Show cover of Décousu

Décousu

La mode, objet de tant de désirs et de fantasmes mais également de critiques et de mépris. Faussement accessible, le milieu de la mode entretient jalousement ses mystères et ses richesses parmi lesquelles la Haute Couture. Mais que savons-nous vraiment de cet artisanat (voire Art) de luxe? Incontestablement, la Haute Couture est un pilier de notre Art de vivre à la française qui se perpétue depuis des siècles."Décousu", c'est une plongée en profondeur dans les secrets de la couture, de la création aux savoirs-faire en passant par le fonctionnement du secteur et ses avancées techniques. Qu'est-ce que la Haute Couture? D'où vient-elle? Pourquoi existe-t-elle encore aujourd'hui? A-t-elle un avenir? Autant de questions que nous abordons dans des podcasts documentaires, historiques mais également dans des épisodes spéciaux où des acteurs du secteur entrent en dialogue avec nous.Nous trouver sur instagram: @decousupodcast

Titres

Il est des promesses industrielles qui sonnent comme des évidences — recycler, boucler, régénérer — et qui, pourtant, se dérobent dès que l’on s’approche de leur mécanique réelle.Dans cet épisode, Décousu soulève le voile sur l’un des grands récits contemporains de la mode : celui de la circularité textile. Aux côtés d'Alain Poincheval, représentant REJU, nous entrons dans la matière — littéralement. Le polyester, omniprésent, ses illusions de recyclabilité, et cette vérité moins commode : aujourd’hui encore, la quasi-totalité du “recyclé” textile provient… de bouteilles plastiques.Alors, que signifie recycler un vêtement en vêtement ? Que reste-t-il de la promesse lorsque surgissent les verrous bien concrets — fibres mélangées, teintures, qualité, collecte, coûts ? Et comment les faire sauter? Pour quels enjeux réels, au-delà du seul discours environnemental?Au-delà de la technique, c’est tout un système que cet épisode interroge. Car derrière la boucle fermée se cache une équation autrement plus délicate : peut-on rendre la circularité rentable ? Et à quelles conditions — industrielles, réglementaires, créatives — faudrait-il repenser la mode pour qu’elle le devienne réellement ?Un épisode pour comprendre, sans simplifier. Et pour regarder, avec lucidité, ce que l’industrie peut — et ne peut pas encore — tenir comme promesse.Bon épisode ! Retrouvez Décousu sur instagram @decousupodcast

18/04/2026 • 70:42

Il est des marchés où certains pays dominent, et le luxe - surtout vu depuis Paris - semble être chasse gardée de la France. Partout, et presque depuis toujours, pense-t-on, tous les regards se tournent vers l'Hexagone en la matière. Mais ne serait-ce pas un regard borgne, surtout à l'heure des grands basculements? Car il y a l’Inde. Un territoire où le luxe ne commence ni avec Gabrielle Chanel ni avec l’avenue Montaigne, Louis XIV, le Second Empire etc, mais bien avant : dans les cours royales, les textiles, les pierres, les gestes, et une histoire longue, autonome, profondément enracinée.Dans cet épisode, je reçois Anish Singh, expert reconnu du marché indien du luxe et fondateur du Bhartiya Paris Club, pour tenter de comprendre ce que ce marché dit — non seulement de lui-même — mais aussi de nous.Car à l’heure des basculements géopolitiques, où la Chine se referme et où les États-Unis vacillent, l’Inde apparaît comme un horizon stratégique. Mais un horizon exigeant : fiscalité contraignante, usages profondément culturels, rapport cérémoniel au luxe, importance du sur-mesure, poids des hiérarchies sociales. Nous parlons aussi de ce que les maisons françaises projettent sur l’Inde — et de ce que l’Inde perçoit réellement de ce luxe qui se pense universel. Entre admiration, distance culturelle et réalité industrielle (car nombre de savoir-faire y sont déjà produits), une tension féconde se dessine.Enfin, se pose une question plus vaste, presque politique : le luxe peut-il encore s’exporter sans se transformer ? Ou sommes-nous en train d’entrer dans un monde où il faudra, enfin, apprendre à regarder ailleurs — vraiment ?Un épisode pour comprendre que le luxe, loin d’être un langage universel, est peut-être d’abord une affaire de cultures, de pouvoirs… et de points de vue.Retrouvez Décousu sur instagram @decousupodcast

04/04/2026 • 72:15

Il y a, dans la photographie de mode, quelque chose d’insaisissable. Une image qui semble évidente — et qui pourtant résulte d’un regard, d’un instant, d’un geste presque invisible.Dans cet épisode, Décousu reçoit Jean-Daniel Lorieux, photographe emblématique qui a façonné, par ses images, une certaine idée de la mode : libre, solaire, joyeuse et un brin fantasque.À travers cet échange, nous revenons sur une trajectoire singulière — celle d’un regard qui s’est construit loin des studios figés, au contact du réel, de la lumière naturelle, du voyage. Mais aussi sur ce que photographier la mode veut dire, concrètement : diriger une image, capter une allure, se construire un "oeil".Car derrière la beauté apparente, il y a une mécanique précise. Une relation avec les magazines, avec les maisons, avec les équipes et les mannequins.Nous parlons aussi d’une époque : celle où la photographie de mode participait à construire des imaginaires communs, où les réseaux sociaux n'existaient pas, et où les corps en gloire des super models vibrantes de santé et de glamour gouvernaient les regards. C’est donc toute une réflexion qui se dessine sur l’évolution du regard aujourd’hui : sans nostalgie stérile, mais avec une lucidité curieuse, nous nous demandons que reste-t-il de cette photographie dans un monde saturé d’images ? Comment continuer à produire du sens, de la singularité, de la désirabilité ?Un épisode à la fois lumineux et précis, pour comprendre ce que la photographie fait à la mode — et ce que la mode, en retour, révèle de notre manière de regarder.Rejoignez Décousu sur instagram pour voir les photos mentionnées : @decousupodcast

