Show cover of Terrain Social

Terrain Social

Podcast de conversation et de réflexion, Terrain Social propose des éclairages originaux et concrets sur les grands débats qui traversent nos sociétés. Travail, solidarités, rapports hommes-femmes, identités, environnement : chaque jeudi, un.e invité.e trace, en compagnie d’Hugues Chevarin, de nouveaux possibles, qui sont autant de voies d’avenir. Terrain Social est disponible sur toutes les plateformes d’écoute et sur londeporteuse.fr (https://www.londeporteuse.fr/emissions/terrain-social/).  Production : L’Onde Porteuse Ecriture : Hugues Chevarin Habillage sonore : Théophane Bertuit Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Titres

En Europe occidentale, un peuple, les Roms, est toujours la cible d’une exclusion à répétition entre bidonvilles et harcèlement administratif ! Et la France, patrie des Droits de l’homme, ne fait pas exception ! Rejet, haine et idées reçues se conjuguent pour nier l’humanité du peuple tsigane, itinérant et pauvre par force !S’agit-il seulement d’une crise de l’accueil, ou plus profondément, ne sommes-nous plus capables d’hospitalité, la forme la plus élémentaire de la solidarité ? Hospitalité et dignité même que nous daignons à ceux que nous rejetons ?  Reste-t-il encore des graines d’humanité à semer ? Mélikah Abdelmoumen est romancière et essayiste. Elle est née à Chicoutimi, au Québec, en 1972. Son essai Baldwin, Styron et moi aux éditions Mémoire d’encrier, en 2022, a remporté le prix Pierre-Vadeboncoeur. Elle habite à Montréal mais a vécu douze ans en France (Lyon). Elle publie aux éditions LUX, Traité de la petite bonté, Lettres à une jeune amie tsigane.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

25/06/2026 • 40:35

La question du trafic de drogues est sur toutes les lèvres en France ! Il défraie la chronique avec son terrible lot de violence -parfois mortelle, mais aussi une autre violence, elle, structurelle -inégalités sociales, racisme, retient moins l’attention de médias prompts à le faire le buzz. Ce “bizness”, objet des politiques répressives de l’État - Interventions XXL, ou encore JUMBO, de prison de “haute sécurité” pour les patrons de réseaux -en particulier, les têtes de la DZ Mafia, doit-il être considéré comme une véritable économie, répondant aux mêmes critères d’analyse ? Comment les jeunes, qui y entrent, s’y socialisent ? Est-il possible, pour reprendre le vocabulaire de l’entreprise, d’y faire carrière ? Enfin, comment quitter le réseau et décrocher de ces sociabilités mortifères ?Khadidja Sahraoui-Chapuis, docteure en sociologie, développe une démarche qui articule intervention de terrain et production de savoirs. Elle travaille depuis 1999 sur les questions de drogues à partir d'une approche de santé et mène des recherches sociologiques sur les trafics et leurs effets sociaux, notamment à partir de terrains situés dans les quartiers nord de Marseille.Elle publie, aux éditions La découverte, Les prolétaires du bizness, Dans l'ordinaire des trafics de drogue.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

11/06/2026 • 25:37

Dès son accession au pouvoir, en mai 1936, le Front populaire gouverne sous la pression des mouvements syndicaux et des grandes grèves qui paralysent l’activité dès juin. La reprise en main du pays ne se fait pas sans douleur. Loin de la mythologie et des images heureuses que nous partageons tous, à quelles difficultés, Léon Blum et son gouvernement de Front populaire doivent-ils faire face ? Étaient-ils suffisamment préparés ? Quelles doléances remontent du pays en crise ?Comment la situation leur a-t-elle échappé ? Et à quelles concessions, ont-ils été contraints sur leur gauche, mais aussi à droite -le patronat et le capitalisme financier- dont le patriotisme est une vue de l’esprit ? Quels fils peut-on tirer de cette histoire, en particulier pour l’actuelle gauche désunie ?Ludivine Bantigny est historienne, enseignante et chercheuse, membre du Laboratoire d'histoire de l'université Rouen-Normandie. Elle travaille sur l'histoire des mouvements sociaux et des engagements politiques. On lui doit de nombreuses publications parmi lesquelles : 1968, de grands soirs en petits matins (Seuil, 2018, rééd. 2020), Révolution (Anamosa, 2019), La Commune au présent (La Découverte, 2021) et L'Ensauvagement du capital (Seuil, 2022). Elle publie, une enquête enthousiasmante : La Bourse ou la vie, Le Front populaire, histoire pour aujourd'hui, toujours aux éditions La découverte.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

