Vlan, c'est un podcast pour mieux comprendre notre société à travers le lien. Le lien à soi, aux autres et à la nature. Vlan, c'est une discussion entre Grégory Pouy et une personne éclairée et passionnée - Chercheur, anthropologue, journaliste. Tous les mardi, recevez un nouvel épisode court pour comprendre les grands mouvements du moment.
Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action. Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres. Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.Dans cet épisode, nous parlons de ça.De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi. Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.Citations marquantes« On est en train de mourir d’une perte de liens. »« La modernité nous a donné la liberté, mais elle nous a laissé seuls. »« Le sacré, ce n’est pas Dieu, c’est ce que tu décides de ne jamais profaner. »« L’individualisme extrême a desséché notre vie intérieure. »« On vit dans une société qui ne sait plus dire “nous”. »Idées centrales discutées1. La société moderne est spirituellement videExplication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.Timestamp : ~10:302. Le sacré n’a pas besoin de religionExplication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.Timestamp : ~18:003. L’individualisme a fragilisé le “vivre ensemble”Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.Timestamp : ~25:454. L’hypermodernité a désenchanté le mondeExplication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.Timestamp : ~33:205. Le rôle de la philosophie est de retisser du lienExplication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.Timestamp : ~41:00Questions posées dans l’interviewPourquoi parle-t-on si peu de spiritualité aujourd’hui ?Que nous a coûté le recul des religions ?Peut-on vivre sans sacré ?Comment redonner du sens dans une société individualiste ?Quelle est la différence entre religion et spiritualité ?Qu’est-ce que le sacré pour vous ?Pourquoi avons-nous du mal à nous dire “nous” ?L’hypermodernité nous a-t-elle déshumanisés ?Comment retisser les liens dans une société fracturée ?Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans cette reconstruction ?Références citées dans l’épisodeLivresLes Tisserands – Abdennour Bidar (~09:00)Révolution spirituelle – Abdennour Bidar (~12:00)Timestamps clés00:00 – IntroductionPrésentation d’Abdennour et du sujet central : le manque de spiritualité dans nos sociétés.10:30 – La crise spirituelle de la modernitéPourquoi l’individu moderne est en souffrance malgré ses libertés.18:00 – Redéfinir le sacréLe sacré comme expérience humaine profonde, hors des cadres religieux.25:45 – Les dangers de l’individualismeQuand l’ego devient roi, le lien collectif se meurt.33:20 – Le monde désenchantéL’absence de mystère rend nos vies mécaniques.41:00 – Philosopher pour retisser du lienL’urgence d’une sagesse incarnée, tournée vers le vivant.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
10/02/2026 • 36:28
Retrouvez l’ensemble des épisodes du podcast La vie sans filtre - Les Podcasts Macif de Les Podcasts Macif icihttps://podcasts.audiomeans.fr/l/ex-utero-08e61b06bbbb?u=dsjUULoFoY&ckey=4b8644bce433Transmission en cours - Episode 2 - Préservation de l’environnement : les générations regardent-elles dans la même direction ? Transmission en cours, c’est le podcast Macif qui lie les générations. Trois générations se rencontrent pour explorer, découvrir, et valoriser ensemble les liens qui existent (ou se créent !) entre elles sur des sujets qui nous concernent tous.Dans ce second épisode, Syrine (25 ans), Jérôme (42 ans), et Jean-Marc (76 ans) nous partagent leur rapport à la nature et à la préservation de l’environnement. Comment s’est-il construit ? Nos petits gestes du quotidien divergent-ils réellement en fonction de notre âge ? Quels bons réflexes se partage-t-on entre générations ? Un podcast produit par Audion et présenté par Clémentine Monperrus. Ce podcast a éveillé votre curiosité ? Vous trouverez dans le livre Généractions! (ed. Le Bord de l’eau) d’autres témoignages, des regards croisés qui racontent finalement des histoires de partage et de complicité entre générations. Au fil des pages, le supposé mythe d’une “guerre des générations” se délite au profit d’un récit plus joyeux et inclusif : le lien intergénérationnel est une richesse pour inspirer et construire un avenir plus solidaire et durable. Pour vous procurer un exemplaire de l’ouvrage, contactez-nous : transmissionencours@macif.fr Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
10/02/2026 • 18:52
Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action. Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres. Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.Dans cet épisode, nous parlons de ça.De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi. Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.Citations marquantes« On est en train de mourir d’une perte de liens. »« La modernité nous a donné la liberté, mais elle nous a laissé seuls. »« Le sacré, ce n’est pas Dieu, c’est ce que tu décides de ne jamais profaner. »« L’individualisme extrême a desséché notre vie intérieure. »« On vit dans une société qui ne sait plus dire “nous”. »Idées centrales discutées1. La société moderne est spirituellement videExplication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.Timestamp : ~10:302. Le sacré n’a pas besoin de religionExplication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.Timestamp : ~18:003. L’individualisme a fragilisé le “vivre ensemble”Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.Timestamp : ~25:454. L’hypermodernité a désenchanté le mondeExplication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.Timestamp : ~33:205. Le rôle de la philosophie est de retisser du lienExplication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.Timestamp : ~41:00Questions posées dans l’interviewPourquoi parle-t-on si peu de spiritualité aujourd’hui ?Que nous a coûté le recul des religions ?Peut-on vivre sans sacré ?Comment redonner du sens dans une société individualiste ?Quelle est la différence entre religion et spiritualité ?Qu’est-ce que le sacré pour vous ?Pourquoi avons-nous du mal à nous dire “nous” ?L’hypermodernité nous a-t-elle déshumanisés ?Comment retisser les liens dans une société fracturée ?Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans cette reconstruction ?Références citées dans l’épisodeLivresLes Tisserands – Abdennour Bidar (~09:00)Révolution spirituelle – Abdennour Bidar (~12:00)Timestamps clés00:00 – IntroductionPrésentation d’Abdennour et du sujet central : le manque de spiritualité dans nos sociétés.10:30 – La crise spirituelle de la modernitéPourquoi l’individu moderne est en souffrance malgré ses libertés.18:00 – Redéfinir le sacréLe sacré comme expérience humaine profonde, hors des cadres religieux.25:45 – Les dangers de l’individualismeQuand l’ego devient roi, le lien collectif se meurt.33:20 – Le monde désenchantéL’absence de mystère rend nos vies mécaniques.41:00 – Philosopher pour retisser du lienL’urgence d’une sagesse incarnée, tournée vers le vivant. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #278 Sortir de l'hypernormalité pour être soi avec Ines Weber (https://audmns.com/nMPymjS) #203 50 ans dans l’Himalaya auprès des Maîtres Bouddhistes avec Matthieu Ricard (https://audmns.com/OJPvcFc) #212 La réalité de la culture Bouddhiste avec Marion Chaygneaud- Dupuy (https://audmns.com/IjoIYto)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
10/02/2026 • 45:14
Crise climatique, montée des autoritarismes, IA, fractures sociales, incertitude géopolitique.La peur est partout. Et si, au lieu de la fuir, on apprenait à l’utiliser ?Dans cet épisode solo, je pars de mes propres angoisses – celles qui réveillent à 3h du matin – pour interroger une idée simple mais radicale : la peur n’est pas une faiblesse, c’est un signal.Et parfois, un moteur.Nous vivons une époque de polycrises : climat, eau, biodiversité, inégalités, démocratie, géopolitique, technologie, démographie.Ce n’est pas une impression. Ce n’est pas une hystérie collective.C’est notre réalité.Face à ça, nous avons développé trois réflexes :le nihilisme passif (“on est foutus, autant profiter”),l’indignation permanente (qui donne bonne conscience mais n’engage rien),l’optimisme béat (“la technologie va nous sauver”).Aucun ne tient vraiment.Dans cet épisode solo de Vlan, je propose une autre voie :- prendre la peur au sérieux,- comprendre ce qu’elle nous dit et la transformer en élan d’action.Je m’appuie sur plusieurs penseurs – Thomas Hobbes, Baruch Spinoza, Aristote, Erich Fromm – pour montrer une chose essentielle : historiquement et philosophiquement, la peur a toujours été un moteur de coopération, de création et de civilisation.On parle de :pourquoi notre peur est rationnelle,pourquoi vouloir la supprimer est une erreur,pourquoi nous ne sommes pas égaux face à elle,comment l’action agit comme une catharsis,et comment le conatus – cet élan vital décrit par Spinoza – continue d’agir en nous, même quand tout semble bloqué.Ce n’est pas un épisode de développement personnel.Ce n’est pas un épisode “solutions miracles”.C’est une tentative honnête de répondre à une question centrale de notre époque :que faire de notre peur, quand le monde devient objectivement inquiétant ?Citations marquantes« La peur n’est pas notre ennemie. C’est un moteur de transformation. »« Le grand mensonge, c’est de croire que la peur est une faiblesse. »« Nous ne sommes pas faits pour affronter seuls les grandes épreuves. »« Le conatus ne demande pas la permission au contexte pour exister. »« Ce qui vous fait peur révèle ce qui compte pour vous. »Idées centrales discutées💥 La peur est un signal, pas un problème (00:04)Nous avons objectivement raison d’avoir peur — mais cette peur peut devenir un moteur d’action si on comprend comment l’utiliser.🧠 Trois postures toxiques face à la peur (00:08)Le nihilisme passif, l’indignation stérile et l’optimisme béat sont des fuites. Elles donnent l’illusion de faire face mais nous empêchent d’agir en profondeur.🏛️ Hobbes : la peur fonde les sociétés (00:21)La peur pousse à coopérer. Elle n’est pas le signe de notre déchéance, mais de notre capacité à construire collectivement.⚙️ Le conatus : l’élan vital en nous (00:42)Concept central chez Spinoza : ce qui nous pousse à persévérer, même au cœur du chaos. Il ne disparaît jamais. Il attend qu’on le libère.🧭 La peur comme boussole existentielle (00:55)Nos peurs révèlent nos attachements profonds. Ce qui nous effraie pointe vers ce qui mérite notre attention et notre action.Questions posées dans l’épisode Pourquoi avons-nous autant peur aujourd’hui ?Comment notre culture nous a-t-elle menti sur la peur ?Quelles sont les stratégies d’évitement que nous adoptons face à l’angoisse ?En quoi la peur peut-elle devenir un carburant ?Que dit Hobbes sur la fonction sociale de la peur ?Qu’est-ce que le conatus et pourquoi est-il essentiel ?Quels sont les obstacles qui bloquent notre élan vital ?Quelle est la différence entre agir malgré la peur et fuir ?Comment identifier un « petit pas conatif » ?Pourquoi nos peurs révèlent ce qui compte vraiment pour nous ?Références citées dans l’épisodePhilosophieThomas Hobbes – État de nature, peur comme moteur social (00:21)Spinoza – Concept de conatus, élan vital (00:42)Aristote – Catharsis et transformation de la peur en action (00:37)Erich Fromm – « L'incertitude pousse l'homme à déployer sa puissance » (00:58)PsychologieKathy Kolbe – Théorie conative, profil « Quick Start » (00:31)Littérature / PenséeMarc Aurèle – Sagesse stoïcienne sur le contrôle (00:48)Timestamps clés 00:00 – Pourquoi j’ai peur (et vous aussi probablement)00:04 – Les polycrises qui nous donnent objectivement raison d’avoir peur00:08 – Les trois postures d’évitement : nihilisme, indignation, optimisme00:21 – Hobbes et le vrai sens de « l’homme est un loup pour l’homme »00:31 – Comprendre votre rapport instinctif à la peur avec Kathy Kolbe00:37 – La catharsis selon Aristote : transformer la peur en mouvement00:42 – Spinoza et le conatus : la force vitale qui persévère00:48 – Comment transformer concrètement la peur : les 6 étapes00:55 – La peur comme boussole de ce qui compte vraimentHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
05/02/2026 • 34:08
