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Navigantes

Navigantes, c’est le podcast des femmes en course et des femmes de la course : celles qui régatent - au large comme entre trois bouées - mais aussi celles qui œuvrent à terre, sous les projecteurs ou non. Objectif : mettre en lumière les parcours, les bonnes pratiques, les réussites mais aussi les difficultés et les échecs de toutes les femmes qui se lancent dans l’aventure de la voile de compétition. Des rôles modèles aux femmes célèbres, en passant par les futurs talents. Dans ce nouveau rendez-vous, au-delà de leur parcours, les femmes skippers, les régatières, les organisatrices, les communicantes, les techniciennes, les sponsors, toutes générations confondues, nous racontent leur vie dans les méandres de la voile de compétition. Comment elles mènent de front un quotidien aux multiples facettes de sportive de haut niveau, de championne, d’experte, de femme d’affaires, de mère, d’épouse… Comment elles ont pu - comment elles ont dû - faire leur place et parfois… prouver leur légitimité, dans un des rares sports où les femmes peuvent prendre le même départ que les hommes. Où homme et femme peuvent se retrouver sur un même bateau dans une même compétition. Un temps en tête à tête avec elles pour évoquer aussi ce qui les anime, leurs bonheurs intenses et leurs cicatrices, les victoires et les doutes, pour parler de celles et ceux qui les ont guidées, de ce qu’elles attendent aussi de l’évolution des mentalités. Des discussions et des femmes inspirantes. Voilà… Navigantes. Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Post production : Grégoire Levillain Générique : All the summer girls Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Titres

Laure Galley, la cartésienne
Laure Galley a intégré il y a deux ans la Sailing Academy de l’écurie DMG Mori, celle du skipper Kojiro Shiraishi en lice pour un deuxième Vendée Globe. L’équipe, qui a donc aussi vocation à promouvoir les jeunes talents, a porté la jeune rhétaise dans sa première Mini Transat en 2023 (4e de la première étape) ; ingénieure en mécanique et conception, elle amène aussi son savoir-faire technique au sein du team.Laure est tombée dans la marmite toute petite avec des parents régatiers, a tiré ses premiers bords avec son père - « Je ne voulais naviguer qu’avec lui, dit-elle, j’avais une confiance absolue ». Pourtant, devenir navigatrice professionnelle n’a jamais été un moteur, elle est d’ailleurs venue tard à la compétition : « J’ai commencé quand je suis allée en Angleterre et en Nouvelle-Zélande dans le cadre de mes études. »Elle reconnaît être « encore une des moins féroces sur l’eau » et se revendique « très cartésienne ». Son ascension est rapide, même si elle veut monter les marches une par une ; elle fait aujourd’hui partie de celles sur qui il faut compter.Si The Ocean Race est une course qui lui fait très envie, en août prochain elle prendra le départ de la Solitaire du Figaro à la barre du bateau acheté pour elle par DMG-Mori, son premier rêve. « Je vais avoir 30 ans début septembre, ce serait un joli cadeau de faire quelque chose de beau sur cette course. »Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft.Diffusé le 17 avril 2024Post production :  Grégoire LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
49:31 17/04/2024
Sarah Steyaert, l’hypersensible
A 37 ans Sarah Steyaert s’apprête à disputer ses quatrièmes Jeux olympiques. Après Pékin (5e) et Londres (16e) en Laser Radial, Rio en en 49er Fx (6e), elle avait pourtant décidé d’arrêter sa carrière d’athlète de haut niveau pour se consacrer à son métier de professeure des écoles tout en devenant maman, puisqu’elle a donné naissance à deux petites filles. Jusqu’à ce que la double médaillée olympique en planche (or à Rio, argent à Tokyo), Charline Picon, vienne la sortir de sa retraite pour tenter un pari un peu fou : décrocher une troisième médaille aux Jeux de Paris 2024, cette fois en 49er FX, médaille que Sarah n’a jamais réussi à décrocher. Charline découvre alors le 49er FX, Sarah a arrêté depuis 5 ans, les deux « mamas », comme elles se surnomment, repartent presque de zéro, mais en deux ans et demi, à force de travail, de gamelles, mais également au prix d’une organisation familiale au cordeau, elles parviennent à décrocher leur sélection dans cette série très spectaculaire. Au moment d’entamer la dernière ligne droite de la préparation olympique, la championne du monde de Laser Radial (2008) estime qu’elle se connaît mieux aujourd’hui, notamment parce qu’elle a réussi à mettre des mots sur ce qui faisait sa particularité : “Je suis hypersensible, maintenant je le sais et je compose avec.”Elle se décrit aussi comme une barreuse très instinctive et sait que le chemin est encore long avant d’aller décrocher le graal…  Mais même si c’est dur, ça reste… “un jeu”, souligne-t-elle.Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft.Diffusé le 10 avril 2024Post production :  Grégoire LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
50:53 10/04/2024
Sylvie Viant, incontournable et pionnière
Sylvie Viant est une figure incontournable de la course au large en même temps qu’une pionnière. Elle a ainsi disputé la toute première Whitbread, course autour du monde en équipage par étapes, en 1973 à bord de la goélette Grand Louis menée par son père André, avec à bord son frère Jimmy et des marins comme Philippe Facque, Patrice Carpentier, Loïc Caradec… Elle a ensuite été la première femme directrice de course, ”un rôle qui n’existait pas avant”, aux manettes de grandes compétitions hauturières, comme la Transat anglaise ou la Transat Jacques Vabre, continuant alors à jongler entre navigations et deux enfants. Si elle a finalement passé la main de la Transat Jacques Vabre à Francis Le Goff, cette femme discrète et souriante n’est jamais bien loin des pontons, restant une référente dans le domaine de la direction de course. Tout un parcours sur lequel elle revient, à grand renfort d’anecdotes, dans cet épisode qu’on ne voit pas passer.Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft.Diffusé le 20 mars 2024Post production :  Grégoire LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
70:31 20/03/2024
Louise Cervera, l'année des premières
A bientôt 26 ans, Louise Cervera s’offre des premières : elle a en effet été la première athlète française sélectionnée en voile pour les Jeux olympiques de Paris 2024, en ILCA 6. Elle disputera par conséquent ses premiers JO, elle qui avait eu un avant-goût de ce que représentait cette compétition en étant partenaire d’entraînement de Marie Bolou lors des Jeux de Tokyo. « J’ai adoré cette expérience, je ne me suis jamais sentie dans l’ombre de Marie, elle m’a associée à tout, tout le temps. »Pour la première fois également, Louise Cervera est montée sur un podium européen, en l’occurrence la médaille de bronze des championnats d’Europe disputés à Athènes, quelques semaines après avoir mis le sésame olympique dans sa poche. Elle le dit, « ce n’est qu’une étape », et la spécialiste d’ILCA 6 (ex Laser Radial) n’a pas vraiment eu le temps de rester sur son petit nuage, concentrée sur l’objectif à venir, fin juillet sur le plan d’eau de Marseille.Licenciée au YC de Mandelieu, Louise connaît la Méditerranée par cœur, l’aime au plus profond d’elle-même, tout comme la voile et la compétition, au point de confier : « Plusieurs jours sans naviguer, c’est une torture. » Parallèlement, elle a tracé sa route en faisant un DUT de génie mécanique et productique, avant d’étudier à l’INSA de Lyon, l’objectif qu’elle s’était fixé. Elle mène de front deux projets exigeants et ça tombe bien, la lasériste n’aime pas quand c’est facile…Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft.Diffusé le 6 mars 2024Post production :  Grégoire LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
51:45 06/03/2024
Aloïse Retornaz, des Jeux à la Coupe