28/05/2026 • 33:16

En France, le livre est un produit à part ! Le monde de l’édition y est ancien, divers et reconnu. Depuis une vingtaine d’années, l’économie du livre connaît un emballement sans précédent. Plus récemment encore, l’indépendance des maisons d’édition est remise en cause par l’intégration et la concentration dans des structures de diffusion, elles-mêmes, aux mains de quelques milliardaires aux intentions peu louables.Le livre se trouve être un enjeu dans la bataille culturelle engagée par les forces réactionnaires capitalistes.Quels dangers pour la diversité du livre ? Quels risques  une concurrence effrénée fait-elle courir aux petits éditeurs ? Ne faut-il pas casser les empires éditoriaux, par une loi anti-trust ? N’assistons-nous pas à l'avènement du conformisme, première marche d’une fascisation des espritsPour cette 100ème édition de Terrain Social, il y a une urgence à donner la parole à un véritable éditeur indépendant et mettre en avant une maison d’édition Anamosa, qui fête ses 10 ans d’existence, fondée  par Chloé Pathé, et dans laquelle notre invité, Frantz Olivié, publie, dans l’indispensable collection “Le mot est faible”, le titre : Édition.Frantz Olivié est historien et éditeur. En 2000, il a cofondé avec Charles-Henri Lavielle les éditions Anacharsis. Il enseigne aussi dans le Master Lettres – Parcours Monde du livre (Aix Marseille Université).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

04/05/2026 • 36:34

Touche-à-tout par excellence, Simon Paré-Poupart a porté de nombreuses casquettes : gestionnaire et intervenant social, notamment à la Croix-Rouge Canadienne, militant politique où il a été coordonnateur pendant un temps du Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ) et candidat pour le Parti Vert du Canada, aussi, fondateur d’une petite entreprise de récupération de métaux, journaliste indépendant, recherchiste, et, dernièrement, écrivain.Il a écrit Ordures ! Journal d’un vidangeur, publié aux éditions LUX basé sur son travail comme vidangeur à Montréal pendant vingt années. Il a aussi travaillé comme correcteur, réviseur et recherchiste pour un ouvrage majeur en politique avec Alain Deneault, De quoi Total est-elle la somme?. Ce parcours a été possible grâce à des études en littératures françaises, en journalisme, en sociologie et en psychologie (pour les deux dernières disciplines, il possède un baccalauréat). Études qu’il a complété avec une maîtrise en administration internationale.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

23/04/2026 • 29:10

Que se cache-t-il derrière les murs de ces centres, dits de rétention administrative, des lieux loin de tout débat public ? Comment sont-ils gérés et attribués au moins-disant des marchés publics ? Les employé.es -agent.es d’accueil, sont-ils aussi invisibilisé.es que les retenus ? Et peut-être même ont-ils des points en commun ? Tous soumis, à des degrés divers, à une violence plus ou moins institutionnalisée. Interdit aux journalistes et aux chercheurs, notre invitée est parvenue à en pousser les portes, allant de surprise en surprise !Louise Tassin est sociologue, post doctorante au Centre européen de sociologie et de science politique (université Paris-I-Panthéon-Sorbonne/CNRS), affiliée au Centre d’études de l’emploi et du travail (Cnam) et membre de l’Institut Convergences Migrations. Ses travaux portent sur le contrôle migratoire en Europe, le travail subalterne et la sous-traitance de l’action publique.Elle publie, aux éditions La découverte, une enquête de terrain inédite, Comme on les enferme, dans les centres de rétention de Paris à Lampedusa.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

