13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti.
Le trafic de drogue, les groupes criminels qui gangrènent et endeuillent plusieurs pays du continent américain : ce phénomène est au cœur d’une exposition photographique présentée actuellement au festival Visa pour l'image, à Perpignan, dans le sud de la France. Intitulée Sangre Blanca, « le sang blanc », l’exposition du photographe danois Mads Nissen raconte en images la géographie mondiale de la cocaïne : de la Colombie, où la coca est cultivée et transformée en drogue, jusqu’à l’Europe, où elle est consommée, en passant par le Mexique, devenu l’une des principales plaques tournantes du trafic. Au micro de Sarah Krakovitch, Mads Nissen revient sur les raisons qui l’ont poussé à travailler sur ce sujet il y a dix ans, au lendemain des accords de paix entre le gouvernement colombien et les FARC. Droits de douane US : l’industrie canadienne appréhende une éventuelle augmentation Au Canada, industriels et commerçants attendent avec anxiété le 8 septembre, date à laquelle de nouveaux droits de douane américains pourraient entrer en vigueur. Un nouveau coup dur pour l'économie canadienne, alors que le bras de fer commercial avec Washington pèse déjà lourdement sur certains secteurs. C'est notamment le cas de l'industrie du meuble, particulièrement touchée : les droits de douane atteignent jusqu'à 50 % sur certains produits. Le secteur est déjà fragilisé par la hausse du prix du bois, l'augmentation des coûts de production et sa forte dépendance au marché américain. Un reportage de notre correspondante Nafi Alibert. Les Brésiliens de France mobilisés pour voter aux élections d’octobre À un mois de l’élection présidentielle brésilienne, les Brésiliens installés en France se préparent à voter. À Paris, près de 28 000 électeurs sont inscrits, soit une hausse d’environ 32 % par rapport à 2022, tandis qu’un nouveau bureau de vote a été ouvert à Marseille, où 2 700 Brésiliens pourront voter. Cette progression pourrait témoigner d’une mobilisation accrue de la diaspora, alors que le vote est obligatoire au Brésil pour les 18-70 ans. Les électeurs voteront sur des machines électroniques, comme au Brésil, mais uniquement pour le président de la République, pas pour les législatives et régionales qui auront lieu au même moment, nous explique Maria Paula Carvalho, de la rédaction brésilienne de RFI. Journal de la 1ère Les « difficultés » des transports publics en Martinique au menu ce jeudi d’une rencontre au siège de la Collectivité Territoriale. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère
04/09/2026 • 30:00
De nouvelles révélations dans l’affaire Banco Master : cette vaste fraude financière, qui éclabousse depuis février le monde politique brésilien, atteint désormais la Cour suprême. Le magistrat Alexandre de Moraes, qui a fait condamner l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, est soupçonné d’avoir entretenu des liens privilégiés avec le banquier au cœur du scandale. Le timing des révélations rend cette nouvelle affaire particulièrement explosive, selon le politologue Gustavo Ribeiro. À lire aussiBrésil: la Cour suprême éclaboussée par le vaste scandale financier Banco Master Interview avec Rafael Ramirez, ancien ministre vénézuélien du Pétrole Rafael Ramirez, ancien ministre du Pétrole du Venezuela (2002-2014), ancien président de la compagnie pétrolière d’État du Venezuela (PDVSA, 2004-2014) et bras droit du président Hugo Chavez revient dans une interview avec Justine Fontaine sur l'accord pétrolier conclu récemment avec les États-Unis et sur le déclin de l’industrie pétrolière au Venezuela. À écouter aussiPétrole vénézuélien : « C'est un accord désastreux qui porte atteinte aux intérêts du pays » Haïti : modification du calendrier électoral Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, on revient entre autres sur la modification du calendrier des élections, en raison du retard pris dans l’enregistrement des membres des organisations politiques. Seules 21 des 105 structures politiques ont pour l’instant réussi à enregistrer les 30 000 membres exigés. Le délai pour le dépôt des candidatures est donc prolongé jusqu’au 14 octobre. En revanche, le premier tour des élections présidentielles et législatives, ainsi que le référendum constitutionnel, reste fixé au 13 décembre. Journal de la 1ère Privés de bus depuis maintenant trois jours, les Martiniquais habitant le nord et le centre du département commencent à manifester leur colère. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère
03/09/2026 • 30:00
À deux mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, Anne Cantener reçoit Reed Brody, avocat spécialisé dans la défense des victimes de régimes autoritaires et militant pour la défense des droits humains. La campagne électorale est « très polarisée », explique-t-il. Donald Trump est de plus en plus impopulaire alors que l'inflation augmente et que la guerre en Iran n'est pas comprise. En mauvaise posture, le président américain « s'emploie à fragiliser le système électoral par des redécoupages favorables aux républicains », souligne Reed Brody. Pour obtenir la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, « les démocrates devront remporter 52 ou 53 % des voix », précise-t-il. Donald Trump remet également en cause le mécanisme même du vote. Chaque État organise ses élections ; ce n'est pas du ressort de Washington. « Assez intelligemment, le président a décidé de s'attaquer au vote par correspondance car les services postaux sont du ressort de l'exécutif. Il a pris un décret qui indique que La Poste n'enverra de bulletins qu'à ceux qui sont des citoyens américains aux yeux de l'administration Trump. Moi-même, je ne sais pas encore si je vais pouvoir voter par correspondance », raconte l'avocat. « Donald Trump est en train de jeter les bases pour contester les résultats s'ils lui sont défavorables. Depuis sa défaite de 2020, il affirme que la fraude électorale est un gros problème aux États-Unis alors qu'il n'y a aucune preuve que cela soit le cas. » Or ces élections de mi-mandat sont particulièrement importantes. « Pour beaucoup d'Américains, c'est la dernière chance de sauver notre démocratie, d'exercer un contrôle démocratique », affirme Reed Brody. « C'est l'une des dernières occasions de poser des limites démocratiques à un président qui balaie tous les contre-pouvoirs. » Nicaragua : le pouvoir verrouille encore plus les élections Désormais, l'opposition n'a plus le droit de participer aux scrutins. Hier, mardi 1er septembre, l'Assemblée nationale a approuvé une réforme constitutionnelle qui exclut des élections toute personne ayant, selon le gouvernement, participé à des « actes putschistes » ou de « trahison de la patrie » ou qui aurait sollicité une « intervention militaire » étrangère. Au Nicaragua, cela fait des années que les opposants au régime sont persécutés : emprisonnés ou contraints à l'exil. La nouvelle Constitution, adoptée l'an dernier, a interdit de participation les partis n'ayant pas « la même ligne idéologique que le Front sandiniste de libération nationale, le mouvement de Daniel Ortega et de la co-présidente du pays, sa femme, Rosario Murillo ». Aujourd'hui, ne subsistent que des petits partis mineurs en phase avec le pouvoir. Mais cette réforme n'est pas que symbolique. C'est un pas de plus dans le totalitarisme et un moyen pour le couple présidentiel de s'assurer que jamais le pouvoir n'échappera à leur famille. Un dossier signé Marine de La Moissonnière, avec les analyses d'Hélène Roux, chercheuse en sciences sociales, et Gilles Bataillon, sociologue et professeur à l'EHESS. Le journal de la 1ère En Martinique, la rentrée commence très mal pour les usagers des transports du nord et du centre. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère
02/09/2026 • 30:00
Le nouveau président d'extrême droite, Abelardo de la Espriella, au pouvoir depuis le 7 août, a promis d'employer la manière forte contre les groupes armés. Il a annoncé ce lundi que 20 personnes ont été tuées dans le bombardement du campement d'un groupe armé en Amazonie colombienne. C'est le bilan le plus meurtrier pour une opération de ce type depuis près d'une décennie. Il présente l'opération comme la preuve d'un changement de méthode par rapport à son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, qui avait tenté (sans succès) la voie de la négociation avec les groupes armés. En tout, 38 personnes soupçonnées d'être des guérilleros ont été tuées dans des frappes depuis sa prise de fonctions. Le bombardement survenu au petit matin lundi est le plus meurtrier depuis le mandat de Juan Manuel Santos, le président qui avait signé les accords de paix avec la guérilla des FARC en 2016. Mais depuis début août, au moins quatre adolescents ont été tués dans ces frappes, ce qui inquiète les organisations de défense des droits humains et des droits des enfants. Ils avaient 15 et 16 ans et avaient été enrôlés dans les groupes armés. Au Honduras, une relation commerciale déséquilibrée avec la Chine La Chine est devenue ces dernières années le premier partenaire commercial de nombreux pays d'Amérique latine. Au Honduras, depuis la reconnaissance diplomatique de Pékin en 2023 par l’ancien gouvernement (au détriment de Taïwan), les importations chinoises ont fortement progressé. Mais les exportations honduriennes vers la Chine restent limitées. Le nouveau gouvernement adopte des mesures pour tenter d'équilibrer davantage la relation commerciale, explique la correspondante de RFI Marie Griffon. En Haïti, des moto-taxis incontournables mais dangereux Les taxi-motos sont partout en Haïti. Ils sillonnent les rues étroites, contournent les embouteillages et permettent à des centaines de milliers d’Haïtiens de se déplacer quotidiennement. Mais chaque jour, des dizaines d’accidents se produisent. C'est ce que décrit le documentaire Mototaxi, présenté le 27 août à l'hôtel Montana à Port-au-Prince. Son réalisateur Arnold Antonin a répondu aux questions de Chloé Cadoux. Dans le journal de La 1ère... Les salaires des sapeurs-pompiers du service départemental d’incendie et de secours de la Martinique sont-ils menacés, s'interroge Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère ?