21/03/2026 • 44:56

La couture fait rêver. Et elle a raison.Une robe qui naît d’un croquis, des ateliers où le temps se plie aux aiguilles, des clientes qui viennent pour un moment unique — parfois pour une vie entière. Tout cela existe bel et bien.Mais une maison de couture n’est pas seulement un rêve : c’est aussi une aventure très concrète. Il faut la fonder, la financer, la faire tenir. Traverser les accidents de parcours, trouver son modèle économique, rester fidèle à une vision tout en continuant d’exister dans un marché mouvant.Dans cet épisode, Franck Sorbier raconte ce que signifie réellement tenir maison. Les débuts, les risques, les premières clientes. L’atelier et ses artisans. Les robes qui naissent, les fidélités qui se construisent, les réussites aussi — car la couture est faite de persévérance autant que d’inspiration.Nous parlons également de la couture aujourd’hui : de ses clientes, de son économie, et de la place de la France dans un paysage où émergent désormais de nouveaux pôles créatifs, du Moyen-Orient à l’Inde.Car au fond, une question demeure : qu’est-ce que faire de la couture en 2026 ?Peut-être simplement ceci : continuer à croire qu’une robe peut encore changer une journée — et parfois une vie.À retrouver sur l'instagram de @decousupodcast!

08/03/2026 • 65:23

On imagine souvent que la mode naît sur les podiums.En réalité, elle commence presque toujours ailleurs — dans une chambre d’adolescent, un club enfumé, un groupe minuscule qui s’habille d’abord pour se reconnaître avant d’être regardé.Avec Ulysse Meridjen, nous remontons le fil discret mais décisif des sous-cultures : ces communautés qui ne cherchent pas à faire tendance et qui pourtant finissent par la produire. Punk, dandysme, silhouettes japonaises ou tribus contemporaines — toutes partagent la même logique : créer un langage vestimentaire avant qu’il ne devienne un marché.Car une fois repérés, les signes circulent. La marge inspire l’industrie, l’industrie diffuse, et peu à peu la transgression devient esthétique, puis produit.Mais quelque chose a changé.Aujourd’hui, les « cores » prolifèrent à la vitesse des algorithmes : cottagecore, dark academia, Y2K… Des esthétiques très identifiables, parfois sans communauté, souvent sans durée. Peut-on encore parler de culture lorsqu’il ne reste qu’une image partagée ?Ou assiste-t-on à une nouvelle forme d’appartenance — plus visuelle que sociale, plus instantanée que vécue ?Cet épisode explore ce basculement : comment une culture devient une tendance, pourquoi certaines survivent et d’autres disparaissent, et ce que cela dit de notre rapport contemporain au vêtement, à l’identité et au collectif.Bonne écoute et venez partager vos réflexions sur Instagram : @decousupodcast

21/02/2026 • 63:16

On parle beaucoup de mode responsable, d’engagement, de bonnes intentions. Mais que se passe-t-il vraiment lorsque ces intentions doivent se traduire en loi ? Et surtout : qui résiste, pourquoi, et comment ?Dans cet épisode, Décousu quitte les podiums pour entrer dans les arcanes du pouvoir. Car derrière la loi dite « anti–fast fashion » se joue une bataille bien plus vaste qu’un simple texte réglementaire : une confrontation entre urgence climatique, intérêts économiques colossaux, cadres juridiques européens, diplomatie commerciale… et réalité très concrète du travail parlementaire.Pour en parler, j’ai reçu Anne-Cécile Violland, députée de Haute-Savoie, porteuse du texte à l’Assemblée nationale, issue du groupe Horizons, et engagée sur une ligne qu’elle qualifie d’« écologie de responsabilité » — une écologie qui se veut compatible avec la compétitivité industrielle, sans renoncer à l’ambition environnementale.Ensemble, nous décortiquons ce que contient réellement cette loi, au-delà des slogans : écocontributions, restrictions publicitaires, information du consommateur, définition juridique de l’ultra-fast fashion, articulation avec la filière REP, rôle de l’affichage environnemental… mais aussi ce que la loi ne fait pas — volontairement, stratégiquement, ou faute de marge de manœuvre.Nous parlons de la tension permanente entre la France et l’Europe : peut-on avancer seul sans s’exposer à l’illégalité européenne ? Faut-il forcer l’agenda pour entraîner les autres États membres, ou au contraire attendre une harmonisation qui tarde dangereusement face à l’urgence climatique ? Et que révèle, en creux, l’avis de la Commission européenne de septembre 2025 qui juge certaines dispositions françaises incompatibles avec le droit de l’Union ?Mais surtout, nous levons le voile sur le nœud dur du dossier : les plateformes, les petits colis, les zones grises du droit douanier, et les réseaux d’influence. Comment s’exerce concrètement le lobbying dans ce type de bataille réglementaire ? Que signifie, démocratiquement, la porosité entre sphère politique et intérêts économiques ? Et que nous dit ce dossier sur la capacité — ou l’incapacité — de l’Europe à réguler des géants globaux ?Bonne écoute, et venez poursuivre la discussion sur Instagram : @decousupodcast