09/04/2026 • 30:44

Depuis le début des années 1980, le courant féministe majoritaire s’est adossé de plus en plus à l’État et ses institutions -la police, la justice, et la prison-, pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Quittant résolument ses positions révolutionnaires, il fait le choix d’un féminisme autoritaire et punitif, loin de la mise en cause des structures du patriarcat et du capitalisme, culminant avec le mouvement #MeToo et l’affaire Pélicot !Comment en est-il arrivé à promouvoir seulement l’image de la femme victime ? Et en parallèle, à proposer une réponse toujours plus répressive et sécuritaire ? Cette réponse a-t-elle résolu la question des violences sexistes et sexuelles ?  Qu’en est-il, aujourd’hui, de l’émancipation, voire de l’abolition, combat féministe historique ?Elsa Deck Marsault a cofondé Fracas, collectif queer et féministe d’entraide militante à la prise en charge des conflits et des violences en milieu intracommunautaire. Elle est l’autrice de Faire justice. Moralisme progressiste et pratiques punitives dans la lutte contre les violences sexistes (La fabrique, 2023).Elle enfonce le clou, toujours aux éditions La fabrique, avec un nouvel essai :  La violence en spectacle : Féminisme, État punitif et figure de la victime.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

26/03/2026 • 25:41

Donner la vie doit-il générer du profit, au prix de toutes les violences -abandon du service public de la santé, et sa mise en concurrence, gestion en tension des flux des parturientes, comme des personnels de santé, subordonnés à des conditions d’exercice de plus en plus dures. A quelles inégalités -sociale et/ou raciale, et à quels dangers, les femmes sont-elles confrontées -mortalité infantile, suicide maternel, voire même des pratiques eugénistes- ? Médicalisation à l’excès et technicisation de l’acte participent-elles de l’explosion des violences gynéco-obstétricales ?Cette mise en coupe réglée néolibérale de la maternité s’accompagne d’un discours performatif -la maternité heureuse-. A qui est-il destiné ? S’agit-il donc d’invisibiliser le négatif -insister sur la naissance, en reléguant grossesse et accouchement à l’arrière-plan.- Faire disparaître les conflictualités inhérentes à l’acte de donner ou non la vie ?N’est-il pas temps de politiser la grossesse, de retirer des mains du marché, le processus, l’acte et les lieux de la naissance ?Clélia Gasquet-Blanchard est géographe, maîtresse de conférences HDR à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et attachée au Laboratoire ESO du CNRS, Université Rennes 2. Depuis 2019, elle coordonne le réseau de santé SOLIPAM qui prend en charge les femmes enceintes en situation de grande précarité en Île-de-France.Elle publie aux éditions La fabrique, Faire naître, ce que le capitalisme fait à la maternitéHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

05/03/2026 • 21:43

Quelle place et quel rôle du célibat dans l'histoire des États-Unis d'Amérique ? De quel poids les célibataires ont-il pesé dans cette histoire ? Quels images stigmatisantes les ont accompagné.es jusqu'à l'obtention de l'égalité ? A quel ordre "matrimonial" sont-ils soumis ? Quels engagements, quelles luttes leur ont permis de conquérir des droits, bien au-delà de leur propre cas ?Historien des États-Unis, directeur d’études à l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales), Romain Huret a notamment publié La Fin de la pauvreté (Éditions de l’EHESS, 2008) et Les Millions de monsieur Mellon (La Découverte, 2023). Il est également l’auteur des documentaires Climat, une guerre américaine (2021) et L’Évangile de la richesse (2023)Il publie Les oubliés de la Saint-Valentin, Des vies à l’ombre du mariage, aux éditions La découverte.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