01/09/2026 • 30:00
Dans la nuit du 23 au 24 août, des membres de groupes armés ont attaqué Kenscoff, dans les collines surplombant la capitale Port-au-Prince. Au moins 47 personnes ont été tuées, jusque dans une église. Des dizaines d’autres ont été enlevées. Une semaine après, les habitants restent traumatisés, parfois sans nouvelles de leurs proches enlevés. Ils craignent le retour des groupes armés et demandent à l'État d'assurer leur sécurité. Des centaines d’habitants ont dû fuir leurs maisons et chercher refuge ailleurs. Si grâce à l’intervention de l’Unicef, des otages ont été libérés, plusieurs autres sont encore entre les mains des gangs. Malgré le renforcement de la présence des forces de l’ordre dans la commune et l’installation d’un nouveau commissaire, la peur d’un retour des groupes armés demeure. Au cours de la semaine écoulée, des habitants ont manifesté pour réclamer davantage de sécurité et le rétablissement de l’ordre. Ils veulent pouvoir rentrer chez eux, retrouver leurs proches et reprendre leurs activités, notamment agricoles. Une situation qui interpelle également les organisations de défense des droits humains, explique le correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Venezuela : l'accord pétrolier avec les États-Unis critiqué de toutes parts « Le plus grand accord pétrolier de l'histoire » : c'est par ces termes que le président états-unien Donald Trump a annoncé vendredi avoir trouvé un terrain d'entente avec Caracas, pour exploiter 17 gisements de pétrole du pays sud-américain, près de huit mois après l'enlèvement du président contesté Nicolas Maduro par les États-Unis. Aucun document officiel n'a filtré. On ne connaît de l'accord que ce qu'en disent les dirigeants des deux pays. Plus de 20 % du pétrole vénézuélien seraient octroyés, via une concession de 25 ans renouvelable, aux États-Unis, en échange d'impôts et de royalties. L'accord rapporterait plus de 200 milliards de dollars à l'État vénézuélien, a assuré ce dimanche la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, dans une allocution télévisée. Mais de nombreuses interrogations persistent et l'annonce est critiquée jusque dans le propre parti de la dirigeante. À lire aussiDonald Trump annonce un accord pétrolier «historique» entre les États-Unis et le Venezuela Retour des Fujimori au pouvoir au Pérou : inquiétude pour la mémoire et les droits humains Au Pérou, le retour de la famille Fujimori à la tête de l'État est un séisme politique. 26 ans après le départ de son père Alberto (1990-2000), c’est sa fille, Keiko, qui a été élue présidente. Mais tout juste un mois après son arrivée au palais présidentiel, le doute plane sur ce qu’elle fera ou dira sur les graves atteintes aux droits de l'homme commises sous le gouvernement de son père, condamné pour crimes contre l'humanité. Les familles des victimes sont déjà très inquiètes. Elles ont confié leurs craintes au correspondant de RFI à Lima, Martin Chabal. Dans le journal de La 1ère... En Martinique, les comptes de l’autorité chargée du transport seraient plus que jamais « dans le rouge », explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
31/08/2026 • 30:00
Le président américain souhaite encadrer plus strictement le vote à distance pour éviter de supposées fraudes, qui n'ont jamais été prouvées. À neuf semaines des élections de mi-mandat, le bras de fer judiciaire continue Trois jours après un feu vert provisoire de la Cour suprême, une juge de l'État du Massachusetts a suspendu un décret de Donald Trump modifiant les conditions du vote par correspondance. Alors que les élections de mi-mandat doivent avoir lieu le 3 novembre, la magistrate a estimé qu'il était trop tard pour mettre ces changements en place. Donald Trump souhaite encadrer cette pratique « car il est persuadé que c'est une source de fraude massive », explique Lauric Henneton, spécialiste des États-Unis et professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines. À lire aussiÉtats-Unis: le vote par correspondance est-il un enjeu crucial de la prochaine présidentielle? « Hermandad », un havre de paix pour les espèces protégées du Pacifique La réserve marine « Hermandad » (« Fraternité » en français) se situe entre l’archipel des Galápagos en Équateur et l’île Coco au Costa Rica. Elle abrite une zone de transit d’espèces protégées comme les requins marteaux ou les raies manta. Cette réserve de 30 000 km² a été créée par les autorités équatoriennes en contrepartie d’une baisse de la dette du pays. Une zone de pêche responsable a été ajoutée autour de la réserve « Fraternité ». Pour la protéger, l’ONG Galapagos Life Fund finance l’achat et l’installation de 2 000 balises satellitaires pour équiper les petites embarcations des palangriers, une première en Amérique latine. Le dossier d'Eric Samson. Portrait de James Talarico, l'espoir des démocrates au Texas Suite de notre série de portraits sur des jeunes talents des Amériques. Progressiste et chrétien pratiquant : James Talarico présente un profil atypique au sein du parti démocrate. Assez pour remporter un siège au Sénat lors des élections de mi-mandat en novembre prochain ? Ce serait une première depuis 30 ans pour un démocrate. Son portrait, par Achim Lippold. À lire aussiÉtats-Unis: qui est James Talarico, le séminariste qui redonne foi aux démocrates en terre républicaine? Le journal d’Outre-mer La 1ʳᵉ Une nouvelle étape de franchie pour Ariane 6 en Guyane.
28/08/2026 • 30:00
Y avait-il ou non des blindés des forces de sécurité haïtiennes à Kenscoff le jour du massacre qui a fait des dizaines de morts dans la nuit de dimanche à lundi, près de la capitale Port-au-Prince ? Les versions divergent et relancent les interrogations sur la capacité de l'État à organiser le premier tour de l'élection présidentielle en décembre. En visite lundi à Kenscoff, le directeur général de la Police nationale d'Haïti (PNH) Vladimir Paraison avait assuré que des blindés étaient bien présents le jour de l'attaque meurtrière menée par un groupe armé, rapporte Le Nouvelliste. Mais cette version est contredite par une organisation locale de défense des droits humains, explique le rédacteur en chef du quotidien haïtien, Frantz Duval. « Depuis le récent massacre à Kenscoff, […] dont la préparation avait été annoncée plusieurs jours à l’avance sur les réseaux sociaux, même les plus optimistes se posent des questions. Beaucoup de questions. Les forces de sécurité haïtiennes et la Force de répression des gangs seront-elles en mesure de protéger la population, les électeurs et les candidats ? », s'interroge le journaliste dans son éditorial, alors que le premier tour de l'élection présidentielle a été fixé au 13 décembre 2026, après plus de 10 ans sans scrutin dans le pays. À lire aussiHaïti : qu'attendre du déploiement de la FRG dans l'Artibonite? Des enseignants illettrés dans les écoles haïtiennes « Le recteur de l’université publique de la Grand’Anse à Jérémie (UPGA), Jean Rony Medy, a révélé avoir constaté qu’en 2021, près de 90% des 300 enseignants ayant participé à une formation dans le département ne savaient ni lire ni écrire », rapporte aussi Le Nouvelliste. Pour Frantz Duval, cela s'explique notamment par des « nominations politiques » ou encore du népotisme dans l'octroi de postes d'enseignement en Haïti. Le gouvernement mexicain sommé d'agir pour protéger les journalistes Ce mercredi, une quarantaine de médias ont interpellé la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum pour lui demander d'agir contre les assassinats de journalistes. Aux côtés de l'ONG Reporters Sans Frontières (RSF), ils exigent que le pays « ne s'habitue pas à compter ses journalistes assassinés ». D'après l'ONG Article 19, plus de 180 journalistes ont été tués ou ont disparu depuis l'an 2000 au Mexique. Le niveau le plus élevé du continent. À lire aussiVeracruz, l'État le plus dangereux pour la presse au Mexique Au Honduras, la restauration réussie d'un lac Les lacs sont indispensables à l'équilibre des écosystèmes : ils permettent de stocker de l'eau douce, abritent une biodiversité exceptionnelle, contribuent à réguler le climat. Mais aujourd'hui, les pesticides, les déchets plastiques, ou encore les eaux usées mal traitées perturbent grandement ces lieux. À l'occasion de la journée internationale des lacs, Marie Griffon est allée au lac de Yojoa, au Honduras : en l'espace d'un an, des mesures de restauration ont permis de nettement améliorer l'état de ce lac, qui était gravement pollué. Dans le journal de La 1ʳᵉ… Les urgences sont dépassées en Guadeloupe, en raison d'un grand nombre de patients souffrant de troubles psychiatriques. Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ʳᵉ, fait le point sur ce sujet et sur le reste de l'actualité des Caraïbes françaises.
