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Le Lobby

Écoutez, c'est la voix des concerné•es ! Le Lobby rassemble les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexes et queers qui sont partout : dans les villes, dans les campagnes et maintenant derrière des micros. Des chroniques militantes, une actualité révoltée et des musiques engagées animent chacune de leurs réunions. Le temps d'une heure, les lobbyistes renversent les normes avec fierté et s'emparent de sujets de société en présence d'invité·es concerné·es.   Le Lobby LGBTI+ est enfin sur écoute, un mardi par mois à 20h sur Radio Campus Paris (93.9 FM).   Rejoignez le Lobby sur Facebook, Twitter, Instagram et podcastez-le sur Spotify, iTunes, Deezer, et toutes vos applications de podcasts préférées !

Titres

Margot pousse la chansonnette : Rien à foutre / 08.11.2022
Le ciel est bleu au dessus de leurs têtes La vie est belle, sourire jusqu’aux oreilles Pas penser c’est le confort, si on veut être honnête Réjouis-toi des cases, t’auras un bon sommeil Pas le temps de s’attarder sur les problèmes du monde Naître du bon côté, ça suffit quand t’y songes Pas le temps de s’attarder sur les problèmes du monde Naître du bon côté, ça suffit C’est pour ça Qu’ils s’en battent les couilles Rien à foutre Des autres, de tout Quand ça les concerne pas battent les couilles Rien à foutre Des autres Gros SUV dans les rues de Paris Les vitrines brillent, comme soleil dans la nuit Champs Elysées, pas de quartiers à risques Obligés de prendre l’avion pour garder le train de vie Plus de ressources en juillet mais on consomme quand même Y’a pas mort d’hommes tant y’a d’la batterie sur le tel Le but c’est pas d’être riche, c’est de l’être plus que les autres Montrer que t’as le pouvoir, et qu’tu prends pas l’métro Ils s’en battent les couilles Rien à foutre Des autres, de tout Quand ça les concerne pas battent les couilles Rien à foutre Des autres Mais ils l’ont pas volé, souvent partis de rien Ils l’ont bien mérité, il fallait tendre la main Pour un billet en poche, pour payer les études Papa et maman s’occupaient de la thune Les grandes écoles qui forment les mêmes élites La plupart homophobes, avec un pincée de racisme Peu importe le niveau du temps qu’ils filent le fric Du temps qu’ils filent le fric C’est pour ça Qu’ils s’en battent les couilles Rien à foutre Des autres, de tout Quand ça les concerne pas battent les couilles Rien à foutre Des autres Discriminations systémique ? Se battre contre le wokisme c’est bien plus politique On peut plus rien dire, on peut plus tolérer Devoir changer ses habitudes pour des minorités Celles qui prennent trop de place, qu’ils adorent rabaisser Les loisirs de la haute, sont particuliers Les dérives se comptent plus, ils peuvent pas l’avouer Délinquants en col blanc, faudrait pas l’ébruiter C’est pour ça Qu’ils s’en battent les couilles Rien à foutre Des autres, de tout Quand ça les concerne pas battent les couilles Rien à foutre Des autres Le ciel est bleu au dessus de leurs têtes La vie est belle, sourire jusqu’aux oreilles Pas penser c’est le confort, si on veut être honnête Réjouis-toi des cases, t’auras un bon sommeil Pas le temps de s’attarder sur les problèmes du monde Naître du bon côté, ça suffit quand t’y songes Pas le temps de s’attarder sur les problèmes du monde Naître du bon côté, ça suffit
03:34 10/11/2022
L’édito de Victor : Le tennis, sport de gouines, sport de queens / 08.11.2022
Ce soir, Victor nous parle de sa plus grande passion, le tennis.   Le tennis est entré dans ma vie en 2000 quand Mary Pierce a gagné Roland Garros, c’est mon premier grand souvenir de sport devant la finale de 98. Au lycée, où je n'avais pas accès à internet, j'achetais l'équipe plusieurs fois par semaines juste pour l'encadré d'une colonne qui résumait les scores de la veille et où les noms des français étaient en gras et je mettais Le Moscato show sur RMC tous les soirs pour les 30sec où ils parleraient de tennis ce qui m’a permis d’acquérir une culture assez éclectique et exhaustive du sport.    J'ai toujours eu deux grandes idoles : Roger Federer et Amélie Mauresmo. Federer pas besoin d'expliquer, quiconque possède au moins un œil et un minimum de sens du beau comprendra pourquoi. Mais Mauresmo c'était pas seulement une idole pour son jeu, splendide aussi au demeurant. C'était un modèle. Je me souviens très bien que je savais qu'en plus d’être une championne elle était lesbienne et je sais qu'au fond c'est pour ça aussi que l'aimait autant. Je n'avais pas de poster de Britney ou Madonna, ma Queen a moi, ma diva attitrée c'était une sportive, dont les Guignols se moquaient toutes les semaines à cause de sa machoire, de ses épaules et de son lesbianisme.    Un sport réputé pour ses gouines   Mauresmo était aussi passée dans En Aparté, l’émission préférée de ma mère qui lui vouait depuis une grande admiration. Amélie était la preuve que ma mère pouvait apprécier une personne homosexuelle en toute connaissance de cause.    Quand j’y repense ça me semble dingue quand même, Mauresmo avait 19 ans quand elle a fait son coming out. 19 ans ! à une époque où personne quasiment ne le faisait, encore moins aussi jeune, si précocement dans une carrière où le mental et la pression sont si importants.    Quelques jours après MES 19 ans, Amélie a annoncé qu'elle prenait sa retraite et j'ai pleuré.   Ce qui est amusant c’est que j’ai découvert après qu’une partie non négligeable des plus grandes joueuses de l’histoire étaient lesbienne : Navratilova, Billie Jean King, Novotna. Mon inconscient avait donc réussi à se passionner pour le seul et unique sport alors réputé pour ses gouines.    Mais pourquoi tout ce laiüs sur ta vie Victor me demanderez-vous ? Et bien parce que samedi soir, dans le bar où je fêtais mes 32 automne, j'ai passé 3 heures à mettre à jour le score en live sur Tennistemple pour savoir qui de Caroline Garcia ou de Daria Kasatkina se qualifierait pour les demi-finales des masters Femme. Caroline Garcia est une joueuse française, longtemps espoir déçu, au jeu d’attaque ébouriffant mais dont le manque de précision peut donner des palpitations cardiaques à ses fans, et qui fait un retour triomphal cette année. Mais ce n’est pas le sujet.    Le sujet, (il est grand temps me direz-vous), c’est donc Daria Kasatkina, Dasha de son diminutif. Ce qui fait la particularité de Dasha ce n’est pas qu’elle aussi avait sombré dans les limbes du classement avant de remonter, ni qu’elle possède un jeu assez atypique sur le circuit fait de beaucoup de variations, ni même qu’elle est actuellement la n°1 russe. Non, ce qui rend Daria Kasatkina unique c’est qu’après avoir dénoncé publiquement l’invasion de l'Ukraine par son pays, elle a fait un coming out volontaire et retentissant en juillet.   « Ce n'est pas possible de vivre cachée, de vivre dans le placard. Sur le long terme, c'est trop difficile. Cela ne sert à rien car vous allez vous focaliser sur ça tant que vous n'aurez pas fait votre coming-out. Bien sûr, chacun est libre de décider comment l'annoncer et de décider ce qu'il veut dire. Mais être en paix avec soi est la seule chose qui compte, et que les autres aillent se faire foutre. » Voilà précisément ce qu’a dit Dasha en interview.   Depuis elle s’affiche sur Instagram avec sa copine, Natalia Zabiiako, une médaillée olympique de patinage artistique qui la suit sur une partie des tournois et qu'elle embrasse publiquement. Quand on sait la virulence de la politique homophobe de Poutine, ce coming out est d’un courage absolument inouï. Quand je pense à ce qu’a pu représenter pour moi Amélie Mauresmo j’imagine l’impact sur la jeunesse de son pays en général et sur les LGBT russes en particulier du coming out de Dasha Kasatkina.   Dacha n’est pas retournée en Russie depuis le mois de juillet et elle n’est pas sure de pouvoir y retourner un jour, ni de revoir ses proches, de peur de se faire arrêter. Elle a même avoué à demi-mot envisager de changer de nationalité.   Chronique : Victor Ssamoth-Panetti
05:03 10/11/2022
La chronique de Zoé : Gribouille, la Piaf lesbienne / 08.11.2022