19/02/2026 • 22:11

En campagne, certains jeunes se trouvent bloqués en deux âges sociaux, ayant quitté tôt le monde scolaire, motivés par un projet de vie qui bute sur les réalités néolibérales du monde du travail. Atteindre l’âge adulte dans ces conditions précaires, tout en conversant leur capital d’autochtonie se révèle complexe, au risque même de la mauvaise réputation, ultime stigmatisation.Clément Reversé est maître de conférences en sociologie à l'Université Toulouse II Jean-Jaurès (UT2J). Il est chercheur au CERTOP, au centre associé CEREQ de Toulouse, chercheur associé au Centre Émile Durkheim et co-directeur d’ARESVI. Ses travaux portent sur les jeunes vulnérables et invisibilisés, notamment à l’aune des territoires. Il coanime le podcast Rêver de nouveauté. En 2025, il publie « La vie de cassos. Jeunes ruraux en survie » aux éditions Le Bord de l’Eau.L’ouvrage de Clément Reversé a remporté le Prix du livre contre les inégalités !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

12/02/2026 • 25:15

Qu’est-ce que la France ou les Français ? Quel territoire ? Quelle langue ? Ou encore quelles fondations historiques ou politiques doivent-être retenues pour rendre compte de ce que nous sommes aujourd’hui ? Métissage, créolisation, mélange et migrations de tous temps et de tous horizons, de la première française, une migrante d’il y a 40 000 ans…… à nos ancêtres les Gaulois (si peu réfractaires) en passant par les Francs, la Révolution française jusqu’au pire fantasme de l’extrême droite : Le Grand remplacement. Mais aussi quelle place fait-on aux peuples colonisés jusqu’aux plus récentes migrations ?Jean-Paul Demoule est archéologue et préhistorien, professeur émérite à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment : Mais où sont passés les Indo-Européens ? (2014) et Aux origines, l’archéologie (2020). Il publie aux éditions La fabrique, La France éternelle, une enquête archéologique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

22/01/2026 • 26:11

Quel regard les enfants portent-ils sur la nature, celui d’abord, peut-être de leurs parents, de la position sociale de ces derniers, mais aussi des valeurs qui lui attribuent : beauté, découverte, effort…L’accès à ces richesses naturelles est-il fonction de cette distinction sociale faite de capital financier et/ou culturel ? Ce capital est-il conforté par l’institution scolaire, mais aussi partagé par le brassage des différences sociales ? Enfin la question écologique oblige-t-elle à repenser les appropriations de la nature par les enfants ?Julien Vitores, agrégé de sciences économiques et sociales, est sociologue. Il enseigne à l'université Sorbonne-Paris-Nord. Ses travaux portent sur la socialisation des enfants, les inégalités d'apprentissages et la construction sociale du rapport à la nature.Il publie aux éditions La découverte, une passionnante enquête, La nature à hauteur d’enfants, Socialisations écologiques et genèse des inégalités.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

25/11/2025 • 26:36

La Fraternité, troisième terme de la devise républicaine, n’est pas de la même nature que les deux premiers. C’est une métaphore employée dans “des situations inadéquates” car elle rassemble des personnes qui ne sont pas frères…Celle-ci est de toutes les époques ! Toutefois, si elle est la fille de 1789, elle est la mère du Printemps des peuples en 1848 qui la grave aux frontons et la porte à son point d’orgue … jusqu’au fratricide.  Est-elle donc tout et son contraire -les pires régimes-, réclament aussi ce terme ? De quel imaginaire tire-t-elle sa puissance ? Quels outils, des images, forge-t-elle pour les luttes actuelles ?Docteur en relations internationales (Université d’Oxford) et ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (ENS PSL), Arthur Duhé est chercheur postdoctoral (ANR Access ERC) à l’Université Paris 8.Il publie aux éditions Anamosa, dans la collection Le mot est faible, le titre : Fraternité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