27/08/2026 • 29:59
Un mois après la fin du statut de protection temporaire dont bénéficiaient quelques 350 000 Haïtiens installés aux États-Unis, les expulsions s'accélèrent et séparent des familles. L'ONG Haitian Bridge Alliance accompagne les Haïtiens qui ont perdu leur statut légal et qui risquent désormais l'expulsion. Certains sont installés aux États-Unis depuis plus de quinze ans, et ont des enfants de nationalité américaine. Guerline Jozef craint de voir se multiplier les « orphelins de l'expulsion » si les parents sont séparés de leurs enfants. Elle répond aux questions de Chloé Cadoux. « Cuba va s'en sortir » selon Miguel Diaz-Canel Le président cubain assure que les réformes de libéralisation engagées par son gouvernement vont permettre de redresser l'économie du pays. Selon une enquête de l'Observatoire cubain des droits humains, 94% de la population vit sous le seuil de pauvreté. L'île est toujours plongée dans une crise profonde, aggravée par le blocus pétrolier et les sanctions imposées par les États-Unis. Le problème de la gestion des décharges publiques en Bolivie La loi intégrale de gestion des déchets votée en 2015 prévoit la fermeture ou la mise aux normes de toutes les décharges publiques pour éviter des problèmes sanitaires. Mais plus de dix ans plus tard, seul 12% des municipalités respectent la loi. Parmi les explications : le manque de budget municipal, les conflits avec les riverains qui refusent l’ouverture de centres de gestion des déchets et parfois le peu d’intérêt des villes pour ce sujet. Le dossier Nils Sabin. Le journal d’Outre-mer La 1ʳᵉ En Martinique, une « habitation illégale » détruite dans la commune du Lamentin.
26/08/2026 • 30:00
Le 6 août dernier, des véhicules blindés et un contingent de la Force de répression des gangs (FRG) ont accosté aux Gonaïves, avec la promesse de rétablir la sécurité face aux groupes armés qui sévissent dans l'Artibonite. Ce déploiement suscite de fortes attentes chez les habitants. Cette présence étrangère peut-elle réellement modifier le rapport de force sur le terrain ? Ou s’inscrit-elle dans une stratégie politique à l’approche de l'élection présidentielle, dont le premier tour a été annoncé pour décembre 2026, après dix ans sans scrutin organisé dans le pays ? Dossier de Ronel Paul. À lire aussiHaïti : une attaque de gang fait plus de 40 morts au sud de la capitale Paraguay : grève « historique » des médecins Des milliers de médecins ont manifesté dans les rues d'Asunción ce lundi. Ces professionnels de la santé sont en grève pour demander des hausses de salaires, des embauches, du matériel ou encore des équipements médicaux. Le Paraguay est l'un des pays du continent qui investit le moins dans son système de santé. Justine Fontaine a pu joindre Rossana Gonzalez, la secrétaire générale du syndicat paraguayen des médecins, qui évoque une mobilisation «historique» de la profession. Mobilisation contre un projet de barrage destiné à alimenter le canal de Panama En Amérique centrale, le canal de Panama est de plus en plus affecté par la sécheresse. Sans eau, les écluses ne peuvent fonctionner et les bateaux sont à l'arrêt. Pour répondre à cette crise hydrique, l’administration du canal prévoit la construction d’un grand barrage hydraulique. Ce projet va inonder de près de 4 600 hectares de terres, dont plusieurs villages. 2 000 personnes vont être directement déplacées. Marie Griffon s’est rendue dans l’une des communautés qui sera inondée, au nord du Panama. À lire aussiRéchauffement climatique: la pénurie d'eau douce menace la viabilité du canal de Panama Dans le journal de La 1ᵉʳᵉ... En Guadeloupe, les syndicats d’enseignants se mobilisent contre les suppressions de postes, explique Caroline Marie, d'Outre-Mer La 1ᵉʳᵉ.
25/08/2026 • 30:00
Dans la commune, une des plus grandes du département de l'Ouest (où se trouve la capitale, Port-au-Prince), la vie est devenue extrêmement difficile en raison de la présence des gangs. Les habitants se sentent enfermés, et vivent dans la peur, et doivent payer une taxe imposée par ces derniers pour n'importe quel déplacement. Dans le département de l'Ouest, la présence de l’État est aujourd’hui extrêmement réduite, tandis que les groupes armés imposent leurs propres règles, notamment à travers des postes de péage et différentes formes de taxation. Pour les habitants, circuler, travailler ou simplement se déplacer vers Port-au-Prince devient chaque jour plus difficile. L'un d'eux témoigne : « Les habitants de Carrefour ont peur d'être enlevés, battus, tués, peur de se faire emprisonner aussi. » Dans cette région du département de l’Ouest, les gangs sont les seuls maîtres à bord. À l’approche des élections, l’absence de présence du Conseil électoral provisoire dans la commune alimente également les inquiétudes. Des jeunes racontent leur quotidien dans cette commune sous le contrôle des gangs. Un dossier de Peterson Luxama. À lire aussiHaïti : à Carrefour-Feuilles, des habitants de retour malgré l'insécurité La mère d'un vénézuélien expulsé des Etats Unis et mort dans le séisme témoigne Il y a deux mois jour pour jour, deux puissants séismes frappaient le Venezuela coup sur coup, à quelques secondes d'écart seulement. Plus de 6000 personnes ont trouvé la mort, et des quartiers entiers ont été rayés de la carte, comme dans la ville balnéaire de La Guaira. Parmi les personnes décédées, il y a eu aussi une centaine de passagers d'un vol arrivé des États-Unis la veille du séisme. Des Vénézuéliens expulsés par Washington au nom de la politique migratoire voulue par Donald Trump. Ils sont morts pendant le tremblement de terre, enfermés dans un bâtiment des très redoutés services de renseignements vénézuéliens. Justine Fontaine a pu joindre la mère de l'un d'entre eux, qui réclame justice pour son fils. Elle a l'intention de porter plainte au Venezuela, mais aussi aux États-Unis, avec une dizaine d'autres familles. À lire aussi«Pourquoi ont-ils été enfermés?»: la mère d’un Vénézuélien mort dans le séisme après son expulsion des États-Unis témoigne Au moins 1 500 mineurs recrutés par les groupes armés en Colombie sur les réseaux sociaux En Colombie, la violence liée au conflit armé continue de mettre en danger des dizaines de milliers d'enfants, en les recrutant. Et les réseaux sociaux font largement partie des responsables, selon l'enquête publiée aujourd'hui par Human Rights Watch, qui documente les violations des droits humains. L'ONG pointe du doigt les algorithmes sur des réseaux sociaux, et en particulier Facebook et TikTok, qui ciblent les jeunes, et demande au gouvernement d'Abelardo De La Espriella d'agir pour freiner cette augmentation, de renforcer les politiques publiques de prévention du recrutement des mineurs, et de garantir les moyens financiers suffisants pour le faire. À lire aussiColombie: menacés par le recrutement forcé des groupes armés, des adolescents trouvent un refuge Le journal d’Outre-mer La 1ʳᵉ Le Conseil régional de la Guadeloupe annonce un dispositif « exceptionnel et transitoire » pour répondre aux inquiétudes des jeunes agriculteurs, explique Benoit Ferrand.