Ce soir, Zoé nous présente Gribouille, chanteuse lesbienne des années 1960...   J’ai envie de vous présenter quelqu’un et de convoquer sa voix. Pas de disque du lobby en vue mais peut-être un vieux 45 tours. Allez, ouvrez vos cœurs et vos oreilles on retourne 60 ans en arrière. Son nom ne vous dit sûrement rien. Gribouille. Pseudonyme de Marie-France Gaité, née le 17 juillet 1941.   Dans cette vidéo de 1964 qui sert de clip à sa chanson « Le marin et la rose », Gribouille rejoue une scène de sa vie. Nous sommes alors en 1960 et Gribouille a 19 ans. On ne sait pas trop comment, mais elle vit seule à Paris. Elle a débarqué à 16 ans de Lyon, laissant derrière elle son enfance douloureuse faite d’errance de foyers en foyers. Elle dessine sur les trottoirs, elle « gribouille » pour se faire un peu d’argent, mais ce qu’elle veut, c’est chanter.   « Elle est pleine de musique »   Un jour, un vieux monsieur s’arrête. Hasard ou destin, ce promeneur c’est le dramaturge, poète et cinéaste homosexuel de renom Jean Cocteau, mais ça Gribouille elle le sait pas. Il s’arrête car quelque chose l’interpelle et le bouleverse chez elle. Elle a la voix grave, porte les cheveux courts, des vêtements amples. Au début, il ne sait pas si c’est une fille ou un garçon, mais il y a une chose dont il est sûr : « elle est pleine de musique »   Pris sous l’aile de ce mentor bienfaiteur, sa carrière de chanteuse se lance. Dans des cabarets d’abord, puis au studio où elle enregistre des 45 tours à la pelle. Elle a une intensité et un magnétisme scénique comme il en existe rarement, une voix profonde d’une sensibilité à fleur de peau. On la compare à Barbara et à Piaf, mais Gribouille n’a pas besoin d’aller chercher très loin son public.   Gribouille aimait les femmes...   ...On sait peu de chose sur elle, mais ça on le sait. D’ailleurs ça transparaît en filigrane dans toutes ses chansons. Sa contemporaine la romancière lesbienne Françoise Mallet-Jorris disait d’elle qu’elle était « le désespoir sous la forme la plus séduisante qui chante avec des coups de gueule et d’inattendus mouvements de tendresse qui l’étonnaient elle-même. » Dans « Ostende » elle chante le souvenir d’un amour, dans « On n’a pas le droit » le tabou de son identité, dans « Dieu Alice » le rejet et la solitude. Je ne peux pas toutes vous les faire écouter mais je vous encourage à le faire.   Car il nous reste peu de choses de Gribouille. Grande dépressive, elle est décédée le 18 janvier 1968, à 26 ans d’un excès d’alcool et de médicaments. Suicide, overdose accidentelle, personne ne pourra le dire. Elle fait partie de ces femmes aimant les femmes oubliées dans l’histoire des arts institutionnelles. À nous de faire vivre cette mémoire riche et plurielle, pour la sauver de l’abîme qui la guette.   Chronique : Zoé Neboit
03:47 10/11/2022
Les Disques du Lobby : Fred Skitty en live ! / 08.11.2022
Ce mois-ci, c'est Fred Skitty qui est à l'honneur dans Les Disques du Lobby...   Chaque mois, Ixpé reçoit un·e artiste pour qu'iel se présente en live et en interview. Aujourd'hui, c'est Fred Skitty qui vient nous jouer Stay True, un extrait de son premier EP, Belonging to the night, qui ressort le 25 novembre prochain avec un featuring rap inédit... [embed]https://www.youtube.com/watch?v=YlaQCkTX5cQ[/embed]   L'artiste que nous nous apprêtons à rencontrer s'appelle Fred Skitty. Imaginez une jeune femme, originaire du sud de la France, biberonnée à la musique pop, élevée avec l'électro, et avec une envie insatiable de toucher à tout. DJing, production, chant, Fred Skitty coche presque toutes les cases du bingo de l'artiste idéale. Après son EP Belonging to the Night sorti 2020, Fred revient cette année avec un nouveau single, Je m'ecchymose, et quelque chose me dit que 2023 se prépare dores et déjà ...   Chronique : Ixpé   NOUVEAU : Les Disques du Lobby deviennent un label, axé sur la musique électronique. Vous pouvez suivre ce beau projet sur Instagram et sur Soundcloud !
10:19 10/11/2022
Le Lobby : L’amour en révolutions à l’Institut du monde arabe / 08.11.2022
L'équipe du Lobby s'est rendue à l'Institut du monde arabe pour l'exposition Habibi - Les révolutions de l'amour.   Habibi, "mon chéri" en arabe, c'est le nom que porte une sublime exposition à voir jusqu'au 19 février 2023 à l'Institut du monde arabe. Des artistes divers, du Maroc à l'Iran, y racontent comment l'identité de genre se questionne, comment l'homosexualité se vit secrètement, et comment tous ces questionnements agitent aussi le monde arabe, plus de 10 ans après les Printemps arabes et alors qu'une révolte féministe s'empare de l'Iran.   Avec nous pour en parler : — Nada Majdoub, co-commissaire de l'exposition — Sido Lansari, artiste marocain qui expose ses oeuvres à l'IMA. [caption id="attachment_114781" align="aligncenter" width="700"] Sido Lansari, Extrait de la série Papa suce et maman coud.[/caption]   Les Disques du Lobby   Désormais, les Disques du Lobby, c'est chaque mois un·e artiste à découvrir en live ! Et ce mois-ci, Ixpé nous fait découvrir la pop aux accents eighties de Fred Skitty. Elle nous joue son morceau Stay true, extrait de son premier EP, Belonging to the night.   [embed]https://www.youtube.com/watch?v=YlaQCkTX5cQ[/embed]   Dans l'actualité queer...   Notre tour de la planète queer passe aussi par le Brésil, quelques jours après la défaite du président d'extrême-droite Jair Bolsonaro. Après 4 ans de règne d'un pouvoir crachant son homophobie et sa misogynie, c'est le retour de Lula, figure de la gauche brésilienne. La communauté LGBTI+ a-t-elle des raisons d'espérer voir survenir des jours meilleurs ? On en parle avec Sébastien Tüller, responsable LGBTI+ d'Amnesty International France.   Côté chroniques   Dans son édito, Victor nous parle de sa dévorante passion pour le tennis, et rend hommage à une tenniswoman lesbienne russe... Un autre hommage avec Zoé qui revient sur la vie de Gribouille, sorte d'Édith Piaf lesbienne. Son histoire tragique, au coeur des années 1960, a été un peu oubliée. Et comme chaque mois, nous terminons l'émission en musique avec Margot.  
59:11 08/11/2022
L’édito de Victor : « Quelle c*nne je fais ! » / 11.10.2022
En rentrant de vacances, Victor a rouvert Twitter et Instagram. Bien mal lui en a pris : 10 minutes plus tard, il avait déjà envie de casser son téléphone contre un mur...   ...oui parce qu'on peut avoir grandi en se sachant une petite pédale et avoir parfois la gestion émotionnelle d’un bully préadolescent. Donc je voudrais ce soir vous parler de deux sujets qui m’ont particulièrement soulés.   Premier agacement. Sur Twitter la maléfique, plusieurs comptes de meufs, ont lancé un débat qui disait en substance « hey les cis gays vous êtes des gros misogynes parce que vous vous genrez au féminin pour dire des choses négatives ». Bon, la question se pose je suis d’accord, on en a même parlé récemment avec les membres de cette équipe hors antenne. Mais Twitter oblige, tout était ici dans la mesure et aucune ne tentait d’esquisser l’ombre d’une explication. Alors moi je vais vous en livrer quelques unes.   Premièrement quand on a été, comme c’est le cas pour beaucoup de gays, genré par les autres au féminin pendant une bonne partie de son enfance et adolescence - et évidemment pas pour chanter les louanges de nos qualités de sportives - on a bien le droit à l’âge adulte de se genrer au féminin, même si c’est pour dire des choses négatives. C’est un retournement de stigmate, c’est de l’empouvoirment.   Deuxièmement, c’est une pratique qui se retrouve majoritairement dans des groupes, et OH WAIT, souvent ils sont constitués de gens qui subissent ou ont subi la même oppression. Donc en plus de retourner cette oppression ils en font une force collective.   Et troisièmement c’est une pratique que les pédés n’utilisent qu’ENTRE EUX. Avez-vous déjà entendu un gay dire « mon boss est une grosse conne » ou « mon daron, quelle boufonne » ? A priori, non. Et pourquoi ? parce qu’on utilise toujours le féminin pour qualifier des membres de la commu et très souvent d’ailleurs des gens qu’on apprécie. Si c’était dans une intention misogyne ce serait appliqué à TOUS les hommes sur qui on bitch.   Mon deuxième ulcère a été provoqué par une story qui a beaucoup tourné sur insta et qui se gargarisait d’apporter une définition de la queerness somme toute assez confondante de prétention. On pouvait y lire d’abord que « mettre du vernis le weekend et revenir au travail habillé normalement le lundi ne fait pas de vous un queer », OK, merci de donner les bons et mauvais points René, n’hésite pas à partager le barême la prochaine fois. Ensuite il y avait écrit qu’être queer c’est s’être déjà senti mal à l’aise dans, je cite, un « lieu fréquenté par des mec gay physiquement plaisants ». Putain, quelle conne je fais, je pensais qu’être queer c’était se sentir en décalage par rapport à la cishétéronormativité et en fait rien à voir, c’est être en décalage avec les mecs gays sexy.   Il y a des soirées où 12 bombes atomiques torses nus se zieutent le nombril dans un coin et où le reste de la basse cour regarde en sachant qu’il ne les toucheront jamais, ben juste moi j’y vais pas à ces soirées, mais c’est un choix. Ca veut pas dire que ce sont des bad gays, que les gens qui y vont ne sont pas assez pédés ou pas assez queer. Et dans l’autre sens m’y sentir mal à l’aise ne fait pas non plus de moi in extenso un queer. Vous aurez donc saisi que j’ai trouvé cette définition tout à fait grotesque…   Ce qui est le plus agaçant c’est que ces deux petites histoires, ont pour moi la même finalité. En pointant l’autre du doigt, en quête du badge de la meilleure militance, elles prennent le risque de faire imploser la commu juste pour savoir « who’s the perfect queer of all ».   Et quand on joue trop longtemps à miroir qui est la plus belle, à la fin, on finit par réclamer le cœur de Blanche-Neige.   Chronique : Victor Samoth-Panetti