07/02/2026 • 67:39

On parle souvent des gestes de la mode comme de traces délicates de culture et de style.On en parle moins comme de gestes qui s’apprennent, se transmettent, se défendent, et parfois se reconquièrent.Dans cet épisode, Décousu rencontre La Fabrique NOMADE, une initiative singulière où la couture est plus qu’un métier : c’est un espace de réinvention, d’inclusion, de dignité et de transmission. Aux côtés d’Inès Mesmar, fondatrice et cheffe d’orchestre de cette aventure, nous explorons un projet qui n’est ni une école classique, ni un simple atelier : un lieu où des artisans réfugiés et migrants retrouvent un terrain pour réapprendre à faire, à vivre un métier, à se projeter — avec technique, exigence et autonomie.La Fabrique NOMADE n’est pas seulement un dispositif d’insertion : c’est une mise en pratique du vivre ensemble à travers le geste. Joaillerie, couture, broderie, patronage, coupe à plat… chaque point, chaque patron, chaque couture raconte une histoire d’apprentissage mais aussi de résilience.Dans cette conversation, nous démêlons ce que signifie vraiment accompagner des parcours, former à des savoir-faire complexes, mais aussi créer des passerelles entre talent, reconnaissance et liberté professionnelle.Nous parlons de pédagogie — de la difficulté d’apprendre quand on n’a pas les mêmes langues ou les mêmes codes — et de la façon dont des gestes très fins (points invisibles, sous-piqûres, nervures) deviennent des marqueurs de dignité sociale.Nous évoquons aussi les relations avec les maisons : comment une alliance avec des acteurs du luxe (comme LVMH) se traduit concrètement, quelles commandes ce partenariat génère, comment il se boucle financièrement, et quelles opportunités il ouvre pour des artisans qui, hier encore, n’avaient aucun accès à ces réseaux.Et puis il y a la question universelle, plus vaste :Quel rôle l’artisanat, ce geste cultivé et humble, peut-il jouer aujourd’hui dans un secteur qui valorise souvent l’événement et l’image plutôt que la compétence ?Peut-on, à force de points main et de patience, renouer avec une mode qui soit à la fois désirable et profondément humaine ?Un épisode inspirant, sans emphase mais avec une vraie tendresse pour les métiers du faire — ceux qui transforment des vies en compétences, et des compétence en chemins professionnels durables.Bonne écoute ✨Et comme toujours, rejoignez la conversation sur Instagram : @decousupodcast

17/01/2026 • 51:04

Le costume ne se contente pas d’habiller : il soutient un geste, accompagne un souffle, résiste au temps, à la lumière, à l’effort. Sur scène comme à l’écran, il doit tout à la fois disparaître et tenir, suggérer une époque sans jamais entraver le corps qui l’anime. C’est dans cet entre-deux — entre illusion et technique, entre poésie et contrainte — que se déploie le travail de l’Atelier Caraco.Installé au cœur de Paris, l’atelier, aujourd’hui dirigé par Claudine Lachaud, est l’un de ces lieux rares où le savoir-faire couture se met au service du spectacle vivant : théâtre, opéra, danse, cinéma… mais aussi, plus discrètement, de certaines maisons de couture pour lesquelles l’atelier intervient en sous-traitance, loin des projecteurs.Dans cet épisode, nous entrons dans les coulisses d’un métier aussi exigeant que méconnu. Comment conçoit-on un costume destiné à être vu de loin, répété des dizaines de fois, dansé, parfois malmené — tout en restant historiquement juste, techniquement irréprochable et esthétiquement lisible ? Comment adapte-t-on une coupe, une structure, une matière à la scène, à la caméra, à la lumière ? Et que signifie, concrètement, “faire de la couture” quand il faut composer avec des délais serrés, des budgets contraints et des exigences artistiques parfois vertigineuses ?Avec une grande précision, Claudine Lachaud raconte la réalité quotidienne de l’atelier : car derrière l’excellence artisanale, il y a aussi une réalité plus âpre : celle de la sous-traitance pour les maisons de couture, des budgets contraints, des délais compressés, des devis à défendre, et d’un métier dont la valeur est souvent mal comprise — voire invisibilisée.Un épisode qui lève le rideau sur un pan essentiel de la création vestimentaire, là où la couture quitte le champ du pur objet pour devenir pleinement vivante — portée, éprouvée, incarnée.Bonne écoute, et comme toujours, vos réflexions sont les bienvenues sur Instagram : @decousupodcast

03/01/2026 • 67:54

On parle beaucoup de mode responsable, de relocalisation, de circuits courts, de souveraineté industrielle. Mais derrière les mots, une question demeure — plus concrète, presque embarrassante : reste-t-il encore une industrie textile en France ?Car la mode aime les récits, les images, les manifestes. Elle parle volontiers de valeurs, de storytelling, de désir. Mais elle parle beaucoup moins de filature, de teinture, de tissage, de confection. De machines. De territoires. D’ouvriers. Et pourtant, sans industrie, la mode n’est qu’un discours suspendu dans le vide.Pour cet épisode, Décousu reçoit Olivier Ducatillion, président de l’Union des Industries Textiles. Une voix précieuse, qui observe la mode non depuis les podiums, mais depuis ses fondations matérielles. Ensemble, nous dressons la cartographie d’une filière trop souvent invisible : du champ de lin aux ateliers, des savoir-faire préservés aux maillons disparus, des forces silencieuses aux fragilités structurelles.Impossible, bien sûr, d’éviter le choc Shein. Ce modèle ultrarapide, ultracheap, algorithmique, qui bouscule à la fois l’industrie, la distribution, l’écologie… et notre rapport même au vêtement. Que dit-il de nos failles collectives ? Est-il une anomalie ou le symptôme logique d’un système que nous avons laissé dériver ?Au fil de la conversation, une idée s’impose : le textile n’est pas qu’un enjeu économique. Il est politique, culturel, social. Il parle d’emplois, de territoires, de transmission, mais aussi de souveraineté et de responsabilité collective. Refaire de la France — et de l’Europe — un espace textile crédible : utopie nostalgique ou ambition réaliste ?Bonne écoute, et comme toujours, vos réflexions sont les bienvenues sur Instagram : @decousupodcast

