : Financement et structuration juridique (l'importance du vase clos)00:45:10 - 01:04:54 : Conclusion : transformer la passoire en casseroleHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

26/02/2026 • 63:57

La plupart des avocats veulent se positionner sur cinq sujets à la fois. Avec le budget com' d'un déjeuner chez Léon de Bruxelles. Spoiler : ça ne marche pas. Et ce n'est pas une question de talent, c'est une question de mécanique cognitive.Dans cet épisode, je vous dessine trois schémas pour comprendre le rationnel derrière cette injonction au positionnement que tout le monde vous fait (moi y compris).1. L'association d'idées. L'objectif est simple : quand quelqu'un pense "financement de projet éolien", votre nom doit sortir. Votre nom, sur un besoin opérationnel précis. (Oui, ça veut dire faire des choix.)2. La courbe de l'oubli. Une information non répétée disparaît de la mémoire en quelques jours. Vous voyez passer un post LinkedIn une fois, vous l'oubliez. Vous le voyez cinq fois en deux mois, il s'ancre. Chaque rappel coûte de l'énergie — du temps, de l'argent, souvent les deux.3. La dilution. Vous avez 10 000 unités d'énergie. Si vous les concentrez sur un seul positionnement, vous créez un ancrage mémoriel fort. Si vous les répartissez sur quatre sujets, vous avez 2 500 unités par sujet. Un quart de la force de frappe. Donc, forcément, moins de résultats.4. La psychorigidité du positionnement dépend de vos ressources. Avec peu de moyens, soyez all in. Avec 100 000 unités d'énergie deux ans plus tard, vous pouvez diversifier. Encore faut-il que la base soit solide avant de le faire.5. L'erreur classique : diversifier trop tôt. Ça commence à peine à tourner, et hop, on se dit qu'on peut attaquer un deuxième marché. Erreur que j'ai faite. On met à la poubelle les efforts accumulés, on retombe dans la courbe de l'oubli, et on repart de 10 sur 100.Bernard Arnault peut investir dans cinquante projets à la fois. Vous, si vous démarrez votre cabinet avec du temps limité et zéro budget com', ce n'est pas le moment de jouer les conglomérats.Un positionnement hyper focus aujourd'hui, c'est la diversification sereine de demain. Bref, concentrez le tir avant d'élargir la cible.TIMELINE :00:00:01 - 00:03:00 : Le seul résultat qui compte : devenir une évidence00:03:00 - 00:09:40 : La courbe de l'oubli (ou pourquoi vos clients vous zappent)00:09:40 - 00:15:30 : Le coût énergétique réel de la répétition00:15:30 - 00:19:15 : La différence entre une catégorie vague et un vrai positionnement00:19:15 - 00:26:45 :  Le positionnement dépend de vos ressources : commencez hyper focus00:26:45 - 00:32:00 : Quand (et comment) on peut enfin se permettre de diversifier00:32:00 - 00:36:34 : L'erreur que j'ai faite : diversifier trop tôt (et comment l'éviter)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

20/02/2026 • 36:24

Beaucoup de managers confondent bienveillance et paternalisme. (Et ça pose des problèmes.)J'ai eu récemment un client cabinet d'avocats qui voulait "rétablir l'équilibre" entre deux collaboratrices. L'une travaillait avec un associé proche de la retraite, l'autre avec un associé plus jeune. "C'est injuste, celle qui hérite de la clientèle a plus de chances de devenir associée."Sauf que tordre toute l'organisation du cabinet pour compenser cette "injustice contextuelle", c'est exactement là où on bascule dans le paternalisme.Avant de parler de cette frontière, rappelons ce qu'est le bon management :Recruter les bonnes personnes par rapport aux besoins fonctionnels. Pas celles qu'on aime bien. Celles qui font le boulot.S'assurer de la santé et sécurité des collaborateurs. Charge de travail cohérente, moyens adaptés au niveau d'expérience.Donner les moyens de bien faire le travail. Temps, outils, formation, accompagnement.Communiquer les règles du jeu. Objectifs, stratégie, règles de fonctionnement. Point critique que beaucoup ratent.Encore faut-il tenir ce cadre. Y compris quand c'est défavorable à quelqu'un qu'on apprécie.Le paternalisme arrive quand on se substitue à la responsabilité adulte d'un collaborateur. Quand on tord une réalité normale de l'entreprise parce qu'elle sera "difficile à vivre" pour quelqu'un.Dans mon exemple : l'associé voulait créer artificiellement des opportunités pour "compenser" le fait qu'une collaboratrice ne bénéficierait pas d'un héritage de clientèle. Résultat ? Ça aurait mis en concurrence les deux seniors, perturbé l'autre équipe, et nui à l'intérêt global du cabinet.La vraie bienveillance ? Être clair sur les règles et tenir ce cadre, même quand c'est dur.Le management, c'est accepter que certaines situations ne soient pas confortables pour tout le monde.TIMELINE :00:00:01 - 00:04:15 : La frontière floue entre management et paternalisme00:04:15 - 00:11:29 : Définir le management : encadrer dans l’intérêt de l’entreprise 00:12:29 - 00:20:15 : L'intérêt de l'entreprise prime (et c'est normal)00:20:15 - 00:28:30 : Recruter, sécuriser, outiller : les fondamentaux00:28:30 - 00:35:10 : Recruter, protéger, outiller, cadrer : les 4 fondamentaux du management efficace00:35:10 - 00:41:22 : Communiquer les règles du jeu (et les faire respecter)00:41:22 - 00:46:45 : Ce qui se passe quand les règles changent sans prévenir00:46:45 - 00:54:30 : Exemple terrain : un faux dilemme d’égalité entre collaboratrices00:54:30 - 00:58:40 : Quand la bienveillance devient du paternalisme qui nuit au cabinet00:58:40 - 00:59:35 : Tenir le cadre, même quand c’est durHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