Pedro Correa, photographe, écrivain et conférencier. Ancien ingénieur, il a quitté une carrière toute tracée dans une multinationale pour devenir artiste, puis auteur à succès avec Matin clair, et plus récemment, un roman percutant : Le Cercle des Héros Anonymes.Pedro et moi avons une relation de confiance construite dans le temps, et cela se ressent dans cette conversation à cœur ouvert. Nous avons en commun d’avoir changé de vie, de trajectoire, de prisme. Nous savons ce que cela coûte, ce que cela offre, et ce que cela implique sur le long terme.Dans cet épisode, nous parlons de joie, de renoncements, de systèmes, de fiction, d’engagement, de politique, d’argent et surtout de ce que signifie « avoir un impact ». J’ai questionné Pedro sur les illusions autour du changement de vie, sur son rapport à l’argent, sur les contradictions dans lesquelles nous vivons, sur la tentation du repli individuel, et sur le pouvoir insoupçonné du collectif.Pedro nous livre une vision profondément lucide, sensible, parfois désenchantée, mais toujours tournée vers une forme d’espoir lucide et d’engagement joyeux. Son roman devient ici le prétexte pour explorer une question essentielle : que se passe-t-il quand des individus ordinaires décident de ne plus obéir au système et d’agir ensemble ?3. Citations marquantes« J’ai troqué une joie absente contre une sérénité disparue. »« On n’a pas besoin de superpouvoirs pour faire changer le monde. »« Le système nous pousse à compenser un quotidien insatisfaisant par des achats inutiles. »« Ce n’est pas un déclic qui change une vie, c’est un glissement lent. »« Le militantisme sans joie, c’est laisser la joie à l’extrême droite. »4. Idées centrales discutées (Big Ideas)💥 Changer de vie, ce n’est pas magique (00:03:00)Pedro partage son parcours de reconversion, loin des clichés. Il insiste sur la lenteur, les doutes, la précarité, les renoncements réels, loin du storytelling héroïque.🌀 Le système nous rend malades (00:05:30)La société actuelle pousse à l’individualisme, à la compétition, à la déconnexion émotionnelle. Pedro décrit une société en rupture avec nos besoins immatériels.💸 L’argent ne nous protège pas (00:08:30)Pedro raconte comment son rapport à l’argent a changé. L’accumulation, loin de rassurer, est une illusion. Il appelle à la frugalité choisie, nourrie par la joie intérieure.🧠 Le mythe du développement personnel individuel (00:23:00)Changer le monde ne peut se faire seul. Le roman explore le danger de l’héroïsme isolé et valorise l’action collective.🌍 Un système injuste designé pour enrichir les riches (00:54:00)Pedro dénonce la concentration des richesses et l’échec des politiques actuelles, avec un appel à la lucidité politique.5. Questions posées dans l’interviewQu’est-ce que tu as gagné (et perdu) en changeant de vie ?Ton rapport à l’argent a-t-il évolué ?Peut-on vraiment avoir un impact individuel dans un système si massif ?Pourquoi avoir choisi d’écrire un roman cette fois-ci ?À quoi ressemble un héros aujourd’hui ?Peut-on changer les choses de l’intérieur d’un système ?Est-ce qu’il faut être parfait pour être engagé ?Quelle est ta vision du militantisme joyeux ?Que signifie avoir un impact, concrètement ?À qui s’adresse Le Cercle des Héros Anonymes ?6. Références citées dans l’épisodePersonnalitésCamille Etienne, Salomé Saqué — militantisme écologique et joyeux (00:25:00)Gabriel Zucman — taxation des ultra-riches (00:54:00)David Graeber — critique du sens au travail (00:36:00)Mamdani — figure politique alternative évoquée (00:57:00)Concepts & institutionsDiscours viral à Polytech (20 millions de vues) (00:03:50)HEC — Maître de conférence invité (00:03:50)Loi Zucman (taxe sur les ultra-riches) (00:54:00)Timestamps clés 00:02:00 | Quitter une multinationale pour devenir photographe00:05:15 | La joie remplace la sécurité00:08:30 | L’illusion de protection par l’argent00:17:10 | Pourquoi écrire un roman sur les héros00:22:00 | Le mythe du changement individuel00:25:30 | Le pont entre introspection et engagement politique00:31:20 | Peut-on changer le système de l’intérieur ?00:36:00 | L’impact comme clé du sens00:54:00 | Le scandale de l’accumulation des richesses00:58:00 | Un roman comme déclencheur d’actions Suggestion d'autres épisodes à écouter : #154 Changer de vie et revenir à l'essentiel avec Pedro Correa (https://audmns.com/yWsWFgE) #318 La puissance de la vulnérabilité en action avec Melvine Deba (https://audmns.com/NjHrEpV) Vlan #78 Les sorcières ou la puissance féminine avec Odile Chabrillac (https://audmns.com/hMXThgP)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
03/02/2026 • 65:00
Valérie Gauthier, professeure à HEC et autrice de la méthode du savoir-relier.Dans cet moment (extrait d'un épisode plus long en lien), nous parlons d’un sujet à la fois intime et collectif : notre manière de nous relier les uns aux autres. J’ai questionné Valérie sur ce que le dialogue exige de nous, pourquoi nous avons tendance à simplifier l’autre au lieu de faire l’effort de relation, et comment le digital reconfigure profondément nos liens.On a parlé de leadership, de chevaux, de toucher, de nos biais relationnels… et surtout de ce qui fait qu’une relation humaine peut devenir un espace de transformation. C’est un moment fort, dense, d’où se dégage une vérité simple : se relier, ça s’apprend.3. Citations marquantes« Le dialogue, c’est un travail. Ce n’est pas facile, ni évident. »« Ce qui est important, ce n’est pas l’individu, c’est la relation. »« Le digital déshumanise, mais il peut aussi recréer du lien s’il est bien géré. »« Chez les chevaux, le leadership se construit sur la compétence et le contexte. »« Les sens, ce ne sont pas des émotions. C’est une autre façon de se connecter à l’autre. »Idées centrales discutéesLe dialogue est un effort (00:20 - 01:04)Comprendre vraiment l’autre demande un travail actif d’écoute et d’interprétation. On préfère souvent cataloguer plutôt que dialoguer.La relation est plus importante que l’individu (02:01)Se concentrer sur des typologies (pervers, toxique…) fait perdre de vue la dynamique relationnelle, qui est le cœur du problème.Le digital simplifie et polarise les relations (02:55)S’il déshumanise en surface, il peut aussi permettre un lien profond si on en crée les conditions intentionnelles.Le rôle de la synchronicité dans le lien (06:25)Un vrai dialogue ne peut exister que dans une forme de présence simultanée : être ensemble, au même moment.L’intelligence relationnelle des chevaux (08:40)Le leadership animal est contextuel, basé sur la compétence, et profondément collectif. Une source d’inspiration pour nos sociétés.Réhabiliter le sensoriel dans nos relations (10:54)Nos sens — regard, toucher, écoute — sont des outils oubliés du lien humain. Ils permettent une connexion plus fine que l’émotion ou le raisonnement seul.Questions posées dans l’interviewPourquoi le dialogue est-il devenu si rare ?En quoi les algorithmes simplifient-ils nos relations ?Pourquoi avons-nous tant besoin de catégoriser les autres ?Qu’est-ce que cela change de penser la relation plutôt que l’individu ?Le digital tue-t-il le lien humain ?Comment créer un lien profond à distance ?Pourquoi la communication asynchrone est-elle un piège ?Qu’est-ce que les chevaux nous enseignent sur le leadership ?Comment remettre du sensoriel dans nos relations ?Peut-on encore se parler vraiment dans un monde hyperconnecté ?Références citées dans l’épisodeMéthodes & conceptsSavoir-relier : Méthodologie relationnelle développée par Valérie Gauthier (02:49, 03:48)TechnologiesWhatsApp, SMS, MOOC (Massive Open Online Courses) : évoqués pour illustrer les effets du digital sur la communication (05:14, 02:55)Ressources animalesFonctionnement des chevaux sauvages : comme métaphore du leadership contextualisé et sensoriel (08:40)Timestamps clés (optimisés YouTube)00:20 | Pourquoi dialoguer est un vrai travail01:19 | La tentation de la catégorisation : pervers, toxique…02:01 | Ce qu’on oublie : la relation avant tout02:55 | Le digital peut-il nous reconnecter ?04:17 | Créer un lien profond même à distance06:25 | Synchronicité vs. asynchronicité : l’erreur du WhatsApp08:40 | Ce que les chevaux nous enseignent sur le leadership10:54 | Le retour des sens dans les relations humainesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29/01/2026 • 12:36
Jean-Michel Valantin, docteur en sociologie de la défense et chercheur sur la stratégie américaine, il est également l'auteur de Hyper guerre. Enfin il collabore avec le think tank The Red Team Analysis Society. Spécialiste des mutations géopolitiques et de l’impact des ressources énergétiques sur les relations internationales, il décrypte ici les fractures profondes du monde contemporain.Dans cet épisode, nous parlons de guerre, bien sûr – mais pas seulement de celle que l’on voit. J’ai questionné Jean-Michel Valantin sur les tensions invisibles qui redessinent la carte du pouvoir mondial : influence chinoise en Amérique latine, remilitarisation de l’Europe, rôle stratégique du Groenland, retour des zones d’influence, montée en puissance des technologies comme l’IA ou le lithium, effondrement du droit international, brutalité de la doctrine Trump...Trump n'est pas si fou. en réalité vou sallez l'entendre.Ensemble, nous décortiquons un basculement historique majeur : celui d’un monde qui ne croit plus à la paix, ni à la coopération, mais à la force. Un monde qui revient aux logiques de confrontation, de territoire, de contrôle des matières premières. Un monde que l’Europe, trop longtemps désarmée intellectuellement et militairement, peine à comprendre – et donc à affronter.Citations marquantes« Le droit sans la force n’est qu’impuissance. »« On a cru à la fable de Fukuyama sur la fin de l’Histoire. »« Le président Trump ne joue pas, il applique une stratégie parfaitement cohérente. »« Le Venezuela, c’est le retour d’un monde où les États s’arrogent des zones d’influence. »« L’Arctique est devenu une zone stratégique, avec tous les appétits qu’elle suscite. »Idées centrales discutées 1. La guerre est de retour – mais sous de nouvelles formesTimestamp ~00:01:10Ce n’est plus seulement des conflits armés : c’est la militarisation de l’économie, des réseaux sociaux, de l’information.👉 Pourquoi c’est important : nos outils du quotidien deviennent des armes.2. L’Europe s’est désarmée – militairement et intellectuellementTimestamp ~00:04:00La croyance en la paix éternelle nous a rendus vulnérables.👉 Ce désarmement rend l’Europe dépendante et naïve face à des puissances réalistes.3. Les États-Unis redéfinissent l’hémisphère occidentalTimestamp ~00:13:00Doctrine Monroe réactivée : expulsion de toute influence étrangère du continent américain.👉 C’est une reterritorialisation du pouvoir mondial, avec des actes concrets.4. L’intelligence artificielle est la guerre de demainTimestamp ~00:46:00La présidence Trump 2 est celle de l’IA – et des infrastructures nécessaires (minerais, électricité, data centers).👉 L’IA devient un enjeu stratégique global.5. L’économie européenne, cible d’un dumping américainTimestamp ~01:13:00Les États-Unis utilisent l’énergie bon marché pour attirer les industries européennes.👉 L’Europe se vide de ses forces vives si elle ne crée pas une stratégie industrielle.5. Questions posées dans l’interviewEst-ce que la France est en guerre aujourd’hui ?Quelle différence faites-vous entre concurrence, compétition et guerre ?L’OTAN a-t-elle encore une pertinence stratégique ?Que cherche Trump au Venezuela et au Groenland ?Peut-on parler de néocolonialisme américain ?Quel est l’intérêt stratégique du Groenland ?Pourquoi l’Europe ne réussit-elle pas à garder ses talents en IA ?L’Europe peut-elle réindustrialiser intelligemment ?ICE : un outil de contrôle ou de terreur intérieure ?Le projet américain de réindustrialisation condamne-t-il l’Europe à l’impuissance ?Références citées dans l’épisodeLivres / Auteurs :Francis Fukuyama – La fin de l’Histoire (~00:04:00)Blaise Pascal – Pensées (citation sur la force et le droit, ~01:08:00)Think Tanks / Institutions :The Red Team Analysis Society (~00:00:41)National Security Strategy of the United States (~00:11:41, ~01:04:30)Entreprises et technologies :TSMC (semi-conducteurs, Arizona) (~00:50:00)SoftBank (investissement innovation, ~00:50:00)Enduril, OpenAI, Rheinmetall (~00:39:00)Timestamps clés (optimisés YouTube)00:01:10 – Est-ce que la France est en guerre ?00:04:00 – L’Europe face à la brutalité du monde00:13:00 – Le Venezuela et la stratégie américaine00:19:41 – Ports chinois et guerre d’influence en Amérique latine00:27:00 – Trump, fou ou stratège rusé ?00:41:13 – L’Arctique, nouvelle zone de pouvoir00:50:28 – Les opportunités d’IA et la fuite des cerveaux01:13:48 – La réindustrialisation américaine et le danger pour l’EuropeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27/01/2026 • 45:12
Jean-Michel Valantin, docteur en sociologie de la défense et chercheur sur la stratégie américaine, il est également l'auteur de Hyper guerre. Enfin il collabore avec le think tank The Red Team Analysis Society. Spécialiste des mutations géopolitiques et de l’impact des ressources énergétiques sur les relations internationales, il décrypte ici les fractures profondes du monde contemporain.Dans cet épisode, nous parlons de guerre, bien sûr – mais pas seulement de celle que l’on voit. J’ai questionné Jean-Michel Valantin sur les tensions invisibles qui redessinent la carte du pouvoir mondial : influence chinoise en Amérique latine, remilitarisation de l’Europe, rôle stratégique du Groenland, retour des zones d’influence, montée en puissance des technologies comme l’IA ou le lithium, effondrement du droit international, brutalité de la doctrine Trump...Trump n'est pas si fou. en réalité vou sallez l'entendre.Ensemble, nous décortiquons un basculement historique majeur : celui d’un monde qui ne croit plus à la paix, ni à la coopération, mais à la force. Un monde qui revient aux logiques de confrontation, de territoire, de contrôle des matières premières. Un monde que l’Europe, trop longtemps désarmée intellectuellement et militairement, peine à comprendre – et donc à affronter.Citations marquantes« Le droit sans la force n’est qu’impuissance. »« On a cru à la fable de Fukuyama sur la fin de l’Histoire. »« Le président Trump ne joue pas, il applique une stratégie parfaitement cohérente. »« Le Venezuela, c’est le retour d’un monde où les États s’arrogent des zones d’influence. »« L’Arctique est devenu une zone stratégique, avec tous les appétits qu’elle suscite. »Idées centrales discutées 1. La guerre est de retour – mais sous de nouvelles formesTimestamp ~00:01:10Ce n’est plus seulement des conflits armés : c’est la militarisation de l’économie, des réseaux sociaux, de l’information.👉 Pourquoi c’est important : nos outils du quotidien deviennent des armes.2. L’Europe s’est désarmée – militairement et intellectuellementTimestamp ~00:04:00La croyance en la paix éternelle nous a rendus vulnérables.👉 Ce désarmement rend l’Europe dépendante et naïve face à des puissances réalistes.3. Les États-Unis redéfinissent l’hémisphère occidentalTimestamp ~00:13:00Doctrine Monroe réactivée : expulsion de toute influence étrangère du continent américain.👉 C’est une reterritorialisation du pouvoir mondial, avec des actes concrets.4. L’intelligence artificielle est la guerre de demainTimestamp ~00:46:00La présidence Trump 2 est celle de l’IA – et des infrastructures nécessaires (minerais, électricité, data centers).👉 L’IA devient un enjeu stratégique global.5. L’économie européenne, cible d’un dumping américainTimestamp ~01:13:00Les États-Unis utilisent l’énergie bon marché pour attirer les industries européennes.👉 L’Europe se vide de ses forces vives si elle ne crée pas une stratégie industrielle.5. Questions posées dans l’interviewEst-ce que la France est en guerre aujourd’hui ?Quelle différence faites-vous entre concurrence, compétition et guerre ?L’OTAN a-t-elle encore une pertinence stratégique ?Que cherche Trump au Venezuela et au Groenland ?Peut-on parler de néocolonialisme américain ?Quel est l’intérêt stratégique du Groenland ?Pourquoi l’Europe ne réussit-elle pas à garder ses talents en IA ?L’Europe peut-elle réindustrialiser intelligemment ?ICE : un outil de contrôle ou de terreur intérieure ?Le projet américain de réindustrialisation condamne-t-il l’Europe à l’impuissance ?Références citées dans l’épisodeLivres / Auteurs :Francis Fukuyama – La fin de l’Histoire (~00:04:00)Blaise Pascal – Pensées (citation sur la force et le droit, ~01:08:00)Think Tanks / Institutions :The Red Team Analysis Society (~00:00:41)National Security Strategy of the United States (~00:11:41, ~01:04:30)Entreprises et technologies :TSMC (semi-conducteurs, Arizona) (~00:50:00)SoftBank (investissement innovation, ~00:50:00)Enduril, OpenAI, Rheinmetall (~00:39:00)Timestamps clés (optimisés YouTube)00:01:10 – Est-ce que la France est en guerre ?00:04:00 – L’Europe face à la brutalité du monde00:13:00 – Le Venezuela et la stratégie américaine00:19:41 – Ports chinois et guerre d’influence en Amérique latine00:27:00 – Trump, fou ou stratège rusé ?00:41:13 – L’Arctique, nouvelle zone de pouvoir00:50:28 – Les opportunités d’IA et la fuite des cerveaux01:13:48 – La réindustrialisation américaine et le danger pour l’Europe Suggestion d'autres épisodes à écouter : #175 Comprendre le dessous des guerres invisibles mondiales avec Thomas Gomart (https://audmns.com/DDPnQDW) #363 La France dans le chaos mondial avec David Baverez (partie 1) (https://audmns.com/xuhWtBm) #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27/01/2026 • 55:13