20/12/2025 • 78:06

Il est des questions qui paraissent presque impertinentes — et qui, pourtant, éclairent tout.Celle-ci en fait partie : les créateurs aiment-ils les femmes… ou seulement l’idée qu’ils s’en font ?Pour y répondre, il nous fallait une voix rare, à la fois érudite, affûtée et délicieusement libre : Dana Thomas. Journaliste pour The Washington Post, Newsweek, The New York Times et aujourd’hui The Guardian, autrice des indispensables Deluxe, Gods and Kings et Fashionopolis, elle scrute la mode avec le sérieux de l’historienne, l’esprit frondeur de la conteuse, et cette ironie légère qui n’appartient qu’aux observateurs aguerris.Dans cet épisode, les contradictions de la mode se révèlent sous un jour étonnamment vif. Car enfin — la couture célèbre-t-elle le corps féminin ou le met-elle en scène comme un décor ? Et pourquoi, depuis plus d’un siècle, la féminité rêvée par les couturiers demeure-t-elle si lointaine du corps réel qui vit, respire, marche et rit ?Dana Thomas nous aide à suivre ce fil : celui qui relie les fantasmes masculins aux silhouettes rigides, les corsets aux podiums Instagram, l’image parfaite à la femme imparfaite — c’est-à-dire vivante.On parle des créatrices trop peu célébrées, des couturiers fascinés par leurs muses, des corps disciplinés des années 1950 après le souffle de liberté des années 20, du retour des silhouettes contraintes comme une antienne, et des illusions très rentables du “fantasme couture” viral.Et puis, naturellement, nous glissons vers notre époque : la mode non genrée, qui gomme souvent le féminin au lieu de le réinventer ; les attentes réelles des femmes, partagées entre confort, puissance, désir, mouvement ; et ce que pourrait être un féminin pensé pour elles, et non à leur place.Un épisode invite à ouvrir la réflexion, donc n'hésitez pas à partager vos impressions en commentaire ! Bonne écoute, et retrouvons-nous sur Instagram pour poursuivre la conversation : @decousupodcast

06/12/2025 • 68:15

On entre souvent dans la mode avec une idée très claire de ce qu’on va y faire…et puis la mode, elle, a souvent d’autres projets pour nous. Car il y a ce que l’on croit qu'est la mode quand vue de l'extérieur : un univers où le talent, la culture et l’instinct suffiraient à tracer une trajectoire précise. Et puis il y a la réalité quand on y entre : une carrière qui se construit rarement comme on l’avait imaginé, faite de rencontres déterminantes, de réorientations parfois inattendues, de portes qui s’ouvrent… et d’autres qui se referment.Avec Julie Pont, on remonte le fil d’un parcours qui ne s’est jamais déroulé comme prévu — mais toujours au bon moment. Entre direction artistique, consulting, data, studios, magazines et innovation, elle avance en suivant les intuitions, en saisissant les opportunités… et parfois en se laissant surprendre. Car le secteur bouge vite, se contredit souvent, et demande une agilité permanente : réajuster ses envies, revoir ses ambitions, comprendre comment les maisons pensent vraiment, composer avec l’économie fragile de la presse, apprivoiser les logiques de visibilité… tout en gardant son propre regard. Julie partage ce que ces étapes lui ont appris, comment elle s’est repositionnée, ce qu’elle a observé de l’intérieur et comment, finalement, on trouve sa voie en avançant, un pas après l’autre, dans un secteur où rien ne se passe tout à fait comme prévu… mais où tout peut arriver. Ce qui ressort de notre conversation, c’est cette vérité qu’on oublie facilement :dans la mode, les trajectoires se tissent au gré des rencontres, des accidents heureux, des détours imprévus — et parfois des petits égos ou des grandes désillusions. Et c’est ce qui rend les parcours passionnants.Bonne écoute et venez partager vos réflexions sur instagram : @decousupodcast !

15/11/2025 • 41:15

Et si, derrière nos envies d’objets, nos goûts pour la rareté ou notre culte du “beau”, se cachait quelque chose de plus ancien — presque sacré ?Si nos rapports à l’argent, au prestige ou à la consommation du luxe étaient en réalité dictés par une histoire bien plus profonde : celle de la religion ?Dans cet épisode, Décousu décrypte avec le philosophe Mark Alizart (Pop Théologie) la part de religieux qui habite encore nos manières de consommer et d’aimer le luxe.Car entre la grâce du geste français et la réussite ostentatoire américaine, entre la discrétion catholique et la prospérité protestante, se cache tout un héritage qui continue de façonner notre inconscient collectif.Du catholicisme français (rites, beauté, transcendance) au protestantisme américain (sobriété, réussite, mérite), deux visions du monde ont forgé nos morales du luxe : ici, la grâce du beau ; là-bas, le salut par la réussite.Et entre les deux, nos contradictions modernes : entre discrétion et ostentation, plaisir et vertu, héritage et désir. De Max Weber à LVMH, du quiet luxury au baroque, Décousu et Mark Alizart explorent cette théologie cachée du désir, et montrent que consommer n’est jamais neutre : c’est une manière de croire, de se distinguer… parfois même de se sauver. Un sujet en apparence conceptuel, mais en réalité brûlant d’actualité : car dans nos choix les plus futiles se rejouent encore nos quêtes les plus spirituelles.Rejoignez Décousu sur instagram pour échanger en commentaires ! @decousupodcast

01/11/2025 • 67:43

Il y a des trajectoires linéaires, rassurantes, faciles à raconter. Et puis il y a celles, plus fascinantes encore, faites de tension, de contrastes assumés. Celles où deux mondes se rencontrent sans jamais totalement se rejoindre. Celles qui forcent à penser.Mariam en est l’incarnation. Dans la mode, on la connaît sous le nom de Mariam de Vinzelle, visage des défilés Chanel, Louis Vuitton, Schiaparelli etc. Dans la recherche, elle signe Mariam Beaure d’Augères, doctorante à l’École des Mines, au sein du Centre de Sociologie de l’Innovation, où elle mène une thèse sur… la durabilité du jean.Deux univers qui ne fonctionnent ni sur les mêmes codes, ni sur les mêmes temporalités. D’un côté, l’urgence, les émotions visuelles, le culte de l’instant. De l’autre, la rigueur, la lenteur méthodologique, le doute scientifique. Deux mondes qui ne se parlent presque jamais. Et pourtant, elle les habite tous les deux.Mais vivre cette double vie, c’est aussi vivre une dissonance cognitive permanente. Comment participer à une industrie qui clame la durabilité tout en produisant sans relâche ? Comment observer scientifiquement un système dont on fait partie ? Comment concilier l’échelle du podium — immédiate, esthétique — et celle du temps long de la recherche ?Car Mariam connaît la mode de l’intérieur. Les studios où l’on parle d’allure plus que d’impact. Les défilés où l’on évoque l’« urgence créative » plus que les ressources. Les conversations où l’on rêve d’innovation, mais où l’on oublie parfois ce que signifie vraiment fabriquer. Elle voit la réalité derrière la narration — et elle choisit de ne pas détourner le regard.Dans cet épisode, on parle : de double identité et de fidélité à soi, de durabilité sans slogans, de recherche appliquée au réel, d’éthique, de contradictions.Entre lucidité et sincérité, Mariam pose une question rare et nécessaire :peut-on transformer un système sans le quitter ?Un épisode dense extrêmement humain, au coeur de nos contradictions.Bonne écoute et retrouvez le podcast sur instagram @decousupodcast pour partager vos impressions !