03:39 13/10/2022
Margot pousse la chansonnette : Dépression saisonnière / 11.10.2022
En ce mois d'octobre, Margot referme l'émission en slam, et se replonge dans un autre mois d'octobre, celui de l'année dernière.   L’automne arrive, dépression saisonnière Le ciel est gris, et ça tape sur mes nerfs L’année défile et je sais pas quoi faire De mon temps, de ma vie, donc j’vais tout foutre en l’air   J’ai perdu la tête, j’sais plus comment aimer Même si c’est soir de fête, j’ai pas envie de rester Les questions se répètent sans être élucidées Arrivée sur la crête j’aurais envie de céder   Mais c’est pas de ma faute, non j’y peux rien J’suis tombée là-dedans quand j’étais gamin Le problème c’est que sur le bord du chemin Je laisse tomber les gens leurs voix et leurs chagrins   À la recherche du sens, et des plaisirs Je tourne je marche je pense à me trahir J’écris pour aller mieux, pour me trouver Embrasée par le feu, de mes pensées   À la recherche du sens que je donne à ma vie Les blessures que je panse restent toujours à vif Tout ça n’est-il qu’un jeu que je pose sur papier J’aimerais me connaître un peu mieux que ce qu’on m’a conté   J’ai pas le chemin J’sais pas d’où je viens Peu importe ma journée, l’anxiété va rester Jusqu’à demain Sur le parchemin Plus la rage de vaincre À quoi bon rester, trop de choses à effacer Avant le clap de fin   Dépression saisonnière, on m’a pas dit laquelle Eté automne hiver, et le printemps s’en mêle Aujourd’hui c’est l’enfer, dans ma tête pluie et grêle J’abandonne mes chimères et c’est toujours pareil   J’ai passé mon temps à taire mes émotions Les reléguer au rang de machinations Gouttes de sueur sur les tempes, j’oublie toutes mes passions Qu’on me donne des exemples et des indications   J’me sens toujours de trop, surtout quand y’a personne Pas la force de décrocher le téléphone Le problème c’est que plus le temps passe plus je façonne Un monde fait de faux et j’suis moi-même mon clone   Si je passe devant, je verrai qu’un mirage Encore à contresens, s’emmêlent les images Emportées par le vent, j’oublie tous les visages J’passe de 0 à 100 dans le dernier virage   Même si je passe devant, j’me sentirais derrière À tout faire comme avant, pas de quoi être fière Les aveux pas le temps, un sanglot à travers De ma gorge, j’sens les dents et je ferme mes paupières    J’ai pas le chemin J’sais pas d’où je viens Peu importe ma journée, l’anxiété va rester Jusqu’à demain Sur le parchemin Plus la rage de vaincre À quoi bon rester, trop de choses à effacer Avant le clap de fin   Mes lèvres sont lourdes de mots que je n’émis pas Coeur fait des soubresauts c’est son sport de combat Les frissons sous la peau ils ne me quitteront pas Je repars à zéro chaque matin ici-bas   Je rêve le jour jusqu’à veiller la nuit Les mots d’amour j’les trouverai entre milles Prise de court, je sais plus qui je vise Plus de détours, faut que j’me lance dans le vide   L’automne arrive, dépression saisonnière Le ciel est gris, et ça tape sur mes nerfs L’année défile et je sais pas quoi faire De mon temps, de ma vie, donc j’vais tout foutre en l’air   Chronique : Margot Michel
03:31 13/10/2022
L’édito testo d’Olga : Karine Lemarchand et les P.R.OU.Ts / 11.10.2022
Ce soir, Olga se tient devant son micro allégé·e d’un sacré poids, celui de feu ses eins, 15 jours après sa mammectomie. Mais bien que soulagé·e d’avoir finalement annoncé ma transition à ses parents, d’être en vie et d’avoir une convalescence facile… une angoisse grandissante écrase encore son torse.   Cet été, on a pu remarquer que, contrairement au Lobby, les LGBTQIphobies ne prenaient pas de vacances — preuve s’il en est que leurs portes paroles en tous genres sont bien de droite. Entre la gestion discutable de l’épidémie de Monkey Pox, une élue qui nous appelle OKLM « ces gens-là », un rappeur en mal d’attention qui sort une chanson homophobe au clip homoérotique et, bien sûr, l’attaque du Planning Familial qui a eu l’outrecuidance de rappeler sa mission de soutien à toutes les personnes qui peuvent être enceintes, en plus des femmes cisgenres.   Et ça, c’est juste ce qui concerne les queers, parce que si on devait aussi lister tous les bails misogynes, racistes, anti-sociaux, anti-écolo et compagnie, on y serait encore demain…     Bref, on avait hâte de voir arriver l’automne, en espérant que les gugus du gouvernement s’étoufferaient dans leurs cols roulés. C’était sans compter sur le rab qu’on a eu pour la rentrée. Karine Le Marchand, déjà connue pour ses tweets antiféministes, ses propos follophobes et lesbophobes autour de l’Amour est dans le pré et son émission grossophobe sur M6, a décidé de « changer le regard » de manière tout aussi éclatée au sol sur une nouvelle minorité : les personnes trans. Mégenrage, psychiatrisation, parole donnée aux transphobes… tout le bingo y est, sans surprise, vu comme la médiocrité cishétérotoxique est dans l’air du temps actuellement dans l’Hexagone. Et pour ça, on peut entre autres remercier les TERFS et leurs élucubrations réacs, limite complotistes. Pour rappel : les TERFS, ou Trans-exclusionary radical feminist, sont, contrairement à ce que suggère leur dénomination, tout sauf féministes. Nos adelphes anglophones proposent donc à la place l’acronyme FART, qui veut littéralement dire pet, pour feminist appropriating reactionnary transphobic. En français, ça donne PROUT, pour Petite Réactionnaire Ouvertement Transphobe — merci Twitter.   Cet été, les figures de prout de ce mouvement anti-trans en France, Marguerite Stern et Dora Moutot, ont largement envenimé le harcèlement du Planning Familial. Ce sont les mêmes qui ont comparé l’art des drag queens à la pratique raciste du black face. Et, elles ont aussi déclaré, sous les applaudissements de La Manif pour tous et de toute la réacosphère, qu’une femme était, je cite, « une femelle adulte humaine ». Vraiment, après deux siècles de féminisme, y’a pas d’autre mot qui me vienne que BOUFONNES. Ben ouais, ma sororité de personne transmasculine s’arrête là où commence l’extrême-droite. Une accointance dont le duo se défend, mais quand on tient des propos sur le genre qui sont similaires à ceux de Poutine pour justifier le bien fondé d’annexer 4 régions ukrainiennes pour sa guerre territoriale, ‘faut se poser les bonnes questions. À ce sujet, je vous recommande d’ailleurs l’enquête méticuleusement documentée de Pauline Bock, pour Arrêt sur Image.   TERF, FART, PROUT, « djendeure critical »… quelle que soit la manière dont on désigne ces activistes, une chose est sûre : au-delà de leur ridicule, elles sont dangereuses. Rappelons qu’au Royaume-Uni, et notamment grâce au soutien médiatique de la TERF suprême JK Rowling, leur acharnement a conduit à l’interdiction des bloqueurs de puberté — alors qu’ils sont totalement réversibles — pour les mineur·e·s trans. Si une marche arrière a depuis été opérée sur cette législation, la souffrance qu’elles ont causé, pour ne pas dire le sang qu’elles ont sur les mains, est bien réelle. Aujourd’hui, en France, ces militantes anti-trans, soutenues par tout le spectre droitard qui rêve de nous voir disparaître, sont en train de gagner du terrain. Elles s’incrustent dans les organisations de lutte contre les discrimination, les ministères, les journaux… Le terrain de nos luttes actuelles se trouve donc précisément ici.   Nous allons devoir redoubler de vigilance pour ne rien laisser passer ! Signalons systématiquement leurs propos, mais en essayant de céder le moins possible à notre envie légitime de les insulter, car elles se gargarisent du statut de martyr qu’elles s’inventent. Débunkons leurs pseudo sources et leurs méthodes de manipulation — ça, c’est très facile. Soutenons les luttes trans par nos partages, notre présence dans les assos, les manifs, et les cagnottes. Et surtout, surtout, empêchons nos proches et moins proches qui pourraient se laisser séduire par les discours transphobes d’y sombrer, car on ne naît pas TERF, on le devient.   Chronique : Olga Volfson
04:21 13/10/2022
La chronique de Zoé : « Faut-il renommer Cardi B en Cardi Hétéra ? » / 11.10.2022