Dans cet épisode solo qui est une lecture de ma newsletter , je poursuis une réflexion entamée dans ma dernière newsletter et dans le précédent épisode : comment redonner envie du futur dans un monde qui semble chaque jour plus incertain, plus complexe, parfois même invivable.J’ai questionné les trois grandes voies que j’ai explorées ces dernières années : le développement personnel, la connaissance intellectuelle, et la quête de sens. Et j’ai compris pourquoi, malgré leur utilité, elles montrent aujourd’hui leurs limites.Dans cet épisode, nous parlons de connativité, ce concept peu connu issu de Spinoza et validé par les neurosciences, qui désigne notre capacité à persévérer dans l’existence, à avancer malgré tout, même sans comprendre parfaitement. C’est peut-être là la clé : ne pas tant chercher à comprendre qu’à retrouver l’élan.J’ai voulu un épisode incarné, profond, qui résonne avec ce que beaucoup ressentent sans forcément savoir le nommer. Mon espoir : que vous puissiez y trouver une brèche, une étincelle, un début d’envie.Citations marquantes« Le futur n’appartient pas à ceux qui le comprennent, mais à ceux qui le désirent. »« Ce n’est pas ce qu’il vous manque qui pose problème, c’est ce qui vous encombre. »« Le développement personnel repose sur l’idée toxique que vous n’êtes pas assez. »« L’optimalisme donne une permission : celle d’espérer sans se mentir. »« Peut-être que le problème, ce n’est pas qu’on manque d’information, mais d’élan. »4. Idées centrales discutées (Big Ideas)1. Les limites du développement personnel – [~02:30]Il individualise des problèmes systémiques et repose sur l’idée que nous devons nous "réparer".2. La connaissance ne suffit pas – [~10:50]Comprendre le monde, oui. Mais sans débouché actionnable, la lucidité peut mener à l’épuisement.3. Le sens perd sa force quand le futur est invivable – [~15:50]Viktor Frankl, Simon Sinek : leurs approches supposent un futur désirable. Ce n’est plus évident aujourd’hui.4. L’optimalisme comme posture – [~18:00]Être optimiste sans naïveté, réaliste sans cynisme. Mais cela reste une posture, pas un mouvement.5. Le conatus comme clé oubliée – [~20:45]Concept spinoziste : l’élan vital fondamental qui nous pousse à persévérer dans l’existence.6. La connativité comme alternative – [~22:30]Redonner place à l’élan, pas par amélioration de soi, mais par déconstruction de ce qui l’encombre.7. Les 5 clés pour relancer l’élan – [~24:00]Identifier ce qui épuise, privilégier la continuité, accepter l’inachevé, voir la joie comme un signal, avancer sans tout comprendre.Questions posées dans l’épisode Pourquoi ne désirons-nous plus l’avenir ?Le développement personnel nous aide-t-il vraiment ou nous aliène-t-il ?La connaissance peut-elle suffire à nous remettre en mouvement ?Quel est le rôle du sens dans un monde en crise ?L’optimalisme est-il une illusion ou une réponse adaptée ?Que dit Spinoza sur notre capacité à avancer malgré tout ?En quoi la joie peut-elle être un signal plutôt qu’un but ?Comment les neurosciences expliquent-elles notre perte d’élan ?Que faire quand la compréhension du monde nous paralyse ?Comment créer les conditions pour que notre élan vital réémerge ?Références citées dans l’épisodePhilosophie / PenséeSpinoza – Concept de conatus, moteur vital [~20:45]Viktor Frankl – Logothérapie, survivre par le sens [~14:17]Nietzsche – « Celui qui a un pourquoi peut supporter n’importe quel comment » [~15:06]Deleuze – Le pouvoir a besoin de tristesse [~13:36]Byung-Chul Han, Armand Trousseau, René Girard – Philosophes cités sur la lucidité et les biais [~11:44]NeurosciencesKen Berridge (Univ. Michigan) – Distinction liking/wanting, dopamine, systèmes motivationnels [~30:57]AutresSimon Sinek – Start With Why, TED Talk [~15:06]Eva Illouz – Critique du développement personnel [~06:20]Audre Lorde – Le self-care comme acte politique [~07:04]Sébastien Njugger – Marketing du manque existentiel [~07:04]7. Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 – Pourquoi redonner envie du futur est devenu ma mission02:30 – Le développement personnel : une impasse toxique ?10:50 – Pourquoi la connaissance seule ne suffit plus15:06 – Le sens a-t-il encore du pouvoir dans un monde incertain ?18:00 – L’optimalisme, une posture mais pas un moteur20:45 – Redécouvrir Spinoza et le conatus : l’élan vital oublié24:00 – Les 5 clés concrètes pour restaurer votre connativité28:16 – Neurosciences : comment notre cerveau bride l’élan32:53 – Et maintenant ? Réorienter Vlan vers plus d’élan Suggestion d'autres épisodes à écouter : [SOLO ] Reprendre goût au futur dans un monde en crise (https://audmns.com/fKSFkcw) [SOLO] Pourquoi le temps nous échappe et comment le récupérer? (https://audmns.com/CVBiorO) [SOLO] Penser contre soi-même: un acte radical? (https://audmns.com/sWgEvRP)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22/01/2026 • 36:07
Marie-Christiane Baudoux est psychothérapeute, elle a 80 ans et nous allons parler d’un sujet très particulier puisqu’elle va me raconter ses propres angles mort sur les violences sexuelles sur sa fille de 15 ans à l’époque.Dans cet épisode, nous parlons de ce qui dérange, de ce qui fait mal, de ce qui reste habituellement caché sous le tapis : la parole des proches quand un enfant est victime de violence sexuelle.J’ai questionné Marie-Christiane sur ce que très peu de mères osent formuler publiquement : ne pas avoir su être là, ne pas avoir su protéger, ne pas avoir su réagir.Ce qui m’a bouleversé dans cet échange, ce n’est pas seulement le sujet. C’est la lucidité avec laquelle elle revient, à 80 ans, sur ses propres mécanismes d’aveuglement. Elle raconte comment l’histoire transgénérationnelle de sa famille, faite de secrets, de non-dits et de dissociation émotionnelle, a façonné sa manière d’être mère… et ses limites.Son livre, Nos angles morts, co-écrit avec sa fille, n’est pas un livre d’accusation. C’est un livre de responsabilité. Un texte rare, d’une honnêteté presque inconfortable, qui explore la loyauté, la honte, la sidération, la spiritualité toxique, mais aussi le chemin lent et fragile de la réparation.Dans cet épisode, nous parlons de transgénérationnel, de mémoire du corps, de silence familial, d’abus dans un contexte spirituel, de pardon, d’excuses, de réconciliation. Nous parlons surtout d’une chose essentielle : la capacité humaine à évoluer, même très tard dans la vie, dès lors qu’on accepte de regarder ses propres zones d’ombre.Citations marquantes« Une victime non soutenue, c’est une double agression. »« J’ai compris que j’avais choisi de ne pas choisir. »« Ce livre, ma fille m’a dit qu’il l’avait réparée. »« Les secrets de famille ont façonné ma sidération. »« Nous avons un devoir d’évolution en tant qu’êtres humains. »Idées centrales discutées1. Le silence des proches est un angle mort du débat publicJe réalise à quel point on parle (un peu plus qu’avant) des victimes, mais presque jamais des parents, des proches, de ceux qui n’ont pas su voir ou pas su agir. Pourtant, comprendre ces mécanismes est essentiel si on veut éviter leur reproduction.🕒 ~00:03👉 Pourquoi c’est important : cela ouvre un espace de responsabilité plutôt que de simple culpabilité.2. Les secrets familiaux traversent les générationsMarie-Christiane explique comment les non-dits autour de son père, de son grand-père, de l’histoire familiale ont construit chez elle une dissociation émotionnelle profonde.🕒 ~00:07👉 Pourquoi c’est important : on comprend que nos comportements ne naissent pas ex nihilo, mais s’inscrivent dans des lignées invisibles.3. On peut être thérapeute… et aveugle dans sa propre vieC’est une tension extrêmement forte de l’épisode : même avec des outils, même avec une conscience professionnelle, on peut rester prisonnier de ses propres mécanismes psychiques.🕒 ~00:08👉 Pourquoi c’est important : cela remet en cause l’illusion de maîtrise psychologique.4. La spiritualité peut devenir un système d’empriseLe rôle du maître spirituel est glaçant : il protège l’agresseur, minimise les faits, renvoie la responsabilité sur l’enfant.🕒 ~00:36👉 Pourquoi c’est important : cela éclaire les dérives de certains environnements “élevés” en apparence.5. La réparation est possible sans justice, mais pas sans reconnaissanceCe qui a permis la guérison entre la mère et la fille, ce n’est pas une procédure judiciaire, mais une reconnaissance sincère, des excuses profondes, un travail long à deux.🕒 ~01:03👉 Pourquoi c’est important : cela redonne du pouvoir aux relations humaines.6. S’excuser réellement transforme la relationLe moment où Marie-Christiane cesse de se défendre et dit simplement « je n’ai pas été à la hauteur » marque un basculement.🕒 ~01:04👉 Pourquoi c’est important : cela montre ce que sont de vraies excuses, incarnées, pas performatives.7. Évoluer jusqu’à 80 ans est non seulement possible, mais nécessaireSa conclusion est lumineuse : nos défauts, nos failles, nos aveuglements sont aussi des leviers d’évolution.🕒 ~01:16👉 Pourquoi c’est important : cela ouvre une perspective profondément humaniste. Questions structurantesPourquoi est-il si difficile pour les proches de reconnaître leur impuissance ?Comment les secrets familiaux conditionnent-ils nos réactions inconscientes ?Peut-on être compétent professionnellement et démuni émotionnellement ?À partir de quand une spiritualité bascule-t-elle dans l’emprise ?Qu’est-ce qu’une excuse véritablement réparatrice ?Comment reconstruire une relation après une trahison parentale ?La reconnaissance suffit-elle quand il n’y a pas de justice institutionnelle ?Pourquoi certaines générations ont-elles tant de mal à revisiter le passé ?Peut-on réparer seul quand l’entourage reste dans le déni ?Qu’est-ce que cela change de regarder ses propres angles morts ?Références citéesLivresNos angles morts – Marie-Christiane BaudouLivre central de l’épisode, écrit avec sa fille, structurant tout le récit.🕒 dès 00:01DocumentaireThe WorkMentionné pour illustrer l’impact de l’absence du père dans les trajectoires de violence.🕒 ~00:22 Suggestion d'autres épisodes à écouter : #318 La puissance de la vulnérabilité en action avec Melvine Deba (https://audmns.com/NjHrEpV) [MOMENT] Les relations hommes-femmes à l’ère post-MeToo avec Esther Perel (https://audmns.com/EqUIfmj) #287 Les rouages complexes de la famille avec Sophie Galabru (https://audmns.com/PusbPpV)Hébergé par Audiomeans. 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20/01/2026 • 79:19
Thomas Gomart, historien et directeur de l’IFRI.Dans cet moment percutant et tellement d'actualité même si enregistré il y a 2 ans, je retrouve Thomas Gomart, l’un des meilleurs analystes géopolitiques français, à la fois historien, stratège, et fin observateur de nos aveuglements collectifs. Ce moment, issu d’un échange marquant, revient sur sa capacité quasi prophétique à anticiper le retour brutal de la guerre en Europe, bien avant 2022.Dans cet épisode, nous parlons de l’erreur de perspective des Européens face à la géopolitique, du mythe de la fin des idéologies, et de la résurgence des logiques de puissance. J’ai questionné Thomas sur notre tendance à croire que le monde serait uniformément pacifié par le commerce, en oubliant les rapports de force.Avec sa clarté intellectuelle, il rappelle combien la stratégie est une affaire de mémoire longue, de volontés qui s’affrontent, et de frontières qui, loin d’avoir disparu, redeviennent centrales.Citations marquantes« La stratégie commence à exister lorsqu’elle se heurte à une autre stratégie. »« Il y a des gens qui veulent dominer d'autres gens. »« L’Europe a cru que le monde voulait vivre comme elle. »« On a vu le mercantilisme chinois, mais pas sa matrice léniniste. »« La stratégie, ce n’est pas une méthode : c’est une dialectique des volontés. » Idées centrales discutées 1. Le retour des conflits n’est pas une surprise➤ Gomart explique que le conflit armé n’a jamais disparu. L’Europe a vécu dans une illusion post-historique, aveugle à la persistance des logiques de puissance.🕓 00:472. Le discours dominant a nié la géopolitique➤ Pendant que les penseurs prônaient un monde plat et individualisé, les stratèges savaient que les rapports de force n’avaient pas disparu.🕓 01:503. La stratégie implique une mémoire longue➤ Penser stratégiquement, c’est se souvenir que l’histoire ne se répète pas, mais rime souvent. L’oubli du tragique mène à la naïveté politique.🕓 02:464. L’Europe s’est crue protégée➤ Elle a sous-investi dans sa sécurité depuis les années 70, croyant que l’intégration suffisait à produire la paix.🕓 03:455. La singularité de l’Europe : la séparation des pouvoirs➤ Face aux régimes fusionnels comme la Chine, l’Europe se distingue encore par ce principe fondamental, aujourd’hui en tension.🕓 06:086. La stratégie : une dialectique des volontés➤ La stratégie ne se duplique pas, elle s’adapte. C’est un art plus qu’une science, selon la tradition beaufro-gomartienne.🕓 08:26Questions posées dans l’interviewAvez-vous anticipé le retour des conflits armés dans votre livre de 2019 ?Pourquoi le discours dominant a-t-il occulté la géopolitique ?En quoi les Européens ont-ils été naïfs face à la réalité du monde ?Comment définissez-vous une « question stratégique » ?Pourquoi l’Europe a-t-elle négligé sa sécurité depuis les années 70 ?Le monde est-il vraiment multipolaire aujourd’hui ?Qu’est-ce que cela change pour votre métier ?Que révèle la domination européenne : accident ou singularité ?En quoi la Chine incarne-t-elle une fusion des pouvoirs ?Quel rôle peut encore jouer l’Europe dans ce monde fragmenté ?Références citées dans l’épisodeLivres :Géo-Histoire de Christian Grataloup (mentionné par Thomas Gomart comme lecture de janvier) – 🕓 05:00Concepts :« Le monde est plat » – Référence à Thomas Friedman – 🕓 00:47Matrice léniniste du régime chinois – 🕓 06:08Introduction à la stratégie, Général Beaufre – 🕓 08:26Timestamps clés00:00 – Intro de l’extrait : Pourquoi ce moment a marqué les auditeurs00:47 – Retour du conflit armé : une prévision lucide01:50 – Le déni de géopolitique par les élites occidentales02:46 – Penser en stratège : mémoire, trajectoires, clash03:45 – L’illusion européenne d’une paix garantie05:00 – La domination européenne : accident ou singularité ?06:08 – Chine vs Europe : fusion ou séparation des pouvoirs08:26 – La stratégie comme dialectique des volontés Suggestion d'autres épisodes à écouter : #312 Les défis géopolitiques d’un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns) [BEST-OF] Comprendre le dessous des guerres invisibles mondiales avec Thomas Gomart (https://audmns.com/rBULfVZ)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