16/10/2025 • 21:57

Le mot progrès, seul ou accompagné, est une source intarissable de disputes en contexte français ou à l'international.  Une définition onusienne ne laisse pas d’interroger sur le/les sens qu’il  peut revêtir. Il se réinvente selon les lieux et les époques. Toutefois, quand il s’adjoint l’adjectif “social”, le progrès change-t-il de nature ? Dans quel contexte, ce “progrès social” a-t-il fait ses armes ? Le progrès véritable n’est-il possible que sous la forme de progrès social ? Est-il anti-capitaliste, anti-colonial, et nécessairement relié au développement qualifié de durable ?Wolf Feuerhahn est historien des sciences, directeur de recherche au CNRS (Centre Alexandre-Koyré). Il enseigne les humanités environnementales à l’École polytechnique (Paris). Il codirige la Revue d’histoire des sciences humaines et la collection « Archives » des Publications scientifiques du Muséum national d’histoire naturelle.Il publie aux éditions Anamosa, dans la collection Le mot est faible, Progrès.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

05/06/2025 • 23:21

Les grands ensembles, sortis de terre au tournant des années 60-70, devaient répondre à la crise du logement, d’autres crises s’y sont succédé. A Grigny, dans l'Essonne, deux cités - La Grande Borne et Grigny 2- sont devenues emblématiques des évolutions sociales dans les quartiers populaires de banlieues.De l’événement -l'attentat de l'Hyper Cacher en janvier 2015 perpétré par Amedy Coulibaly, natif de Grigny, à la vie quotidienne de cette banlieue durant les dix années qui ont suivi-, ce duo de sociologues a pratiqué la ville et ses habitants, loin des idées reçues et des assignations. Que montre le temps long de l’enquête -une réalité plus riche et plus complexe que celle, réductrice et stigmatisante, du temps médiatique. A quel continuum de violence ses habitants sont-ils soumis ? Quelles stratégies, quelles solidarités sont activées pour y faire face ? Que se joue-t-il dans leurs parcours de vie entre arrivée et départ ? Que peut la sociologie pour construire un avenir plus juste ?Gérôme Truc est sociologue, chercheur au CNRS, membre de l'Institut des sciences sociales du politique. Il co-publie, aux éditions La découverte avec le sociologue Fabien Truong, Grands ensemble - Violence, solidarité et ressentiment dans les quartiers populairesHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

22/05/2025 • 26:36

Un constat : “Mourir en France coûte cher” ! Nous, citoyennes et citoyens français, sommes laissés seuls devant la Mort, et qui plus est aux seules mains du secteur privé !Est-il possible de sécuriser socialement la fin de la vie, et l’après, à l’exemple d’autres moments -la naissance - ou d’autres domaines - maladie, accidents du travail, ou à venir celle de  l’alimentation ? Ne serait-ce pas l’ultime conquête de notre commune humanité ? Qu’en est-il d’un service public de la mort pour faire face au “papy crash” ? Ou encore de la mise en place d’une véritable démocratie de la mort, tout en collégialité ?Jean-Loup de Saint-Phalle, professeur d’Histoire-Géographie en collège, est  cofondateur du collectif Pour une Sécurité sociale de la mort et auteur de la conférence gesticulée Une danse macabre. Il co-publie avec son collègue Alban Beaudouin, Le Coût de la mort, La Sécurité sociale jusqu’au bout aux éditions du Détour.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

24/04/2025 • 22:04

La tech nous vante les prouesses de l’IA. Que dissimule ce meilleur des mondes ? Gare aux algorithmes ! Où sont-ils ? Que font-ils ? Quels sont les responsables des modes de calcul ? Quelles sont les modèles qu’ils promeuvent ? Comment la société, les citoyen.ne.s peuvent-ils s’en protéger ? Est-il possible de reprendre le contrôle ?Hubert Guillaud, éditeur de formation, est journaliste et essayiste, spécialiste des systèmes techniques et numériques et de leurs impacts sur la société. Il est aussi rédacteur en chef d’InternetActu.net et responsable de la veille à la Fondation Internet nouvelle génération (FING). Il est également à l'initiative, depuis 2002, de La Feuille, le blog de référence sur l’édition électronique.Il publie aux éditions La fabrique, un ouvrage très éclairant, Les algorithmes contre la société.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