24/08/2026 • 30:00
Lors d'une réunion jeudi 20 août du Conseil des Amériques, une organisation qui promeut le libre-échange sur le continent, le président argentin a accusé l'IVG de nuire à l'économie du pays. La situation économique est globalement bonne en Argentine : l'inflation galopante des années précédentes a été jugulée, le PIB affiche une croissance de 4 %… Cela a même valu au pays un satisfecit du FMI. Problème, les naissances ont chuté de près de 50% en dix ans. Le taux de fécondité est aujourd'hui de 1,2 enfant par femme. Loin des 2,1 nécessaires pour renouveler la population. Pour Javier Milei, cette baisse de la natalité va avoir des conséquences à long terme, notamment sur le financement des retraites. La faute, d'après lui, au droit à l'avortement. Depuis son investiture en 2023, l’Argentine accuse un net recul des droits reproductifs. Le financement des contraceptifs a été réduit. L'État a aussi arrêté la distribution gratuite de pilules abortives. Ce rôle a été délégué aux provinces. Résultat : dans les régions les plus conservatrices ou les plus défavorisées, les femmes n'y ont plus accès. Certaines sont obligées de payer les médicaments de leur poche. Mais à 160 dollars la pilule, impossible pour les moins fortunées d'y accéder. Pour Amnesty, l'Argentine est devenue un laboratoire pour des politiques régressives en matière de droits sexuels et reproductifs. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À lire aussiL’Argentine, «un terrain d’essai» pour restreindre le droit à l'avortement, selon Amnesty International La crise de l'eau à Porto Rico Manque de précipitations, infrastructures vétustes… Des centaines de milliers d'habitants de cette île des Caraïbes sont régulièrement privés d'eau courante. Ces derniers mois, une sécheresse historique est venue aggraver la situation. Depuis le 5 août, le gouvernement de ce territoire autonome des États-Unis a mis en place un strict rationnement de l'eau. Un dossier de Théo Conscience, du service International de RFI. Yuvelis Morales Blanco, à la pointe de la lutte contre le « fracking » C'est l’une des plus jeunes lauréates du Prix Goldman, considéré comme le « Nobel de l’environnement ». Yuvelis Morales Blanco, une jeune Colombienne de 25 ans. Elle a reçu ce prix prestigieux pour son rôle de défenseuse de l'environnement dans son pays, et notamment pour son engagement contre le « fracking », la fracturation hydraulique, dans la région où elle a grandi. Son portrait par Sarah Krakovitch, du service International de RFI. Le journal d’Outre-mer La 1ʳᵉ Un nouveau projet de géothermie en Guadeloupe.
21/08/2026 • 30:00
Pour la première fois depuis 2016, les Haïtiens pourraient être appelés aux urnes, en décembre, pour choisir leur futur président, malgré l'insécurité qui sévit dans le pays. Ce jeudi commence la période d'inscription des candidats. Les membres du gouvernement et les hauts fonctionnaires ne pourront pas se présenter, précise Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Avec Paul Lonceint-Spinelli, le journaliste haïtien évoque aussi la tenue, pour la première fois depuis cinq ans, d'une messe présidée par l’archevêque de Port-au-Prince à la cathédrale transitoire de la capitale. À lire aussiEn Haïti, des élections irréalisables? Le Mexique en pleine offensive judiciaire aux États-Unis, pour protester contre la mort de migrants Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, au moins 53 migrants et migrantes sont décédés durant les opérations de la police de l'immigration américaine sur le terrain ou dans les centres de rétention de l'ICE. Parmi eux, 17 étaient mexicains. Le gouvernement de leur pays d'origine a décidé d'agir en justice et a porté plainte directement devant les tribunaux états-uniens, locaux et fédéraux. Sur 20 plaintes déposées en juillet, la majorité n'a donné lieu à aucune réponse. Un seul tribunal a répondu sur le fond, comme l'a révélé mercredi 19 août en conférence de presse le secrétaire aux Affaires étrangères du Mexique, Roberto Velasco : « En Floride, le procureur nous a confirmé qu'il ne conteste pas l'enquête de l'ICE qui a conclu à un suicide. Et donc que dans cette affaire, ils n'ouvriront pas de nouvelle enquête. » Il s'agissait de la mort d'un jeune indigène mexicain de 19 ans, Royer Perez-Jimenez, arrêté lors d'un contrôle routier puis décédé en détention en mars. Sa famille doute de la thèse du suicide. Il n'y a jamais eu autant de migrants morts en détention et aux mains de l'ICE qu'en ce moment aux États-Unis, d'après le Detention Watch Network. Les familles et les organisations de défense des droits humains et des droits des migrants dénoncent l'impunité des agents d'ICE accusés d'avoir commis des homicides dans l'exercice de leurs fonctions. À lire aussiLe Mexique durcit le ton contre la police de l’immigration de Trump « L’aquarium du monde », un exemple de protection de la vie marine Sur la côte nord-ouest du Mexique, dans le golfe de Californie, surnommé « l’aquarium du monde » par l’explorateur Jacques Cousteau, un petit village nommé Cabo Pulmo accueille le dernier récif de corail du Pacifique oriental. Sa biodiversité marine impressionnante est précieusement protégée par les habitants de la zone depuis trois décennies. Grâce à leurs efforts, Cabo Pulmo est devenu un exemple mondial de protection de la vie marine, mais continue d’affronter les risques du tourisme et du réchauffement climatique, explique Marine Lebègue dans son reportage. Dans le journal de La 1ʳᵉ… Le recensement national des procédures d’infractions sexuelles commises sur des mineurs ferait apparaître une situation « particulièrement préoccupante » en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.
20/08/2026 • 29:57
En Haïti, à mesure que se rapproche la date annoncée pour les prochaines élections par le Conseil électoral provisoire, le doute persiste quant à la possibilité réelle d’organiser ce scrutin dans les délais prévus. Face aux incertitudes sécuritaires, logistiques et institutionnelles, plusieurs observateurs mettent en garde contre une course contre la montre. C’est notamment le cas de l’ancien conseiller électoral Ricardo Augustin, professeur à l’Université Notre-Dame d’Haïti, pour qui ces élections sont irréalisables dans le contexte actuel. Selon le docteur en sciences politiques et relations internationales, même dans des conditions normales, Haïti aurait besoin d’au moins une année pour préparer des élections crédibles. Pour lui, il s’agit d’un processus électoral très compliqué. Il estime également qu’une réforme constitutionnelle est indispensable pour permettre au pays de retrouver une stabilité politique durable. Il répond aux questions de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Les leçons des primaires en Floride Les électeurs républicains et démocrates de Floride étaient appelés hier (18 août 2026) à désigner leurs candidats pour les midterms de novembre. Côté démocrate, c’est la socialiste Angie Nixon qui a été désignée pour le poste de sénateur. Une victoire éclatante : plus 13 points face au vétéran de l'armée Alex Vindman. Une victoire surprise aussi : Angie Nixon disposait d'un budget de campagne seize fois inférieur à celui de son adversaire. Les républicains de Floride se frottent les mains. Ils estiment qu'une candidate socialiste sera plus facile à battre qu'un modéré, parce qu'elle sera moins rassembleuse, moins susceptible d'attirer à elle les indépendants et les électeurs déçus par Donald Trump. A fortiori dans un État qui penche à droite. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Violence à l’école au Chili « Un collégien meurt poignardé à l’extérieur de son établissement » ; « Un lycée suspend les cours après avoir reçu des menaces de fusillade » ; « Un jeune de 17 ans arrêté pour port d’arme dans son lycée »… Ce sont quelques exemples d’articles qui ont fait la Une des médias ces derniers mois au Chili. Selon une récente enquête de l’Université Alba – IPSOS, 86% des sondés estiment que la violence à l’école a augmenté ces cinq dernières années dans le pays. La santé mentale des jeunes, le narcotrafic ou encore les réseaux sociaux sont autant d’éléments à considérer pour expliquer un phénomène qui retombe en grande partie sur les épaules de la communauté éducative. Reportage de notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné. À lire aussiThaïlande: une fusillade dans un lycée fait plusieurs morts et blessés, le tireur présumé a été tué
19/08/2026 • 30:00
Le président chilien a envoyé au Sénat un projet de réforme constitutionnelle destiné à lutter contre le crime organisé. En perte de vitesse ces derniers mois, le chef d'État d'extrême droite cherche à reprendre la main avec son thème de prédilection : la sécurité. Le projet de réforme prévoit notamment la création d'un nouvel état d'exception, en plus des quatre déjà prévus par la Constitution. Ce régime d'exception pourrait être décrété sur tout ou partie du territoire par le président en cas de « menace grave contre la sécurité publique ». Il aurait une durée de 120 jours renouvelable une fois, et permettrait au président de restreindre ou suspendre les libertés individuelles, le droit de circuler ou de se réunir, et d'intercepter, d'ouvrir ou d'enregistrer toutes les communications en dehors du cadre judiciaire. Depuis le 5 août 2026, le président chilien José Antonio Kast a lancé une offensive communicationnelle sur le thème de la sécurité, avec un paquet législatif de trente réformes et des apparitions pendant des opérations de police. Une manière de renouer avec son principal cheval de bataille et d'enrayer la détérioration de sa popularité dans l'opinion publique. Le trafic de faux médicaments en Haïti En Haïti, les réseaux sociaux sont devenus un terrain pour les trafiquants de faux médicaments. De prétendus médecins proposent des traitements, livrés à domicile à moto, à des prix élevés. Et ces médicaments sont loin des formes habituelles, ils sont souvent sous forme liquide. Dans son livre L’atelier du réel, D’Jimmy Malval, écrivain, raconte l’organisation de ce réseau de faux médicaments, qui échappe à tout contrôle des institutions haïtiennes. Il répond aux questions de Chloé Cadoux. Bolivie : face aux pénuries de carburant, l'essor de la voiture électrique La Bolivie est en proie depuis 18 mois à des pénuries de carburant. Les prix ont quasiment doublé de l'arrivée de la droite au pouvoir. En début d’année 2026, s’est ajoutée à cela la distribution de carburant de mauvaise qualité, qui a endommagé des milliers de moteurs. Face à cette situation, la voiture électrique commence à émerger comme une solution. Certains Boliviens ont franchi le pas, même si le pays manque encore largement d’infrastructures. Un dossier de Nils Sabin. Le journal d’Outre-mer la 1re En Martinique, la solidarité s’organise pour venir en aide aux éleveurs qui n’ont plus rien à donner à manger à leur cheptel.