Le 23 septembre, on est officiellement passés en automne, mais c’était aussi la journée internationale de la visibilité Bi et Zoé, notre déléguée du lobby bi a des choses à nous dire à cette occasion...   Si la cishétérosexualité et le lobby LGBTQIA étaient à l’Assemblée nationale, les Bi-e-s seraient un peu comme le MoDem (vous savez le parti de François Bayrou). Ni de droite, ni de gauche mais quand même plutôt à droite. Toujours suspectés d’une trahison qui les feraient passer d’une des deux chaises sur lesquelles leur cul est perpétuellement coincé. Je vous vois venir avec vos petits sourires en coin ! Vous vous dites : encore une chronique de Zoé où elle va essayer de nous faire pleurer sur le sort des bis, sous couvert d’autodérision et des métaphores douteuses. Oui, c’est à peu près ce que je compte faire, parce que c’est ce que je sais faire de mieux.  Et aujourd’hui, j’aimerais vous parler de Cardi B, de queerbaiting et de quelque chose que j’ai envie d’appeler la mise en scène obligatoire de la sexualité des bi. Il y a quelques semaines, Cardi est épinglée dans un tweet comme faisant partie de « ces célébrités qui ont fait leur coming out bi, mais qui n’ont jamais daté quelqu’un du même genre », aux côtés des infamous Harry Styles, Billie Eilish et Lady Gaga. Des stars qu’on accuse assez souvent de queerbaiting, c’est-à-dire pour celleux qui n’auraient pas la ref, de jouer des codes queer pour attirer le public arc-en-ciel, et ce, en laissant planer le doute sur leur orientation et leur identité. Une bonne petite technique capitaliste en somme. Ce à quoi, Cardi répond : “Je bouffais des bitches avant ta naissance. Désolée de pas avoir des photos dans mon tel pour te le montrer”.  [embed]https://twitter.com/iamcardib/status/1571929213435006976[/embed] Et, je crois que la question qu’il faut se poser, c’est pas, « Cardi mérite-elle son nom ou devrait-elle être renommée Cardi hétéra ? » Parce que, contrairement à Harry Styles, par exemple, dont on se méfie un peu plus chaque jour qui passe où il ne revendique pas sa queerness tout en portant des jupes et du makeup, Cardi B a déjà plusieurs fois publiquement outé sa bisexualité. Du coup, moi je me demande : est-ce que Cardi a eu honte ? S’est-elle sentie obligée de parler de sa vie sexuelle au risque de passer pour une imposteuse ?  Ce qui m’amène à ce que je veux démontrer. On exige souvent des bis de faire leur preuve en exposant leur intimité, faire son coming out ne suffit plus. Tu aimes brouter du minou ? Prouve-le ! Dis-le ! Montre une photo si possible ! A mon avis, ça va de pair avec une forme d’hypersexualisation des personnes bis, où ça va de soi qu’iels sont des casanovas insatiables, sinon c’est pas des vrai-e-s. (Casanova, une bi icon d’ailleurs). Bon, au fond j’en sais rien, et j’ai l’impression que ma chronique commence à partir dans tous les sens. Mais qu’on le dise : le queerbaiting c’est un vrai problème mais la suspicion qu’on fait souvent planer sur les bis, s’en est un autre. Comme disais l’autre, d’ailleurs, il faut reconnaître son ennemi, et l’ennemi pour moi ne se trouve pas dedans, mais de l’autre côté de l’arc-en-ciel.    Chronique : Zoé Neboit
03:15 13/10/2022
Les Disques du Lobby : Vikken en live ! / 11.10.2022
Chaque mois, notre chroniqueur musical Ixpé nous fait découvrir ou redécouvrir des artistes queers. Et ce mois-ci, c'est Vikken qui inaugure notre nouvelle séquence live...   Je suis très heureux de de commencer cette saison en invitant un artiste que j'adore, Vikken. Pour celles et ceux qui ne le connaitraient pas, voici quelques points de repères... Vikken est un homme trans. Et c'est important de commencer par là. Mais il n'est pas que ça. Vikken est DJ, producteur, porte-parole de sa communauté, activiste, et j'en passe. Que ce soit par son remix de The Knife, celui d'Üghett ou son EP "Joie" sorti en 2020, nul.le ne peut rester indifférent.e à la production sombre et décisive de Vikken. Sa passion pour les machines et le live l'a d'ailleurs amené jusqu'au Printemps de Bourges l'an dernier, où il a remporté le prix du Jury des Inouis. Vous l'aurez compris, Vikken est un artiste accompli, un homme trans épanoui, et n'en déplaisent à certaines... Mais la meilleure façon de découvrir Vikken, c'est par sa musique, et comme les choses sont bien faites au Lobby, on retrouve Vikken en live, avec le titre Pour Une Amie, sur Radio Campus Paris ! [embed]https://www.youtube.com/watch?v=mugK9jzm88U[/embed] ` Chronique : Ixpé // Les Disques du Lobby Retrouvez Vikken dans notre émission du 11 octobre, en compagnie de notre invitée exceptionnelle, la drag queen Paloma !
10:01 12/10/2022
Le Lobby : Paloma, vive la Reine ! / 11.10.2022
C'est le retour du Lobby, le rendez-vous LGBTI+ de Radio Campus Paris ! Et pour couronner le tout, l'équipe reçoit la drag queen Paloma...   [caption id="attachment_114006" align="aligncenter" width="577"] Photo : Aurore Thibault[/caption]   L'équipe du Lobby est de nouveau au rendez-vous pour une quatrième saison. Et pour inaugurer l'année, c'est une Reine qui vient s'installer dans notre studio. Paloma, la gagnante de la première saison de Drag Race France est avec nous pendant une heure, pour une émission référencée, cartoonesque et farmerienne. Avec elle nous avons parlé de sa passion de Fanny Ardent, de Nicky Doll, des TERFs, du service public et même de Valérie Lemercier.   L'édito de Victor   Notre éditorialiste a fait l'erreur de rouvrir Twitter et Instagram, après un petit sevrage plus que nécessaire. Il n'a pas été déçu du voyage. Il nous propose son point de vue sur les polémiques stériles, voire dangereuses, dont les gays ont fait les frais cet été sur les réseaux sociaux.   Dans l'actualité...   Après une progression spectaculaire cet été, le monkeypox semble avoir disparu des radars. Les chiffres font effectivement état d'une baisse notable des contaminations, avec seulement 44 nouveaux cas entre le 27 septembre et le 4 octobre. Alors le monkeypox est-il vraiment derrière nous ? On en parle avec l'épidémiologiste Dominique Costagliola.   Les Disques du Lobby   Cette année, Les Disques du Lobby, c'est une chronique, un·e invité·e en live et une interview. Et c'est l'artiste transgenre Vikken qui ouvre la danse, et qui interprête son titre bouleversant Pour une amie. Il répond aux questions d'Ixpé, notre chroniqueur musical, créateur des Disques du Lobby, que vous pouvez suivre sur Soundcloud ! [embed]https://www.youtube.com/watch?v=mugK9jzm88U[/embed]   Les chroniqueureuses du Lobby   Iels vous ont manqué, les voilà de retour au grand complet : — Dans son édito testo, Olga revient sur les attaques des TERFs, pardon des FARTs, ou alors des PROUTs ??? On ne sait plus comment nommer ces féministes autoproclamées qui s'attaquent aux personnes trans et fraient avec l'extrême-droite. Retrouvez son édito ici ! — Zoé, la représentante du "lobby bi", se demande s'il faut vraiment renommer Cardi Bi en Cardi Hétéra. C'est à réécouter ici ! — Et Margot finira désormais chaque émission en slam (cw : dépression). La musique est signée Amau. Par ici pour podcaster sa chronique ! [caption id="attachment_114037" align="aligncenter" width="694"] Photo : Aurore Thibault[/caption] Le Lobby s'écoute à tout moment sur Spotify, Deezer, ApplePodcasts et sur vos applications préférées !   [embed]https://open.spotify.com/episode/5xhB87WGgu1uc9SbQyYSFr?si=Na9SM8B_QlSDqDz0yQSWhg[/embed]   L'ÉQUIPE — Présentation : Colin Gruel et Victor Samoth-Panetti / Réalisation : Margot Page et Swann Blanchet / Chroniques : Xavier Paufichet, Olga Volfson, Margot Michel et Zoé Neboit / Réseaux sociaux : Olga Volfson / Photos : Aurore Thibault  
58:50 12/10/2022
Le Lobby fait sa Pride ! — Partie 3 : Back to back avec Lalla Rami
Troisième et dernière heure de notre émission spéciale Pride en direct de Dobk B à Pantin ! Et pour clôturer notre marche des fiertés radiophonique, nous recevons l'artiste trans et marocaine Lalla Rami. Découverte par certains au cabaret, ou alors pour son duo icônique avec Yanis, Lalla Rami nous propose un rap queer aux paroles acérées. Pour cette heure d'émission, elle affronte l'équipe du Lobby dans une compétition de DJ. Qui aura la meilleure playlist ?  
58:32 27/07/2022
Le Lobby fait sa Pride ! — Partie 2 : Sur le char du Lobby
Pour sa dernière de la saison, l'équipe du Lobby a célébré la fierté LGBT+ dans une grande Pride radiophonique... Dans cette deuxième heure d'émission, Colin et Victor retrouvent toute la joyeuse équipe de chroniqueureuses de l'émission. Zoé nous parle de sa "période hétéro", Léone lit de la poésie, Olga casse l'ambiance, Ixpé nous fait découvrir VARTANG en live et Margot nous propose une chronique en musique, et fait gagner des cadeaux au public.
60:33 27/07/2022
Le Lobby fait sa Pride ! — Partie 1 : Le cortège de tête, avec Yanis Khames, Sasha Yaropolskaya et Lesbien Raisonnable
C'est le retour de la Pride radiophonique du Lobby ! Le 22 juin dernier, on vous donnait rendez-vous à Dock B, à Pantin, pour une marche des fiertés rêvée. Dans cette première partie d'émission, on dresse le bilan de notre année militante avec des activistes qui ont marqué l'année : — Sasha Yaropolskaya est une activiste transgenre. Journaliste, elle a co-fondé le premier média transféministe XY Media. En début d'année, elle s'est aussi engagée auprès d'Anasse Kazib, candidat malheureux à l'élection présidentielle pour Révolution Permanente. — Yanis Khames est l'un des fondateurs de la Pride des banlieues, qui a connu au début du mois de juin sa seconde édition, après une longue coupure due à la pandémie de Covid-19. Il a aussi confondé le collectif Saint-Denis Ville au Coeur.  — Lesbien Raisonnable est journaliste. De son vrai nom Lauriane Nicol, elle anime depuis quelques années le compte Lesbien Raisonnable. Portée par son succès, elle voit désormais les choses en grand, avec à venir un "Netflix lesbien" et un magazine.