Depuis quinze ans, Aloïse Retornaz navigue au plus haut niveau, avec en point d’orgue une médaille de bronze en 470 aux Jeux olympiques de Tokyo avec Camille Lecointre. "C’était beaucoup d’émotion. Le fait d’avoir partagé ensuite cette histoire avec mon entourage ou dans ldes écoles, c’était un cadeau. J’espère que ça a inspiré les petites filles", dit-elle.Poussée dès son plus jeune âge à la voile par un papa et deux sœurs férus de ce sport, elle s’est découvert une âme de compétitrice à 9 ans. Depuis, Aloïse n’a plus lâché, tout en poursuivant un cursus scolaire et universitaire, ce qui lui vaut d’être diplômée de l’école d’ingénieur des hautes technologies et du numérique de Rennes. Et lui permet de trouver un équilibre : "Quand on est en compétition aux quatre coins de la planète, on peut être vite coupé du monde réel".L’an dernier, elle a dû stopper sa préparation olympique pour les Jeux de Paris en 470 mixte, "un choix un peu contraint", commente celle qui fut élue marin de l’année 2019 avec Camille Lecointre. En parallèle, elle a initié un projet avec Paola Amar en vue de la première Women America’s Cup de l’histoire, à l’automne 2024 à Barcelone, en démarchant des sponsors et en se rapprochant de Stephan Kandler, cofondateur du défi Orient express Racing Team.Ce qui lui vaut aujourd’hui de faire partie des neuf navigatrices sélectionnées pour représenter la France, à sa grande satisfaction : "Je crois que j’ai rêvé devant la Coupe de l’America avant les Jeux Olympiques", sourit-elle.  A 30 ans, Aloïse Retornaz va accomplir ce rêve, consciente de vivre un moment charnière pour ce qui est de la mixité dans la société, et dans la voile en particulier.Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft.Diffusé le 21 février 2024Post production :  Grégoire LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
54:46 21/02/2024
Alizée Vauquelin, la globe-trotteuse
A 30 ans, Alizée Vauquelin n’a jamais eu peur d’emprunter plusieurs chemins. Diplômée de l’école d’architecture et paysage de Bordeaux avec un mémoire sur les villes connectées, elle bifurque vers l’architecture navale. La voile fait partie de son ADN familial, à force de croisières en famille dès l’enfance, “même quand il faisait froid l'hiver à La Rochelle”.Cette Bordelaise débute sa carrière professionnelle en Espagne dans un chantier naval, avant de partir dix mois voyager autour du monde, sa façon à elle d’aller se nourrir d’autre chose : “Voyager m’est nécessaire, c’est mon équilibre.” Passée par le bureau d’études de l’Imoca Arkea Paprec, elle est ensuite devenue directrice technique de l’équipe Biotherm de Paul Meilhat, poste qu’elle occupe aujourd’hui, même si le mot de "directrice" la fait sourire : “On est une petite équipe”, souligne-t-elle.Elle plonge alors dans le grand bain avec la folle expérience de The Ocean Race, une tranche de vie inoubliable, à l’image de cette nuit “où il a fallu trouver mille solutions pour remettre le bateau en état”. Alizée Vauquelin a du bagout, sans doute ses origines italiennes, beaucoup d’humour et d’énergie. Il en faudra pour le grand défi que représente le Vendée Globe en fin d’année.Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft.Diffusé le 7 février 2024Post production :  Grégoire LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
47:25 07/02/2024
Tiphaine de Castro Champon, femme de convictions
Tiphaine De Castro Champon a grandi dans l’hémisphère sud, voyageant dès son plus jeune âge avec ses parents expatriés, ce qui lui donne le sens de l’autre très tôt, qu’elle combine tout aussi tôt avec un amour sans borne pour la mer et la navigation.Après des études en commerce et marketing international en région parisienne, elle débute dans l’écurie de Roland Jourdain, alors skipper de Veolia Environnement. Pendant cinq ans, elle apprend au contact de « Bilou », sa fibre pour la préservation de la planète ne fait alors que grandir.Elle s’engage ensuite chez Mer agitée aux côtés de Michel Desjoyeaux, dont elle dit qu’il "lui a donné sa légitimité". La preuve : elle prend les rênes du projet Imoca Macif de François Gabart, chapeauté au départ par "le Professeur", puis celles du trimaran du même nom, à l’époque une des premières femmes à la tête d’un projet course au large de cette ampleur.Sa carrière prend ensuite un nouveau virage : elle retrouve Roland Jourdain et Kaïros, structure pour laquelle elle devient directrice adjointe au développement durable. L’avenir de la planète, la nécessité de tendre la main aux autres : ces convictions restent fortement ancrées chez cette femme de l’ombre, inspirante.Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft.Diffusé le 24 janvier 2024Post production :  Grégoire LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
52:41 24/01/2024
Lou Mourniac, ADN familial
Lou Mourniac fait partie d’une tribu soudée de régatiers bien connus en France : son père Jean-Christophe, dit “Kiki”, est un spécialiste reconnu du catamaran de sport, un temps associé en Tornado à son oncle Philippe, aujourd’hui directeur de l’équipe de France de voile olympique, tandis que son frère Tim est candidat à la sélection pour les JO de Paris 2024 en Nacra 17 et que son cousin Bruno a notamment remporté le Tour Voile en 2018 !Autant dire que la voile est une histoire d’ADN dans la famille Mourniac et que Lou avait peu de chance d’échapper à cette passion : à 18 ans, elle décroche ainsi le titre de championne du monde 2022 de Nacra 15 avec Clément Martineaux sur le lac de Garde. “Ça a été une consécration, la meilleure façon de mettre un terme à mon parcours en « jeune » et ça m’a appris à gagner”, confie-t-elle, avant d’ajouter, sourire en coin : “Je voulais aussi me faire un prénom dans cette famille.”Au printemps dernier, elle participe aux sélections pour intégrer l’équipe jeune du défi français Orient Express Racing Team pour la prochaine Youth America’s Cup à Barcelone. “J’ai été retenue mais je n’étais que dans la « réserve », je crois que ça m’a donné la gnaque pour donner encore plus”. En novembre, elle remporte ainsi à Barcelone la 69F Youth Foiling Gold Cup, avec Enzo Balanger, Théo Revil et Gaultier Tallieu, face au gratin mondial. Une victoire marquante - “On était tous en osmose, c’était magique” - et décisive, puisque dans la foulée, elle est retenue pour faire partie des 6 membres de l’équipage jeune du défi tricolore, qui représentera la France à Barcelone en octobre 2024, seule femme sélectionnée dans ce groupe. “Ça ne me pose aucun problème, c'est très naturel, toute ma carrière, j’ai navigué en mixte”, commente-t-elle.D’ici l’automne 2024, la navigatrice de 20 ans va se plonger à fond dans ce rêve de Coupe et mettre un peu de côté ses études d’architecte à l’ENSA de Nantes, même si elle reconnaît que “ces deux piliers me soutiennent, les études et la compétition, les deux univers sont très complémentaires”.Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft.Diffusé le 10 janvier 2024Post production :  Grégoire LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
45:41 10/01/2024
[REDIFFUSION] - Elodie Bonafous, la guerrière