12/02/2026 • 59:41

Vous pensez que "l’erreur de casting, ça arrive", mais qu’on apprend forcément quelque chose ? C’est (presque) vrai. Encore faut-il capitaliser dessus. Ce que je vois souvent, ce sont des avocats qui enchaînent les recrutements ratés sans jamais comprendre pourquoi.Et pourtant, chaque erreur de recrutement est une mine d’or — si on la traite bien. Voici les 4 étapes pour que votre prochaine erreur ne soit pas un bis repetita :1. Listez vos attentes. Sortez de la logique "c'est évident qu'un avocat sait faire ça". Rien n'est évident. Écrivez tout, même les "évidences". Vous découvrirez que certaines compétences que vous pensiez naturelles ne le sont pas du tout.2. Questionnez l'origine du problème. Le souci vient-il du profil recruté ou de vos attentes démesurées ? Exemple typique : attendre qu'un junior soit autonome ou qu'un senior sans expérience managériale sache manager. 3. Redéfinissez le besoin. C'est le moment d'arbitrer. Vous voulez quelqu'un d'autonome, qui parle anglais, avec de l'expérience... mais avec un budget de junior ? Il faut choisir. Encore faut-il accepter qu'on ne peut pas tout avoir.4. Améliorez le processus. Votre process doit vous permettre d'évaluer ce qui compte vraiment. Si l'orthographe est cruciale pour vous, testez-là. Si la rigueur structurelle dans l'écrit est indispensable, vérifiez-là.Bref, se planter sur un recrutement, ça arrive. S’en servir pour devenir meilleur, c’est obligatoire.Ça implique  de remettre le système (et soi-même) en question.TIMELINE :00:00:00 - 00:04:30 : Pourquoi les erreurs de recrutement sont inévitables00:04:31 - 00:11:50 : Le vrai coût d’une erreur de recrutement 00:11:51 - 00:18:30 : L’erreur de recrutement : un miroir de vos attentes non-dites00:18:31 - 00:24:15 : Ce que vous trouvez "évident" n’est souvent pas clair 00:24:16 - 00:30:00 : Comment verbaliser clairement vos attentes00:30:01 - 00:35:15 : L’erreur vient-elle de la personne, des attentes ou de l’organisation ?00:35:16 - 00:39:45 : Recrutement irréaliste = recette pour l’échec 00:39:46 - 00:44:30 : Repenser son organisation plutôt que chercher un mouton à 5 pattes00:44:31 - 00:48:50 : Priorisez et arbitrez : redéfinir le besoin intelligemment00:48:51 - 00:55:00 : Un processus de recrutement qui évalue VRAIMENT ce que vous attendezHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