59:21 27/07/2022
Le Lobby : Daisy Letourneur, elle n’est pas née mec / 24.05.2022
La joyeuse équipe du Lobby reçoit Daisy Letourneur, journaliste et blogueuse transgenre, à l'occasion de la parution de On ne naît pas mec aux éditions La Découverte. [caption id="attachment_111942" align="alignnone" width="1024"] Daisy Letourneur. Photo : Aurore Thibault[/caption]   En 2017, Daisy Letourneur lance le blog Le Mecxpliqueur, en clin d'oeil au mansplaining, cette pratique typiquement masculine qui consiste à expliquer aux femmes des choses qu'elles savent au moins aussi bien, voire mieux. À l'époque, Daisy Letourneur n'a pas encore amorcé sa transition de genre, mais s'intéresse de près au genre et surtout aux masculinités. Quelques années plus tard, Le Mecxpliqueur est devenu La Mecxpliqueuse, et Daisy une fière femme trans et lesbienne.   Elle vient de publier On ne naît pas mec, un "petit traité féministe sur les masculinités" qui compile les nombreux articles qu'elle a publiés depuis 2017. À coups de dessins humoristiques, d'études sérieuses et de punchlines, elle chamboule nos idées préconçues sur la masculinité et nous invite à la suivre dans un projet bien plus ambitieux que l'égalité femmes-hommes : l'abolition du genre, nécessaire pré-requis à la mise à mort du patriarcat.   Les chroniques du Lobby Dans son édito, Victor rend hommage à notre émission et notre jolie équipe... [audio mp3="https://www.radiocampusparis.org/wp-content/uploads/2022/05/LBY_VICTOR_20220524.mp3"][/audio]   Margot continue d'expliquer la vie aux hétéros, et aujourd'hui elle s'adresse à ceux qui voudraient la faire entrer dans son boys club. [audio mp3="https://www.radiocampusparis.org/wp-content/uploads/2022/05/LBY_MARGOT_20220524.mp3"][/audio]   Enfin, dans son édito testo, Olga est vent debout contre la culture du régime, à laquelle elle préfère la culture de Régine... [audio mp3="https://www.radiocampusparis.org/wp-content/uploads/2022/05/LBY_OLGA_20220524.mp3"][/audio]   Programmation musicale — Maud Geffray, Way Out (2022) — Fishbach, De l'instinct (2022)
59:24 24/05/2022
Le Lobby : Six ans après la loi abolitionniste, où en sont les travailleureuses du sexe ? / 26.04.2022
Le Lobby ouvre son micro aux travailleureuses du sexe, six ans après la loi renforçant la lutte contre le "système prostitutionnel".   Depuis le 13 avril 2016, le racolage public n'est plus pénalisé. En revanche, ce sont désormais les clients qui le sont. Ce jour-là, une loi souhaitant lutter contre la prostitution en accompagnant les travailleureuses du sexe dans des parcours de sortie de la prostution est promulguée. Ses conséquences sont bien plus vicieuses : une plus grande précarisation, des risques sanitaires plus importants, et une sécurité remise en cause. En 2018 et en 2020, les meutres de Vanesa Campos et de Jessyca Sarmiento, deux travailleuses du sexe transgenres exerçant au bois de Boulogne, l'ont tristement rappelé.   Six ans et une pandémie plus tard, où en est-on ?   On en parle avec : Mimi, présidente d'Acceptess-T June Lucas, juriste, responsable juridique d'Acceptess-T Billie, militante du Strass, le Syndicat du Travail Sexuel   Références et liens   Pour donner au FAST, le fonds d'action sociale trans, c'est ici : https://www.acceptess-t.com/aide-sociale   Pour participer à la cagnotte afin de permettre à notre chroniquereuse Olga de s'offrir une mammectomie, c'est par là : https://www.leetchi.com/c/mammectomie-olga   Victor vous recommande la série Heartstopper à voir sur Netflix   Olga a lu et aimé le livre On ne naît pas mec, de Daisy Letourneur (qu'on suit aussi sur son blog La Mecxpliqueuse)   Enfin, Margot a regardé Anne+, également sur Netflix, un film très queer adapté d'une websérie néerlandaise   Programmation musicale   — Rosewater, Mélissa Laveaux et November Ultra — I like it raw, Changeline, à retrouver sur Les Disques du Lobby : https://soundcloud.com/lesdisquesdulobby/changeline-i-like-it-raw-free-download  
59:03 27/04/2022
Le Lobby : Mathilde Forget, de son plein gré / 29.03.2022
Mathilde Forget est l'invitée du Lobby un an après la parution de son deuxième roman, De mon plein gré.   [TW : Viol] C'est l'histoire d'une femme violée qui porte plainte comme on confesse un crime. Dans De mon plein gré (Grasset, 2021), Mathilde Forget raconte l'après-viol, la suspicion, la honte, la culpabilité. Elle a aussi raconté son histoire dans un puissant documentaire de France Culture, réalisé par Clémence Allezard. Des espaces en dehors du patriarcat, où la parole des femmes victimes de viol est libre et sans entraves. La colère de notre invitée est intacte. Sa légèreté, durement touchée, commence à revenir. Mathilde Forget est dans Le Lobby.   Programmation musicale Eliz Murad — 7oriyé (à écouter sur Les Disques du Lobby) Emma Peters — Allez salut
59:51 29/03/2022
Le Lobby : La fête queer est-elle toujours politique ? / 1.03.2022
Alors que les clubs rouvraient il y a 2 semaines, on se demande ce qu'il advient du monde festif queer...   De Stonewall au Pulse en passant par le Pulp, les lieux festifs marquent la communauté LGBT et racontent l'histoire de la lutte pour ses droits. Et aujourd'hui, quelle place pour la fête ? Après deux ans de pandémie, alors que les revendications d'inclusivité sont au plus fort dans la communauté, comment fait-on la fête en restant politique ? On en parle avec Rag, DJe et directrice artistique des soirées Wet for me, membre du collectif Barbi(e)Turix, et Benjamin Dufrene, DJ et directeur artistique des Souffleurs (rue de la Verrerie, dans le Marais).   --   Agenda et références à venir.
59:26 01/03/2022
Le Lobby : On fait des sales bruits, des sales nuits avec P.R2B / 1.02.2022
La fière équipe du Lobby reçoit la chanteuse P.R2B, qui a sorti en octobre son premier album "Rayons Gamma" !   De son vrai nom Pauline Rambeau de Baralon, P.R2B grandit à Bourges, dans le Cher. Elle écoute Brigitte Fontaine, Barbara, Mylène Farmer. Très tôt, elle écrit ses premières chansons mais les garde pour elle. En 2017, tout juste diplômée de la Fémis, grande école de cinéma à Paris, elle sort une première chanson, Ocean Forever. Et puis ce sera un premier EP, en septembre 2020, et finalement l'album en octobre dernier, un savant mélange de chanson française et mélancolique, et de tubes énergisants.   P.R2B sera en concert à la Cigale le 23 mars 2022, mais aussi aux Printemps de Bourges et dans vos festivals cet été avant une tournée à l'automne ! [embed]https://www.youtube.com/watch?v=C7U6johrXKY[/embed]   Programmation musicale — P.R2B, Mélancolie (2020) ; — Lestërr, Mon corps déborde (2021), à écouter sur Les Disques du Lobby
58:46 31/01/2022
Le Lobby : Avec Morphine Blaze et Clémence Trü / 4.01.2022
L'équipe du Lobby se retrouve pour fêter dignement la nouvelle année. Avec nous pour prendre de bonnes résolutions, les drag queen Morphine Blaze et Clémence Trü.   Après le Royaume-Uni et l'Espagne, la France s'apprête à être le troisième pays européen qui aura sa déclinaison de l'incontournable RuPaul's Drag Race. L'étape ultime de la mainstreamisation ? On en parle avec deux drag queens, Morphine Blaze et Clémence Trü... [embed]https://www.instagram.com/p/CWYvDORrNtB/[/embed]   Références citées dans l'émission — Le Chant d'Achille, Madeleine Miller, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Christine Auché, Rue Fromentin — L'association Gras Politique organise un mercredi et un jeudi sur deux des cours de yoga inclusifs, adaptés à tous les corps, en visio  
58:47 04/01/2022
Le Lobby : Le rire est politique, avec Tahnee // 7.12.2021
Bienvenue dans Le Lobby, merci de déposer vos identités de genre à l'entrée, et si vous avez envie de changer de pronoms pendant l'émission, n'hésitez pas. Ce soir, nous recevions l'humoriste Tahnee.   « Il y a des lesbiennes dans la salle ce soir ? », demande Tahnee en préambule de son spectacle de stand-up, qu'elle joue chaque mardi soir à la Comédie des Trois bornes, dans le 11e arrondissement. La jeune femme s'y raconte, comme lesbienne, comme femme noire ayant grandi dans la campagne normande, avec humour et légèreté. Alors qu'elle s'apprête à présider la 4e cérémonie des Out d'Or, elle est l'invitée du Lobby. [embed]https://www.youtube.com/watch?v=kNYYT75H5F0[/embed]
58:20 04/01/2022
Le Lobby : « Free from desire », enquête en territoire asexuel et le festival Chéries-Chéris / 9.11.2021
Le Lobby, c'est votre dose de queerness mensuelle, avec ce mois-ci le nouveau podcast d'Aline Laurent-Mayard consacré à l'asexualité, et la 27e édition du festival Chéries-Chéris. Aline Mayard-Laurent est asexuelle, elle ne ressent que peu ou pas d'attirances sexuelle et romantique. Pourtant, aujourd'hui, elle vient de devenir parent. Dans Free From Desire, son nouveau pocast, elle sort autant un autoportrait intime qu'une invitation à réfléchir à nos propres désirs.  Free From Desire est une production Paradiso qui s'écoute sur toutes les plateformes de podcast !   Le mois de novembre est le mois de la déprime par excellence, mais c'est aussi celui du festival Chéries-Chéris, le festival du film LGBTQ+ de Paris. Avec le délégué général du festival Grégory Tilhac, on dresse un bilan de 26 ans de festival, et on jette un œil à la programmation de cette année !   Comme chaque mois, Ixpé des Disques du Lobby vous fera découvrir une nouvelle pépite. Vous pouvez le retrouver sur son SoundCloud : https://soundcloud.com/lesdisquesdulobby L'ÉQUIPE — Présentation : Colin Gruel et Victor Samoth-Panetti. Chroniques : Lady Gaza, Margot Michel, Olga Volfson et Ixpé. Réalisation : Margot Page. Réseaux sociaux : Antoine. Retrouvez-nous sur Twitter, Facebook et Instagram, et podcastez-nous sur vos applis (Spotify, Deezer, Apple Podcasts et PodcastAddict) !  