En cette fin d’année Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de ré-écouter les 2 épisodes de Navigantes les plus suivis en 2023. Votre podcast revient dans son format habituel le 10 janvier, toute l’équipe de Tip & Shaft vous souhaite, avec quelques jours d’avance, une très bonne année 2024.C’était chanteuse comme Lorie ou navigatrice comme Ellen Mac Arthur ! Voilà l’avenir que s’était imaginé, toute petite, Elodie Bonafous au milieu des posters de ses idoles sur les murs de sa chambre. Pour ce qui est de la voile, elle a mordu dedans dès son plus jeune âge : “Quand le vent était fort, mon père se disait qu’il n’allait pas m’emmener naviguer, mais moi, j’allais chercher mes bottes et mon ciré et je me cachais dans la coffre de sa voiture.”Au lycée à Brest, elle combine études et 420 sans cependant “trouver une équipière qui ait la même motivation”, ce qui la pousse à se tourner vers l’équipage. J80, match-race, elle fédère autour d’elle des équipages entièrement féminins et devient championne du monde universitaire. Elle décroche son Master 2 Activité physique adaptée et santé et commence à travailler dans un Ehpad. Mais l’appel de la mer, et plus particulièrement du Figaro reprend le dessus : “Je suivais à fond la Solitaire du Figaro en 2019, je me suis dit que ma place était sur l’eau et j’ai quitté mon travail.”Ça tombe bien, puisqu’au même moment, la filière de formation Bretagne-Crédit Mutuel de Bretagne, qui a vu éclore les Cammas, Le Cléac’h, Gabart et autres, crée une voie spécifique pour les femmes. Elodie Bonafous met tous les moyens de son côté pour se préparer et remporte la sélection, devenant la première skipper Bretagne-CMB Océane. Première Solitaire en 2020 à 24 ans (25e), deuxième l’année suivante, avec une 12e place à la clé, ce qui lui permet d’attirer l’attention du groupe Quéguiner qui la choisit pour succéder à Tanguy Le Turquais. “Mon sponsor ne m’a pas choisie parce que j’étais une femme, mais plutôt parce que j’avais prouvé ma volonté et mes capacités sur l’eau.” Et il ne le regrette pas, puisque sur la Solitaire 2022, la navigatrice de la baie de Morlaix devient la deuxième femme de l’histoire - et première Française - à monter sur un podium d’étape. Elle reçoit aussi le prix de la combativité, ce qui sied plutôt bien à celle qui se définit comme “une guerrière” quand elle est sur l’eau. Si elle se pose des questions sur le bien fondé des quotas qui, sur certaines courses, imposent des femmes à bord, Elodie Bonafous reconnaît que “ça permet d’ouvrir des portes, ça m’en a ouvert une incroyable avec la filière Océane”.A 27 ans, elle entame sa quatrième saison en Figaro avec des objectifs précis : finir dans le top 5 des grandes compétitions de l'année, la Transat Paprec en double mixte, qu’elle courra avec Martin Le Pape, et la Solitaire du Figaro. Avec, plus loin, dans un coin de la tête le Vendée Globe 2028. Histoire de marcher sur les traces de celle dont le poster ornait les murs de sa chambre d’enfant… Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft.Première diffusion le 15 février 2023. Rediffusé le 3 janvier 2024.Post production : Grégoire LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
45:07 03/01/2024
[REDIFFUSION] - Anne Le Cam, l’humain avant tout
En cette fin d’année Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de ré-écouter les 2 épisodes de Navigantes les plus suivis en 2023. Votre podcast revient dans son format habituel le 10 janvier, toute l’équipe de Tip & Shaft vous souhaite, avec quelques jours d’avance, une très bonne année 2024.Véritable pilier des projets de son mari Jean, Anne Le Cam n’était pourtant absolument pas prédestinée à se retrouver embarquée sur ses projets au long cours. A la fin des années 80, elle débarque à Port-la-Forêt “pour se reconstruire”, elle n’en dira pas plus. Elle travaille d’abord pour Nautisme en Finistère, “une expérience merveilleuse”, qui va lui permettre de mettre en avant sa capacité à monter des projets et son sens de l'humain.Dans le même temps, elle devient la compagne de Jean Le Cam, sans pour autant être une fan de voile et de course au large, confiant : “Je ne sais pas si j’ai vraiment une histoire d’amour avec la mer et les bateaux.” Ce qui ne l’empêche pas d’accompagner ce dernier dans ses aventures maritimes, tournées depuis maintenant vingt ans autour du Vendée Globe. Elle trouve aussi le temps de monter son restaurant, Le Kinawa, à quelques mètres du pôle Finistère de Port-la-Forêt, dont Jean est un pilier. ”Au départ, je devais faire des plats pour que les marins les emportent en mer, finalement, c’est devenu un restaurant. J’ai repris des études, car ça ne s’invente pas”.Tout en faisant tourner la boutique, Anne Le Cam vit de l’intérieur les courses et les tours du monde de son mari, l’aide dans la recherche de sponsors, le porte quand il est en mer et… soigne son cancer du sein. Ça fait beaucoup. “Je pense que nous les femmes, on a une énergie assez considérable”, explique-t-elle. Lors de la dernière campagne de Vendée Globe de Jean, elle était chef du projet, cravachant aux côtés de son marin de mari pour que le projet voie le jour. “Etre au départ était déjà une sacrée victoire”.Quand il est en mer, elle prend son rythme - “Je suis un peu libre, je fais ma vie” sourit-elle - mais toujours à l’affût d’un appel et présente s’il a besoin de parler. “Quand il y a eu l’accident de Kevin (Escoffier), je l’ai eu en pleurs, il pensait qu’il ne le retrouverait pas, et puis Kevin est monté à bord, ça a été les montagnes russes de l’émotion.” Ces derniers temps, même si elle n’est jamais très loin du chantier dans lequel Jean construit son nouveau bateau, Anne a décidé de prendre un peu de recul, parce  qu’elle aimerait ouvrir un nouveau chapitre en s’adonnant à un rêve de toujours : écrire. Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft.Première diffusion le 24 mai 2023Rediffusé le 27 décembre 2023Post production :  Grégoire LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
52:43 27/12/2023
Julia Huvé, la com à cœur
Julia Huvé a débuté sa carrière il y a plus de 25 ans sur un coup d’audace : à l’époque étudiante en maîtrise des techniques et langages des médias à la Sorbonne, elle tape à la porte des bureaux de 6e Sens, le défi français pour la Coupe de l’America. "La Coupe, la Nouvelle-Zélande, je voulais faire partie de l’aventure, j’ai même proposé de faire les cafés." Elle fait beaucoup plus puisqu’elle est embauchée dans l’équipe de la communication, point de départ de douze années dans cet univers de la Coupe, entre défis tricolores successifs et organisation de l’épreuve elle-même. "C’était tellement riche de travailler avec des Italiens, des Anglais, des Espagnols…" L’opportunité se présente ensuite de travailler auprès de Thomas Coville et Sodebo, auprès duquel elle va construire une histoire au long cours, ce qui lui fait dire : "Arriver à un degré de confiance avec le skipper pour qui tu travailles, c’est le plus important." Multipliant parallèlement les expériences – auprès notamment de Kito de Pavant, du Gitana Team, de Spindrift racing et de l’équipe Dongfeng Race Team pendant la Volvo Ocean Race 2017-2018 -, la « communicante » voit son métier évoluer de façon drastique : "La vidéo a changé tellement de choses ! Avoir des mediaman à bord par exemple, c’est génial." Aujourd’hui, à 45 ans, elle est directrice de la communication de l’Imoca, qui n’a cessé de se développer ces dernières années. "Je suis fière de ce qu’on a réussi à faire avec cette classe", confie celle qui, lors de cet entretien, rend un vibrant hommage à Pierre, son compagnon, et à sa mère, très présente pour l’aider à jongler entre sa vie à 200 à l’heure autour du monde et celle de maman de deux filles. "Sans elle, je n’aurais pas pu faire tout ça." Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 13 décembre 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
63:41 13/12/2023
Marie Gendron, passion et abnégation
A 31 ans, Marie Gendron vient de signer une sacrée performance sur La Boulangère Mini Transat en terminant à la quatrième place au général, après être montée sur la troisième marche du podium de la deuxième étape entre La Palma et Saint-François, en Guadeloupe. Enfant, elle a découvert la voile en famille au large de Pornic : “Mes parents n’étaient pas du tout marins, ils ont acheté un bateau et appris sur le tas, ça forge le caractère.” La mer et le bateau l’ont tout de suite passionnée, ce qui explique que, plus tard, elle a orienté ses études dans cette direction, en suivant un IUT Matériaux à Nantes. Débute alors la grande aventure de Cassiopée. Son projet d’études : construire un mini proto. L’architecte Guillaume Verdier, séduit par son projet, lui donne des plans, ses mentors sont notamment Michel Desjoyeaux et Catherine Chabaud. Il lui faudra cependant sept ans de travail, d’abnégation, de hauts et de bas- “pas mal de portes se sont fermées, je n’avais plus d’argent” - pour enfin y arriver, avec une première participation à la Mini Transat en 2019. Elle termine quatrième de la première étape, une avarie de quille dans la seconde la contraint à faire demi-tour pour réparer, elle prendra la dixième place du général. Quatre ans plus tard, la ministe retrouve la transat en solitaire sur Martine (nom de baptême de Léa Nature), proto qu’elle a également construit, en partie en fibre de lin. “La notion d’éco responsabilité est très importante pour moi, si on peut éviter au maximum l’empreinte carbone, il faut le faire.” Quand on lui parle de projet d’avenir, Marie pense maintenant à la Route du Rhum : “La Mini c’était un rêve, être au départ de la Route du Rhum serait un privilège.” Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 29 novembre 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