18/08/2026 • 30:00
Situé à la frontière entre l’Utah et l’Arizona, le lac Powell a enregistré samedi 15 août son plus bas niveau historique. Une nouvelle illustration de la crise qui frappe le fleuve Colorado. C’est le deuxième plus grand réservoir d’eau douce de l’ouest des États-Unis, un lac artificiel de 300 km sur 40 km de large alimenté par les eaux du fleuve Colorado, lui-même gonflé par la fonte des neiges des montagnes Rocheuses. Le lac Powell a commencé à se remplir après la construction du barrage hydroélectrique de Glen Canyon en 1963 mais, depuis vingt ans, son niveau n’arrête pas de baisser. Samedi 15 août 2026, il était 55 mètres en dessous de son niveau maximum, soit le plus bas jamais enregistré. Ce record alarmant en suit un autre : neuf jours plus tôt, c’est le lac Mead, le plus grand lac artificiel du pays, lui aussi sur le fleuve Colorado, qui a atteint son plus bas niveau. Le fleuve, long de plus de 2 000 kilomètres, traverse sept États du pays : la Californie, le Nevada, le Nouveau-Mexique, l’Arizona, l’Utah, le Colorado et le Wyoming. Il alimente 40 millions de personnes en eau potable et en hydroélectricité, et irrigue plus de 2 millions d’hectares de terres cultivables. La majorité des légumes consommés aux États-Unis pendant l'hiver sont cultivés en Californie et en Arizona. Mais la sécheresse, accentuée par le changement climatique, réduit les chutes de neige sur les Rocheuses et donc la quantité d’eau du fleuve. Dans le même temps, la demande en eau ne cesse d’augmenter, avec un secteur agricole qui en consomme les trois quarts. Les explications de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À écouter aussiLe lac Powell, une réserve d’eau menacée En Haïti, au secours des femmes victimes de violences En Haïti, la situation des femmes et des filles se détériore de plus en plus. Selon l’ONU, 5 500 cas de violences basées sur le genre ont été recensés durant la seule première moitié de l’année 2026. Parmi ces cas, 70% sont des viols collectifs attribués aux gangs armés qui terrorisent la population. L’Ouest et l’Artibonite restent les départements les plus touchés par ce fléau. Les femmes et les filles y sont utilisées par des criminels comme moyens de pression pour asseoir leur terreur sur les habitants. Dans la commune de Gros-Morne, située à environ 30 km au nord des Gonaïves et particulièrement affectée par les activités du gang Kokorat San Ras, l’Association des Femmes en Action de Gros-Morne vient en aide aux victimes de violences dans toute la région de l’Artibonite. Elle les accompagne dans la reconstruction de leur vie, les aide à surmonter leurs traumatismes et à reprendre une existence normale, notamment grâce à des activités génératrices de revenus. Un dossier de Ronel Paul. À écouter aussiEn Haïti, parole aux femmes victimes de viols Au Salvador, la santé made in Bukele Au Salvador, la santé se digitalise comme en Europe. Les consultations se font désormais en ligne, les plateformes de prise de rendez-vous existent aussi. Le gouvernement de Nayib Bukele met en avant cette transition numérique comme un symbole de modernisation de l’État. Mais sur le terrain, cette modernisation coexiste avec une réalité beaucoup plus fragile. Les hôpitaux publics continuent de faire face à des pénuries récurrentes de médicaments essentiels et de personnel. Un reportage de notre correspondante régionale, Marie Griffon. À lire aussiAu Salvador, le président Nayib Bukele livre la santé de ses concitoyens à Google Le journal d’Outre-mer la 1re Le 16 août 2005, un avion transportant 152 Martiniquais s’écrasait au Venezuela.
17/08/2026 • 30:00
Alors que les recherches continuent pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres, le gouvernement est accusé de refuser une partie de l’aide internationale pour des raisons idéologiques. Les recherches continuent mais l'espoir de retrouver des survivants s’amenuise en Colombie. 379 personnes sont toujours portées disparues après le puissant séisme d'une magnitude de 7,4 qui a fait 281 morts et près de 4 000 blessés lundi (10 août 2026). La gestion de l’aide internationale suscite de plus en plus critiques. Le gouvernement d’Abelardo de la Espriella n’a formalisé de demande de soutien qu’auprès « des équipes de recherche et de sauvetage des États-Unis, du Salvador, de l'Équateur et d'Israël », quatre pays dirigés par des alliés du président d’extrême droite. À l’inverse, les secouristes en provenance du Mexique, pays dirigé par la présidente de gauche Claudia Sheinbaum, n’ont pas été autorisés à entrer. Haïti. 5 ans après le séisme dans la péninsule sud, « il n’y a pas eu de vrai projet de reconstruction » Il y a 5 ans, jour pour jour, un séisme ravageait la péninsule sud d’Haïti. Le tremblement de terre du 14 août 2021 a fait plus de 2 200 morts et d'importants dégâts matériels. Plus de 800 000 personnes avaient été affectées directement. Pour Josette Bruffaerts-Thomas, présidente de l’association franco-haïtienne Haïti Futur, il n'y a pas eu de véritable reconstruction. Elle répond aux questions de Joris Zylberman. À lire aussiSéisme de 2021 en Haïti: cinq ans après, une reconstruction sacrifiée par l'insécurité Portrait. AJ Dybantsa, étoile montante de la NBA aux États-Unis En ce mois d'août 2026, RFI vous propose une série de portraits de jeunes qui feront parler d’eux dans les six prochains mois. À 19 ans, AJ Dybantsa, est l'une des grandes promesses de la NBA. Le jeune homme aux origines congolaises et jamaïcaines vient d'être choisi comme numéro 1 de la draft, l'événement annuel où sont sélectionnées les nouvelles pépites du championnat de basket nord-américain. Son portrait, par François-Damien Bourgery. À lire aussiNBA: AJ Dybantsa, un numéro 1 de la Draft aux racines congolaises Le journal d’Outre-mer la 1re 124 ans après l’éruption cataclysmique de 1902, la Montagne Pelée frémit toujours dans le nord de la Martinique. À écouter aussiSe souvenir de l’éruption de la montagne Pelée de 1902, avec Anne Terrier
14/08/2026 • 30:00
Le plus petit pays d'Amérique centrale devient, jour après jour, l’un des pays les plus touristiques de la région. Mais ce boom touristique a aussi un revers. En 2025, au moins 3,5 millions de touristes ont visité le Salvador, devant le Costa Rica. Les plages du littoral, réputées pour leurs vagues, attirent notamment des surfeurs venus du monde entier. Mais cette attractivité a ses inconvénients : hausse du coût de la vie, spéculation immobilière alimentée par les acheteurs étrangers et accès au littoral de plus en plus difficile pour les habitants. Illustration dans la ville côtière d’El Tunco. Un reportage de Marie Griffon. Au Venezuela, pouvoir et opposition annoncent des points d’accord Au Venezuela, le premier round du dialogue entre le pouvoir et une partie de l'opposition s'est achevé mercredi 12 août 2026. Un dialogue à huis-clos lancé la semaine dernière, sous l'égide de Washington. L'objectif : préparer la très attendue transition démocratique, sept mois après la capture de l'ex-président Nicolas Maduro par l'armée états-unienne. Les représentants du régime chaviste et de l'opposition ont trouvé plusieurs points d'accord. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Déchets en Haïti : un État aux abonnés absents En Haïti, le quotidien Le Nouvelliste dénonce un État aux abonnés absents dans l’assainissement des déchets qui jonchent les rues de la capitale Port-au-Prince, notamment. Le journal se penche aussi sur les exigences du Conseil électoral pour être candidat à l’élection présidentielle. Dans son éditorial, le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval, rappelle les promesses des autorités à l’approche de la rentrée des classes. À écouter aussiEn Haïti, ils transforment les déchets plastiques en objets utiles Le journal d’Outre-mer la 1re La France métropolitaine enregistre déjà, depuis le début de l’année 2026, 17 jours de canicule selon Météo France. C'est pire qu'en 2003, année qui a marqué les esprits des Français. Mais la Métropole n’est pas la seule touchée : la sécheresse atteint aussi des niveaux alarmants en Martinique. À écouter aussiVagues de chaleur en Europe : comment agir sur les causes du réchauffement climatique ?