15/01/2026 • 09:49
Pablo Servigne, aest uteur, penseur systémique et biologiste de formation. Il est l’un des premiers à avoir popularisé en France le concept de « collapsologie » avec ses livres devenus cultes, Comment tout peut s’effondrer ou encore Une autre fin du monde est possible. Mais aujourd’hui, Pablo prend ses distances avec cette étiquette. Dans Le réseau des tempêtes, son dernier livre, il trace un sillon nouveau, plus intime, plus incarné, où l’écologie ne peut plus faire l’économie du sensible, de l’émotion, de la relation et de la spiritualité.Cela faisait des années que je voulais inviter Pablo dans Vlan!. Nous avons attendu le bon moment. Et je crois que c’était maintenant. Parce que son message a profondément évolué, et qu’il entre en résonance totale avec mes propres réflexions sur la complexité, sur la joie, sur la nécessité de ralentir, et sur cette capacité à penser contre soi-même.Dans cet épisode, nous parlons de la violence – structurelle, politique, sociale, psychologique – et de comment elle s’insinue dans nos quotidiens. J’ai questionné Pablo sur sa conviction que la violence, à terme, ne résout rien et qu’elle ne fait que repousser les problèmes aux générations suivantes. Ce qu’il propose, c’est une bascule vers l’entraide, vers le lien, vers une autre manière d’habiter le monde – non pas dans l’utopie, mais dans une forme de lucidité joyeuse.Nous avons parlé de la course du temps, de la pression invisible qui nous pousse à toujours aller plus vite, alors même que notre besoin profond est de ralentir. De l’emprise des plateformes numériques sur notre attention. De la désocialisation croissante des jeunes générations. De l’anxiété rampante qui s’installe faute de communautés authentiques.Mais au-delà des constats, ce que propose Pablo, c’est une autre voie. Une voie du cœur et du corps. Une voie de l’enracinement. Une voie qui fait la paix avec nos émotions, nos ombres, nos vulnérabilités. Une voie qui croit encore à la puissance transformatrice du collectif, de la parole vraie, des récits réparateurs.Cet échange m’a profondément nourri. Il donne envie d’agir depuis un endroit plus juste, plus aligné. Citations marquantes« On ne peut pas traverser un effondrement sans passer par le cœur. »« La science ne suffit plus, il faut réintégrer le sensible et le sacré. »« Le vrai courage aujourd’hui, c’est de faire face à l’impermanence. »« Nous avons besoin de récits qui nous rassemblent dans l’incertitude. »« Accepter de ne pas savoir, c’est déjà commencer à guérir. »Idées centrales discutées1. De la collapsologie à l’écologie du lienPablo revient sur son parcours et sur la limite de la collapsologie comme prisme uniquement scientifique. Il évoque un besoin d’aller vers des dimensions plus sensibles et spirituelles.Pourquoi c’est important : Cela montre la nécessité d’un regard holistique sur les crises.~05:002. Le deuil comme passage obligéIl insiste sur l’importance de faire le deuil de l’ancien monde pour mieux accueillir le nouveau.Pourquoi c’est important : Cela permet de transformer la douleur en force de régénération.~12:303. Reconnexion au vivant et aux émotionsIl parle de la place des émotions, du corps, et du rituel dans la transition.Pourquoi c’est important : Cela redonne une place centrale à l’humain dans sa globalité.~19:004. Les limites du discours rationnel dans la crise écologiqueIl critique la foi aveugle dans la raison et la technique pour résoudre les problèmes écologiques.Pourquoi c’est important : Cela pousse à revaloriser l’intuition, l’art et les savoirs ancestraux.~27:005. La joie comme moteur d’actionMalgré la gravité du sujet, Pablo défend une posture de joie active face à l’effondrement.Pourquoi c’est important : Cela ouvre à une écologie de la joie et non de la peur.~38:00Questions posées dans l’interviewPourquoi as-tu arrêté de te revendiquer collapsologue ?Quel a été ton chemin personnel depuis la sortie de Comment tout peut s’effondrer ?Comment faire le deuil d’un monde en train de disparaître ?Quelle place donner aux émotions dans la transition écologique ?Comment réconcilier science, spiritualité et écologie ?De quoi avons-nous le plus peur face à l’effondrement ?Quel est le rôle des récits dans cette transformation collective ?Quelle importance donnes-tu aux rituels et à la communauté ?Est-ce qu’on peut encore espérer dans un monde en crise ?Comment cultiver la joie dans l’incertitude ?Références citées dans l’épisodeLivresComment tout peut s’effondrer – Pablo Servigne et Raphaël Stevens (~01:00)Une autre fin du monde est possible – Pablo Servigne et Gauthier Chapelle (~08:00)Concepts / auteursVandana Shiva – évoquée pour sa vision de l’écologie spirituelle (~20:00)Joanna Macy – travail qui relie (~23:00)Charles Eisenstein – économie sacrée (~30:00)Timestamps clés[00:00] Introduction – Qui est Pablo Servigne ?Un retour sur son parcours, ses engagements, et la naissance de la collapsologie.[05:00] La fin de la collapsologie ?Pourquoi Pablo ne s’identifie plus à ce courant.[12:30] Le processus de deuil collectifComprendre les émotions profondes liées à la crise écologique.[19:00] L’importance du corps, des émotions et des rituelsUn passage par le sensible pour faire face à l’effondrement.[27:00] Critique de la rationalité pureLes limites du discours scientifique dans les transformations sociétales.[38:00] Vers une écologie de la joieComment la joie devient un levier d’action puissant.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
13/01/2026 • 48:04
Pablo Servigne, aest uteur, penseur systémique et biologiste de formation. Il est l’un des premiers à avoir popularisé en France le concept de « collapsologie » avec ses livres devenus cultes, Comment tout peut s’effondrer ou encore Une autre fin du monde est possible. Mais aujourd’hui, Pablo prend ses distances avec cette étiquette. Dans Le réseau des tempêtes, son dernier livre, il trace un sillon nouveau, plus intime, plus incarné, où l’écologie ne peut plus faire l’économie du sensible, de l’émotion, de la relation et de la spiritualité.Cela faisait des années que je voulais inviter Pablo dans Vlan!. Nous avons attendu le bon moment. Et je crois que c’était maintenant. Parce que son message a profondément évolué, et qu’il entre en résonance totale avec mes propres réflexions sur la complexité, sur la joie, sur la nécessité de ralentir, et sur cette capacité à penser contre soi-même.Dans cet épisode, nous parlons de la violence – structurelle, politique, sociale, psychologique – et de comment elle s’insinue dans nos quotidiens. J’ai questionné Pablo sur sa conviction que la violence, à terme, ne résout rien et qu’elle ne fait que repousser les problèmes aux générations suivantes. Ce qu’il propose, c’est une bascule vers l’entraide, vers le lien, vers une autre manière d’habiter le monde – non pas dans l’utopie, mais dans une forme de lucidité joyeuse.Nous avons parlé de la course du temps, de la pression invisible qui nous pousse à toujours aller plus vite, alors même que notre besoin profond est de ralentir. De l’emprise des plateformes numériques sur notre attention. De la désocialisation croissante des jeunes générations. De l’anxiété rampante qui s’installe faute de communautés authentiques.Mais au-delà des constats, ce que propose Pablo, c’est une autre voie. Une voie du cœur et du corps. Une voie de l’enracinement. Une voie qui fait la paix avec nos émotions, nos ombres, nos vulnérabilités. Une voie qui croit encore à la puissance transformatrice du collectif, de la parole vraie, des récits réparateurs.Cet échange m’a profondément nourri. Il donne envie d’agir depuis un endroit plus juste, plus aligné. Citations marquantes« On ne peut pas traverser un effondrement sans passer par le cœur. »« La science ne suffit plus, il faut réintégrer le sensible et le sacré. »« Le vrai courage aujourd’hui, c’est de faire face à l’impermanence. »« Nous avons besoin de récits qui nous rassemblent dans l’incertitude. »« Accepter de ne pas savoir, c’est déjà commencer à guérir. »Idées centrales discutées1. De la collapsologie à l’écologie du lienPablo revient sur son parcours et sur la limite de la collapsologie comme prisme uniquement scientifique. Il évoque un besoin d’aller vers des dimensions plus sensibles et spirituelles.Pourquoi c’est important : Cela montre la nécessité d’un regard holistique sur les crises.~05:002. Le deuil comme passage obligéIl insiste sur l’importance de faire le deuil de l’ancien monde pour mieux accueillir le nouveau.Pourquoi c’est important : Cela permet de transformer la douleur en force de régénération.~12:303. Reconnexion au vivant et aux émotionsIl parle de la place des émotions, du corps, et du rituel dans la transition.Pourquoi c’est important : Cela redonne une place centrale à l’humain dans sa globalité.~19:004. Les limites du discours rationnel dans la crise écologiqueIl critique la foi aveugle dans la raison et la technique pour résoudre les problèmes écologiques.Pourquoi c’est important : Cela pousse à revaloriser l’intuition, l’art et les savoirs ancestraux.~27:005. La joie comme moteur d’actionMalgré la gravité du sujet, Pablo défend une posture de joie active face à l’effondrement.Pourquoi c’est important : Cela ouvre à une écologie de la joie et non de la peur.~38:00Questions posées dans l’interviewPourquoi as-tu arrêté de te revendiquer collapsologue ?Quel a été ton chemin personnel depuis la sortie de Comment tout peut s’effondrer ?Comment faire le deuil d’un monde en train de disparaître ?Quelle place donner aux émotions dans la transition écologique ?Comment réconcilier science, spiritualité et écologie ?De quoi avons-nous le plus peur face à l’effondrement ?Quel est le rôle des récits dans cette transformation collective ?Quelle importance donnes-tu aux rituels et à la communauté ?Est-ce qu’on peut encore espérer dans un monde en crise ?Comment cultiver la joie dans l’incertitude ?Références citées dans l’épisodeLivresComment tout peut s’effondrer – Pablo Servigne et Raphaël Stevens (~01:00)Une autre fin du monde est possible – Pablo Servigne et Gauthier Chapelle (~08:00)Concepts / auteursVandana Shiva – évoquée pour sa vision de l’écologie spirituelle (~20:00)Joanna Macy – travail qui relie (~23:00)Charles Eisenstein – économie sacrée (~30:00)Timestamps clés[00:00] Introduction – Qui est Pablo Servigne ?Un retour sur son parcours, ses engagements, et la naissance de la collapsologie.[05:00] La fin de la collapsologie ?Pourquoi Pablo ne s’identifie plus à ce courant.[12:30] Le processus de deuil collectifComprendre les émotions profondes liées à la crise écologique.[19:00] L’importance du corps, des émotions et des rituelsUn passage par le sensible pour faire face à l’effondrement.[27:00] Critique de la rationalité pureLes limites du discours scientifique dans les transformations sociétales.[38:00] Vers une écologie de la joieComment la joie devient un levier d’action puissant. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #240 Marcher séparément mais lutter ensemble? Avec Rejane Senac (https://audmns.com/JCJVxeL) L'individualisme nous tue-t-il a petit feu? partie 1 avec Hugo Paul (https://audmns.com/ntXDwdf) [MOMENT] Transformer la violence de la société actuelle par le soin avec Marie Robert (https://audmns.com/EUxsYiz)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
13/01/2026 • 36:39