64:24 29/11/2023
Mariana Lobato, le déclic du large
A 35 ans, Mariana Lobato a une carrière déjà bien remplie, un emploi du temps réglé au cordeau, une vie de femme, de maman, de championne et désormais de navigatrice au large. Quand elle part en mer longtemps, comme ce fut le cas sur The Ocean Race à bord de Biotherm, la Portugaise prépare des colis pleins de petits cadeaux qui sont régulièrement distribués à ses deux enfants. “C’est ma façon à moi de garder le lien”, sourit celle dont le mari, Antonio Fontes, est lui aussi navigateur , ce qui les oblige à jongler avec leurs plannings respectifs. La native de Lisbonne a commencé la voile à 8 ans - Optimist, 420, 470 - avant de représenter son pays aux JO de Londres en 2012, en Elliot. “C’était fou, on n’avait pas d’argent, pas de bateau et on a réussi à se qualifier !” S’en suivent un titre de championne du monde de match-racing en 2013, des participations aux circuits GC32 et M32, avant la découverte du large, notamment auprès de Yoann Richomme, skipper du VO65 Mirpuri Foundation Racing Team, sur The Ocean Race Europe en 2021. Un déclic pour celle qui, un an et demi plus tard, est embarquée par Paul Meilhat pour son premier tour du monde, The Ocean Race. Celle que ce dernier qualifie de “grosse bosseuse, très rigoureuse et imperturbable”,  se réjouit de la présence grandissante des femmes en course au large et des opportunités qui leur sont offertes, au point qu'elle se verrait bien monter un duo 100% féminin pour la Transat Jacques Vabre 2025 ! En attendant, c’est avant le départ de l’édition 2023, courue auprès du même Paul Meilhat, qu’elle a accepté de se raconter, les deux skippers ayant par la suite dû abandonner, la grand-voile de Biotherm s’étant déchirée en début de course. Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 15 novembre 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
66:37 15/11/2023
Kirsten Neuschäfer, à jamais la première
La Sud-Africaine Kirsten Neuschäfer est entrée dans l’histoire de la course au large le 27 avril 2023 en remportant la deuxième édition de la Golden Globe Race, course autour du monde à la voile en solitaire, sans aucun moyen de navigation ou de communication moderne. Elle a passé 235 jours en course et est devenue la première femme à s’imposer sur un tour du monde à la voile par les trois caps et en course. Le 27 avril, c’est aussi le jour de la Liberté en Afrique du Sud ; "Je n’avais pas réalisé en arrivant mais c’est un symbole très fort", commente-t-elle. Plusieurs mois près cet exploit, la navigatrice est encore surprise de l’engouement que sa victoire a suscité et se montre très touchée par les messages de celles et ceux qui lui disent qu’elle les a fait rêver. Elle revient également sur son parcours : destinée à faire des études classiques, elle décide 18 ans de rallier Berlin au Cap en vélo, 15 000 km seule. Sa vie va dès lors changer. Elle enchaîne les convoyages à la voile, participe à des expéditions en Antarctique pour la BBC… Kirsten Neuschäfer embrasse la vie pleinement, elle fascine aussi par sa philosophie du quotidien qu’elle raconte au cours de cet entretien, dans un français impeccable.  Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 1 novembre 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
53:33 01/11/2023
Cécile Andrieu, du Mini à l’Ultim
Née à Paris, Cécile Andrieu a grandi à La Rochelle, entourée d’un père, Daniel, illustre architecte naval, et d’une mère navigatrice, qui compte notamment deux participations à la Solitaire du Figaro et plusieurs transats à son actif. Elle se rêvait ambassadrice, journaliste ou avocate, elle aura finalement travaillé, après ses études (Sciences Po Bordeaux notamment), chez Business France, parcourant la planète pour faire rayonner la France. Parallèlement, elle continue de naviguer en IRC et en match racing, et peu à peu, la mer prend le dessus, le Mini 6.50 en particulier. « J’étais à la fin d’un cycle professionnel dans lequel j’avais beaucoup donné, au fond de moi, je me disais : « Tu sais naviguer, c’est un outil génial pour vivre des aventures ». Et la Mini s’y prête tellement ». Elle dispute ainsi la Mini en 2021, dont elle termine 13e en série. Juste avant de partir, elle reçoit un appel de François Gabart qui lui propose le poste de team manager de l’Ultim SVR Lazartigue. « J’ai cru qu’il m’appelait pour que je lui recommande des noms ! » A son retour, elle ouvre donc une nouvelle page, déménage en Bretagne et « fait sa place dans une équipe soudée qui se connait depuis des années ». A presque 35 ans, en plus de son poste de team manager, elle est directrice des projets course au large de MerConcept, œuvrant notamment pour plus de mixité au sein de l’écurie de François Gabart et dans la course au large au général. « Au sein de l’équipe, ça nous tient à cœur que ce cet univers ressemble plus à la société en général. Un des axes de développement est de favoriser l’accès des femmes au monde de la course au large, on a un rôle à jouer. » Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 18 octobre 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
49:56 18/10/2023
Chloé Le Bars, l’art de bien faire les choses
A 25 ans Chloé Le Bars vient d’en finir avec sa deuxième Solitaire du Figaro Paprec, dont elle a pris la 13e place. Elle était l’une des cinq femmes engagées dans cette édition 2023 et fait partie de cette nouvelle génération de navigatrices qui monte. “Les femmes ont complètement leur place dans ce milieu, évidemment, et je reconnais que j’ai de la chance d’être de cette génération qui voit les choses avancer”, confie-t-elle. Avant de se lancer au large, elle était kiné, parce que, dit-elle, “c’était très important pour moi de poursuivre mes études, d’avoir ce bagage-là”. Elle était également navigatrice dans l’âme, avec un beau parcours en voile légère, qui l’a notamment conduite à un titre de championne de France espoir en Laser. Et puis elle s’est lancée le pari de disputer la Mini Transat en 2021, qu’elle a préparée entre ses patients et son bateau , bricolant aux pauses déjeuner et naviguant les week-end. Elle finira à la 29e place en série, estimant, à propos de cette expérience : “On apprend beaucoup sur soi.” Dans la foulée, elle postule au Challenge Région Bretagne-CMB Océane, sélection réservée aux jeunes femmes, et est retenue, consacrant dès lors entièrement sa vie à la voile et à la compétition. Aimant “que les choses soient bien faites”, elle prend le temps pour progresser, s’entourant notamment de Ronan Treussart ou d’Hugo Dhallenne, avec lequel elle a disputé cette année la Transat Paprec (6e place). Ses références ? Sam Davies - “Je me souviens d’elle sur Roxy ; forcément quand on est petite fille, on s’identifie” - et Yoann Richomme, dont elle dit : “ll est vraiment fort dans tout ce qu’il fait, j’aimerais atteindre un jour ce niveau-là.” Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 4 octobre 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
45:43 04/10/2023
Amélie Grassi, la soif d’apprendre