17/04/2025 • 24:01

"Émeutes contre la vie chère, émeutes raciales et anti-policières, émeutes anti-immigrés, émeutes publiques quasi-insurrectionnelles… Toujours imprévisibles, extra-légales et illégitimes, les émeutes sont devenues, en ce début de XXIe siècle aussi diverses qu’innombrables, et l’auteur en fait le tour et retrace l’histoire du mot."Voilà bien un mot redoutable tout comme son objet. Pour autant, il n'est pas insaisissable !Michel Kokoreff est sociologue, professeur à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et et chercheur au Cresppa (CNRS). Spécialiste de la banlieue, de l'usage et du trafic des drogues et des formes de militantisme dans les quartiers populaires, il s'intéresse à la sociologie urbaine, la sociologie de la déviance, mais aussi à l'analyse des politiques publiques et des mutations sociales.  Il publie au éditions Anamosa, dans l’indispensable collection Le mot est faible : ÉmeuteComment se saisir de l’objet émeute ? Que nous apprend le temps long de ces irruptions, de ces émotions ? Quels sentiments surgissent le temps de l’émeute : rage, joie, jubilation ? “Pourquoi tant d’émeutes” s’interroge Michel Kokoreff ?Terrain Social vous plonge au cœur d’un phénomène violent - l’émeute- pour en connaître les ressorts, les limites mais aussi les impasses.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

13/03/2025 • 22:15

Quand le collectif, le combat syndical, structure la vie, la retraite est-elle un écueil ? Les retraités cégétistes de Peugeot-Sochaux démontrent le contraire dans leurs solidarités sans cesse renouvelées.Terrain Social reçoit Nicolas Renahy, sociologue, directeur de recherches à l’INRAE, Institut national de recherche pour l'agriculture, l’alimentation et l’environnement. Il a publié, aux éditions La découverte, Jusqu’au bout, Vieillir et résister dans le monde ouvrier.Christian, Bruno, Christiane, Clairette et ses apéros, Viviane et bien d’autres, tous anciens de Peugeot à Sochaux-Montbéliard forment un collectif joyeux, fait d’entraide, de petits riens en grand service ! La lutte les a soudé.e.s à jamais et “Jamais ils ne battront en retraite”.Le sociologue Nicolas Renahy nous plonge au cœur d’une généreuse enquête, au plus près du terrain.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

28/01/2025 • 24:05

Nos pratiques, nos modes de vie, nos systèmes de production et de travail génèrent des déchets, des ruines dont nous ne pouvons faire l’économie ! Le capitalisme doit-il seul s’en occuper au risque d’aggraver les conditions pour toute forme de vie ? En quoi la notion de “commun” doit évoluer pour n’être pas que “bucolique”, comme le souligne notre invité ? De quelle nature sont ces “communs dits négatifs” ? Doit-on repenser de fond en comble les principes, les mécanismes sur lesquels repose notre maison commune ? N’est-il pas temps de renoncer, d’adopter une culture du retrait, du démantèlement que prônent ces penseurs de la redirection écologique ? Alexandre Monnin est enseignant-chercheur, directeur scientifique d'Origens Medialab et directeur du MSc "Strategy & Design for the Anthropocene" (ESC Clermont BS x Strate Ecole de Design Lyon). Depuis 7 ans, il réfléchit aux enjeux de la redirection écologique, un courant qu'il a co-initié avec Emmanuel Bonnet et Diego Landivar, avec lesquels il a co-écrit Héritage et Fermeture (Divergences, 2021). Il poursuit et augmente cette réflexion dans Politiser le renoncement, toujours aux éditions Divergences.  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