59:17 11/11/2021
Le Lobby : le retour de Yanis en solo // 12.10.2021
C'est le grand retour du Lobby, le rendez-vous queer de Radio Campus Paris. Pour notre première émission de la saison, nous recevons Yanis, artiste non-binaire, qui s'apprête à sortir un nouvel EP intimiste après une longue absence.   Découverte en 2008 sous le nom de Sliimy, iel avait séduit la presse avec sa pop acidulée. Dès l'année suivante, on l'a vue sur scène, en première partie de Britney Spears. C'était il y a 12 ans, et il fallait de solides épaules pour être une personne queer racisée visible. Le temps a passé, Yanis a changé, tout comme sa musique. Alors qu'iel vient d'annoncer son coming-out non-binaire, iel s'apprête aussi à sortir un nouvel EP, dont un premier extrait a été révélé il y a deux semaines. Dans Solo, Yanis écrit une poignante lettre à son père.   RÉFÉRENCES CITÉES DANS L'ÉMISSION   - Dans sa chronique Les livres du Lobby, Antoine nous fait entendre un extrait de Pas dire, de Baptiste Théry-Guibert - Dans Les Disques du Lobby, Ixpé nous ramène en été avec Gonthier, et son titre endiablé I don't fit it : https://soundcloud.com/lesdisquesdulobby/gonthier-i-dont-fit-in-premiere - À voir sur Netflix, le dessin animé très queer Q-Force : https://www.netflix.com/title/81039557 - À voir à la Cinémathèque Française, le film Prêtez-moi vos lèvres, de Yann Gonzalez, qui sera diffusé le 15 novembre : https://www.cinematheque.fr/seance/35989.html - À lire dans Le Monde, un papier sur le ranch de la licorne obstinée dans le Colorado : https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/20/dans-le-colorado-au-ranch-de-la-licorne-obstinee-les-eleveuses-d-alpagas-sont-transgenres-et-anarchistes_6095253_3210.html - Olga nous propose de lire Écologies déviantes : voyage en terres queers (Éditions Cambourakis) de Cyril Lecerf Maupoix : https://www.cambourakis.com/tout/sorcieres/ecologies-deviantes/ - Hanane vous invite à Saint-Ouen pour voir le spectacle Lou à l'Espace 1789 : http://www.espace-1789.com/spectacle/lou-de-fran%C3%A7oise-%C3%A0-alice - Et puis on va regarder Bilal Hassani dans Danse avec les stars sur TF1 !   Vous pouvez aussi écouter le précédent EP de Yanis, L'Heure Bleue, ainsi que l'album de Sliimy, Paint your face, sur les plateformes de streaming !   L'ÉQUIPE — Présentation : Colin Gruel et Victor Samoth-Panetti. Chroniques : Lady Gaza, Antoine, Olga Volfson et Ixpé. Réalisation : Margot Page. Réseaux sociaux : Antoine. Retrouvez-nous sur Twitter, Facebook et Instagram, et podcastez-nous sur vos applis (Spotify, Deezer, Apple Podcasts et PodcastAddict) !  
59:19 11/10/2021
Le Lobby : Carte blanche à Ixpé des Disques du Lobby / 22.09.2021
C'est la rentrée avant l'heure dans Le Lobby ! Avant de vous retrouver au grand complet le 12 octobre, on prend exceptionnellement l'antenne, le temps d'une carte blanche avec notre chroniqueur musical Ixpé.   Le temps d'une heure d'émission hors-série, Ixpé prend le micro et passe des disques. Ce soir, on écoute donc Eris Drew, Arca, Ttristana, Sateen, VIKKEN, Honey Dijon, Mykki Blanco, Laura Jane Grace, Kim Petras et SOPHIE, Lotic, bell's roar et Yndi ! Retrouvez Ixpé chaque mercredi sur SoundCloud dans Les Disques du Lobby, sa plateforme où il met à l'honneur des artistes LGBTI+ émergent·es. Et pour la rentrée du Lobby, ce sera le mardi 12 octobre, à 20 heures et en direct sur Radio Campus Paris !
57:39 21/09/2021
Le Lobby fait sa Pride ! — « Bébé queer deviendra grand ! » : la chronique de Margot
Pour la marche des fiertés radiophonique du Lobby, Margot est revenue sur son propre et tout récent coming-out. [caption id="attachment_105229" align="aligncenter" width="576"] Photo : Aurore Thibault[/caption]   Bonsoir, à toutes et à tous. Je suis vraiment ravie d’être là ce soir avec vous parce qu’on a 3h pour parler de nos fiertés, les communiquer, les revendiquer.   Et je trouve ça génial parce que c’est très nouveau pour moi. C’est la première année que je suis out et ça fait même pas deux ans que je suis out à moi-même. Out à moi même ça veut dire que j’accepte de m’accepter. Et en gros, je sors a peine de la phase bébé queer qui en apprend tous les jours sur soi. Et cette phase d’apprentissage, je ne peux pas m’empêcher de la comparer à une deuxième adolescence.   C’est donc de mon expérience personnelle dont je vais vous parler ce soir. En même temps, je suis lion, en signe Astro, je pouvais pas parler d’autre chose que de moi quand même. « Alors déjà, quand je me suis dit que je vivais comme une deuxieme adolescence, je pensais avoir trouvé la théorie du siècle. Mais… je n’ai rien inventé ! »   Ce thème est abordé dans pas mal de contenus queers et j’ai trouvé un début d’explication à ça dans Le Génie lesbien d’Alice Coffin. Dans son livre, que dis-je, cette Bible, elle parle d’une adolescence volée. Parce qu’elle n’a pas pu la vivre en tant que lesbienne. Et quand j’ai lu ces mots, adolescence volée, j’ai évidemment fait un tour dans mes souvenirs des années lycées.   Pour faire simple, il existe un gouffre entre la moi de 2015 et la moi d’aujourd’hui. A l’époque, j’étais entourée d’hétéros. Je ne savais pas ce que c’était être LGBT. Je connaissais même pas l’acronyme complet je pense... Mon éducation m’a pas permis de connaître le monde merveilleux de la queerness assez tôt.   Pour vous donner une petite idée, au lycée j’étais dans un établissement jésuite. Pour celleux qui ne connaissent pas, c’est une congrégation catholique exclusivement masculine, donc y’a rien qui va. Et pour ajouter un peu de piment, mes parents étaient ambiance drapeaux rose et bleu à la manif pour tous. Autant vous dire que si on m’avait dit « Dans 10 ans t’auras une meuf et tu verras, ça va être super », j’aurais fait une syncope ! Alors que, parallèlement, je me suis bien rendu compte qu’il y avait certains indices quand même…   Je n’étais pas tellement attirée par les garçons autour de moi. Je ne comprenais pas trop les jeux de séduction dans la cour et quand je regardais un film en famille je m’autorisais JAMAIS à donner mon avis sur les actrices… je peux vous dire que la moi de maintenant comprend TRÈS bien pourquoi j’étais pas dans le délire team Edward team Jacob quand Twilight est sorti… Excusez-moi mais y’avait Ashley Greene et Kristen Stewart dans ce film tout de même ??! Où était la team Bella et la team Alice ?   « Mais bref, ce retour dans mes souvenirs me fait dire que moi non plus j’ai pas vécu mon adolescence à 15 ans. La bonne nouvelle c’est que je la vis maintenant. »   Vous allez me dire « t’as plus 15 ans, t’es plus au lycée, c’est pas pareil » C’est un bon point. Mais y’a plein de changements conscients ou inconscients qui se sont opérés, comme une mue. Petit exemple, j’ai les cheveux blond platine depuis deux mois – oui j’ai dit petit exemple, c’est vraiment rien d’incroyable – mais pour moi ça a un peu été un big deal. Tenez-vous bien, j’y réfléchis depuis 2013. Ça fait 8 ans. Depuis que j’ai vu Miley Cyrus péter des murs avec sa wrecking ball. Pareil pour les piercings aux oreilles et les tatouages. Avant je me contentais de me trouver des partenaires percés et tatoués. Et maintenant, pour la première fois, je sens que mon apparence physique est en accord avec ce que je suis à l’intérieur.   Mais c’est allé plus loin que ca. Y’a eu du changement dans mes relations intimes. En ce moment je suis avec une fille depuis plusieurs mois, ça se passe super bien. et vraiment, notre histoire a commencé comme si on avait 14 ans, en plein voyage scolaire. Je vous pose le décor, on s’est confinées dans une coloc à 4, et on voulait garder ce qui se passait entre nous, pour nous.   Résultat, on s’envoyait des textos dans la nuit pour savoir si on se rejoignait, avec le stress que quelqu'un se réveille à cause des portes qui grincent et les bruits de pas sur le parquet. On se cachait pour se faire des potibisous dans la cuisine ou dans le couloir. Il y avait vraiment ce frisson de l’interdît et c’était génial. Et je pourrais vous donner des exemples comme ceux-ci pour chaque dimension de ma vie.   Et c’est aussi pour ça que c’est si important pour moi cette Pride à la radio. Avec ce genre d’émissions, on peut prendre de l’espace et montrer toute la beauté et la diversité de notre communauté. Et c’est l’occasion de dire à toustes nos adelphes que out ou pas, avec une éducation à mille lieux de ce qui les fait kiffer ou pas, iels sont les bienvenues et iels sont valides. Alors pas de souci les bébés queers, mes petits coquelicots, on est dans le même bateau. Continuez votre chemin, tranquillement mais sûrement, parce qu’un jour, bébé queer deviendra grand.   Retrouvez notre pride radiophonique en intégralité sur vos applis de podcasts ou sur le site de Radio Campus Paris !