Amélie Grassi est “une enfant de la balle” : sa mère Sandrine Bertho a notamment disputé la Mini Transat en 2009, son père Olivier Grassi la Route du Rhum en 2010, son beau-père Yves Le Blevec dirige le Team Actual, sous les couleurs duquel il a couru en Mini, Ocean Fifty et Ultim. Dire qu’elle a navigué avant de savoir marcher est une réalité. Ce qui est vrai aussi, c’est qu’elle a un caractère bien trempé : “A l'adolescence j’avais envie de faire le contraire de ce que faisaient mes parents, alors j’ai choisi la danse, mais la voile est vite revenue et je me suis mise à faire de la compétition que j’ai adorée.” Après son bac, elle arrête cependant de naviguer pour se consacrer à ses études universitaires en droit social à Paris, mais au moment de choisir entre une thèse et la Mini Transat, elle opte pour cette dernière, à laquelle elle participe en 2019, dix ans après sa mère. Dans le même temps, elle a l’occasion de naviguer en Figaro avec Loïck Peyron, avec lequel le courant passe vite. “Ce qui m’a marqué, c’est qu’il cherche à apprendre tous les jours, et ça, c’est le moteur de ma vie.” Elle termine 8e de cette Mini Transat en série, victime d’une avarie en début de deuxième étape, mais sa détermination ne laisse pas indifférent le partenaire-titre de cette édition, La Boulangère, qui lui propose alors de l’accompagner en Class40. “C’est important que des sponsors offrent leur chance aux femmes. Là, le mot d’ordre, c’est vraiment d’avoir un skipper femme et de naviguer avec des femmes en équipage. Et des femmes, il y en a !” 9e de la Transat Jacques Vabre 2021 avec Marie Riou sur son plan Manuard, Amélie Grassi se présente ensuite au départ du Rhum (démâtage) - où elle est une des 7 femmes sur les 138 concurrents -, avant d’enchaîner sur The Ocean Race au sein de l’équipage de Biotherm, qui fait la part belle aux navigatrices. “Sur deux étapes il manquait un homme et Paul (Meilhat, le skipper) a fini par se dire : pourquoi un homme ? On peut prendre deux femmes ! C’est positif, ça fait aussi avancer les choses.” En ce mois de septembre, la Rochelaise prépare la Transat Jacques Vabre Normandie-Le Havre, embarquant cette fois Anne-Claire Le Berre. L’occasion pour elle de nourrir de nouveau sa passion pour le large et de remplir les lignes d’un CV déjà bien garni.  Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 20 septembre 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
61:19 20/09/2023
Lauriane Nolot, l’insatiable
Lauriane Nolot a marqué d’une pierre blanche l’été 2023. Cette jeune athlète de 24 ans a en effet écrasé la concurrence en kitefoil, nouvelle discipline olympique pour les Jeux de Paris 2024. Victorieuse en juillet du test event à Marseille, la répétition des Jeux Olympiques - “J’ai appris à ne plus appréhender la rade de Marseille, qui est un plan d’eau difficile, mais aussi toute l’organisation qui entourait ce genre d’événement”, confie-t-elle - la kiteuse tricolore a dans la foulée été sacrée championne du monde mi-août lors des Mondiaux à La Haye. Sa force, elle la puise dans une volonté farouche de travail et dans son exceptionnel physique, qu’elle entretient avec assiduité. Elle s’est également entourée d’un préparateur mental, preuve qu’elle a pris le virage essentiel vers le professionnalisme dans une discipline en pleine mutation. C’est en suivant les traces de son père et de son frère que tout à commencé à 17 ans, dans le sud de la France, la rencontre avec Ariane Imbert, coach de l’équipe de France, a ensuite été déterminante : “Quand je suis arrivée au pôle d'entraînement à Hyères, il n’y avait qu’une seule fille et beaucoup de garçons, Ariane m’a tout de suite prise avec le groupe et je me suis toujours entraînée avec les garçons, c’est une bonne motivation.” Si Lauriane Nolot a marqué la concurrence un an à un an des Jeux de Paris 2024, elle confie ne pas encore y penser tout le temps. “J'y penserai quand je serai certaine d’être la fille sélectionnée, je me dis qu’il faut encore que je décroche le billet, il peut se passer des choses en un an.” Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 6 septembre 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
53:12 06/09/2023
Audrey Ogereau, l’art de saisir les opportunités
Audrey Ogereau est la première invitée de la deuxième saison de Navigantes. Et ce qu’on note tout de suite chez elle, c’est sa philosophie puisée chez un dieu grec, Kairos, “un petit dieu avec de longs cheveux qui sont des opportunités qu’il faut attraper quand il passe”. Saisir sa chance quand elle se présente est devenu un leitmotiv pour celle qui a goûté très tôt à la navigation :  “J’ai eu ma première licence à 2 ans parce que mes parents faisaient de la voile et des compétitions et ils m’emmenaient avec eux pour que je ne reste pas toute seule.”  Plus tard, elle choisit le catamaran et le rôle de barreuse, empruntant la filière olympique avec notamment Manon Audinet puis Matthieu Vandame. Après les Jeux de Rio, elle fait une pause pour ses longues études d’ingénieure qu’elle prolonge avec un premier emploi : “C’était un défi, j’étais en talons et en tailleur toute la journée ou devant des ordinateurs”.  L’appel de la mer est cependant trop fort et elle saisit l’opportunité de naviguer avec Oman Sail et de participer à la formation de jeunes omanaises à la culture et au mode de vie très différents. Nouvelle opportunité en 2022, celle de naviguer en Ocean Fifty après sa rencontre avec Erwan Le Roux. Une expérience qui se poursuit cette année, puisqu’en novembre, Audrey Ogereau sera au départ de la Transat Jacques Vabre sur Koesio aux côtés du triple vainqueur de la course.  Parallèlement, elle a été retenue parmi les 9 présélectionnées du défi français Orient Express Racing Team pour la Women America’s Cup 2024 et recrutée comme stratégiste remplaçante dans l’équipe tricolore de SailGP. Si elle regrette que la place des femmes dans la voile passe parfois par des quotas, elle se réjouit aussi de la tournure positive des choses en la matière. Pas sûr que le petit dieu Kairos ait encore beaucoup de cheveux, Audrey Ogereau a réussi à en attraper une jolie poignée… Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 23 août 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
48:29 23/08/2023
[REDIFFUSION] - Alexia Barrier, la fonceuse
Chaque mercredi du 2 au 16 août, Tip & Shaft vous propose de ré-écouter 3 épisodes de Navigantes, le podcast des femmes en course et des femmes de la course. Celles qui régatent, au large comme entre trois bouées, mais aussi celles qui œuvrent à terre, sous les projecteurs ou non. Dernière invitée : Alexia Barrier, la fonceuse. Écoutez-la dans Navigantes #11, enregistré le 1er mars 2023. Surtout ne pas se fier aux apparences : derrière son petit gabarit, Alexia Barrier cache une détermination et une passion pour la voile qui vous emportent facilement. Pourtant au début, son truc, c’est le basket, et son rêve, la WNBA, la ligue nord-américaine. N’ayant pas le physique de l’emploi, elle doit y renoncer, "une énorme déception", pour celle qui reste alors persuadée que son avenir, "c’est le sport de haut niveau ou rien".  Et c’est en regardant le Vendée Globe à la télé, que la voile entre dans sa vie. "De ce jour, je n’ai plus rien lâché", confie Alexia qui, dans le sud de la France, saisit dès lors chaque opportunité de naviguer. Et si elle ne suit pas le parcours classique d’une apprentie navigatrice, elle ajoute : "Je trace ma route et je pense être sur le bon chemin, même si peut-être ce n’est pas le plus court."  Une route qui va lui faire croiser celle de grands noms, dont Florence Arthaud, une véritable inspiration, "une femme libre sans compromis", ou la légende de la Coupe de l’America, Dennis Conner. Et puis à force d’abnégation et de démarches, elle parvient en novembre 2020 à réaliser son rêve en prenant le départ de son premier Vendée Globe, qu’elle termine après 111 jours de mer.  Sans sponsor pour le suivant, la Niçoise décide de lancer The Famous Project, projet de Trophée Jules Verne avec un équipage 100% féminin, et de marcher ainsi sur les traces de la mythique Tracy Edwards, qui avait tenté pareil défi en 1998. "Il y a eu tellement peu d’opportunité pour les femmes auparavant que pour moi, il était inenvisageable que je laisse une place à un garçon sur le bateau ; ça suffit !" Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Première diffusion le 1 mars 2023.  Rediffusé le 16 août 2023. Post production : Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
43:32 16/08/2023
[REDIFFUSION] - Elodie Bonafous, la guerrière