18/10/2025 • 48:59

Qu’est-ce qui distingue un vêtement ancien d’un véritable chef-d’œuvre vintage ? Car le vintage n’est pas la seconde main. Là où la seconde main évoque surtout un prix, le vintage convoque une tout autre grammaire : celle de l’héritage, de l’exclusivité, du goût intime. C’est la rencontre d’une coupe, d’une matière, d’un geste de créateur qui, à travers le temps, conserve intacte sa force émotionnelle.Et si c’était cela, justement, la réponse aux crises actuelles du luxe ? Retrouver dans le vêtement non pas seulement un signe de statut, mais une expérience sensible, une fidélité, une singularité. Redonner au luxe cette intensité qui ne s’use pas avec les saisons, mais se nourrit du temps.Pour en parler, j’ai eu le plaisir de recevoir Marie Blanchet, fondatrice de Mon Vintage et directrice du département vintage du Printemps New York. Ensemble, nous avons parlé de tout ce qui fait la singularité du vintage : le lien subtil et essentiel entre « vintage » et « millésime », l’art de sourcer, restaurer et faire revivre des pièces uniques, les différences culturelles entre la cliente française et américaine, l’évolution du marché, des sacs Hermès records aux trésors encore sous les radars, et surtout, cette idée chère à Marie : la durabilité émotionnelle. Car au-delà des tendances et du marketing, le vintage engage une relation intime, presque philosophique au vêtement — une fidélité, une éducation à la qualité, une transmission de goût.Un épisode qui célèbre le passé non pas comme nostalgie, mais comme boussole pour le présent et pour le luxe de demain.✨Retrouvez le podcast sur instagram @decousupodcast !

04/10/2025 • 62:35

Le chapeau, cet accessoire que l’on croyait rangé au musée des bonnes manières, fait aujourd’hui un retour discret mais irrésistible dans nos musées et sur nos têtes (bonnets, casquettes, bobs...), porté non plus pour se couvrir, mais pour signifier. Dans cet épisode, nous recevons Cyril Rahon, directeur général de la maison Patou — mais ce n’est pas en tant qu’homme de chiffres ou stratège du luxe qu’il nous intéresse aujourd’hui. Non, c'est en sa qualité de collectionneur passionné de couvre-chefs qu’il vient au micro de Décousu, pour parler de son projet Atours, une plongée savante et sensible dans l’histoire du chapeau féminin, des années 20 à nos jours. Car si la mode a trop souvent relégué le chapeau au rang d’accessoire décoratif, Atours s’échine à rappeler qu’il fut — et demeure — un langage en soi.Nous évoquerons ensemble les plus grands noms de la chapellerie, ces artisans et artistes de l’ombre dont les créations, parfois plus sculpturales que portables, sont de véritables condensés d’époque. Mais nous irons plus loin, car derrière la visière ou la voilette, c’est tout un pan de l’histoire de la mode que l’on redécouvre : celui où les couturiers étaient d’abord modistes, où les femmes ne sortaient pas "en cheveux", ou l’élégance se mesurait à la juste inclinaison d’un feutre, à la légèreté d’un tulle. Un épisode entre érudition et coquetterie, où l’on verra que le chapeau, loin d’être un vestige, peut être une clef : celle d’un rapport plus lent, plus précieux, presque spirituel au vêtement.Alors bon épisode à toutes et à tous, et surtout… chapeau bas à Cyril pour son incroyable curation ! Retrouvez @decousupodcast sur instagram pour voir les trésors d'Atours !

20/07/2025 • 56:21

Autrefois, le luxe se chuchotait. Il se transmettait dans le secret feutré des salons, se cachait derrière les rideaux épais d’un palace ou d’un vestiaire bien né. Aujourd’hui, il est partout — en story, en vitrine, en slogan, en NFT. Il habille nos imaginaires, investit nos désirs, colonise nos représentations. À force d'être brandi comme étendard, le voilà devenu quasi-synonyme de culture populaire. Une drôle de trajectoire pour un univers qui, il n’y a pas si longtemps, cultivait l’ombre, l’exclusivité et l’entre-soi..Pour comprendre comment le luxe est passé du territoire de l’exclusif à l’occupation permanente de l’espace symbolique, j’ai eu le plaisir de recevoir la journaliste Sophie Abriat, plume fine et acérée, collaboratrice de M Le Magazine du Monde et de T, le magazine du Temps..À l’occasion de la parution de son essai Danser sur le volcan (Editions Grasset), elle nous livre une réflexion vive et documentée sur une industrie qui vend bien plus que des vêtements : des récits, des valeurs, des affects. Une conversation qui interroge sans condamner, qui dévoile sans détruire, dans laquelle Sophie Abriat mêle sens critique et sensibilité, pour interroger ce que le luxe fait à nos imaginaires… et ce que nos imaginaires révèlent du monde. Retrouvez le podcast sur instagram : @decousupodcast, et bon épisode !