13/08/2026 • 30:00
Le pays traverse une nouvelle saison d’incendies majeure, avec plus de 20 000 personnes évacuées en Colombie Britannique. Par endroits, la forêt brûle avant même d’avoir le temps de se remettre du précédent incendie. Une centaine d’incendies sont toujours actifs en dans la province canadienne de Colombie Britannique. Au-delà du nombre d’hectares brûlés, c'est aussi le rythme auquel les feux reviennent qui pose un problème. La végétation n’a plus temps de se régénérer. Dans l’immense forêt boréale canadienne, c’est un équilibre millénaire qui se dérègle, au point de compromettre la régénération de certaines espèces pourtant adaptées au feu. Un dossier de Nafi Alibert. Primaires démocrates aux États-Unis À 4 mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, une nouvelle série de primaires se tenait hier (11 août 2026), avec en toile de fond la lutte entre centristes et progressistes au sein du parti démocrate. Vainqueure du scrutin dans le Minnesota, l’aile gauche du parti s’est inclinée de manière inattendue dans le Wisconsin. À lire aussiÉtats-Unis: l’aile gauche démocrate gagne la primaire dans le Minnesota, mais perd dans le Wisconsin DJ Kémissa, première femme DJ à sortir un album en Haïti Après 10 ans de carrière comme DJ et productrice en Haïti, DJ Kémissa fait partie des noms qui résonnent fort en Haïti. Avec son premier album qui sort ce mercredi 12 août 2026, elle souhaite briser le plafond de verre et ouvrir la voie aux futures générations femmes DJ en Haïti, dans un milieu encore majoritairement masculin. Elle raconte à Chloé Cadoux comment l’album Fanm Flanm a vu le jour. À écouter aussiKemissa Trécile, reine des platines en Haïti Le journal « La 1ère » Caraïbes Les Antilles en « alerte pollution » ! Et cette fois, ce ne sont pas les tristement célèbres algues sargasses qui sont en cause. Avec Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?
12/08/2026 • 29:50
Dans ce quartier de la capitale, Port-au-Prince, certains riverains qui avaient fui la violence des gangs reviennent chez eux, épuisés par les conditions de vie très difficiles dans les camps de déplacés. Mais la zone n'est pas encore totalement repassée sous le contrôle des forces de sécurité. Des habitants abandonnés face aux gangs Derrière ces retours, se cache une inquiétude majeure : la sécurité. Les habitants disent vouloir retrouver leur quartier, mais réclament d’abord des garanties pour pouvoir y vivre et circuler librement. En l’absence d’un contrôle total de l’État, des brigades d’autodéfense tentent de maintenir une présence dans certaines zones. Les organisations de défense des droits humains alertent sur les risques auxquels s’exposent des habitants qui regagnent une zone où l’autorité de l’État reste limitée. « Le retour des populations déplacées ne constitue pas une victoire sécuritaire. Il s’agit plutôt d’un abandon orchestré. Aujourd’hui, la population qui regagne ces zones fait face à une double menace : d’un côté, la terreur des groupes armés et, de l’autre, les exécutions sommaires qui pourraient être perpétrées lors des opérations de ratissage menées par les forces de l’ordre », craint Darbenski Gilbert, de l’Ordre des défenseurs des droits humains. Chili : craintes de privatisation du géant du cuivre Codelco Ce lundi 10 août 2026, le gouvernement chilien d'extrême-droite a annoncé que pour la première fois de l'histoire du pays, le géant public du cuivre Codelco pourra garder dans ses caisses 100% de ses bénéfices engrangés en 2025, afin de diminuer sa dette de réinvestir cet argent dans l'entreprise. Le chiffre exact du manque à gagner pour le budget du pays n'a pas été dévoilé, mais ces bénéfices s'élevaient à 2,4 milliards de dollars l'an dernier (2025). Le cuivre est la principale richesse du pays (plus de la moitié de ses exportations) et Codelco contribue fortement au budget de l'État. Cette décision intervient deux semaines après qu'Arturo Squella, sénateur et chef de file du Parti Républicain (le parti du président d'extrême-droite José Antonio Kast) a dit dans une interview que privatiser l'entreprise publique du cuivre devait être la prochaine étape pour le gouvernement. La déclaration a suscité de nombreuses critiques et a finalement été démentie par le ministre de l'Économie et des Mines. Elle suscite toutefois des craintes chez certains syndicats de mineurs. Codelco est issue de la nationalisation du cuivre décidée sous la présidence du socialiste Salvador Allende, renversé par un coup d'État militaire en 1973. Cette politique était le symbole de la réappropriation par les Chiliens de leurs ressources naturelles, qui devaient contribuer à financer des services publics comme l'école ou la santé. À lire aussiMatières premières: le Chili acte la création d'un nouveau géant du lithium Au Mexique, une cérémonie pour invoquer la pluie Le réchauffement climatique (provoqué par les activités humaines) et les phénomènes comme El Niño provoquent des événements extrêmes auxquels les populations rurales sont les plus vulnérables. À la fin de la saison sèche au Mexique, quand les chaleurs sont intenses et les incendies trop fréquents, dans quelques villages des montagnes de l’État de Guerrero perdure une cérémonie : la bagarre des tigres. Dédiée à la divinité de la pluie Tlalóc (qui présente les traits d’un jaguar), ce rituel invite les habitants à se battre en duel jusqu’au sang. Une goutte de sang versée sur la terre aurait la vertu d’appeler la pluie et serait la promesse de belles récoltes, explique Gwendolina Duval dans son reportage. À lire aussiMexique: des pluies diluviennes font 28 morts à travers le pays Dans le journal de La 1ère... La «galère » pour les utilisateurs des transports en commun en Martinique. Avec Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
11/08/2026 • 30:00
Le procès de Duane Davis s’ouvre ce lundi 10 août 2026 à Las Vegas. L’ancien membre de gang accusé d'avoir orchestré et participé au meurtre de Tupac Shakur, en septembre 1996. En 1996, Tupac Shakur est une star mondiale. Il a 25 ans et il a déjà obtenu 36 disques d'or, 19 de platine, 2 de diamant. Une légende née en 1971 dans le quartier d'East Harlem, à New York, dans une famille de militants pour les droits des Afro-Américains. Ses parents sont tous les deux membres des Black Panthers. En 1988, la famille déménage près d'Oakland, en Californie. Et c'est donc là que Tupac Shakur lance sa carrière professionnelle. Il s'impose rapidement comme une des figures du gansta rap, ce sous-genre du hip-hop où la culture des gangs se mêle à celle du rap. Il se distingue par son flow et ses morceaux engagés. Il y parle de racisme, de la misère des ghettos, de violences policières... Mais aussi de sujets plus légers, comme dans le mythique « California Love », qu'il interprète avec Dr Dre. Sans doute son plus gros tube. Le rappeur est également connu pour ses multiples déboires judiciaires, avec plusieurs condamnations, notamment une à quatre ans et demi de prison pour viol. Il en sortira au bout de neuf mois. Il existe à l’époque de fortes rivalités entre les rappeurs de la côte ouest et ceux de la côte est. Ça se manifeste à travers les textes, mais aussi par gangs interposés. Tupac, lui, est lié à celui des Bloods. Des liaisons dangereuses qui vont conduire à sa mort. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Au Pérou, le Chumbivilcas ne veut pas de Fujimori Au Pérou, Keiko Fujimori commence son quinquennat et prend les rênes d’un pays divisé en deux. Elle s’est imposée fin juin 2026 avec seulement 50 000 voix d’avance sur son adversaire de gauche rurale Roberto Sanchez. Une nette fracture entre Lima, la capitale, et les régions du Sud, profondément anti-fujimoriste. Un rejet quasi unanime, dans une région où la mémoire de la dictature de son père reste vive, comme en témoigne la région de Chumbivilcas. Ici, plus de 95% de la population a voté pour Roberto Sanchez et ne veut pas de Keiko Fujimori comme présidente. Un reportage de notre correspondant, Martin Chabal. La difficulté d’être artiste en Haïti L'invitée Haïti du jour est la comédienne et chanteuse Néhémie Bastien. En France pour participer au festival Les Turennales à Turenne, en Corrèze, Néhémie Bastien proposera des créations musicales et littéraires. Elle revient avec Olivier Rogez, du service Culture de RFI, sur la difficulté d'être artiste en Haïti dans la situation actuelle. Le journal d’Outre-mer la 1re Une première en Guyane : dimanche matin (9 août 2026), le grand public a pu participer à un rituel chamanique.