Dans cet épisode solo, je parle partage avec vous un moment charnière de ma vie professionnelle et personnelle et qui va modifier Vlan! pour les semaines à venir.Je vous parle de mission. Pas d’un mot creux à la mode sur LinkedIn. Pas d’un slogan de communication. D’une mission intérieure, existentielle, que j’ai mis des années à clarifier. Une mission que j’ai longtemps cherchée, parfois à tâtons, souvent en me perdant. Mais aujourd’hui, je sais. Je veux vous redonner envie du futur.J’ai questionné ces dernières années de fragmentation, d’expérimentations, de tentatives parfois contradictoires : un podcast sur le leadership, une masterclass sur l’IA, un livre sur l’écologie… Tout me ressemble, mais rien n’avait de colonne vertébrale. Je me suis perdu à essayer d’être cohérent. Jusqu’à comprendre que la cohérence pouvait être un piège.Dans cet épisode, nous parlons de ces neuf polycrises qui façonnent notre époque : écologique, technologique, géopolitique, économique, sociale, politique, démographique, sanitaire… J’explore ces forces invisibles qui rendent le futur si difficile à imaginer, et encore plus à désirer.J’ai compris que le problème, ce n’est pas seulement l’ampleur des crises – c’est le brouillard. L’impossibilité de s’orienter. Le sentiment d’impuissance. L’angoisse de ne plus savoir quel rôle jouer. Et c’est là que j’ai décidé de me positionner clairement : je suis un prospectiviste. Mon rôle, c’est de décrypter, d’éclairer, d’anticiper. Pas pour faire peur. Pour réhabiliter notre pouvoir d’agir.Je vous parle aussi d’un concept essentiel : l’optimalisme. Ce n’est ni l’optimisme naïf, ni le fatalisme résigné. C’est une posture exigeante, ancrée dans le réel, qui refuse la paralysie. C’est la conviction que même au cœur du chaos, on peut encore choisir sa manière d’être au monde.Et puis, j’ai voulu partager une autre boussole : la joie rebelle. Pas la joie fake des good vibes marketées. Une joie lucide, incarnée, indisciplinée. Une joie comme acte de résistance. Une joie comme réponse politique à un système qui prospère sur nos passions tristes.Vlan! devient un média de prospective vivant. Chaque épisode explorera une force invisible qui façonne le futur. Je vais continuer à recevoir des chercheurs, des penseurs, des activistes. Mais cette fois, avec une intention claire : comprendre pour mieux agir, ensemble.Ce que je propose, ce n’est pas un nouveau format. C’est une direction. Une mission. Une manière de se tenir debout dans le monde, malgré tout. Une invitation à naviguer ensemble dans la complexité. À cultiver le sens, même sous la contradiction.Si vous êtes fatigués des illusions, si vous refusez la résignation, si vous cherchez à comprendre plutôt qu’à vous rassurer, alors bienvenue. Cet épisode est pour vous. Et cette mission, elle est aussi la vôtre.Citations marquantes« Je veux vous redonner envie du futur. Voilà. C’est dit. »« Le désespoir naît de l’incompréhension. »« Cultiver la joie dans un monde qui nous vend de la tristesse, c’est déjà un acte politique. »« Je vais cesser d’essayer d’être cohérent. Je vais maintenir du sens sous la contradiction. »« L’optimalisme, c’est refuser de chercher seul dans son coin. »Idées centrales discutéesRedonner envie du futur➤ J’identifie ma mission comme une réponse existentielle et politique à la perte de sens contemporaine.Les 9 polycrises systémiques➤ Je décris neuf crises majeures qui s’entrecroisent et façonnent notre époque.La fin de la méritocratie, l’avènement de l’héritocratie➤ Une explication limpide d’une nouvelle injustice silencieuse.L’optimalisme comme posture de vie➤ Inspiré de Tal Ben-Shahar, ce concept permet d’agir dans la lucidité sans céder au cynisme.Maintenir du sens sous la contradiction➤ Une capacité essentielle du XXIe siècle pour ne pas s’effondrer intérieurement.La joie rebelle comme discipline➤ Résister à l'impuissance et aux passions tristes par la joie consciente.Vlan! devient un média de prospective➤ Je donne une nouvelle orientation à Vlan! pour en faire un outil de compréhension et d’anticipation.Références citées dans l’épisodeLivres & auteursViktor Frankl – Man’s Search for Meaning (~35 min)Tal Ben-Shahar – Concept d’optimalisme (~32 min)René Char – Allégresse consentante (~55 min)Albert Camus – Le mythe de Sisyphe (~56 min)Slavoj Žižek – Philosophie de la contradiction (~48 min)PersonnalitésDr. Eliza Filby – Concept d’héritocratie (~25 min)Timestamps clés00:00 – Pourquoi je vous parle seul aujourd’hui ?➤ Un moment de vérité : je révèle ma mission.06:00 – Avez-vous encore envie du futur ?➤ Une question simple, mais fondamentale.10:00 – Les 9 polycrises que nous traversons➤ Climat, IA, géopolitique, économie… tout est lié.25:00 – L’héritocratie : la nouvelle injustice silencieuse➤ Le rêve méritocratique s’effondre.32:00 – L’optimalisme : entre espoir et lucidité➤ Ma réponse philosophique et stratégique.45:00 – Maintenir du sens dans la contradiction➤ La compétence clé du XXIe siècle.52:00 – La joie rebelle : une discipline politique➤ Résister aux passions tristes.60:00 – Ce que ça change concrètement pour Vlan!➤ Nouvelle ligne éditoriale, formats à venir, appel aux auditeurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
08/01/2026 • 36:22
Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Économie, est aujourd’hui à la tête de plusieurs entreprises, dont la Compagnie des Amandes et Alfeor dans le nucléaire. Dans cet épisode, nous parlons de politique économique, de désindustrialisation, de réindustrialisation, de souveraineté et du rôle de l'Europe.J'ai voulu l’inviter car je constate depuis longtemps les limites de l’action politique en France face aux défis économiques, écologiques et sociaux. Et qui mieux qu’un ancien ministre de l’Économie – aujourd’hui entrepreneur engagé – pour en parler franchement ?Arnaud ne mâche pas ses mots : critique de l’Union Européenne, inquiet de la vassalisation économique de la France face à la Chine et aux États-Unis, il appelle à un sursaut productif, à la réindustrialisation, et à une refondation profonde de notre appareil productif. On n’est pas toujours d’accord, notamment sur l’écologie, mais sa vision force le respect, tant elle est construite et passionnée.Cet épisode est aussi l’occasion d’annoncer que je recevrai de plus en plus de personnalités politiques sur Vlan! – car il est temps de reconnecter les enjeux économiques et politiques à notre quotidien.Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan10 idées clefs :1. La France est en déclin économique majeurMontebourg dresse un constat alarmant : la France est en chute libre sur le plan économique, avec une balance commerciale fortement déficitaire, une désindustrialisation profonde, et une incapacité à financer son modèle social.2. Une critique sévère de l’Union EuropéenneIl accuse l’Union européenne de ne pas protéger ses membres, d’agir comme une technocratie autoritaire, et de contribuer à la vassalisation économique des pays membres, en particulier la France, face aux États-Unis et à la Chine.3. La nécessité absolue de réindustrialiser la FranceMontebourg milite pour une stratégie de redressement productif : relocaliser la production, créer de l’activité dans les territoires, et réorganiser toute l’économie autour de la production nationale plutôt que de la consommation.4. Un pays colonisé économiquementIl parle de la France comme d’une colonie numérique et économique, dominée par les GAFAM et les puissances étrangères qui captent l’épargne et la valeur économique nationale, sans contrepartie productive locale.5. Une politique française centrée sur le consommateur, au détriment du producteurSelon lui, le pouvoir a trop longtemps favorisé le pouvoir d’achat immédiat en important massivement, plutôt que de soutenir l’appareil productif français (agriculture, industrie, etc.).6. Le rôle pervers de l’épargne et de la fiscalitéLa fiscalité actuelle favorise les retraités (plus aisés et politiquement puissants) et pénalise les actifs. L’épargne française, au lieu de soutenir l’industrie locale, est captée par la tech américaine.7. Une stratégie de relocalisation préciseIl appelle à relocaliser les productions de base (médicaments, pâtes, chips, huile d’olive, etc.), ce qui pourrait créer des milliers d’emplois et revitaliser les territoires.8. Des solutions concrètes via l’État et l’investissementMontebourg insiste sur le rôle central de l’État pour impulser le changement : aides publiques, investissements industriels massifs, réforme du secteur bancaire, orientation de l’épargne vers la production.9. L’écologie doit être pragmatique et non punitiveIl critique l’écologie politique actuelle comme moralisatrice et contre-productive, et appelle à une transition écologique pilotée par l’État, appuyée sur le nucléaire, la géothermie et les ENR.10. Un appel à l’engagement politique citoyenEnfin, il encourage les jeunes à s’engager dans les partis politiques pour renouveler la classe dirigeante et bâtir une nouvelle vision pour le pays.5 citations marquantes :« La France est une économie de pays pauvre avec une protection sociale de pays riche. »« L’Union européenne est devenue une machine à réglementer, pas à protéger. »« Nous sommes des colonisés économiques. »« Il faut sortir les hallebardes. »« Ce n’est pas que Macron, c’est 30 ans de mauvaise stratégie. »10 questions posées Comment vous envisagez la situation de la France aujourd’hui ?Est-ce que vous pensez que la France doit sortir de l’Europe ?Qui est responsable de la désindustrialisation française ?Que recommandez-vous pour réindustrialiser le pays ?Pourquoi les politiques n’agissent pas ?Est-ce que la France devient un pays en voie de développement ?Que pensez-vous du pouvoir d’achat et de la taxation du travail ?Pourquoi l’épargne française finance-t-elle la tech américaine ?Quelle place pour l’écologie dans votre vision ?Quel type de dirigeants faudrait-il pour changer le pays ?5. Récapitulatif des timestamps clés:00:00 – Introduction : Pourquoi Arnaud Montebourg ?01:57 – L’économie française est en chute libre04:20 – La responsabilité de la France dans son déclin08:00 – Critique virulente de l’Union Européenne13:30 – Vers une réindustrialisation de la France18:00 – La France, colonie numérique ?24:00 – Répartition injuste des richesses et retraites31:00 – L’enjeu de la production locale41:00 – Les retraités gagnent mieux que les actifs ?45:00 – Le rôle crucial de l’État dans la transition écologique52:00 – Quel type de leadership pour la France ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
06/01/2026 • 48:42
Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Économie, est aujourd’hui à la tête de plusieurs entreprises, dont la Compagnie des Amandes et Alfeor dans le nucléaire. Dans cet épisode, nous parlons de politique économique, de désindustrialisation, de réindustrialisation, de souveraineté et du rôle de l'Europe.J'ai voulu l’inviter car je constate depuis longtemps les limites de l’action politique en France face aux défis économiques, écologiques et sociaux. Et qui mieux qu’un ancien ministre de l’Économie – aujourd’hui entrepreneur engagé – pour en parler franchement ?Arnaud ne mâche pas ses mots : critique de l’Union Européenne, inquiet de la vassalisation économique de la France face à la Chine et aux États-Unis, il appelle à un sursaut productif, à la réindustrialisation, et à une refondation profonde de notre appareil productif. On n’est pas toujours d’accord, notamment sur l’écologie, mais sa vision force le respect, tant elle est construite et passionnée.Cet épisode est aussi l’occasion d’annoncer que je recevrai de plus en plus de personnalités politiques sur Vlan! – car il est temps de reconnecter les enjeux économiques et politiques à notre quotidien.Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan10 idées clefs :1. La France est en déclin économique majeurMontebourg dresse un constat alarmant : la France est en chute libre sur le plan économique, avec une balance commerciale fortement déficitaire, une désindustrialisation profonde, et une incapacité à financer son modèle social.2. Une critique sévère de l’Union EuropéenneIl accuse l’Union européenne de ne pas protéger ses membres, d’agir comme une technocratie autoritaire, et de contribuer à la vassalisation économique des pays membres, en particulier la France, face aux États-Unis et à la Chine.3. La nécessité absolue de réindustrialiser la FranceMontebourg milite pour une stratégie de redressement productif : relocaliser la production, créer de l’activité dans les territoires, et réorganiser toute l’économie autour de la production nationale plutôt que de la consommation.4. Un pays colonisé économiquementIl parle de la France comme d’une colonie numérique et économique, dominée par les GAFAM et les puissances étrangères qui captent l’épargne et la valeur économique nationale, sans contrepartie productive locale.5. Une politique française centrée sur le consommateur, au détriment du producteurSelon lui, le pouvoir a trop longtemps favorisé le pouvoir d’achat immédiat en important massivement, plutôt que de soutenir l’appareil productif français (agriculture, industrie, etc.).6. Le rôle pervers de l’épargne et de la fiscalitéLa fiscalité actuelle favorise les retraités (plus aisés et politiquement puissants) et pénalise les actifs. L’épargne française, au lieu de soutenir l’industrie locale, est captée par la tech américaine.7. Une stratégie de relocalisation préciseIl appelle à relocaliser les productions de base (médicaments, pâtes, chips, huile d’olive, etc.), ce qui pourrait créer des milliers d’emplois et revitaliser les territoires.8. Des solutions concrètes via l’État et l’investissementMontebourg insiste sur le rôle central de l’État pour impulser le changement : aides publiques, investissements industriels massifs, réforme du secteur bancaire, orientation de l’épargne vers la production.9. L’écologie doit être pragmatique et non punitiveIl critique l’écologie politique actuelle comme moralisatrice et contre-productive, et appelle à une transition écologique pilotée par l’État, appuyée sur le nucléaire, la géothermie et les ENR.10. Un appel à l’engagement politique citoyenEnfin, il encourage les jeunes à s’engager dans les partis politiques pour renouveler la classe dirigeante et bâtir une nouvelle vision pour le pays.5 citations marquantes :« La France est une économie de pays pauvre avec une protection sociale de pays riche. »« L’Union européenne est devenue une machine à réglementer, pas à protéger. »« Nous sommes des colonisés économiques. »« Il faut sortir les hallebardes. »« Ce n’est pas que Macron, c’est 30 ans de mauvaise stratégie. »10 questions posées Comment vous envisagez la situation de la France aujourd’hui ?Est-ce que vous pensez que la France doit sortir de l’Europe ?Qui est responsable de la désindustrialisation française ?Que recommandez-vous pour réindustrialiser le pays ?Pourquoi les politiques n’agissent pas ?Est-ce que la France devient un pays en voie de développement ?Que pensez-vous du pouvoir d’achat et de la taxation du travail ?Pourquoi l’épargne française finance-t-elle la tech américaine ?Quelle place pour l’écologie dans votre vision ?Quel type de dirigeants faudrait-il pour changer le pays ?5. Récapitulatif des timestamps clés:00:00 – Introduction : Pourquoi Arnaud Montebourg ?01:57 – L’économie française est en chute libre04:20 – La responsabilité de la France dans son déclin08:00 – Critique virulente de l’Union Européenne13:30 – Vers une réindustrialisation de la France18:00 – La France, colonie numérique ?24:00 – Répartition injuste des richesses et retraites31:00 – L’enjeu de la production locale41:00 – Les retraités gagnent mieux que les actifs ?45:00 – Le rôle crucial de l’État dans la transition écologique52:00 – Quel type de leadership pour la France ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy) #186 Quel nouveau modèle pour la France avec David Djaiz (https://audmns.com/GSOSydk) #315 Le (potentiel) impact économique du R.N au pouvoir avec Vincent Pons (https://audmns.com/ldDawRH)Hébergé par Audiomeans. 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06/01/2026 • 37:47