Chaque mercredi du 2 au 16 août, Tip & Shaft vous propose de ré-écouter 3 épisodes de Navigantes, le podcast des femmes en course et des femmes de la course. Celles qui régatent, au large comme entre trois bouées, mais aussi celles qui œuvrent à terre, sous les projecteurs ou non. Deuxième invitée : Elodie Bonafous, la guerrière. Écoutez-la dans Navigantes #10, enregistré le 15 février 2023. C’était chanteuse comme Lorie ou navigatrice comme Ellen Mac Arthur ! Voilà l’avenir que s’était imaginé, toute petite, Elodie Bonafous au milieu des posters de ses idoles sur les murs de sa chambre. Pour ce qui est de la voile, elle a mordu dedans dès son plus jeune âge : “Quand le vent était fort, mon père se disait qu’il n’allait pas m’emmener naviguer, mais moi, j’allais chercher mes bottes et mon ciré et je me cachais dans la coffre de sa voiture.” Au lycée à Brest, elle combine études et 420 sans cependant “trouver une équipière qui ait la même motivation”, ce qui la pousse à se tourner vers l’équipage. J80, match-race, elle fédère autour d’elle des équipages entièrement féminins et devient championne du monde universitaire. Elle décroche son Master 2 Activité physique adaptée et santé et commence à travailler dans un Ehpad. Mais l’appel de la mer, et plus particulièrement du Figaro reprend le dessus : “Je suivais à fond la Solitaire du Figaro en 2019, je me suis dit que ma place était sur l’eau et j’ai quitté mon travail.” Ça tombe bien, puisqu’au même moment, la filière de formation Bretagne-Crédit Mutuel de Bretagne, qui a vu éclore les Cammas, Le Cléac’h, Gabart et autres, crée une voie spécifique pour les femmes. Elodie Bonafous met tous les moyens de son côté pour se préparer et remporte la sélection, devenant la première skipper Bretagne-CMB Océane. Première Solitaire en 2020 à 24 ans (25e), deuxième l’année suivante, avec une 12e place à la clé, ce qui lui permet d’attirer l’attention du groupe Quéguiner qui la choisit pour succéder à Tanguy Le Turquais. “Mon sponsor ne m’a pas choisie parce que j’étais une femme, mais plutôt parce que j’avais prouvé ma volonté et mes capacités sur l’eau.” Et il ne le regrette pas, puisque sur la Solitaire 2022, la navigatrice de la baie de Morlaix devient la deuxième femme de l’histoire - et première Française - à monter sur un podium d’étape. Elle reçoit aussi le prix de la combativité, ce qui sied plutôt bien à celle qui se définit comme “une guerrière” quand elle est sur l’eau. Si elle se pose des questions sur le bien fondé des quotas qui, sur certaines courses, imposent des femmes à bord, Elodie Bonafous reconnaît que “ça permet d’ouvrir des portes, ça m’en a ouvert une incroyable avec la filière Océane”. A 27 ans, elle entame sa quatrième saison en Figaro avec des objectifs précis : finir dans le top 5 des grandes compétitions de l'année, la Transat Paprec en double mixte, qu’elle courra avec Martin Le Pape, et la Solitaire du Figaro. Avec, plus loin, dans un coin de la tête le Vendée Globe 2028. Histoire de marcher sur les traces de celle dont le poster ornait les murs de sa chambre d’enfant…  Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Première diffusion le 15 février 2023.  Rediffusé le 9 août 2023. Post production : Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
45:07 09/08/2023
[REDIFFUSION] - Justine Mettraux, navigatrice engagée
Chaque mercredi du 2 au 16 août, Tip & Shaft vous propose de ré-écouter 3 épisodes de Navigantes, le podcast des femmes en course et des femmes de la course. Celles qui régatent, au large comme entre trois bouées, mais aussi celles qui œuvrent à terre, sous les projecteurs ou non. Première invitée : Justine Mettraux, la navigatrice engagée. Écoutez-la dans Navigantes #5, enregistré le 16 novembre 2022. Justine Mettraux est une femme engagée. D’abord engagée dans ses projets et dans la recherche de la performance. Sa progression parle pour elle : première femme sur la deuxième marche du podium de la Mini Transat (2013), elle enchaîne quatre participations à la Solitaire du Figaro, avec une 7e place à la clé en 2017, deux à la Volvo Ocean Race, des courses en Class40 et Imoca, et prendra le départ du prochain Vendée Globe pour la première fois. Engagée, la skipper de Teamwork l’est aussi en faveur de la mixité et de la cause des femmes de la course au large. Elle fait partie des premières à avoir porté en France le Magenta Project, association anglo-saxonne qui a pour but d’aider les navigatrices à faire leur place dans le monde de la voile. Elle a été mentor de jeunes navigatrices espagnoles et italiennes dans ce large réseau mondial qui se met en place. « La sororité, c’est primordial », estime-t-elle. A 36 ans, Justine Mettraux, polyvalente et très talentueuse, a longtemps été l’équipière idéale, celle qu’on allait chercher – et c’est encore le cas puisqu’elle fera partie de l’équipage américain 11th Hour Racing Team sur la prochaine Ocean Race -, mais aujourd’hui, elle entame un parcours sur SON Imoca, Teamwork, l’ancien Charal 1 de Jérémie Beyou. « Ça arrive peut-être un peu tard dans ma carrière, mais je suis riche de toutes les expériences passées », analyse la Suissesse dans cet épisode enregistré moins d’une semaine avant le départ de sa première Route du Rhum en Imoca. Malgré la fatigue et un emploi du temps hyper chargé, elle a pris le temps de raconter son cheminement vers l’excellence, mais également de parler de sa famille, notamment de ses quatre frères et sœurs tous marins professionnels aujourd’hui. « On n’était pas du tout destinés à la voile… et puis on a déménagé près du lac et mon père a acheté un bateau… ». Voilà comment Justine Mettraux est devenue navigante… Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Première diffusion le 16 novembre 2022 Rediffusé le 2 août 2023 Post production : Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
49:11 02/08/2023
Pauline Courtois, prof et reine du match-racing
A 34 ans, Pauline Courtois est la reine incontestée du match racing féminin. A la tête de son équipage de Match in Pink by Normandy Elite Team, elle vient en effet de rafler un troisième titre mondial d’affilée, une performance XXL sur un circuit qui a compris très tôt qu’il fallait faire de la place aux femmes : “En match racing, on a la chance d’avoir un circuit féminin, il y a aussi des épreuves mixtes, le Mondial jeunes par exemple, donc une vraie volonté de favoriser la mixité dans cette discipline”, commente-t-elle.  Si elle domine la discipline, cette dernière n’est pour autant pas professionnelle : quand elle ne navigue pas, elle est professeure d’EPS dans un collège du Havre : “Je savais que la voile ferait partie de ma vie, mais je voulais quelque chose à côté et j’ai choisi d’être professeure d’EPS, j’ai un emploi du temps aménagé”, explique celle qui confie “aimer transmettre des valeurs comme le partage et l’esprit d’équipe” à ses élèves.  Ses qualités de barreuse en un contre un, son aptitude à mener une équipe et un projet, et son palmarès ont permis à la Brestoise d’origine, devenue Normande d’adoption, d’être retenue dans la sélection du défi Orient Express Racing Team pour la première Women's America’s Cup de l’histoire, à l’automne 2024 à Barcelone. Ce qui pourrait lui permettre de recroiser un certain Peter Burling, côtoyé en 2006 sur un Mondial jeunes en 420. “Tout était déjà très clair pour lui : le 420, le 470, les JO, la Coupe de l’America…  Ça nous faisait marrer et ça s’est vérifié !”  Pauline est aussi une femme qui aime relever des défis auxquels elle n’avait pas initialement pensé, comme la toute première Transat Paprec en double mixte, courue au printemps dernier avec Corentin Horeau. “Je n’envisageais pas du tout de faire de la course au large, mais Corentin m’a dit qu’on voyait toujours des bateaux à côté et que ça pouvait ressembler à du match race géant." L’essai a été concluant avec une troisième place à la clé, preuve une nouvelle fois que la trentenaire sait s’adapter, vite et bien. Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 19 juillet 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
48:46 19/07/2023
Coraline Jonet, la plus Suisse des Françaises