06/07/2025 • 46:45

Le nec plua ultra de la mode, c'est la Haute Couture. Un monde qui cultive sa discrétion, ou du moins d'un point de vue storytelling car en réalité, cette dernière n'a jamais été autant regardée, sue, connue de tout un chacun. Les réseaux sociaux ont permis de diffuser ces collections exceptionnelles, pour notre plus grand bonheur. Mais il ne faudrait pas que les grands noms qu'on voit partout ne cachent la réalité des maisons de couture, dont l'activité reste exclusive, discrète, dédiée à sa clientèle intime. Car dans un monde où la viralité est reine, même dans le luxe, comment gerer une maison authentiquement dévouée à la Haute Couture ? C'est aujourd'hui ce que Julien Fournié, pour sa seconde apparition dans Décousu, vient nous dévoiler. Comme toujours, le couturier nous parle sans langue de bois, et aborde pour le podcast des questions tout autant créatives que financières. Alors bon épisode à toutes et tous, et je vous attends en commentaires sur instagram @decousupodcast !

22/06/2025 • 60:49

L'ère des réseaux sociaux a changé la façon dont se forme l'opinion publique : si par avant quelques canaux avaient les rênes du discours, aujourd'hui la parole publique appartient à toutes et tous. Des voix silenciées par le passé ont fait alors entendre leur combat, confrontant la culture dominante. Le monde de la mode n'a pas échappé à cette réalité, et s'est vu forcé de se regarder dans le miroir pour la première fois et adresser la question de l'appropriation culturelle..Un sujet brûlant, qui anime les uns, révolte les autres, mais qui se cristallise dans les nouvelles générations, désireuses d'apporter des regards plus complexes sur le passé. Et l'histoire de la mode est elle aussi profondément dépendante de cette appropriation, c'est du moins un axe de réflexion qui ne peut être amplement réfléchis pour comprendre ce qui l'a forgé. C'est précisément ce que nous allons faire aujourd'hui grâce à Khémaïs Ben Lakhdar, doctorant, enseignant à l'Institut Français de la Mode et auteur de l'ouvrage "L'appropriation culturelle Histoire, domination et création : aux origines d'un pillage occidental" paru chez Stock..Loin de condamner ou d'attaquer, cet épisode est une ouverture au dialogue pour penser les échanges culturels en y ajoutant de l'égalité et du respect. Alors je vous invite à laisser un commentaire pour faire part de vos réflexions !

05/04/2025 • 67:11

Je pense pouvoir subodorer, sans trop de risques, que si vous écoutez Décousu, vous aimez farfouiller dans les fatras de la mode. Sans doute rêvez-vous de devenir une petite souris et de vous faufiler partout dans les ateliers, espionner amoureusement les mains qui s'affairent et découvrir leurs secrets. Et quels secrets ! A peine croit-on connaître le monde de la couture qu'une avalanche de savoir-faire inédits se déploie devant nos yeux de néophytes. Savez-vous par exemple ce qu'est l'ennoblissement textile? Car si les tissus couture sont déjà des trésors en soi, sachez que la monde fou de la Haute Couture les peaufine encore jusqu'à les transformer en de vraies oeuvres d'orfèvrerie. Alors il est temps d'assouvir vos rêves de curieuses petites souris et de vous faire pénétrer ce monde feutré grâce au talentueux Vincent Richard de Latour, ennoblisseur textile pour son atelier éponyme.Cet épisode vous emmenera dans les méandres insoupçonnés de ce métier, mais également dans le rapport plus personnel que Vincent entretient avec la matière et le monde de la mode, un amour inchangé depuis 12 ans. N'hésitez pas à partager l'épisode s'il vous a plu, et à retrouver Décousu sur Instagram (@decousupodcast) pour voir des images du merveilleux travail de Vincent ! Bon épisode à toutes et à tous !

15/03/2025 • 50:09

Il y a dans la mode une sorte de réservoir à fantasmes créatifs, un puits sans fond de rêves exaltés. Nous viennent à tous des images de défilés grandioses, et des soirées cocktail glamour ou encore des nuits peuplées de créatures. Et si c'est souvent cette dimension fantasmée qui donne le premier élan vers ce milieu, l'aspect plus pragmatique de l'industrie ne tarde pas à prendre le dessus quand on finit par vraiment y travailler. Alors comment aborder la transition du rêve à la réalité, surtout quand on est un jeune créateur qui se lance ? C'est ce qu'on va approfondir aujourd'hui avec Victoria Baia et Victor Koehler, fondateurs de la marque/studio créatif LA CAGE.. Sans langue de bois mais sans dramatisme stérile non plus, ils reviennent sur les étapes qui ont jalonné leurs parcours et celles à venir. La fougue créative qui les a poussé sur leur voie est un trésor fragile qu'ils maintiennent et désirent garder au cœur de leur pratique. On va voir quelle stratégie mettent-ils en place pour y parvenir, et c'est aussi l'occasion de découvrir l'univers unique et fort de LA CAGE. Bon épisode à toutes et à tous!Retrouvez Décousu sur instagram @decousupodcast

01/03/2025 • 64:32

Vous avez certainement déjà vu ces photos de plages africaines tapissées de vêtements, véritables décharges à ciel ouvert. Un constat qui semble témoigner d'une vérité simple : il faut cesser d'exporter. Mais le réel est toujours complexe, composite, et cette conclusion simpliste cache un une autre réalité : l'Occident réussit rarement à penser contre lui même. Alors prenons le problème à l'envers, et partons d'un point de vue africain..Aujourd’hui Décousu reçoit Edem D'Almeida, président de l'association togolaise Moi Jeu Tri, pour parler de la crise qui frappe la filière européenne des TLC de seconde main. Collecter, trier et traiter les déchets devient plus cher que ce que cette économie rapporte, et cela est notamment dû à l'évolution du secteur en Afrique, principal réceptacle de ces exportations. Edem D'Almeida nous invite à penser autrement, en posant des questions propres au continent africain et nous essayons ensemble de définir les œillères occidentales qui ont mené l'Europe à cette crise inédite.Je vous invite à créer le dialogues et à partager vos réflexions et commentaires sur l'instagram de Décousu @decousupodcastBon épisode à toutes et à tous!