04:06 04/07/2021
Le Lobby fait sa Pride ! — « Audre Lorde, Sarah, Chloé et moi » par Lady Gaza
À l'occasion de la marche des fiertés radiophonique du Lobby, Lady Gaza a adressé une lettre bouleversante à Audre Lorde, figure lesbienne du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis. [caption id="attachment_105140" align="alignnone" width="1024"] Photo : Aurore Thibault[/caption]   Salut Audre. Moi c’est Lady Gaza. Comme toi, je suis lesbienne, racisée, de milieu populaire et maman, révolutionnaire. Je ne suis pas poète, mais chanteuse.   Il y a eu une pride radicale à paris le 20 juin, et il pleuvait des queers racisé.e.s. Je voulais te raconter à quel point c’est vivifiant de voir cette force des racisées queers, quand tu sais la douleur que ça a été de se sentir seule dans ce placard. J’étais prise en étau entre la peur de l’exclusion familiale et le racisme des milieux queers et révolutionnaires.   Et Je te dis merci Audre. Merci, car pendant 10 ans,  tu as fait partie de mes 2 ami.e.s queers racisé.e.s.   Tes textes me percutaient… J’en pleurais car je me demandais comment une femme, afroaméricaine pouvait autant comprendre les contradictions que nous vivions, dans l’intimité, mais aussi dans ce monde politique brutal, petit bourge et raciste.   Tu comprends comme jamais cette colère due à notre déshumanisation permanente. Tu nous pousses à transformer cette colère. Tu nous pousses à retirer le masque de cette colère qui nous défigure. Tu nous pousses à en faire un cri de fierté et d’organisation.   Depuis, je nous imagine boire des thés pendant des heures.   Je te raconterais la soirée à la Flèche d’or entre queers racisé.e.s. Je débrieferai des heures, la soirées Trace Ta voix, où on mélange tous nos mondes. Ou encore, mon concert d’hier en pleine cité de Créteil, avec des chibanis et chibanias, et où on me présente en assumant que le combat pour nos droits LGBTQI+ est une lutte commune… Je te partagerai les confidences touchantes, rageantes et drôles des bébés lesbiennes. Elles ont 17, 18 ans. Pendant que je faisais la dame du CDI, j’entends une conversation entre plusieurs lycéennes. Une élève, qui porte le voile, conseille son amie lesbienne «  attention, t’es sûre que ce n’est pas une hetéro curieuse ? » et voilà quelles ricanent, se taillent entre elles, se soutiennent. S’aiment. Elles s'aiment. Je n’oublie pas nos réunion entre Femmes en lutte 93 et les femmes sans papiers de ST Denis, où on apprend à s’entendre et se soutenir. Ou on finit par faire des manifs avec des copines d’ Accepetess-T en plein St Denis, où une daronne de 70 ans fait un dying avec une femme Trans qui porte sa croix ! Jamais, je n’aurais cru vivre ça, et pourtant, si.Tout ça on y contribue, j’y contribue, et j’en suis fière.   Après je te saoulerais comme une amie qui a besoin d’être rassurée en permanence.   J’aurais besoin de ton aide pour gérer le revers de la médaille. Ce masque que je me suis mise depuis les premières agressions racistes que j’ai subi dès mon enfance, autour de 11 ans, où une femme a failli m’écraser en voiture,  en me hurlant « sale arabe ». Ce masque de « mais si regardez, je suis sympa, n’ayez pas peur de moi, aimez moi. » J’étais une vraie mendiante de leur amour, de leur respect. Ce masque ne m’a jamais quitté, jusque dans les organisations militantes où je suis. Et je veux m’en défaire. Malgré la férocité que ça déclenche. Malgré le fait que plus on affirme notre pouvoir et notre parole, et plus la réaction en face est violente. A la soirée à La flèche d’or, très vite, les langues se délient. « Même en manif, alors que la pride est antiraciste et anticapitaliste, je subis le racisme… ». Je pense à cette magnifique femme arabe, qui nous raconte, blessée et blasée, que pendant la manif, elle discutait avec une amie, et qu’une amie blanche de son amie (vous suivez ? ) est venue pour s’assurer qu’elles n’étaient pas en embrouille…. Cette image de nous, toujours agressives, toujours en colère, toujours dans une sorte d’animalité, elle est insupportable.   Ce qui me fait le plus mal c’est pourquoi, pourquoi, pourquoi, on ne m’accorde jamais le bénéfice du doute, la chance de réparer mes erreurs.   Pourquoi je ne réveille pas la même empathie qu’une Sarah, qu’une Chloé blanche? Pourquoi, on me dénie en permanence mon humanité ? Mêmes les personnes racisé.e.s n’arrivent pas spontanément à nous choisir, à se choisir… Ca a un coût, je perds aussi des personnes racisé.e.s qui me trouvent « trop radicales ». Je ne susciterais jamais l’empathie  et le respect que je mérite. Mais je ne ferais plus de compromis sur nous-même.   Et toi Audre, tu nous balances tes conseils, telle la grand-mère feuillage des queers racisé•e.s :   «J’ai appris à exprimer ma colère, pour ma propre croissance.» MEUFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF !! Tu nous balances des punchlines poétiques à base de « transformer le silence en parole et en actes » MEUUFFFFFFFFFFFFF, mais comment on fait ça ? ...Ou encore « Le silence ne nous protègera pas », mais comment on fait ça ? Non je plaisante. Merci Audre d’être ma BFF de l’au-delà. Grâce à toi, j’ai compris que « la colère, c’est un réactivateur de dignité ». Que la colère, c’est le signal que ton corps t’envoie face au danger. Je sors abîmée de 20 ans de militantisme où je me sentais en danger, prise pour cible, ni vue, ni entendue mais la parfaite caution arabe des quartiers… Tu nous apprends que cette colère, elle est magnifique. C’est ce qui a fait que nos autres BFF de l’au-delà, Marcha, Sylvia et les autres, ont décidé de ne plus laisser les flics les humilier, en pleine veillée funèbre pour leur ami. Cette colère a permis la création de cette pride, sans laquelle nous ne serions pas là aujourd’hui.   Cette colère a permis de reprendre du pouvoir sur nos vies. Notre colère, quand elle est maîtrisée, collective et dirigée contre les oppresseurs et exploiteurs, c’est un feu d’artifice. Elle répare, elle emmène la justice, la dignité…   Alors pour finir, je vais faire ma propre prise de parole de Pride, allez filez moi un mégaphone ! Merci au Lobby. Ces dernières années ont été éprouvantes pour moi, avec le processus PMA, être une mère sociale, et une féministe ancrée dans les Quartiers Populaires, les violences du milieu militant. Ma dépression a été gigantesque. J’ai cru crever à des moments cette année.   Merci donc du fonds du cœur, d’avoir été un des lieux qui m’a permis de transformer cette colère en paroles et en actes. Merci aux survivantes de Femmes en lutte 93, mes amies, ma mif, ma collègue. Et Sy. Notre rencontre entre deux racisé.e.s de quartiers, perdu.e.s dans le milieu queer, a été une force, qui nous as donné beaucoup, jusqu’à la terreur de 2 ans qui colonise notre lit.   Je n’ai jamais cessé de construire quand on n’a fait que m’entraver, avec des chaînes, qui ne m’appartiennent pas. Ce soir, Je vous rends ces chaînes, je vous rends ce masque. Je ne serais plus une mendiante de l’amour et du respect individuel et militant. Cette colère, c’est ma boussole politique. Elle me rappelle que je n’étais pas censée survivre. Mais je suis là... Digne, Debout, en vie, en voix, malgré les pertes et les cicatrices.   Retrouvez notre Pride radiophonique en intégralité sur toutes vos applications de podcasts ou bien sur le site de Radio Campus Paris.