10/08/2026 • 30:00
Après quatre ans de gouvernance de gauche, l'extrême droite prend les rênes du pouvoir en Colombie. Le nouveau président Abelardo de la Espriella est investi ce vendredi 7 août 2026. Abelardo de la Espriella a fait de la lutte contre l’insécurité et la criminalité l’une de ses priorités. Pour marquer cet engagement, il a choisi de prêter serment à Cali, une région touchée par plusieurs attentats ces derniers mois, plutôt que dans la capitale Bogota. Ce début de mandat devrait donc être marqué par une stratégie répressive, une offensive militaire et par la fin des négociations avec les groupes armés et criminels. Une rupture, donc, avec la politique de « paix totale » et de dialogue du président sortant Gustavo Petro. Les explications de Sarah Krakovitch, du service International de RFI. Un éléphant blanc au Sénat colombien En ce mois d'août 2026, RFI vous propose une série de portraits de jeunes qui feront parler d’eux dans les six prochains mois. Cap aujourd’hui sur la Colombie où un éléphant blanc siège désormais au Congrès. El Elefante blanco, Luis Carlos Rua de son vrai nom, est un militant anti-corruption qui dénonce depuis des années la mauvaise utilisation des fonds publics sur les réseaux sociaux, déguisé en éléphant blanc. Il vient de se faire élire sénateur. Son portrait par Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. En Haïti, des hospitalisations qui posent question En Haïti, des membres de gangs, et même l'un de leurs principaux chefs, profiteraient de conditions de soins privilégiées dans un hôpital de Carrefour, à une dizaine de kilomètres à l'ouest du centre de Port-au-Prince. C’est ce que révèle une enquête du média d’investigation indépendant Ayibopost. Nous en parlons avec son auteur, Jérôme Wendy Norestyl. À écouter aussiEn Haïti, les conséquences dramatiques de la pénurie de poches de sang Le journal d’Outre-mer la 1re Une immersion dans le service territorial de la police judiciaire et scientifique de Cayenne, en Guyane.
07/08/2026 • 30:00
Le processus d’inscription sur les listes électorales a commencé depuis une semaine en Haïti. L’un des enjeux majeurs des élections dont le premier tour doit avoir lieu le 13 décembre 2026, c’est la participation ou non des figures politiques sous sanctions internationales. Les deux enjeux majeurs des élections à venir concerne la participation des Haïtiens au scrutin, avec un processus d’inscription particulièrement lent et long, et la validation des candidatures. Or, remarque Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste, nombre de ces candidats sont aujourd’hui visés par des sanctions internationales en raison de liens présumés avec les gangs ou de soupçons de corruption. Le Nouvelliste revient aussi sur la question du kidnapping. La PNH, la police nationale haïtienne, a annoncé le renforcement de son dispositif de sécurité à Delmas. Une annonce attendue, observe Frantz Duval, car la police était jusqu’ici aux abonnés absents. « La police a refait surface. C’est une bonne chose. Mais on va voir ce qu’elle va faire concrètement », dit-il. Le quotidien rapporte enfin qu’aux États-Unis, une juge fédérale a levé l’ordonnance qui empêchait encore l’administration Trump d’appliquer la fin du TPS, le statut de protection temporaire dont bénéficiait les quelque 330 000 Haïtiens résidents dans le pays. Ceux-ci ne pourront plus conduire ou travailler, et risqueront à tout moment d’être arrêtés par l’ICE, la police de l’immigration. « Aux États-Unis, quand vous ne travaillez pas et que vous ne pouvez pas conduire, vous n’existez pas », remarque Frantz Duval. À écouter aussiÉtats-Unis : pourquoi 350 000 Haïtiens perdent-ils leur protection? Les influenceurs mexicains ciblés par les cartels Au Mexique, les cartels tuent aussi les influenceurs. Le dernier exemple en date est celui de César Gastélum, un créateur de contenu âgé de 25 ans, abattu en pleine rue à Culiacan, la capitale de l'État de Sinaloa. Il est le neuvième influenceur tué dans cet État de l’est du pays depuis septembre 2024. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Au Salvador, quel avenir pour le bitcoin ? Le président Nayib Bukele avait fait du bitcoin une monnaie légale en 2021. Cinq ans plus tard, le bilan est contrasté. Si le gouvernement continue de promouvoir son image de pionnier des cryptomonnaies, l'usage du bitcoin reste très limité dans la vie quotidienne des Salvadoriens. Un reportage de notre correspondante régionale, Marie Griffon. À écouter aussiLe Salvador abandonne le bitcoin comme monnaie officielle Le journal d’Outre-mer la 1re Lentement mais sûrement, la rétrocession aux collectivités locales du foncier détenu par l’État en Guyane se poursuit…
06/08/2026 • 30:00
Washington a annoncé, ce mardi 4 août 2026, révoquer le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays nord-américain. Après une période d'entente cordiale entre Donald Trump et Lula, les relations entre les deux géants du continent ne cessent de s'envenimer depuis quelques mois, à l'approche de l'élection présidentielle prévue au Brésil en octobre 2026. C'est une escalade « sans précédent, de l'avis même des diplomates brésiliens et états-uniens », au moins depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, souligne Anaïs Fléchet, professeure d'histoire à Sciences Po Strasbourg. Ce mardi, l'administration de Donald Trump a annoncé avoir révoqué le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays, sans toutefois que cela entraîne son expulsion. Une réaction, selon Washington, au retard des autorités brésiliennes à donner leur agrément à l'ambassadeur états-unien nommé en juin 2026. Insultes et attaques par président interposé « Cette bataille diplomatique s'inscrit dans une suite d'épisodes marquant une dégradation des relations bilatérales », poursuit la spécialiste du Brésil. En juillet, les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane à une série de produits brésiliens. « Au niveau rhétorique, cela passe aussi par le soutien affiché de l'administration Trump à la candidature de Flavio Bolsonaro », fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro et candidat à l'élection présidentielle face au président sortant de gauche Lula. « Ce soutien se manifeste soit par des déclarations directes depuis les États-Unis, soit par exemple via un tiers comme le président argentin Javier Milei, qui s'est rendu au Brésil lors de la convention d'investiture de Flavio Bolsonaro comme candidat et qui multiplie les insultes et les attaques vis-à-vis du président Lula, précise la chercheuse. Ce qui a provoqué également une crise diplomatique avec l'Argentine ». Brasilia a invité ce mardi l'ambassadeur argentin à rentrer chez lui. Une courte entente cordiale Pourtant, malgré leurs divergences idéologiques, Donald Trump et Lula avaient manifesté publiquement leur bonne entente à plusieurs reprises depuis le retour à la Maison Blanche du milliardaire états-unien. « Curieusement, lors de l'assemblée générale des Nations unies l'an dernier (2025), les deux hommes se sont croisés dans les couloirs de l'ONU un peu par hasard avant leur intervention et Donald Trump a fait l'éloge de Lula lors de son discours. Quelque chose s'est passé. Les deux hommes se sont revus lors du sommet l'ASEAN en octobre 2025, puis Lula est allé en visite à Washington et tout s'est plutôt bien passé entre eux deux », rappelle Thomas Zicman de Barros, docteur associé au Cevipof, à Sciences Po Paris. À lire aussiMalgré leurs divergences, Trump et Lula affichent leur satisfaction après une réunion à la Maison Blanche Accusations d'ingérence électorale Après cette visite survenue en mai, les relations se sont à nouveau tendues, à l'approche de l'élection présidentielle prévue en octobre 2026. Lula a été investi officiellement dimanche 2 août par son parti pour tenter de décrocher un quatrième mandat et affrontera donc Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro. Le gouvernement brésilien accuse les États-Unis d'ingérence électorale, et a refusé en juillet d'octroyer des visas à deux fonctionnaires du département d'État américain. Lula les a accusés publiquement de vouloir « s'immiscer dans les élections ». Ils sont soupçonnés d'avoir voulu participer à une campagne de désinformation visant à mettre en doute le système