A 41 ans, la Française Coraline Jonet vit depuis plus de quinze ans une grande histoire avec l’équipe suisse d’Alinghi, qu’elle considère comme une famille, au point qu’elle confie : “Je pourrais partir en vacances avec n’importe quel membre de l’équipe.”  Originaire de Mâcon, en Bourgogne, Coraline tire ses premiers bords à Marseille jusqu’à ce que sa famille déménage à La Réunion. A 15 ans, elle passe au judo - “Maman en avait un peu marre de tous les déplacements pour la voile” -, mais ça ne dure pas et dès son retour à Marseille, elle renoue avec son sport, décrochant un titre de championne du monde de 420, en parallèle de ses études de sciences éco et communication.  Elle se jette ensuite dans le grand bain professionnel et rejoint Alinghi, defender de la 32e America’s Cup à Valence, dans le département hospitalité. Elle vit de l’intérieur la victoire suisse, avant de devenir membre de l’équipage de D35 barré par Ernesto Bertarelli, seule femme à bord. “Le fait que je sois une femme n’a jamais été un sujet, la différence, c’est le physique, mais il y a clairement des moyens de s’adapter.”  L’aventure D35 dure dix ans, pendant lesquels, en plus de son rôle d’équipière, elle gère également la communication du projet. La place des femmes dans la voile ? “Elle est essentielle, répond-elle, comme dans tous domaines sur terre. Celles qui ont envie d’aller plus loin, il faut leur laisser les opportunités et ce que fait Team New Zealand en créant la première Women’s America’s Cup, c’est fabuleux.”  Coraline Jonet est d’ailleurs en charge du projet féminin pour Alinghi Red Bull Racing, ajoutant, à propos des navigatrices helvètes : “Ce qui est essentiel, c’est de leur donner les outils pour être performantes l’année prochaine, qu’elles apprennent. J’ai envie d’être à l’écoute, car quand on a un manager à l'écoute, on progresse plus vite.” Il y a un an, elle a donné naissance à un petit garçon, ce qui l’a poussée à adapter son emploi du temps, jonglant entre ses différentes casquettes de maman, manageuse et régatière. Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 05 juillet 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
52:30 05/07/2023
Le fabuleux destin d’Amélie Riou
A 31 ans, Amélie Riou est impliquée dans trois projets de très haut niveau : préparation olympique pour les Jeux de Paris 2024, stratégiste au sein de l’équipe de France de SailGP et sélectionnée au sein d'Orient Express Racing Team pour la première Women's America’s Cup de l’histoire en septembre 2024 à Barcelone. Le crédo de cette fille d’agriculteurs finistériens ? Le travail. "Je viens de la terre et j’en suis fière, mes parents m’ont donné de fortes valeurs et évidemment celle du travail." Après un sport-études à Brest puis un passage par le pôle France de La Rochelle, elle se retrouve en lice pour les Jeux de Rio en Laser Radial, mais c’est Mathilde de Kerangat qui est sélectionnée. Elle passe ensuite par du  Nacra 17 et intègre l’équipage de La Boulangère sur le Tour Voile 2019, au sein duquel elle côtoie notamment Marie Riou, "son mentor". Son homonyme la dirige vers les sélections pour intégrer l’équipe de France de SailGP. "J’ai dû me faire un peu violence parce que je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup mais j’ai compris qu’il fallait montrer et exprimer sa motivation, ses envies." Et ça marche, puisqu’elle est retenue, en alternance avec Manon Audinet, connaissant l’ivresse d’une première victoire en Grand Prix à Saint-Tropez en septembre 2022 sur le F50… américain ! "James Spithill m’a demandé après si je ne voulais pas devenir américaine et rester avec eux", sourit la Bretonne, qui avait remplacé au pied levé une équipière américaine, blessée. Malgré tout, Amélie Riou est une discrète, pas du genre à fanfaronner : "Je ne suis pas forcément une leader vocal, mais je peux être leader dans ma volonté, dans mon implication." La navigatrice vit son fabuleux destin à fond, qu’elle est allée chercher "à force d’ouvrir toutes les petites portes".  Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 21 juin 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
60:46 21/06/2023
Anne Beaugé, la mer en image
Anne Beaugé est une des très rares femmes onboard reporters qui racontent et filment les courses depuis les bateaux. “Nous sommes peu de femmes, pourtant, elles ont complètement leur place dans ce milieu. Pour moi, c’était vraiment la meilleure façon d’allier mes deux passions”, confie-t-elle.  Pourtant rien ne prédestinait au départ la jeune femme, originaire des Lilas, en Seine-Saint-Denis, à emprunter ce chemin, elle qui a été plusieurs années graphiste dans le monde de la publicité et de la mode, entre Paris et New York. En revanche, la photo a toujours été son truc. La mer l’est peu à peu devenu : “J’ai fait des stages de voile quand j’étais petite, chaque fois, j’ai adoré la sensation d' être en mer.”  Un jour, elle choisit de donner un cours nouveau à son existence : “J’ai embarqué sur un bateau qui ralliait la Corse, le skipper cherchait des gens pour le ramener en convoyage, je n’y connaissais rien, mais j’y suis allée.” Le virus la prend, au point de se retrouver au départ de la Mini Transat 2019.  Un jour, alors qu'elle fait des photos avec Sam Davies sur le Défi Azimut, elle croise la route de Paul Meilhat qui, quelques semaines plus tard, lui propose de l’embarquer sur Biotherm pour The Ocean Race : “Je n’ai pas hésité longtemps !” Son job : filmer la vie à bord, rendre compte de ce que vivent les marins, sans participer aux manoeuvres.  Quand on lui demande ce qu’elle préfère, elle évoque “les moments de vie pas prévus”, mais aussi quand elle va installer sa go pro à l’avant du bateau “pour essayer de prendre des images dingues”.  A 37 ans, Anne Beaugé est une femme épanouie qui, derrière son objectif, a su créer une relation forte avec les marins. Elle a pris le temps de se livrer, quelques jours avant le départ de l’avant-dernière étape de The Ocean Race entre Aarhus et La Haye. Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 7 juin 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
43:03 07/06/2023
Anne Le Cam, l'humain avant tout
Véritable pilier des projets de son mari Jean, Anne Le Cam n’était pourtant absolument pas prédestinée à se retrouver embarquée sur ses projets au long cours. A la fin des années 80, elle débarque à Port-la-Forêt “pour se reconstruire”, elle n’en dira pas plus. Elle travaille d’abord pour Nautisme en Finistère, “une expérience merveilleuse”, qui va lui permettre de mettre en avant sa capacité à monter des projets et son sens de l'humain. Dans le même temps, elle devient la compagne de Jean Le Cam, sans pour autant être une fan de voile et de course au large, confiant : “Je ne sais pas si j’ai vraiment une histoire d’amour avec la mer et les bateaux.” Ce qui ne l’empêche pas d’accompagner ce dernier dans ses aventures maritimes, tournées depuis maintenant vingt ans autour du Vendée Globe. Elle trouve aussi le temps de monter son restaurant, Le Kinawa, à quelques mètres du pôle Finistère de Port-la-Forêt, dont Jean est un pilier. ”Au départ, je devais faire des plats pour que les marins les emportent en mer, finalement, c’est devenu un restaurant. J’ai repris des études, car ça ne s’invente pas”. Tout en faisant tourner la boutique, Anne Le Cam vit de l’intérieur les courses et les tours du monde de son mari, l’aide dans la recherche de sponsors, le porte quand il est en mer et… soigne son cancer du sein. Ça fait beaucoup. “Je pense que nous les femmes, on a une énergie assez considérable”, explique-t-elle. Lors de la dernière campagne de Vendée Globe de Jean, elle était chef du projet, cravachant aux côtés de son marin de mari pour que le projet voie le jour. “Etre au départ était déjà une sacrée victoire”. Quand il est en mer, elle prend son rythme - “Je suis un peu libre, je fais ma vie” sourit-elle - mais toujours à l’affût d’un appel et présente s’il a besoin de parler. “Quand il y a eu l’accident de Kevin (Escoffier), je l’ai eu en pleurs, il pensait qu’il ne le retrouverait pas, et puis Kevin est monté à bord, ça a été les montagnes russes de l’émotion.” Ces derniers temps, même si elle n’est jamais très loin du chantier dans lequel Jean construit son nouveau bateau, Anne a décidé de prendre un peu de recul, parce  qu’elle aimerait ouvrir un nouveau chapitre en s’adonnant à un rêve de toujours : écrire.  Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 24 mai 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