Comme pour chaques vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Matthieu Dardaillon est entrepreneur social, fondateur de Ticket for Change – une structure qui a accompagné de nombreux projets à impact, dont l’application bien connue Yuka – et il est aussi l’auteur du livre Anti-Chaos. J’avais très envie d’inviter Matthieu, parce que son livre entre incroyablement en résonance avec ce que je cherche à faire avec Vlan! : donner du sens, créer du lien, aider chacun à retrouver de la clarté dans un monde de plus en plus complexe.Dans cet épisode, nous avons eu une conversation très ouverte, presque intime, sur nos peurs, nos contradictions, nos espoirs aussi.On vit une époque de bascule, où tout s'accélère, où les repères se brouillent, où l’impuissance peut nous paralyser.C’est précisément cela que Matthieu aborde dans son ouvrage et dsns notre échange : comment vivre et surtout agir dans un monde chaotique ? Comment retrouver notre pouvoir d’agir dans un système qui semble parfois aller droit dans le mur ?Ce qui m’a frappé, c’est à quel point nos réflexions se croisent. On parle de polycrises, de fin de modèle, de croissance absurde, mais aussi de rêve, de joie d’agir, d’entrepreneuriat du quotidien.Matthieu partage des outils concrets, comme le modèle ABZ ou la règle des deux jours, pour passer de la réflexion à l’action. Il explique aussi pourquoi l’écoute – la vraie, l’écoute empathique et générative – est fondamentale pour co-construire le monde de demain.J’ai aussi osé parler de mes propres contradictions, comme cette tension entre l’envie d’un mode de vie communautaire et l’imaginaire individuel dans lequel j’ai grandi. Et Matthieu, avec beaucoup de bienveillance, m’a aidé à poser des mots là-dessus, à me questionner sur mes valeurs, mes besoins, et sur les petits pas concrets que je peux poser pour avancer vers ce futur désirable.Ce qui est beau dans la pensée de Matthieu, c’est qu’elle ne moralise jamais.Il ne cherche pas à convaincre, mais à inspirer. Il ne juge pas ceux qui n’en font pas assez, mais célèbre ceux qui essaient. Il croit profondément en la puissance de l’exemple, en la valeur de la recherche collective, et surtout en la capacité de chacun à contribuer, depuis là où il est.Cet épisode est un souffle. Un moment suspendu pour réfléchir, ressentir, rêver, mais aussi agir. J’espère qu’il vous parlera autant qu’il m’a nourri. Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan Citations marquantes« On est chacun contributeur, là où on agit au quotidien. »« Ce qu’il faut, c’est donner envie, pas convaincre. »« Le rêve est une étoile polaire dans le brouillard. »« On a besoin d’imaginer de nouvelles boussoles collectives. »« L’entre-deux-mondes est un lieu d’inconfort, mais aussi de création. »10 questions structurées poséesPourquoi as-tu écrit le livre Anti-Chaos ?Est-il normal de se sentir submergé aujourd’hui ?Quelles sont les causes profondes de cette sensation d’impuissance ?À quoi pourrait ressembler le monde de demain ?Comment peut-on vivre dans l’entre-deux-mondes ?Est-ce que tout le monde peut être un entrepreneur du changement ?Comment bien s’entourer pour réussir un projet à impact ?Quelle est la place du rêve dans un monde en mutation ?Comment gères-tu tes contradictions personnelles ?C’est quoi, pour toi, un rapport sain à l’argent ?Timestamps clés pour YouTube00:00 – Introduction par Grégory Pouy02:00 – Pourquoi Matthieu a écrit Anti-Chaos05:00 – Comprendre le chaos systémique10:00 – Vivre dans l’entre-deux-mondes13:00 – Le nouveau paradigme est déjà en marche18:00 – Reprendre son pouvoir d’agir26:00 – La question de la croissance30:00 – Le rôle du rêve35:00 – Imaginaire collectif vs. réalités personnelles40:00 – Le modèle ABZ : de la vision à l’action47:00 – Le rapport à l’argent51:00 – Les quatre niveaux d’écoute55:00 – Les projets actuels de Matthieu #343 Trouver de la joie dans un monde tragique (partie 1) avec Christopher LaquiezeComme pour chaque vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Christopher Laquieze est un penseur autodidacte à la trajectoire singulière.Il n’a pas étudié la philosophie dans un cadre académique classique, mais a construit sa sagesse à travers les épreuves de la vie, la lecture passionnée et une quête personnelle du sens.Il est l’auteur du livre Le Silence de la Joie, une œuvre aussi poétique que profondément philosophique.J’ai découvert Christopher à travers son compte Instagram qui cumule plus de 300 000 followers et que je suivais avec beaucoup d’intérêt, intrigué par la densité et la lucidité de ses propos.Et ce que je peux vous dire, c’est que notre rencontre ne m’a pas déçu — bien au contraire. Dans cette période un peu dystopique et effrayante, j'avoue envie de vous parler de joie et de la manière dont on pouvait la trouver.Et ca tombe bien, dans cet épisode, nous avons plongé ensemble dans une réflexion vertigineuse sur le silence, la joie, le réel et la réalité.Nous avons parlé du silence de la joie, cette joie qui naît sans cause, comme un souffle venu du fond de l’âme.Une joie qui, pour Christopher, est un cri, une forme de révolte face à l’absurdité du monde.J’ai voulu comprendre ce que signifiait pour lui cette forme de joie silencieuse, mais aussi pourquoi il considérait le monde comme “tragique” et comment, malgré tout, il choisit d’y affirmer son existence.Christopher m’a partagé son parcours : une adolescence chaotique, une dépression sévère, une dérive dans la spiritualité dogmatique, et enfin, une renaissance à travers la philosophie.Une philosophie brute, vécue, ancrée dans le réel. Il raconte comment la philosophie l’a aidé à déconstruire des croyances, à abandonner des illusions, mais aussi comment elle peut être déstabilisante, voire destructrice.Nous avons abordé la notion de désir — non pas comme manque, mais comme élan vital — et évoqué des penseurs majeurs : Spinoza, Nietzsche, Camus, Clément Rosset, Pessoa... Autant d’influences qui éclairent sa pensée et nourrissent ses réflexions.Dans cet épisode, j’ai questionné Christopher sur le développement personnel, les dangers de la pensée positive poussée à l’extrême, la mémoire, la solitude, l’amitié, et cette idée si bouleversante : peut-on vraiment “passer à côté de sa vie” ?C’est une conversation d’une rare intensité, lucide, parfois brutale, mais toujours profondément humaine. Une plongée dans l’âme, un dialogue avec nos zones d’ombre, et une invitation à repenser ce que signifie vivre avec joie, malgré tout.Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan 5 citations marquantes« La joie, c’est apprendre à désespérer sans tomber dans le désespoir. »« Le silence n’est pas une absence de langage, mais une présence de sens. »« Ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que je la désire, mais parce que je la désire qu’elle devient bonne. »« La philosophie ne sauve pas toujours ; elle peut aussi nous détruire. »« On ne se définit pas parce qu’on est, mais parce qu’on n’est pas. »10 questions que l'on se poseQu’est-ce que représente pour toi “le silence de la joie” ?Pourquoi qualifies-tu le monde de tragique ?Le silence est-il le grand oublié de notre société connectée ?Pourquoi t’es-tu autant intéressé à la philosophie ?Est-ce que la philosophie peut nous sauver ?Quelle est ta vision du développement personnel aujourd’hui ?Comment animes-tu la joie en toi au quotidien ?Que signifie “désirer ce que l’on a déjà” ?Comment différencies-tu le réel et la réalité ?Est-ce que l’on peut passer à côté de sa vie ?Timestamps00:00 – Introduction : réel vs réalité02:00 – Nos perceptions façonnent notre réalité04:00 – Le langage, la poésie, et la manière de dire le monde06:30 – Mémoire, souvenirs et illusions : quand la fiction transforme le passé09:00 – Solitude, isolement, et rapport à soi12:00 – Peut-on se perdre ? Peut-on passer à côté de sa vie ?15:00 – Nier le réel pour se réfugier dans un récit personnel17:30 – Le deuil, l’imaginaire et les objets symboliques20:00 – Les illusions joyeuses et le risque de désillusion23:00 – L’éternel retour, Spinoza et le désir de ce qui est26:00 – Le conatus et l’énergie vitale du quotidien30:00 – Amour, désir et joie selon Spinoza34:00 – Friction vs confort : le rôle du labeur dans la joie38:00 – Ce que l’on est, ce que l’on n’est pas : se définir par la négation41:00 – Clôture de l’épisode : ouvrir et fermer la porte à l’expérienceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
01/01/2026 • 42:42
Comme pour chaques vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Christopher Laquieze est un penseur autodidacte à la trajectoire singulière.Il n’a pas étudié la philosophie dans un cadre académique classique, mais a construit sa sagesse à travers les épreuves de la vie, la lecture passionnée et une quête personnelle du sens.Il est l’auteur du livre Le Silence de la Joie, une œuvre aussi poétique que profondément philosophique.J’ai découvert Christopher à travers son compte Instagram qui cumule plus de 300 000 followers et que je suivais avec beaucoup d’intérêt, intrigué par la densité et la lucidité de ses propos.Et ce que je peux vous dire, c’est que notre rencontre ne m’a pas déçu — bien au contraire. Dans cette période un peu dystopique et effrayante, j'avoue envie de vous parler de joie et de la manière dont on pouvait la trouver.Et ca tombe bien, dans cet épisode, nous avons plongé ensemble dans une réflexion vertigineuse sur le silence, la joie, le réel et la réalité.Nous avons parlé du silence de la joie, cette joie qui naît sans cause, comme un souffle venu du fond de l’âme.Une joie qui, pour Christopher, est un cri, une forme de révolte face à l’absurdité du monde.J’ai voulu comprendre ce que signifiait pour lui cette forme de joie silencieuse, mais aussi pourquoi il considérait le monde comme “tragique” et comment, malgré tout, il choisit d’y affirmer son existence.Christopher m’a partagé son parcours : une adolescence chaotique, une dépression sévère, une dérive dans la spiritualité dogmatique, et enfin, une renaissance à travers la philosophie.Une philosophie brute, vécue, ancrée dans le réel. Il raconte comment la philosophie l’a aidé à déconstruire des croyances, à abandonner des illusions, mais aussi comment elle peut être déstabilisante, voire destructrice.Nous avons abordé la notion de désir — non pas comme manque, mais comme élan vital — et évoqué des penseurs majeurs : Spinoza, Nietzsche, Camus, Clément Rosset, Pessoa... Autant d’influences qui éclairent sa pensée et nourrissent ses réflexions.Dans cet épisode, j’ai questionné Christopher sur le développement personnel, les dangers de la pensée positive poussée à l’extrême, la mémoire, la solitude, l’amitié, et cette idée si bouleversante : peut-on vraiment “passer à côté de sa vie” ?C’est une conversation d’une rare intensité, lucide, parfois brutale, mais toujours profondément humaine. Une plongée dans l’âme, un dialogue avec nos zones d’ombre, et une invitation à repenser ce que signifie vivre avec joie, malgré tout.Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan 5 citations marquantes« La joie, c’est apprendre à désespérer sans tomber dans le désespoir. »« Le silence n’est pas une absence de langage, mais une présence de sens. »« Ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que je la désire, mais parce que je la désire qu’elle devient bonne. »« La philosophie ne sauve pas toujours ; elle peut aussi nous détruire. »« On ne se définit pas parce qu’on est, mais parce qu’on n’est pas. »10 questions que l'on se poseQu’est-ce que représente pour toi “le silence de la joie” ?Pourquoi qualifies-tu le monde de tragique ?Le silence est-il le grand oublié de notre société connectée ?Pourquoi t’es-tu autant intéressé à la philosophie ?Est-ce que la philosophie peut nous sauver ?Quelle est ta vision du développement personnel aujourd’hui ?Comment animes-tu la joie en toi au quotidien ?Que signifie “désirer ce que l’on a déjà” ?Comment différencies-tu le réel et la réalité ?Est-ce que l’on peut passer à côté de sa vie ?Timestamps00:00 – Introduction : réel vs réalité02:00 – Nos perceptions façonnent notre réalité04:00 – Le langage, la poésie, et la manière de dire le monde06:30 – Mémoire, souvenirs et illusions : quand la fiction transforme le passé09:00 – Solitude, isolement, et rapport à soi12:00 – Peut-on se perdre ? Peut-on passer à côté de sa vie ?15:00 – Nier le réel pour se réfugier dans un récit personnel17:30 – Le deuil, l’imaginaire et les objets symboliques20:00 – Les illusions joyeuses et le risque de désillusion23:00 – L’éternel retour, Spinoza et le désir de ce qui est26:00 – Le conatus et l’énergie vitale du quotidien30:00 – Amour, désir et joie selon Spinoza34:00 – Friction vs confort : le rôle du labeur dans la joie38:00 – Ce que l’on est, ce que l’on n’est pas : se définir par la négation41:00 – Clôture de l’épisode : ouvrir et fermer la porte à l’expérience Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
01/01/2026 • 39:18