05:39 28/06/2021
Le Lobby fait sa Pride ! — La chronique musico-militante d’Alexandra
À l'occasion de la Pride radiophonique du Lobby, Alexandra Delbot nous propose une chronique militante tout en musique, avec des chansons qui ont jalonné l’histoire de luttes des droits LGBT+. Des chansons teintées de récits personnels, qui se mêlent avec l’acquisition de nouveaux droits tout au long de l’histoire des luttes LGBT+. Des corps, des identités, des revendications, une parenthèse musico-militante... Et cela commence dès les années 20, avec Ma Rainey, Gestrude ‘ma’ Rainey. Elle est surnommée la mère du blues. Elle chante sa fierté d’être noire et indépendante, réclame les mêmes droits et le même salaire que les hommes et se revendique haut et fort bisexuelle. Dans Prove it on me, Prouvez-le en anglais, elle met au défi les autorités de prouver qu’elle est homosexuelle, une véritable provocation pour l’époque. Et le texte lui même n’use pas de métaphore, elle affirme ne pas aimer les hommes, être amoureuse d’une femme, et de l’assumer. C’est ici la première chanson, le premier hymne qui traite ouvertement de l’homosexualité féminine. Prove it on me - Ma Rainey [embed]https://www.youtube.com/watch?v=yRyaUcVfhak[/embed]   Mais c’est l’un des rares textes du genre. Si l’homosexualité masculine a été chanté sans détour, l’amour entre femmes se fait rare dans la chanson. Mis à part Mécano et leur chanson une femme avec une femme, difficile d’en citer une. Les auteurs et autrices se camouflent derrière quelques phrases, comme dans maman a tort de mylène farmer, je cite : trois, l’infirmière pleure, quatre je l’aime” ou encore dans les doigts de Françoise Hardy : quand je t’apprends sur le bout de mes doigts écrite par la guitariste brésilienne Tuca, ouvertement lesbienne. Mais certaines chansons lesbiennes se cachent parfois derrière des hits comme Joe Le Taxi. Joe Le Taxi - Vanessa Paradis [embed]https://www.youtube.com/watch?v=Ulay2FvUEd8[/embed] Car Joe n’est pas un homme, non. Joe est Maria-José Leao Dos Santos, organisatrice de soirées lesbiennes. Elle fut taxi dans les années 80. Seule phrase qui permet de le deviner, “"Vas-y Joe, Vas-y fonce, dans la nuit vers l' Amazone" rouler vers l’amazone, comprenez vers les femmes. Depuis les années 80, les histoires d’amour homosexuelles se font plus nombreuses sur nos ondes… Mais les droits LGBT ne sont pas équivalents à travers le globe. Par exemple, au Liban, être queer reste un parcours du combattant, l’homosexualité toujours perçue comme un crime. Pour marquer leur opposition, le groupe Mashrou Leila parle régulièrement de drogue et de sexualité, en s’attirant les foudres d’un pays conservateur. Mais ils utilisent quelques subterfuges… Dans leur chanson Shim el Yasmine, littéralement sent le jasmin, le groupe utilise l'ambiguïté de l’arabe libanis traditionnel qui n’utilise pas de pronom genré, pour conter une histoire d’amour entre hommes. Shim el yasmine - Mashrou Leila [embed]https://www.youtube.com/watch?v=Mczl-lyU_LY[/embed] Mais il n’y a pas que des chanteurs et chanteuses qui s’emparent de la musique pour chanter l’amour libre, il y a aussi des militantes. Et voici une petite pépite : Françoise d’Eaubonne, militante emblématique du droit des femmes, philosophe et essayiste, cofondatrice du MLF compose une chanson pour le FHAR, le front homosexuel d’action révolutionnaire. Un hymne sur l’air de Mauvaise réputation de Brassens, chanté pour la première fois lors de la manifestation du 1er Mai 1971, les paroles sont savoureuses.  Le Chant du FHAR - Françoise d’Eaubonne [embed]https://vimeo.com/254181255[/embed] L’histoire de la lutte LGBT+ est aussi une histoire d’identité et de corps. La question de la transidentité à quelques fois été abordée, et décrit des parcours de vie, c’est le cas d'Anonhi Hegarty du groupe Antony and the Johnsons, avec sa voix si particulière. La voici dans sa chanson “For today i am a boy” où elle raconte que s un jour, elle le sait, elle grandira, et qu’elle deviendra une belle femme, mais que pour l’instant elle n’est encore qu’un garçon. For today I am a boy - Anthony and the Johnsons D’autres chanteurs et chanteuses se sont engagés pour l’acquisition de nouveaux droits, et les revendications peuvent être joyeuses. Je ne résiste pas à l’envie de vous passer Anne Sylvestre. Nous sommes en 2007, donc 5 ans avant l’adoption du mariage pour tous et toutes, elle chante gay gay marions nous, où deux voisines d'un certain âge décident de convoler en justes noces, même si « ça va pas plaire au pape ». Gay gay marions-nous - Anne sylvestre [embed]https://www.youtube.com/watch?v=NrgYXauyb5o[/embed] Je ne peux pas terminer cette chronique sans parler sans parler des balls et du voguing, Popularisé par le titre Vogue de Madonna, les ballrooms sont des lieux d’émancipation et de liberté car derrière ces compétitions et affrontements se cachaient surtout des familles alternatives pour de nombreuses jeunes noirs et latinos queer, complétement rejetées par leur famille. Mon dernier cadeau de la soirée est une musique entrainante, Nails, Hair, Hips, Heels de Todrick Hall. Allez, strike a pose ! Nails, Hair, Hips, Heels - Todrick Hall [embed]https://www.youtube.com/watch?v=TQ04gPb4LlY[/embed] Pour aller un peu plus loin en musique : la formidable série musicale d’été de Natacha Triou faire tomber les genres, des libérations sexuelles musique en 5 épisodes sur France Culture et le livre “Les dessous lesbiens de la chanson” de Léa Lootgieter et Pauline Paris aux éditions iXè.  
08:00 27/06/2021
Le Lobby fait sa Pride ! — Partie 3 : Back to back avec Laura Cahen
Notre joyeuse marche des fiertés radiophonique atteint son point d'arrivée...   Dans cette dernière heure de marche des fiertés rêvée, on retrouve Laura Cahen, qui vient de sortir son deuxième album, Une fille. Avec elle, on s'affronte dans une battle de disques endiablée, l'occasion d'écouter des artistes LGBT et de faire preuve d'un peu de mauvaise foi... 4 thèmes, 8 chanson, qui aura la meilleure playlist ? [caption id="" align="aligncenter" width="680"] Laura Cahen a sorti son album « Une fille » début mai[/caption] Et pour finir cette saison du Lobby en beauté, Laura Cahen nous offre même en live son titre Dans mon lit, un hymne délicatement et naïvement lesbien 🌈. Round 1 : le titre qui vous rend fier•e Laura Cahen a choisi Iz — Over the Rainbow  Lady Gaza a choisi Meryl — Coucou Round 2 : le titre que seules les personnes LGBTI peuvent comprendre Laura Cahen a choisi Alain Souchon — J'veux du cuir  Zoé a choisi Juliette Gréco — Les Pingouins Round 3 : La BO d'un film LGBTI Laura Cahen a choisi Portrait de la jeune fille en feu   Victor a choisi Les chansons d'amour, avec le titre J'ai cru entendre Round 4 : le titre d'un•e artiste qu'on croyait LGBTI, mais en fait pas du tout Laura Cahen a choisi T.a.t.u — All the things she said Colin a choisi Harry Styles — Watermelon Sugar     Vous avez raté le début de notre marche des fiertés ? Elle se réécoute ici !   L'équipe — Présentation : Colin Gruel et Victor Samoth-Panetti. Avec : Lady Gaza, Alexandra Delbot, Margot Michel, Zoé Neboit et Ixpé. Réalisation : Margot Page et San Albessard avec Jonathan Carasse pour les moyens techniques. Coordination : Arthur Perrin Retrouvez-nous sur Twitter, Facebook et Instagram, et podcastez-nous sur vos applis (Spotify, Deezer, Apple Podcasts et PodcastAddict) !  
57:36 25/06/2021
Le Lobby fait sa Pride ! — Partie 2 : Marcher ensemble
Le Lobby s'est installé au Dock B à Pantin pour une soirée exceptionnelle ! Dans cette deuxième heure d'émission, en direct et en public du Dock B à Pantin, toustes les chroniquereuses du Lobby font le point sur l'année politique qui s'est écoulée. PMA, Alice Coffin, Audre Lorde, clubbing, Vanessa Paradis, des rires, des larmes, voilà le programme de la Pride fantasmée du Lobby.   Et juste après la marche, on retrouve l'artiste Laura Cahen dans une battle de disques festive et résolument queer. C'est par là !   Programmation musicale • Eddy de Pretto — Freaks (2021) • Le choix d'Ixpé des Disques du Lobby : Gérald et The Manchester Hot Bodies Choir — Oil Forming Rainbows (2021)   L'équipe — Présentation : Colin Gruel, Victor Samoth-Panetti. Avec au micro : Zoé Neboit, Ixpé, Alexandra Delbot, Margot Michel et Lady Gaza Réalisation : Margot Page et San Albessard avec Jonathan Carasse aux moyens techniques. Coordination : Arthur Perrin. Retrouvez-nous sur Twitter, Facebook et Instagram, et podcastez-nous sur vos applis (Spotify, Deezer, Apple Podcasts et PodcastAddict) !  
57:44 25/06/2021
Le Lobby fait sa Pride ! — Partie 1 : Le cortège de tête
 Toute l'équipe du Lobby s'est donné rendez-vous une dernière fois au Dock B à Pantin pour une marche des fiertés radiophonique ! En ce mois des fiertés, Le Lobby a vu les choses en grand : trois heures d'émission, en direct, et en public, au Dock B à Pantin, une Pride rêvée de 20 heures à 23 heures. Et pour bien commencer la marche, on s'est glissé dans le cortège de tête... [caption id="attachment_105088" align="alignnone" width="1024"] Photo : Aurore Thibault[/caption]   Dans cette première partie, Camille Regache, productrice du podcast Camille sur Binge Audio, Giovanna Rincon, fondatrice de l'association Acceptess-T, ainsi que Lady Gaza alias Hanane du Collectif Femmes en lutte 93, ont rejoint notre cortège de tête. Ensemble, nous avons parlé de nos combats, de nos revendications, de nos espoirs et de nos victoires. En marge de notre cortège de tête fantasmé, on a retrouvé notre ami Ixpé des Disques du Lobby, qui nous a présente le groupe Namoro. Pour Le Lobby, elles nous interprètent deux titres en live : Nous ne sommes pas seules et Sex is good, butt.   Dans la deuxième heure, on quitte le cortège de tête pour retrouver toutes nos copines et tous nos copains dans la foule. C'est par ici !   Programmation musicale • King Princess — House burn down (2021) • Kiddy Smile —Turn it up (2020)   L'équipe — Présentation : Colin Gruel, Victor Samoth-Panetti et Zoé Neboit, avec Ixpé. Réalisation : Margot Page et San Albessard avec Jonathan Carasse aux moyens techniques. Coordination : Arthur Perrin. Retrouvez-nous sur Twitter, Facebook et Instagram, et podcastez-nous sur vos applis (Spotify, Deezer, Apple Podcasts et PodcastAddict) !  
61:49 25/06/2021