05/02/2026 • 38:36

Dans cet épisode, je vous parle des DEUX compétences qui ont littéralement changé ma vie — et que j’aurais aimé apprendre 10 ans plus tôt (au bas mot).Intelligence financière : comprendre (enfin) que vos revenus ne déterminent ni votre sécurité, ni votre liberté.Je suis sortie du brouillard financier à 32 ans. Avant ça ? Aucune gestion, zéro conscience budgétaire.J’ai appris à piloter mes finances personnelles comme un business : budget, épargne, projets, provisions.Le piège de la cage dorée ? Je le vois tous les jours chez les avocats qui gagnent 150k€/an… et ne peuvent plus bouger d’un iota.Intelligence situationnelle : la compétence sous-estimée qui m’évite de m’épuiser contre des contextes perdus d’avance.Vous vous dites "je ne suis pas faite pour ce cabinet" ? Peut-être. Mais peut-être que ce cabinet n'était jamais fait pour VOUS au départ.L’approche systémique m’a donné une grille de lecture puissante pour analyser mes choix, mes échecs, mes forces.Ce n’est pas (que) vous. C’est aussi le contexte. Mais encore faut-il savoir le lire — et agir en conséquence.Spoiler : ce n’est pas un épisode feel good. Mais c’est un épisode qui peut clairement vous éviter des années de tâtonnements (ou de dettes).Bref, sachez  où (et avec qui) investir votre énergie, qu’elle soit financière ou d’autre nature.Que du love, même si tout n’est pas agréable à entendre.TIMELINE : 00:00:01 - 00:07:30 : Pourquoi l’intelligence financière est bien plus qu’une histoire de revenus00:07:31 - 00:15:00 : Grandir dans le confort : ce qu’on n’apprend pas00:15:01 - 00:21:00 : Le déclic : passer de la naïveté financière au pilotage éclairé00:21:01 - 00:29:30 : Les 4 piliers de l’intelligence financière (et où vous en êtes vraiment)00:29:31 - 00:34:00 : Intelligence financière des riches : les pièges de la cage dorée00:34:01 - 00:38:00 : Pourquoi de “bons” revenus mènent parfois à des dettes toxiques00:38:01 - 00:42:00 : Coaching budgétaire : pourquoi je me suis fait accompagner (et ce que ça a changé)00:42:01 - 00:45:30 : L’intelligence situationnelle : le jour où j’ai avalé la pilule de Matrix00:45:31 - 00:51:30 : Pourquoi vous passez peut-être à côté de vos vraies opportunités00:51:31 - 00:57:00 : Contexte vs personne : comment comprendre pourquoi ça ne marche pas (ou pourquoi ça marche très bien)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

29/01/2026 • 42:35

Vous faites peut-être partie de ceux qui pensent qu'un recrutement réussi, c'est juste trouver le bon profil. Erreur. En réalité, c'est beaucoup plus subtil que ça. Un recrutement vraiment réussi, c’est quand les deux parties terminent le process sur un grand oui enthousiaste. Après avoir accompagné plus de 60 recrutements avec Iris et Themis, je vous présente la méthode qui permet d’aboutir à un grand oui enthousiaste de part et d’autre. Parce que contrairement à une transaction immobilière, un recrutement, c'est le début d'une relation qui va durer plusieurs années, donc il faut que ça commence bien !Voici les 4 piliers non-négociables pour construire cette confiance mutuelle :La fiabilité : Zéro écart entre ce que vous annoncez et ce que vous faites. Exemple concret : une candidate change ses prétentions salariales de 2000€ entre deux entretiens sans explications convaincantes. Résultat ? Clôture des échanges. Même si c'était dans le budget. Le problème n'était pas le montant, mais l'incohérence.Ne jamais refroidir la pièce : Comme un soufflé au fromage, un processus de recrutement peut s'effondrer d'un coup. Un changement de package non annoncé, une offre inférieure aux discussions... et paf, votre candidat idéal vous file entre les doigts.Construire de la prévisibilité : Le cerveau déteste l'incertitude. Nous, on détaille tout : nombre d'entretiens, qui sera présent, prise de références... Et on continue tout au long des échanges. Quand un imprévu arrive (départ d'associés, contrainte de timing), on communique le contexte. Toujours.Créer la bonne surprise : Package au-dessus des discussions (même de façon symbolique), réponse avant la deadline... Les petits plus qui montrent que vous n'êtes pas un plan B.Attention, cette méthode demande du temps et de l'attention. C'est d'ailleurs pourquoi les intermédiaires comme nous ont leur utilité : soigner tous ces détails quand on a la tête dans ses dossiers est difficile et c’est la raison pour laquelle ils sont souvent négligés.Vous avez toutes les clefs pour que tous vos prochains recrutements finissent sur un grand oui enthousiaste. À vous de jouer !TIMELINE : 00:00:00 - 00:03:21 : Introduction et nouveau format solo expertise00:03:21 - 00:08:14 : Pourquoi c’est important de viser un grand oui enthousiaste quand on recrute00:08:14 - 00:12:32 : La confiance, clé de l'enthousiasme mutuel00:12:32 - 00:14:38 : Les erreurs coûtent plus cher que les bons points00:14:38 - 00:25:51 : Premier pilier : cohérence, constance et fiabilité00:25:51 - 00:34:12 : Exemples de ruptures de confiance qui tuent le processus00:34:12 - 00:41:23 : Deuxième pilier : éviter de refroidir la pièce00:41:23 - 00:52:14 : Troisième pilier : construire de la prévisibilité00:52:14 - 00:56:12 : Quatrième pilier : créer la bonne surprise00:56:12 - 00:57:04 : Le rôle clé du cabinet de recrutement dans la réussite finaleHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