16/02/2025 • 57:26

Au risque de jeter un froid dans le réchauffement climatique, rappelons que penser la transition écologique du secteur textile exige l'abandon de tout idéalisme. Car avoir des valeurs c'est bien, mais les fonder sur une analyse lucide de l'industrie, c'est bien mieux. Alors avant de partir bille en tête dans des passions militantes, reprenons les bases et analysons l'évolution du secteur et ses crises. Décousu n'a naturellement pas la prétention de délivrer cette lucidité, mais le podcast reçoit humblement Gildas Minvielle, directeur de l'observatoire économique de l'Institut Français de la Mode pour déblayer une question sans réponse.. Nous allons voir l'évolution de l'industrie textile française depuis les 30 glorieuses, en nous concentrant sur le sujet essentiel des Accords multifibres démantelés en 2005, ouvrant la porte aux importations massives venues majoritairement de Chine et changeant radicalement le visage de la mode. Tout l'enjeu est de penser l'avenir du secteur face aux crises actuelles (écologiques, géopolitiques, sociales) et de voir quelles voies sont possibles, sans illusions ni langue de bois. Bon épisode à toutes et tous!Retrouvez Décousu sur instagram : @decousupodcast

24/01/2025 • 59:21

On dit souvent que le diable est dans les détails. Force est de constater que le luxe est alors le plus satanique des Arts car aucun secteur n'est justement aussi épris du moindre détail. Et ceci concerne tout aussi bien les créations (vêtements, joaillerie, maquillage, horlogerie etc) que tout ce qui les entoure. La période des fêtes est propice à ce constat, car les vitrines se parent de leur plus vibrants atours. Alors qui de mieux placé pour parler de la mise e' scène du decorum essentiel au luxe qu'une artisane d'art qui travaille avec un raffinement infiniment complexe la plus commune (en apparence) des matières : le papier ?.Décousu reçoit pour cet épisode Marianne Guély, artisane exceptionnelle qui travaille la sculpture papier pour les plus grandes maisons de luxe. De la carte de visite, au plan de table privée en passant par les vitrines jusqu'à d'immenses scénographies : ses mains touchent à tous formats. Dans cet échange, Marianne partage les détails de son métier, ses relations avec ses clients, avec son atelier, mais également les réalités techniques et professionnelles d'une cheffe d'entreprise qui a créé son propre studio.Bon épisode à toutes et à tous !Retrouvez Décousu sur instagram : @decousupodcast 

04/01/2025 • 66:49

La mode c'est avant tout le toucher, la matière, le porter. C'est vrai. Mais n'oublions pas que la mode est aussi le nom d'une industrie : si cette dernière trouve son centre dans le vêtement, elle rayonne et s'étoile infiniment en de multiples secteurs tous complexes et autonomes. Et bien évidemment, la communication et le marketing sont des enjeux cruciaux. A l'ère digitale du XXIème siècle, est-il encore possible de traiter ces questions sans parler de l'influence? Dans n'importe quelle industrie la réponse serait sans doute non, mais si dans l'industrie de la mode il semble évident que ce (pas si) nouveau territoire de diffusion d'images soit primordial, la question n'est en fait pas si vite réglée quand on parle de luxe. Et aujourd'hui, Décousu a le plaisir de recevoir Elisa Godefroi, chef de projet/agent au sein de l'agence parisienne Point d'Orgue, qui connait très bien la question. Cet épisode est l'occasion de plonger en détails dans le business model de l'influence, mais aussi dans ses stratégies, les questions juridiques et créatives, et tout cela sous le spectre du luxe. Une relation d'amour-haine, de répulsion-nécessité passionnante à décortiquer... Bon épisode à toutes et tous ! Retrouvez Décousu sur instagram : @decousupodcast

14/12/2024 • 72:40

Nous savons toutes et tous que ce qui fait l'exceptionnalité d'un vêtement de haute qualité, ce sont les artisans et leur exigeance. Mais savez-vous à quel point? Avez-vous déjà regardé en détails un vêtement en passant en revue chacun de ses élements pour vous en rendre compte? Tenez par exemple, vous êtes-vous déjà arrêté sur vos boutons? Ou bien sur les boutons que vous voyez dans les défilés? Les boucles de ceintures? Sans doute pas, et pourtant là aussi, dans cet infime détail, se déploie un monde secret et complexe de savoir-faire unique. Aymeric Le-Deun, artisan boutonnier, vient aujourd'hui tirer le voile sur sa profession..Dans cet épisode, venez plonger dans la vie de son ateleir, dans la réalité de son métier à tous niveaux : nous abordons des questions tout aussi bien créatives qu'administratives. Aymeric dévoile sans fard les tenants et aboutissants de son quotidien, non seulement en tant qu'artisan d'art mais aussi chef d'entreprise car s'il faut cultiver le rêve, il est aussi nécessaire de faire face aux réalités.Bon épisode à toutes et tous !.Retrouvez Décousu sur instagram : @decousupodcast

30/11/2024 • 66:57

La mode est l'industrie par excellence du storytelling. À grand renfort de belles images d'ateliers, de jolis récits émouvants et autres documentaires, un imaginaire riche peuple notre inconscient collectif vis-à-vis du luxe. Mais cette image d'Épinal est-elle réelle ? Et bien je prends le partie de dire oui, car précisément l'industrie de la mode française a su garder son réseau humain dense et palpitant, ne cessant jamais de générer de nouveaux récits invraisemblables. Celui que j'apporte aujourd'hui à vos oreilles est justement un dont seule la mode a le secret... . Dominique de Roos, plumassier heritant d'un métier au cœur de sa famille depuis son arrière grand mère, a connu Gabrielle Chanel, Schiaparelli et autre Balenciaga. Depuis 150ans, la Maison Rd qui appartient à sa famille, a fourni les plus grands noms. Et pourtant, suite aux crises des dernières années, Dominique était sur le point de mettre la clé sous la porte quand soudain, au détour d'un restaurant du Passage des Panoramas, il rencontre un jeune Népalais qui va reprendre la flambeau. Sujan, étoile filante tombée de nulle part, se révèle fervent passionné de la plume et de l'histoire de la Maison RD. Une histoire improbable, magique, mythique, que je vous invite à découvrir sans tarder. Bon épisode à toutes et à tous!