pour chaques vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Matthieu Dardaillon est entrepreneur social, fondateur de Ticket for Change – une structure qui a accompagné de nombreux projets à impact, dont l’application bien connue Yuka – et il est aussi l’auteur du livre Anti-Chaos. J’avais très envie d’inviter Matthieu, parce que son livre entre incroyablement en résonance avec ce que je cherche à faire avec Vlan! : donner du sens, créer du lien, aider chacun à retrouver de la clarté dans un monde de plus en plus complexe.Dans cet épisode, nous avons eu une conversation très ouverte, presque intime, sur nos peurs, nos contradictions, nos espoirs aussi.On vit une époque de bascule, où tout s'accélère, où les repères se brouillent, où l’impuissance peut nous paralyser.C’est précisément cela que Matthieu aborde dans son ouvrage et dans notre échange : comment vivre et surtout agir dans un monde chaotique ? Comment retrouver notre pouvoir d’agir dans un système qui semble parfois aller droit dans le mur ?Ce qui m’a frappé, c’est à quel point nos réflexions se croisent. On parle de polycrises, de fin de modèle, de croissance absurde, mais aussi de rêve, de joie d’agir, d’entrepreneuriat du quotidien.Matthieu partage des outils concrets, comme le modèle ABZ ou la règle des deux jours, pour passer de la réflexion à l’action. Il explique aussi pourquoi l’écoute – la vraie, l’écoute empathique et générative – est fondamentale pour co-construire le monde de demain.J’ai aussi osé parler de mes propres contradictions, comme cette tension entre l’envie d’un mode de vie communautaire et l’imaginaire individuel dans lequel j’ai grandi. Et Matthieu, avec beaucoup de bienveillance, m’a aidé à poser des mots là-dessus, à me questionner sur mes valeurs, mes besoins, et sur les petits pas concrets que je peux poser pour avancer vers ce futur désirable.Ce qui est beau dans la pensée de Matthieu, c’est qu’elle ne moralise jamais.Il ne cherche pas à convaincre, mais à inspirer. Il ne juge pas ceux qui n’en font pas assez, mais célèbre ceux qui essaient. Il croit profondément en la puissance de l’exemple, en la valeur de la recherche collective, et surtout en la capacité de chacun à contribuer, depuis là où il est.Cet épisode est un souffle. Un moment suspendu pour réfléchir, ressentir, rêver, mais aussi agir. J’espère qu’il vous parlera autant qu’il m’a nourri. Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan Citations marquantes« On est chacun contributeur, là où on agit au quotidien. »« Ce qu’il faut, c’est donner envie, pas convaincre. »« Le rêve est une étoile polaire dans le brouillard. »« On a besoin d’imaginer de nouvelles boussoles collectives. »« L’entre-deux-mondes est un lieu d’inconfort, mais aussi de création. »10 questions structurées poséesPourquoi as-tu écrit le livre Anti-Chaos ?Est-il normal de se sentir submergé aujourd’hui ?Quelles sont les causes profondes de cette sensation d’impuissance ?À quoi pourrait ressembler le monde de demain ?Comment peut-on vivre dans l’entre-deux-mondes ?Est-ce que tout le monde peut être un entrepreneur du changement ?Comment bien s’entourer pour réussir un projet à impact ?Quelle est la place du rêve dans un monde en mutation ?Comment gères-tu tes contradictions personnelles ?C’est quoi, pour toi, un rapport sain à l’argent ?Timestamps clés pour YouTube00:00 – Introduction par Grégory Pouy02:00 – Pourquoi Matthieu a écrit Anti-Chaos05:00 – Comprendre le chaos systémique10:00 – Vivre dans l’entre-deux-mondes13:00 – Le nouveau paradigme est déjà en marche18:00 – Reprendre son pouvoir d’agir26:00 – La question de la croissance30:00 – Le rôle du rêve35:00 – Imaginaire collectif vs. réalités personnelles40:00 – Le modèle ABZ : de la vision à l’action47:00 – Le rapport à l’argent51:00 – Les quatre niveaux d’écoute55:00 – Les projets actuels de MatthieuHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
30/12/2025 • 64:08
Comme pour chaques vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Arthur Auboeuf est le cofondateur de Team for the planet et l’auteur du livre Le meilleur est à venir. J'ai remarqué un truc désormais c'est que si je fais un épisode sur l'écologie, ca n'intéresse plus vraiment. Arthur est du même avis.Et pour cause, si l’on parle beaucoup d’écologie aujourd’hui, c’est souvent sous un angle anxiogène, voire paralysant. Il adopte une approche radicalement différente : il prône un optimisme pragmatique, une vision enthousiasmante du futur et une action collective pour transformer la société.Dans cet épisode, nous discutons des défis environnementaux, bien sûr, mais aussi et surtout de notre rapport au bonheur.Arthur partage son parcours personnel : de sa carrière dans le digital et le marketing, où il baignait dans le confort matériel et la reconnaissance sociale, à sa prise de conscience de l’incohérence entre ses valeurs profondes et son mode de vie.Ce cheminement l’a conduit à quitter une carrière lucrative pour créer Team for the Planet, une entreprise qui finance des innovations capables de décarboner notre société à grande échelle.Nous abordons ensemble des questions essentielles : Pourquoi avons-nous tant de mal à nous extraire du modèle de consommation actuel ? Comment réconcilier écologie et désir d’un avenir désirable ? Quelles sont les clés pour vivre mieux, en dehors de la spirale du « toujours plus » ?Un échange dans la lignée de celui avec Marie Robert la semaine dernière qui je l'espère vous fera du bien! Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan 10 questions que l'on traite ensemble :· Pourquoi dis-tu que l’écologie militante a un problème aujourd’hui ?· Qu’est-ce qui t’a fait basculer il y a cinq ans vers une autre manière de vivre ?· Peux-tu nous expliquer ce qu’est Time for the Planet et comment ça fonctionne ?· Comment sortir de la mécanique du capitalisme et du consumérisme effréné ?· Penses-tu que les gestes individuels ont un réel impact ?· Le capitalisme récupère tout, y compris l’écologie et le bien-être. Comment éviter cela ?· En quittant une carrière lucrative, as-tu eu des doutes ou des peurs ?· Pourquoi dis-tu que l’argent ne libère pas et peut être un piège ?· Quel est, selon toi, le projet de société désirable pour demain ?· Quels conseils donnerais-tu à ceux qui veulent se reconnecter à l’essentiel ?Timelaps :· 00:00 Introduction et pourquoi l’écologie n’attire plus· 02:00 La peur et la colère ne sont pas de bons moteurs d’action· 04:07 Le déclic d’Arthur Auboeuf : sortir d’une vie en dissonance· 09:08 Time for the Planet : une entreprise pour décarboner le monde· 13:23 L’impact réel des gestes individuels et le pouvoir du collectif· 19:42 Le capitalisme et la course au toujours plus : comment en sortir ?· 27:44 Pourquoi les ultra-riches ne sont pas plus heureux ?· 32:15 La nature comme antidote au stress et au mal-être moderne· 37:59 Changer de vie : par où commencer ?· 43:42 Le XXIe siècle : vers un changement de paradigme totalHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
25/12/2025 • 68:19
Comme pour chaques vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Charles Robin est philosophe et créateur de la chaîne YouTube « Le Précepteur », qui réunit aujourd’hui plus d’un million d’abonnés. Il s'est dernièrement intéressé à une thématique aussi fascinante que complexe : le hasard. C’est donc tout naturellement que j’ai eu envie de l’inviter pour plonger dans cette notion que nous utilisons tous, parfois à tort, souvent avec mystère.Dans cet épisode, nous nous interrogeons ensemble : est-ce que le hasard existe vraiment ? Ou est-ce simplement un mot que nous utilisons pour désigner ce que nous ne comprenons pas ?Charles, avec son approche pédagogique et nuancée, nous entraîne sur les traces de Spinoza, Sartre, Jung et d’autres penseurs majeurs pour explorer le déterminisme, la liberté, le sens et nos conditionnements, aussi bien sociaux que biologiques.J’ai voulu comprendre avec lui si donner du sens à une coïncidence était un acte rationnel ou une nécessité psychologique.Nous avons parlé de synchronicités, de loi de l’attraction, de spiritualité, mais aussi du besoin très humain de croire que certaines choses sont "destinées". Car au fond, dans un monde incertain et parfois brutal, n’est-ce pas réconfortant de penser que les signes existent pour nous guider ?Avec beaucoup de sincérité, Charles partage aussi son parcours : comment il a commencé à publier des vidéos de philo à une heure du matin, sans plan de carrière, juste porté par une envie de transmettre. Il parle de ses inspirations, de ses lectures, de ce que la philosophie peut nous apporter dans nos vies très concrètes, à travers nos relations amoureuses, nos colères en voiture ou nos moments d’échec.Ce que j’ai particulièrement aimé dans cette discussion, c’est cette manière de ramener la pensée philosophique dans notre quotidien, avec simplicité et honnêteté. Nous avons aussi exploré des sujets qui me sont chers : la liberté réelle (ou illusoire), la responsabilité individuelle, le regard que l’on porte sur soi et sur les autres, et cette capacité à prendre du recul, à observer nos propres conditionnements pour mieux avancer.Un échange dense, humain, et profondément inspirant. À écouter si vous vous êtes déjà demandé pourquoi certaines choses vous arrivent, ou si vous voulez simplement apprendre à mieux comprendre votre propre façon de voir le monde. Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan Citations marquantes“On ne se croit libre que parce qu’on ignore qu’on est déterminé.” — Charles Robin“Prendre les choses personnellement, c’est croire que l’autre agit contre nous.” — Charles Robin“Le fatalisme, c’est attendre que le destin fasse à notre place.” — Charles Robin“L’émotion, c’est le mouvement de l’âme.” — Charles Robin“La liberté, c’est ce moment d’inconfort où tu dois choisir.” — Charles RobinLes grandes questions poséesPourquoi avoir choisi le thème du hasard pour ton TED Talk ?Quelle est la vision de Spinoza sur le hasard ?Peut-on vraiment être libre si tout est déterminé ?En quoi la spiritualité et l’ésotérisme peuvent-ils mener à la philosophie ?Est-ce que prendre les choses personnellement est une erreur ?Peut-on forcer le destin ?Quelle différence fais-tu entre déterminisme et fatalisme ?L’amour est-il un terrain privilégié pour comprendre nos conditionnements ?Comment es-tu venu à faire de la philosophie sur YouTube ?Est-ce que donner du sens au hasard est vital pour les humains ?Timestamps YouTube00:00 – Introduction sur le hasard et la loi de l’attraction01:21 – Rencontre avec Charles Robin, aka Le Précepteur03:00 – Pourquoi choisir le hasard comme thème de vulgarisation ?05:30 – Synchronicités, clins d’œil de la nature et perception08:40 – Spinoza : le hasard comme ignorance des causes11:00 – Liberté, déterminisme et responsabilité selon Spinoza17:00 – Les Accords Toltèques et la rationalisation des émotions23:00 – Conditionnements biologiques et sociaux29:00 – L'impact des biais cognitifs sur notre perception35:00 – L’émotion : expression du mouvement intérieur38:00 – Le déterminisme comme participation au réel45:00 – Perception sélective et réalité subjective52:00 – Science, croyance et besoin de sens56:00 – Origine de la chaîne YouTube “Le Précepteur”Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23/12/2025 • 69:52
Marie Robert, philosophe et autrice, m’a offert un moment d’une rare intensité au cours de notre échange. Moi qui cherche beaucoup à vous reconnecter à la joie et à vous reconcilier avec le futur, cet extrait m'a semblé parfait pour bientôt finir l'annéeDans cet extrait, elle explore avec une sensibilité unique ce que signifie vraiment "le beau", au-delà de l'esthétique, comme une manière de se reconnecter à soi, aux autres, et à la vie elle-même.J’ai questionné Marie sur son rapport à la beauté, qu’elle place au tout début de son livre, comme un point d’ancrage universel. Elle partage des anecdotes puissantes, comme celle des soins palliatifs ou d’une petite fille fascinée par un vieux trombone, pour montrer combien le beau peut surgir dans les moindres recoins de nos vies, pour peu qu’on sache lui faire de la place.Elle revient également sur une initiative du Louvre qui a installé des reproductions d’œuvres d’art dans les hôpitaux. Le simple fait de poser un regard sur un tableau peut, selon elle, aider à soigner, en offrant une respiration, une parenthèse d’humanité.Ce moment est aussi l’occasion d’aborder son regard sur l’audace. Marie déconstruit la vision clichée d’un courage tape-à-l’œil pour mieux défendre une audace douce, sincère, enracinée dans une profonde réflexion sur soi.J’aime cette façon qu’a Marie de concilier la philosophie avec le quotidien, de réconcilier la raison et les émotions, et surtout de rendre le beau accessible à tous. Un extrait qui, je l’espère, vous touchera autant qu’il m’a marqué.Citations marquantes« Le beau soigne. Il emmène ailleurs. Il apaise. »« Ce dont on se souvient, ce sont les moments passés avec ceux qu’on aime. »« Le beau n’est pas un luxe, c’est une nécessité. »« L’audace, ce n’est pas sauter dans le vide. C’est agir malgré la peur, avec conscience. »« Voir un vieux trombone comme une œuvre d’art, c’est déjà un acte de résistance. »10 questions structurées posées dans l’interviewPourquoi as-tu commencé ton livre par le thème de la beauté ?Qu’est-ce que la beauté apporte dans nos vies ?Peux-tu nous parler de cette initiative du Louvre dans les hôpitaux ?Est-ce que le beau est quelque chose d’inné ou d’éduqué ?Est-ce qu’on laisse assez de place pour le beau dans nos vies ?Qu’est-ce que le beau pour les Indiens Navajos ?Comment le beau peut-il soigner ?Pourquoi dis-tu ne pas aimer l’audace ?Quelle est la différence entre l’audace et le culot ?Pourquoi avoir choisi Instagram pour publier de la philosophie ?Timestamps clés pour YouTube00:00 – Introduction de Grégory : un moment fort de l’épisode.00:26 – Marie évoque les souvenirs et la fin de vie.01:16 – Le livre commence par la beauté : un choix réconfortant.02:07 – L’histoire de la petite fille et le vieux trombone.02:51 – L’exemple des œuvres du Louvre dans les hôpitaux.04:23 – La beauté : innée ou éduquée ?06:07 – Chez les Navajos, une vie belle est une vie en harmonie.07:24 – Beauté = réconciliation entre raison et émotions.07:48 – Le contrepied de l’audace selon Marie.09:14 – L’éloge d’une audace réfléchie et sincère. Suggestion d'épisode à écouter : #335 Trouver du reconfort dans un monde en chaos avec Marie Robert (https://audmns.com/ICuFMra)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