22/01/2026 • 57:04

Vous faites peut‑être partie de ceux qui pensent que structurer, c’est “pour plus tard”. Rassurez‑vous, vous êtes nombreux. Attention, je ne suis pas de ceux qui idéalisent la croissance à tout prix, mais en 2025, j’ai appris une chose : sans structuration, on s’épuise. Point.En 2025, j'ai tout donné pour structurer Iris & Themis. Résultat ? Une année frustrante où j'ai investi du temps et de l'argent sans voir les bénéfices immédiats.Ce que j'ai vécu (et ce que ça m'a coûté) :• 3 recrutements dont 1 échec et 1 partiel• Des dizaines de milliers d'euros investis en salaires et chasseurs• Une charge mentale saturée pendant des mois• Mon podcast mis en pause alors que j’y prends du plaisir• Un projet SEO avortés après des mois d'investissementLes erreurs qui coûtent cher :1. Vouloir tout déléguer d'un coup (spoiler : ça marche pas)2. Recruter sur des périmètres de postes trop larges 3. Mal gérer la période d'essai (ma plus grosse erreur managériale)4. Ne pas documenter ses process avant de recruterPourquoi j'ai quand même persisté : Parce que ne pas structurer, c'est pire. Tu accumules une dette opérationnelle, une tension sur ta trésorerie et une baisse de marge malgré ta croissance. Tu travailles plus pour gagner moins.Le déclic : Q4 2025, enfin le soulagement. Une consultante autonome, une consultante repositionnée là où elle apporte de la valeur ajoutée, des process documentés, des outils qui marchent. Je retrouve du temps et de l’espace mental pour les projets qui me donnent de la joie.Bref. 2025 a été une année sans glamour, mais avec de vraies fondations. Et si je devais résumer : structurer, c’est pénible. Ne pas structurer coûte beaucoup plus cher. Encore faut‑il accepter de s’y mettre.Bonne écoute ! Lilas LouiseHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

14/01/2026 • 99:05

Quels recours quand une rupture de contrat cache une discrimination ? Caroline Szmukler fait le point dans cet extrait.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

10/05/2025 • 10:53

Dans cet extrait, Caroline Szmukler revient sur l'annonce de sa future maternité à son cabinet et sur les répercussions qui en ont découlé.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

09/05/2025 • 06:47

Avocate en droit des affaires inscrite au Barreau d’Aix-en-Provence, Caroline Szmukler exerce aujourd’hui en tant qu'indépendante et associée après avoir prêté serment en 2013.Cet épisode est un peu spécial, car Caroline avait un témoignage à transmettre : celui d’un combat juridique mené à la suite de la rupture de son contrat de collaboration, intervenue peu après l’annonce de sa grossesse.Estimant avoir été victime d’une discrimination liée à son état, Caroline a décidé de contester cette rupture. Après un parcours long et éprouvant, son affaire a abouti devant la Cour de cassation, qui a rendu une décision inédite — notamment sur la question essentielle de la charge de la preuve en matière de discrimination.Un épisode dense, parfois technique, mais essentiel pour toutes les avocates confrontées à un congé maternité mal encadré ou mal accueilli par leur cabinet — et qui cherchent à comprendre quels recours existent.Pour contacter Caroline Szmukler, voici le lien vers son profil Linkedin.Bonne écoute ! Lilas LouiseHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

08/05/2025 • 69:35

Dans cet extrait, Elodie Hoël évoque les enjeux liés à la cotisation au droit de la plaidoirie et met en lumière le manque de transparence et de communication vis à vis de cet impôt.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

29/03/2025 • 02:15

Dans cet extrait, Elodie Hoël revient sur la notion de contribution équivalente au droit de plaidoirie et décrypte les tenants et aboutissants de cette taxe méconnue.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