16/11/2024 • 62:51

Il est toujours loisible de fantasmer un parcours une fois qu'il est achevé, et surtout dans la mode. On connaît bien évidemment la sempiternelle référence à Jean Paul Gaultier ou à Alexandre Mcqueen, deux génies de la mode qui ont su s'imposer par la force de leurs talents et caractère. Mais qu'en est il de la réalité d'un parcours en train de se faire, au prise avec l'industrie de la mode telle qu'elle est aujourd'hui, quand on vient d'un milieu pas franchement destiné au luxe et à l'art ? Mossi Traoré vient nous l'apprendre en partageant avec Décousu son histoire, passée et à venir..Créateur au culot sans faille, alliant humilité et impatience, Mossi ne s'arrête jamais. Amoureux de l'œuvre de Yoji Yamamoto et Madame Grès, non seulement il a créé une esthétique qui lui est propre avec sa marque éponyme MOSSI, mais il l'utilise aussi pour transmettre son amour du Beau au sein de l'école qu'il a lui même fondé : Les Ateliers Alix. Originaire des quartiers, il a connu tous les freins possibles mais n'a rien lâché, persuadé de son devoir envers lui-même, et pour ce besoin de Beauté qui l'anime. Mais ce chemin est loin d'être parfait, et Mossi aborde aussi les doutes, les erreurs et errements d'un créatif fougueux face à un business sérieux et une industrie rationnelle. Enfin bref, écouter Mossi c'est écouter l'histoire d'un destin en train de se faire, par et pour lui même. Bon épisode à toutes et à tous! Rejoignez l'instagram @decousupodcast pour partager vos avis et commentaires !

02/11/2024 • 67:52

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi parle-t-on d'histoire du costume et non de la mode ? Car lorsque l'on cherche à se renseigner sur ce monde fascinant d'un point de vue diachronique, on finit souvent par analyser les coupes, les tissus, les tendances ou les lois somptuaires, sans vraiment aborder l'histoire de la mode comme industrie. Mais il y a là un territoire peu exploré quand on parle de mode récente, alors qu'un vivier d'informations se cache derrière cette industrie, bien au delà du vêtement en lui-même. L'histoire de la mode c'est aussi et surtout celle de celles et ceux qui la font et l'ont fait, des stratégies commerciales et financières, des dessous des étiquettes et des vendeurs qui façonnent l'expérience client. Cette vision n'a jamais été aussi bien cristallisée que dans la revue Griffé, un passeport vers le cœur de la mode, signé Salomé Dudemaine et Julien Sanders, deux amoureux d'histoire, de mode, de vêtements, et surtout d'humanité. Aujourd'hui pour Décousu, et à l'occasion de la sortie leur troisième numéro dédié à Kenzo, ils reviennent sur la genèse de Griffé, mais aussi sur les enjeux d'un travail réalisé à partir d'une matière vivante, trop riche pour la laisser disparaître au profit des mythes marketing dont la mode à la secret. Qui était là au commencement ? À quoi ressemble l'ambryon d'un empire de mode ? Qui étaient les mains et les sourires présents dans les ateliers les soirs de travail acharnés, lorsque qu'un nom aujourd'hui fameux était inconnu ? Tout ceci, et plus encore, est sauvé de l'oubli grâce à Griffé. Bon épisode à toutes et à tous!Retrouvez Décousu sur instagram pour tester au courant ! @decousupodcast

19/10/2024 • 75:51

Pour celles et ceux qui sont curieux des rouages intérieurs à l'œuvre dans le marché de la mode, le nom de Jean Jacques Picart vous est déjà bien connu. Pour les autres, disons simplement qu'il est rare qu'une personnalité importante du secteur n'aie pas croisé sur son chemin l'ancien attaché de presse qu'est Jean Jacques Picart. Difficilement définissable, mais capable de tout définir, et avant tout le monde : M. Picart est un génie du coup d'avance, de la saisie de l' ère du temps, un talent qui a notamment découvert le créateur Manfred Thierry Mugler, ou encore Christian Lacroix. Mais cela est encore trop peu dire : après avoir quitté le milieu des relations presse, Jean Jacques Picart est devenu conseiller indépendant. Se faisant ainsi maillon essentiel de toutes chaînes réflexives à l'œuvre en sous main, son instinct et ses recettes sont de vrais trésors. Et aujourd'hui, pour Décousu, il revient sur son parcours et sa carrière, mais surtout il ouvre la réflexion sur ses intuitions quant aux années à venir. La mode est effectivement en plein bouleversement, et cette période galvanisante augure des changements encore opaques. Aussi, cet épisode est d'une richesse rare, qui délivre un réel travail prospectif appelant vos commentaires. N'hésitez pas à partager vos ressentis sur l'instagram de Décousu : @decousupodcast. Bon épisode à toutes et à tous !

11/08/2024 • 85:43

Il est un monde bien opaque qui n'en laisse pourtant pas de fasciner : la mode, évidemment. Ça ne vous surprendra pas en tant qu'auditeurs de Décousu, mais nous allons aujourd'hui encore, et pour notre plus grand plaisir, mettre les pieds dans le plat de ce monde apparemment si clôt. Car en dehors des grandes maisons, grosses machines commerciales aux rouages bien huilés, il y a une miriade fascinante de petites marques émergentes, qui luttent pour se maintenir. Et quelle est alors leur réalité ? Plus de secret entre nous : venez découvrir grâce à Arthur Robert, créateur de la maison Ouest Paris, les enjeux et complexité d'un tel pari. Grâce à Arthur, vous allez entendre comment se crée la genèse d'une marque de mode, quels sont les doutes qui assaillent les fondateurs mais aussi pourquoi ils s'accrochent, et enfin comment parvenir à maintenir de saisons en saisons, une maison jeune, cool, émergente, face aux géants de l'industrie. Bon épisode à toutes et à tous ! Retrouvez Décousu sur instagram @decousupodcast

28/07/2024 • 58:58

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