18/10/2023 • 25:43

Que vient donc prôner le néolibéralisme dans sa “volonté” de pousser une élite féminine sur la scène économique et financière ? Briser, enfin, le fameux plafond de verre ? Ces quelques élues ne sont-elles qu’un alibi ? Quel danger fait-il courir au féminisme et aux valeurs d'émancipation qu'il porte ? Sandrine Holin, après des études en sciences politiques et en sciences humaines, a exercé dans le secteur des affaires publiques et de la finance avant d'entamer le projet de recherche nourrissant l’essai publié aux éditions La découverte, Chères collaboratrices. Comment échapper au féminisme néolibéral. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

26/06/2023 • 24:19

Que reste-t-il de la classe ouvrière ? A-t-elle disparu ? Quelles formes prennent les nouvelles mobilisations ? Comment sont-elles inscrites dans le temps ? Que transmettent-elles -valeurs, mémoire et manières de lutte- ? De grands combats ouvriers ont agité ce début de XXIe siècle. Beaucoup ont été perdus mais la demande de justice reste toujours aussi forte.   Nathalie Frigul est maître de conférences en Sociologie à l’université Picardie - Jules Verne, elle est membre du Centre Universitaire de Recherches sur l'Action Publique et le Politique - Épistémologie & Sciences Sociales (CURAPP- ESS ). Elle a codirigé et cosigné en collaboration avec Pascal Depoorter, Thomas Venet et Sébastien Vignon : Les mondes ouvriers : figures de (dé)mobilisations , aux Presses Universitaires du Septentrion. Elle y contribue, en particulier, avec Pascal Depoorter dans l'article : Crise, mobilisations et judiciarisation des conflits de travail.   Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

30/05/2023 • 23:34

Que recèle dans ses entrailles, dans ses vitrines, dans ses galeries, le "musée universel" ? Que représente-t-il au yeux des peuples pillés ? Est-il le symbole le plus “prestigieux” du projet colonial et impérialiste occidental ? Est-il possible de le décoloniser ou faut-il faire musée autrement ?  Françoise Vergès, politologue, féministe antiraciste, est l’autrice de plusieurs travaux d’importance sur l’esclavage colonial, le féminisme, la réparation et le musée. On lui doit, à La fabrique éditions, Un féminisme décolonial, en 2019, ainsi qu’Une théorie féministe de la violence, en 2020. Elle s’attaque en 2023 à une institution, le musée universel occidental, dans Programme de désordre absolu, Décoloniser le musée, toujours à La fabrique éditions, dont on fête, cette année, les 25 ans d'existence.  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

09/05/2023 • 25:28

“Qu’est-ce qu’être musulman aujourd’hui en France ?” Que disent ceux et celles qui se disent musulman.e.s ? Sont-ils attentifs à la manière dont on les nomment ? Est-ce une identité paisible ?  Marie-Claire Willems est docteure en sociologie, membre du laboratoire Sociologie, philosophie et anthropologie politique (Sophiapol) de l’université Paris-Nanterre et de l’Association française des sciences sociales des religions (AFSR).Elle publie, aux éditions du Détour, Musulman. Une assignation ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

24/04/2023 • 19:21

Pourquoi la justice, en France, fait-elle preuve d’une telle frilosité dans l’accompagnement des détenus en milieu ouvert ? Ces placements extérieurs sont-ils la solution à la récidive ? A quels profils de détenus les équipes d’encadrants des fermes Emmaüs sont-elles confrontées ? Sont-elles suffisamment préparées pour les accompagner ? Est-il possible d’essaimer ces expériences sur tout le territoire ?  Sarah Dindo est chargée d’études, formatrice et consultante sur les questions de  probation. Elle a été responsable pendant dix ans des publications de l’OIP (Observatoire International des Prisons, section française). Elle publie, Entre Taule et Terre, Construire une alternative à la prison, aux éditions du commun. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