52:43 24/05/2023
Caroline Muller, le plein d'énergie
Caroline Muller est depuis 26 ans une figure connue et reconnue dans monde de la voile, son métier : la communication. Pourtant, sa double maîtrise de droit public et pénal ne la prédestinait pas vraiment à arpenter les pontons. "Ça part d’un échec, j’ai raté le barreau d’un rien et derrière, j’ai eu la chance de faire des rencontres, j’ai découvert un univers dans lequel j’ai plongé aux côtés de gens fabuleux." La première est avec Laurent Bourgnon et sa bande de copains suisses pour la Route du Rhum 1998, suivront Philippe Facque, ancien navigateur et surtout créateur du circuit Orma, “hyper visionnaire”, Franck Cammas, Roland Jourdain, Marc Guillemot, Mike Horn ou Ellen MacArthur, qu’elle accompagnera lors de son record du tour du monde en solitaire en 2005. "L’arrivée, quel bonheur ! C’étaient aussi des moments de stress et d’intensité professionnelle parce qu’il ne fallait pas décevoir les nombreux journalistes venus l’accueillir, c’était dingue, on a vécu un tunnel médiatique complètement fou." Pendant dix ans, Caroline Muller a formé un tandem de choc avec Vincent Borde au sein de l’agence Welcome On Board, en charge notamment de la communication de Groupama et de Franck Cammas, dont elle dit : "Il a un degré d’exigence et une curiosité incroyables et une force de boulot hors du commun, vous ne pouvez que progresser à ses côtés." La collaboration durera jusqu’à la Coupe de l’America en 2017, "une autre dimension, très internationale, le graal, c’est différent de notre milieu de la course au large très français". « Caro », comme on surnomme dans le milieu cette femme énergique, s'occupe ensuite de Yannick Bestaven en vue du Vendée Globe 2020-21, que le skipper de Maître CoQ remporte, nouvelle effervescence médiatique à la clé pour sa communicante. Si l’aventure se poursuit avec ce dernier, avec dans le viseur le prochain Vendée Globe, Caroline Muller a pris en charge récemment la communication d’Orient Express Racing Team, le défi français pour la 37e Coupe de l’America, qui s'alignera également sur la Youth et la Women America’s Cup, une grande première pour l’épreuve féminine. Ce qui lui fait dire : "Être au commencement d’une équipe, c’est fantastique, ce sont des femmes inspirantes, qui donnent vraiment envie de se défoncer pour elles."  Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft . Diffusé le 10 mai 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
55:44 10/05/2023
Anne-Claire Le Berre, multi-cartes
Régatière, ingénieure, architecte, responsable technique, ministe, figariste, maman, Anne-Claire Le Berre est tout ça à la fois, plutôt du genre à vouloir sortir de sa zone de confort. A 41 ans, après avoir notamment enchaîné trois préparations olympiques et été une des rares femmes à intégrer le bureau d’études d’une équipe Imoca, celle d’Initiatives Cœur, dont elle est ensuite devenue directrice technique, elle a décidé de vivre sa passion à fond et de devenir navigatrice professionnelle.  « Ce n’est pas une décision qui s’est prise sur un coup de tête, surtout quand on a deux enfants », confie celle qui, au fil de ses différentes expériences, a pu se rendre compte de la difficulté, parfois, pour les femmes de s’imposer dans la voile. « L’accès au haut niveau et au professionnalisme est difficile depuis longtemps, parce qu’elles sont peu nombreuses et que les bateaux sont de plus en plus physiques. Et pendant longtemps, les places dans les équipages étaient réservées aux hommes parce qu’on ne considérait que le physique et pas le reste. »  Lentement mais sûrement, les mentalités évoluent cependant : « Avec toutes les courses mixtes qui sont mises en place, il y a beaucoup d’opportunités données aux navigantes par les organisateurs de course qui imposent la mixité, je trouve ça très bien. » Ce qui est le cas de la Transat Paprec, dont Anne-Claire prend le départ le dimanche 30 avril aux côtés de Gaston Morvan.  Quand on lui a aussi parlé maternité et sport de haut niveau et que le sujet Clarisse Crémer est venu dans la conversation, l’ancienne spécialiste de match-racing a fait part de son expérience : « Sur le circuit féminin de match-racing, la solution a été trouvée il y a très longtemps : geler les points pendant 12 mois le temps des grossesses, pour que les femmes enceintes ne soient pas pénalisées. Il y avait même des femmes qui venaient avec leurs enfants et qui les allaitaient entre deux matchs ! La course au large en France n’a jamais été vraiment confrontée au sujet, mais aujourd’hui, les solutions vont être trouvées, elles ne sont pas très compliquées à mettre en œuvre. » Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 26 avril 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
44:44 26/04/2023
Charlotte Yven, "Chacha" la terrible
Charlotte Yven connaît tous les cailloux de la baie de Morlaix et pour cause, c’est là qu’elle a découvert la voile, sur le bateau familial, mais également en Optimist, avant de passer au Laser puis au match-race… A 17 ans, elle décroche un titre de vice-championne du monde de 420 au Japon, “un souvenir incroyable”, elle enchaîne ensuite avec le 470 et une préparation olympique en vue des Jeux de Tokyo. Qui sonne la fin de son parcours en voile légère : “Quand on a appris que le 470 passait mixte pour les Jeux de Paris, je me suis vraiment posé la question, il fallait repartir avec un garçon, en soi ce n’était pas un problème, parce que le côté mixte m’a toujours plu, mais il y avait aussi cette envie de faire du large.” Il faut dire que dans sa chambre d’adolescente, il y avait des posters de stars de la voile, “le plus grand, c’était celui de Sam Davies à bord de Roxy pour le Vendée Globe, mais il y avait aussi Michel Desjoyeaux, Armel Le Cléac’h…” En parallèle de ses études d’ingénieur à l’Insa, elle saisit dès lors toutes les opportunités de découvrir le large et se présente à toutes les sélections possibles. Avec succès, puisque la Finistérienne intègre le Team Vendée Formation. “C’était une sélection mixte, j’étais la seule femme, mais ça ne m’a pas dérangée ; que ce soit dans les études ou dans mon sport, j’ai souvent été entourée d’hommes.” Deux saisons sur le circuit Figaro Beneteau plus tard, Charlotte Yven postule à la sélection Skipper Macif, pour la première fois 100% féminine, qu’elle remporte en octobre 2022. “Nous étions six finalistes, j’avais préparé cette sélection, je m’étais renseignée sur les épreuves, j’avais surtout bien bossé mon grand oral final. J’étais vraiment super contente d’être choisie, c’est exactement ce qu’il me fallait pour continuer mon parcours, c’est une énorme opportunité.” Déterminée mais sans pour autant être du genre à brûler les étapes, la Morlaisienne ne cache pas, à 26 ans, avoir plein de rêves et d’envies : “The Ocean Race, par exemple, est une course à laquelle j’adorerais participer, je trouve le format génial… Bien sûr, il y a aussi le Vendée Globe dans un coin de ma tête mais avant, j’ai encore beaucoup à apprendre.” Fin avril, elle prendra ainsi, aux côtés de Loïs Berrehar, Skipper Macif 2022, le départ de sa première traversée de l’Atlantique, la Transat Paprec, passée en double mixte. “C’est bien qu’il y ait des quotas, parce que c’est un cercle vertueux qui va ouvrir plus de portes aux femmes et permettre à celles qui sont très talentueuses de s’exprimer”, commente-t-elle.  Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par Tip & Shaft. Diffusé le 12 avril 2023 Post production :  Grégoire Levillain Générique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
63:00 12/04/2023

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