de vote électronique au Brésil. Le Brésil isolé dans une Amérique largement acquise à l'extrême-droite De fait, l'administration Trump, et en particulier son chef de la diplomatie Marco Rubio, voudraient voir basculer à l'extrême-droite le Brésil, l'un des rares pays encore gouverné par la gauche sur le continent. « Le basculement d'une série de pays vers l'extrême-droite dans le reste du continent a encouragé l'administration Trump et en particulier Marco Rubio vers une ligne dure. Des pays dans lesquels les États-Unis sont intervenus pour soutenir des candidats d'extrême-droite, comme en Colombie, au Chili, ou encore en Argentine, analyse Anaïs Fléchet. Ce basculement régional isole le Brésil et rend l'action de Marco Rubio et des États-Unis plus directe et plus offensive dans le pays dernièrement. » Cet interventionnisme pourrait se révéler être une arme à double tranchant pour Washington, car « le Parti des travailleurs de Lula a fait de la défense de la souveraineté nationale un thème de campagne majeur, ce qui se double d'une dénonciation de l'ingérence des États-Unis et renvoie aussi à un discours plus ancien de dénonciation de l'impéralisme des États-Unis », explique Anaïs Fléchet. Aux États-Unis, une association aide des familles à rendre visite à leurs proches en prison Depuis deux décennies, la Pennsylvania Prison Society, une organisation à but non lucratif financée par l'État de Pennsylvanie, permet chaque année à des milliers de personnes (principalement des femmes noires) de rendre visite à leurs proches détenus dans les prisons d'État. Mais l'ONG a bien failli devoir mettre fin à son activité, avant d'obtenir sur le fil un nouveau financement pour l'année prochaine. Car depuis la pandémie de Covid-19, le système carcéral s'est transformé et tourné davantage vers des visites virtuelles, en visioconférence. À Philadelphie, François-Damien Bourgery a suivi une des visites organisées par l'association. Haïti : les Gonaïves face à la saison des cyclones La saison cyclonique, débutée en juin 2026, frappe de plein fouet la ville des Gonaïves et ses environs. Mi-juillet 2026, des pluies diluviennes accompagnées de vents violents se sont abattues sur plusieurs communes du département de l’Artibonite. Dans la section communale de La Pierre, située à une dizaine de kilomètres au nord-ouest des Gonaïves, les vents ont déraciné des arbres et arraché des toitures. Deux personnes sont mortes, dont une enfant de 9 ans. La saison des cyclones atteint généralement son pic au mois de septembre en Haïti. Ronel Paul a joint pour RFI la Protection civile locale et une ONG italienne sur place, pour mieux comprendre comment elles tentent de prévenir les risques liés aux ouragans et aux cyclones en cette saison. À écouter aussiCap-Haïtien : mouvement de colère face aux inondations Dans le journal de La 1ère... Lancée en février 2026 en Martinique, la pétition « anti-algues sargasses » n’a pour l’instant pas atteint son objectif, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?
05/08/2026 • 30:00
Des parlementaires du Parti national libertarien, proches de la coalition du président d'extrême-droite José Antonio Kast, demandent au dirigeant du pays la création d'un Musée « de la vérité ». Il s'agirait, selon eux, de commémorer les « victimes » du gouvernement socialiste de Salvador Allende entre 1970 et 1973, juste avant le coup d’État militaire. Il existe bien à Santiago du Chili un Musée de la mémoire et des droits humains : un grand bâtiment contemporain couleur bronze, proche du centre historique de la capitale. On y trouve de nombreux témoignages et archives des crimes commis sous la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), qui a fait plus de 3 000 morts. Pourtant, ce musée serait incomplet, selon certains élus d'extrême-droite qui voudraient créer un autre lieu présentant leur propre version de l'histoire. Pénuries Sept parlementaires d'ultra-droite, membres du Parti national libertarien, ont présenté en juin une résolution demandant au président d'extrême-droite José Antonio Kast (au pouvoir depuis mars) la création d'un Musée « de la vérité ». Ces élus défendent l’idée selon laquelle le coup d’État militaire était justifié et nécessaire, et souhaitent dénoncer « les abus, la famine ainsi que l’humiliation » qu’auraient subi des millions de Chiliens pendant ces trois années où la coalition de gauche, l'Unité Populaire, gouvernait le pays après avoir accédé démocratiquement au pouvoir en 1970, et avant d'être déstabilisée puis renversée par un coup d'État soutenu par la CIA. Pourtant, explique la correspondante de RFI à Santiago, il ne sera pas question dans ce musée de l'ingérence des États-Unis au Chili. « Il s’agira d’un musée concernant l’histoire des Chiliens, pas celle des États-Unis, se défend Paulina Muñoz, l'une des élues à l'origine de la proposition. Il y aura des témoignages, des documents mais à travers le regard des Chiliens », sans plus de contexte, confirme-t-elle, jointe par Naïla Derroisné. Intervention des États-Unis « Comprendre la période de l’Unité Populaire sans considérer le contexte interaméricain me parait très compliqué. Car de nombreux événements ayant eu lieu pendant cette période, comme par exemple les pénuries, ont été le fruit d’interventions nord-américaines. L’utilisation de l’Histoire par la droite chilienne souffre d’un manque de méthodologie, estime Camila Gatica, professeure assistante au département des Sciences Historiques de l’Université du Chili. De plus, penser qu’il n’existe qu’une seule vérité et qu’elle est statique, me parait très problématique. Tout comme parler des pénuries alimentaires sans mentionner le programme de nutrition infantile instauré par l’Unité Populaire.» Au Panama, des habitants manifestent contre un barrage destiné à alimenter le canal « Non au barrage », voilà ce qu'on pouvait lire notamment sur les banderoles de manifestants dans la capitale panaméenne ce lundi 3 août 2026. Près de 300 personnes s'y sont réunies, notamment des habitants et paysans, riverains du fleuve Indio, où doit être construit un barrage pour créer un lac artificiel destiné à alimenter le canal de Panama, menacé par la sécheresse. Les habitants, qui seront expropriés, se sentent trahis par l'État et dénoncent aussi le déplacement des tombes de leurs ancêtres enterrés dans huit cimetières qui se trouvent dans l'emprise du futur barrage. À lire aussiRéchauffement climatique: la pénurie d'eau douce menace la viabilité du canal de Panama Grenadye Alaso, d'où vient le cri de ralliement des supporters haïtiens ? Ces deux mots ont été scandés par tous les supporters haïtiens lors de la Coupe du monde de football masculin 2026. À l'origine, ordre militaire de l'armée coloniale française, la phrase « Grenadiers à l'assaut » a été détournée par des esclaves en armes, il y a plus de deux siècles. Pendant la guerre d'indépendance, elle devient un cri pour tenir bon et avancer malgré tout. La mémoire de la Révolution a toujours été mobilisée dans la culture populaire haïtienne. « Les Haïtiens ont toujours eu un attachement très romantique, presque épique, à leur histoire. Le football n'est que le terrain d'expression de ce patriotisme », explique le géographe Jean-Marie Théodat, de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, interviewé par Léonie Magro del Baño. Avec la qualification d'Haïti pour sa première Coupe du monde en 52 ans, plus d'une vingtaine de chansons ont vu le jour en quelques semaines, au pays comme dans la diaspora. Parmi elles, « Ayiti Nan Batay », de la chanteuse Ayiiti, en featuring avec Boukman Eksperyans et Paul Beaubrun. « On s'est qualifiés le 18 novembre, le jour de la bataille de Vertières : c'est hyper symbolique. J'ai voulu rendre hommage aux grenadiers de maintenant et de l'époque », témoigne l'artiste auprès de RFI. À lire aussiCoupe du monde 2026: les larmes et la fierté des supporteurs après l’élimination d'Haïti Dans le journal de La 1ère... Le ministre français de l’action et des comptes publics a atterri ce lundi (3 août 2026) en Guyane, d'où il a confirmé l’arrivée en 2027 de 15 douaniers supplémentaires, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: démantèlement d'un réseau de passeurs qui faisait transiter des migrants syriens par la Guyane
04/08/2026 • 30:00