22/03/2023 • 24:30

A quelles résistances les mentalités françaises sont-elles soumises pour ne pas prendre conscience de l’ampleur du problème ? Dans quel continuum de violence ces féminicides s’inscrivent-ils ? Comprendre la psyché des agresseurs, des auteurs de violences conjugales, est-il un des chaînons pour appréhender, et en finir avec, ce cycle de mort ?  Laurène Daycard est membre du collectif de journalistes indépendantes Les Journalopes. Elle collabore notamment avec Mediapart, L’Obs et Libération. Elle publie aux éditions du Seuil, Nos absentes. A l’origine des féminicidesHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

08/03/2023 • 21:19

Statistiques publiques, chiffres évaluatifs, indicateurs chiffrés régissent-ils nos vies, nos sociétés et notre avenir ? Peut-on valablement s’en passer ? Mais surtout, n’est-il pas temps d’en débattre, d’en reprendre le contrôle, et peut-être d’en proposer de nouveaux ?  Olivier Martin est sociologue et statisticien. Il est professeur à l’Université Paris Cité et directeur du Centre de recherche sur les liens sociaux (Cerlis). Il conduit des recherches sur les rôles et les places des chiffres dans nos sociétés depuis plusieurs années. Il publie aux éditions Anamosa, dans la très estimée collection Le mot est faible, Chiffre. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

30/01/2023 • 23:31

Violences policières ou violences des policiers, violence isolée ou systémique ? Est-il souhaitable de questionner le rôle de la police ? Est-il même pensable de se passer de cette institution ? En quoi les faits qui lui sont reprochés -racisme, sexisme, violences physiques- confirment la nocivité de cette institution, et donc de son inutilité dans une société démocratique ?   Paul Rocher est économiste, diplômé en science politique de Sciences-Po Paris. Il est l'auteur de Gazer, mutiler, soumettre. Politique de l'arme non-létale en 2020.  Il récidive en 2022, à La fabrique éditions, avec le titre : Que fait la police ? et comment s’en passer. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

23/01/2023 • 23:19

Quelle est la place du travail dans l’histoire des luttes féministes ? En quoi le travail est-il l’un des moteurs principaux de l’émancipation des femmes ? Quelles en sont les étapes marquantes -avoir un travail, et des conditions dignes, un salaire horaire, pouvoir disposer des fruits de son travail, ainsi que l’égalité salariale qui se fait attendre- ? Voilà des questions qui se sont posées dès le XIXème !  Mathilde Larrère  est enseignante-chercheuse en histoire, spécialiste du XIXe siècle. Elle enseigne à l’uni­versité Gustave-Eiffel ainsi qu’à l’Institut d’études politiques de Paris et intervient régulièrement dans des universités populaires. Elle tient également une chronique d’histoire pour Arrêt sur Image et pour la revue Politis, où elle co-dirige avec l’historienne Laurence De Cock la ru­brique « L’Histoire n’est pas un roman ».  Elle publie Guns and roses, Les objets des luttes féministes, aux éditions du Détour. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

09/01/2023 • 23:40

Que se passe-t-il donc à l'université pour qu’elle soit si vilipendée par la droite néo-conservatrice et réactionnaire tant en Amérique du Nord qu’en France ? Que se tramerait-t-il, en particulier, dans les sciences sociales ? Ne seraient-elles qu’un repère de féministes enragé.e.s et de militant.e.s anti-racistes, pourfendeurs des études classiques ? Que disent ces élucubrations de l’agenda des droites réactionnaires ? Assiste-t-on, là, à la bataille des idées dans la guerre culturelle qu’elles livrent aux progressistes ?  Francis Dupuis-Déri est professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Auteur de très nombreux ouvrages faisant autorité, il publie aux éditions Lux, Panique à l’université. Rectitude politique, wokes et autres menaces imaginaires. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

15/12/2022 • 25:48

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