28/03/2025 • 03:33

Elodie Hoël est avocate au Barreau de Paris depuis 2021. En tant que collaboratrice au sein du cabinet Steering Legal, elle exerce principalement dans le domaine de la propriété intellectuelle, notamment sur des sujets IT et Data. Dans cet épisode un peu spécial, Elodie lève le voile sur un sujet aussi complexe que fascinant : la contribution équivalente au droit de plaidoirie. Avec expertise et curiosité, Elodie partage les détails de son enquête sur ce sujet méconnu qui touche pourtant tous les avocats et ouvre une conversation sur la transparence et la justice fiscale au sein du barreau. Si vous avez envie de décrypter les dessous de la règlementation et de mieux comprendre quelles sont les règles qui régissent la profession que vous exercez, cet épisode est fait pour vous ! Pour contacter Elodie, voici le lien vers son profil LinkedIn.Bonne écoute ! Lilas LouiseHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

27/03/2025 • 46:53

Dans cet extrait, Dylan Slama partage les coulisses de son aventure en tant que joueur dans l'émission Loups-Garous diffusée sur Canal +.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

22/03/2025 • 14:16

Dans cet extrait, Dylan Slama explique comment les médias lui permettent de développer sa notoriété et son activité d'avocat.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

21/03/2025 • 08:46

Avocat au Barreau de Paris depuis 2017, Dylan Slama intervient principalement en droit pénal, mais aussi en droit des étrangers et en droit routier. Élu Secrétaire de la Conférence du Barreau de Paris en 2019, il plaide depuis dans de nombreux dossiers criminels. Après avoir évolué au sein de grands cabinets, dont celui d’Éric Dupond-Moretti, il s'est installé en 2022.Dylan Slama fait partie de ces avocats qui ont saisi la puissance des médias et de la communication pour faire entendre leur voix. Quitte à interroger et à casser les codes, il n’a pas hésité à sortir des sentiers battus, jusqu’à devenir l'un des treize joueurs participant à l’émission Loups Garous diffusée sur Canal+.Dans cet épisode, on parle donc sans détour de communication et d’image, de ces règles tacites que la profession impose et qu’il a choisi de bousculer.Comment conjuguer audace, plaisir et déontologie ? Quelle place pour l’avocat dans l’espace public aujourd’hui ? Convaincu que « le but de la vie, c’est de se constituer une boîte à souvenirs », Dylan Slama ouvre la sienne avec sincérité et acuité dans cet épisode.Pour le contacter, voici le lien vers son profil Linkedin. Bonne écoute !Lilas LouiseHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

20/03/2025 • 67:56

Dans cet extrait, Gilles Le Chatelier revient sur ses expériences avec le management, tant au conseil d’état que dans un cabinet d’avocat.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

04/01/2025 • 04:00

Dans cet extrait, Gilles Le Chatelier s’exprime sur le rapport sain au besoin d’être coaché et conseillé.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

03/01/2025 • 04:31

Gilles Le Chatelier est avocat au Barreau de Lyon depuis 2011. En tant qu’associé au sein du cabinet Adaltys Avocats, il exerce principalement en droit public.Après un parcours d’un peu plus de 20 ans au sein de l’administration et des collectivités locales, avec beaucoup de responsabilités en tant que Conseiller d’Etat et Directeur de cabinet ministériel, Gilles Le Chatelier intervient désormais en tant qu’avocat en droit public et dans le domaine du droit de l’énergie, en contentieux ou en conseil pour les collectivités territoriales.Chevalier de l’Ordre National du Mérite (2002), ainsi que dans l’Ordre de la Légion d’Honneur (2016), c’est un avocat qui a sans aucun doute le sens du collectif. Malgré toutes ses responsabilités, il exerce avec beaucoup d’humilité, s’interrogeant sur la bonne façon de faire, de recruter, de manager.Son parcours est bien sûr riche d’enseignements, qu’il partage avec générosité dans cet épisode.Pour le contacter, voici le lien vers son profil LinkedIn.Merci à Islem Taiar pour la recommandation et bonne écoute !Lilas LouiseHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

02/01/2025 • 117:42

Dans cet extrait, Joris Monin De Flaugergues revient sur son élection à la Conférence du Barreau de Paris et partage les trois conditions indispensables à respecter pour que cette fonction s’ajuste à une collaboration dans un cabinet.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

21/12/2024 • 12:21

Dans cet extrait, Joris Monin De Flaugergues interroge la question délicate de l’équilibre de vie quand on est avocat.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

20/12/2024 • 10:11

Podcasts similaires