18/12/2025 • 10:27
Nelson Dusetti est directeur de recherche à l’Inserm, spécialiste du cancer du pancréas, un des plus redoutables aujourd’hui encore. Il est aussi le co-fondateur de PredictingMed, une startup qui ambitionne de mieux prédire les traitements les plus efficaces pour chaque patient grâce à l’intelligence artificielle et à l’analyse moléculaire. Ensemble, dans cet épisode, nous avons tenté d'imaginer à quoi pourrait ressembler la prise en charge du cancer dans 5 ans.Ce sujet est particulièrement difficile à aborder en cette période de fêtes, où l’on voudrait ne penser qu’à la joie et aux retrouvailles. Et pourtant, c’est précisément parce que Noël est un moment de vulnérabilité et d’amour que je crois essentiel de parler du cancer maintenant. J’ai récemment perdu un membre de ma famille, et une de mes plus proches amies vient d’être diagnostiquée. Il n’y a jamais de bon moment pour parler de cette maladie. Alors parlons-en.Dans cet épisode, j’ai voulu comprendre non seulement la science d’aujourd’hui, mais surtout vers quoi nous allons. Comment on soigne aujourd’hui, certes, mais surtout comment on soignera demain. Quels sont les espoirs concrets que la recherche fait naître ? Quels sont les obstacles, les leviers, les besoins ? Nelson explique avec clarté la différence entre prévention, pronostic et prédiction. Il nous parle aussi de ce qui rend le cancer du pancréas si complexe, mais aussi de ces patients rares qui y survivent, et de ce que la science peut apprendre d’eux.C’est un épisode riche, technique parfois, mais toujours profondément humain. Une conversation que j'espère engagée, pleine d’humilité, de lucidité et d’espoir sur ce que la médecine personnalisée et les avancées technologiques pourraient permettre très prochainement.Parce que derrière la complexité du cancer se cache aussi une promesse : celle d’un avenir où chaque patient pourra recevoir le bon traitement, au bon moment. Et ça, c’est une vision qui mérite d’être partagée.Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan 5 citations marquantes :« Le cancer est une conséquence presque inévitable de la vie. »« On peut vivre sainement et quand même avoir un cancer. »« Comprendre les patients qui survivent, c’est notre plus grand espoir. »« L’IA peut nous aider à choisir le bon traitement au bon moment. »« La science est une école d’humilité. » 10 questions structurées posées pendant l’épisode :Qu’est-ce qui t’a poussé à travailler sur le cancer du pancréas ?En quoi ce cancer est-il si difficile à traiter ?Quelle est la fonction du pancréas dans notre corps ?Qu’est-ce qu’un cancer, au fond ?Est-ce que notre mode de vie influence vraiment le risque de cancer ?Pourquoi l’incidence du cancer du pancréas augmente-t-elle ?Quelle est la différence entre prévention et prédiction ?Comment l’IA peut-elle contribuer à la médecine personnalisée ?Quelles sont les limites actuelles de la recherche ?Quel message tu veux faire passer aux familles concernées ?Récap des timestamps clés :00:00 – Introduction personnelle de Grégory et contexte du cancer02:00 – Présentation de Nelson Dusetti et de sa spécialité04:00 – Fonction du pancréas et nature du cancer09:00 – Impact du mode de vie et limites de la prévention14:00 – Augmentation de l’incidence et rôle de l’exposome20:00 – Intelligence artificielle et personnalisation des traitements24:00 – Importance du don de données et de la recherche collaborative29:00 – Essais cliniques et espoirs concrets33:00 – Dépistage, diagnostics précoces et inégalités38:00 – Humilité scientifique et communication grand public44:00 – Activité physique et retour à une vie plus naturelle49:00 – Les freins institutionnels à la recherche51:00 – Pourquoi Nelson a choisi de rester en France Suggestion d'autres épisodes à écouter : [BEST OF] La bouche , le baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 1) (https://audmns.com/kPIMzbq) [SOLO] On s'en fout de la longévité : guide pour ceux que ça saoule mais qui veulent quand même vivre en bonne santé (https://audmns.com/naYIAVO) #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
16/12/2025 • 66:46
Dans cet moment marquant, je reviens sur un échange profond avec Angelo, psychopraticien passionné par les dynamiques amoureuses. Ce moment a suscité de nombreux retours tant il résonne avec nos questionnements les plus personnels.J’ai interrogé Angelo sur une opposition aussi universelle que troublante : l’amour-passion contre l’amour posé. Est-ce que ce feu qui nous brûle dans les débuts est synonyme de déséquilibre intérieur ? Et à l’inverse, la stabilité affective signe-t-elle la fin du désir ? Ensemble, nous avons exploré ces paradoxes : comment conjuguer sécurité et excitation ? Pourquoi avons-nous tendance à chercher chez l’autre ce qui nous manque ? Et surtout, peut-on vraiment aimer sans projeter nos blessures ?Dans cet extrait, nous abordons aussi la difficulté d’être surpris quand la routine s’installe, l’impact de nos névroses dans la rencontre amoureuse, et cette quête parfois inconsciente de rejouer nos blessures passées dans l’espoir de les guérir.Citations marquantes « Dans l’amour passion, je me sens vivant. Dans l’amour posé, je me sens en sécurité. »« Le défi d’un couple, c’est de tenter l’aventure de vivre passion et sécurité avec la même personne. »« Quand tu vas chercher chez l’autre ce qui te manque, ce n’est pas une relation, c’est une béquille. »« Je crois qu’on ne sait, pour l’instant, que se rencontrer à partir de nos névroses. »« On reproduit nos blessures dans l’espoir que cette fois, ça se passera autrement. »10 questions posées dans l’échangeTu pourrais me parler d’amour-passion versus un amour posé ?Est-ce que l’amour passionnel, c’est forcément des névroses qui se parlent ?Est-ce que deux personnes bien avec elles-mêmes sont plus dans un amour posé ?Peut-on se sentir vivant et en sécurité dans une même relation ?Pourquoi le désir décline-t-il quand la relation devient stable ?Comment réconcilier imprévu et engagement ?Est-ce que surprendre l’autre est un moyen de maintenir la libido ?Peut-on être une personne complète seule et accueillir l’autre comme un bonus ?Est-ce que l’on commence toujours une relation à partir de nos névroses ?Pourquoi répète-t-on les mêmes schémas relationnels douloureux ? Timestamps clés pour YouTube (version texte)00:00 – Introduction de Grégory : pourquoi cet extrait a marqué.00:20 – L’amour passion vs l’amour posé : quelle est la vraie nature du désir ?01:30 – Vivre la passion et la sécurité ensemble : est-ce possible ?03:30 – La peur de l’engagement et la perte du désir.04:20 – Le défi : vivre la surprise et la sécurité avec la même personne.06:00 – Quand l’envie de surprendre disparaît.07:40 – L’amour comme béquille : chercher chez l’autre ce qui manque.08:30 – La rencontre par les névroses : une fatalité ?10:30 – Répétition des schémas : espoir ou piège inconscient ? Suggestion d'épisode à écouter : #190 Pourquoi avons nous peur d'aimer? Avec Angelo Foley (https://audmns.com/hMuYFMX)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
11/12/2025 • 12:14
Eudes Séméria, psychologue et auteur du livre "Éduquer, c’est rendre responsable", est mon invité dans cet épisode puissant et nuancé de Vlan.Dans cet échange, j’ai voulu aborder un sujet central que je traite régulièrement : l’éducation. Mais ici, nous sommes allés bien au-delà des approches classiques, en explorant les fondements existentiels de ce que signifie vraiment "éduquer".J’ai questionné Eudes sur les limites de l’éducation positive, sur les effets parfois délétères de notre société ultralibérale qui infantilise les citoyens au lieu de les faire grandir. Nous avons parlé de la différence cruciale entre obéissance et responsabilité, de l’importance de se situer – géographiquement, socialement, émotionnellement – pour devenir un adulte véritablement autonome.Ce qui m’a profondément marqué, c’est à quel point cette conversation revient sans cesse sur les parents eux-mêmes : leur posture, leurs repères, leur propre capacité à être responsables. On éduque nos enfants en les accompagnant, certes, mais aussi – et peut-être surtout – en grandissant à leurs côtés.Avec Eudes, nous avons évoqué la valeur du jeu, le cadre éducatif, les pièges de l’optimisation permanente, la puissance du tact et de la politesse, et ce que signifie vraiment avoir une autorité saine.Un épisode dense, engagé, qui interroge profondément notre société, notre rapport à la liberté, et notre responsabilité collective envers la génération qui vient.3. 5 citations marquantes"L’obéissance n’est pas la responsabilité, c’est juste la peur de perdre.""Un adulte véritable, c’est un être capable de se situer dans l’espace, le temps et la relation.""Il n’y a pas de liberté, seulement des efforts de libération.""On ne peut pas grandir seul. L’éducation est un acte partagé.""La politesse, c’est considérer que l’autre est aussi important que soi."4. 10 questions posées dans l’interviewPourquoi avoir écrit un livre sur l’éducation aujourd’hui ?C’est quoi, grandir et devenir adulte selon vous ?En quoi l’obéissance diffère-t-elle de la responsabilité ?Comment peut-on savoir si l’on est responsable en tant que parent ?Qui éduque vraiment nos enfants aujourd’hui ?Comment fixer un cadre sans tomber dans l’autoritarisme ?Quelles sont les limites de l’éducation positive ?En quoi le jeu est-il fondamental dans l’apprentissage ?Comment transmettre l’esprit critique aux enfants ?Pourquoi attaquez-vous les anglicismes dans votre livre ?5. Timestamps clés optimisés pour YouTube00:00 - Introduction de Grégory Pouy : pourquoi parler d’éducation01:18 - Présentation d’Eudes Séméria et de son livre04:06 - La vraie définition de la responsabilité06:37 - Éduquer, c’est apprendre à se situer11:51 - La technologie, source de déresponsabilisation ?16:31 - Obéissance ou liberté : le vrai enjeu de l’éducation24:36 - Comment forger une pensée propre dès l’enfance27:44 - Autorité vs autoritarisme : une différence essentielle33:59 - Les dérives de l’éducation positive43:19 - Le rôle du jeu dans l’apprentissage51:25 - Intimité, respect, et politesse dans la relation parent-enfant56:26 - La société veut-elle vraiment nous faire grandir ?57:34 - Une éducation fondée sur la tendresse Suggestion d'autres épisodes à écouter : #357 Eduquer nos enfants à l'ère de l'intelligence artificielle avec Mathilde Cerioli (partie 1) (https://audmns.com/yftVVet) #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP) Vlan #102 Comment éduquer ses enfants dans ce monde complexe avec Joel de Rosnay et Aurélie Jean (https://audmns.com/zuEyWzI)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
09/12/2025 • 60:21
Hugo Clément, journaliste engagé et militant pour la cause animale, partage ici un moment fort d’un échange passé, qui résonne encore très justement aujourd’hui.Dans cet extrait, nous discutons de la réduction de la consommation de viande, de ses motifs profonds – santé, climat, souffrance animale – et surtout de la prise de conscience progressive dans nos sociétés.J’ai voulu comprendre pourquoi, malgré des preuves scientifiques accablantes, il est encore si difficile de changer nos habitudes alimentaires. Hugo, avec sa clarté habituelle, insiste : l'argument de la santé ne devrait pas masquer les véritables enjeux éthiques et environnementaux. Il rappelle que la réalité de l’élevage intensif en France est bien éloignée de l’image rassurante de la ferme d’antan.Un extrait percutant, qui met en lumière la dimension psychologique, culturelle et systémique de notre alimentation carnée.5 Citations Marquantes"On peut être végétarien ou vegan et en très bonne santé – c’est scientifiquement établi.""Je ne veux pas utiliser l’argument santé, parce qu’on peut être en bonne santé en mangeant un peu de viande.""L’élevage intensif ne profite à personne, pas même aux éleveurs.""On a tous une aversion à la perte – arrêter la viande, c’est renoncer à une habitude.""La clé de tout, c’est l’information : sur l’élevage, la santé, l’économie." 10 Questions Structurées Posées dans l’InterviewEst-ce que l’argument de la santé est aujourd’hui plus puissant que celui de l’écologie ou du bien-être animal ?Pourquoi n’utilises-tu pas l’argument de la santé humaine ?Est-ce que le régime végétarien est toujours synonyme de bonne santé ?Pourquoi ne pas recommander d’arrêter totalement la viande pour des raisons de santé ?Peut-on quand même utiliser l’argument santé pour inciter à la réduction ?Quel est le rôle de l’information dans la transition alimentaire ?Quelle est la réalité de l’élevage intensif aujourd’hui en France ?Pourquoi l’élevage intensif ne profite-t-il même pas aux éleveurs ?Comment expliquer la résistance culturelle à arrêter la viande ?Quels sont les mécanismes psychologiques qui freinent la transition alimentaire ?Timestamps Clés 00:00 – Grégory introduit le débat sur les motivations de la réduction de la viande00:36 – Hugo refuse l’argument santé comme motivation principale01:30 – Le risque de dogmatisme sur les régimes sans viande02:23 – Consommation excessive de viande et consensus scientifique03:14 – Hugo évoque ses propres motivations : éthique et écologie04:57 – L’hypocrisie sociale face à la souffrance animale05:20 – Aversion à la perte et frein au changement06:49 – Le rôle clé de l'information pour éveiller les consciences07:33 – La réalité de l’élevage intensif : chiffres et conditions09:03 – L’élevage intensif ne profite même pas aux éleveurs Suggestion d'épisode à écouter : #174 Dépasser l'idéologie végétarienne pour mieux comprendre notre alimentation avec Hugo Clément (https://audmns.com/NETMFVi)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
04/12/2025 • 10:07
Lauren Bastide est journaliste, autrice et militante féministe et évidemment podcasteuse.Elle vient de publier Enfin seule, un livre intime et politique qui m’a permis de remettre en question mes propres biais intégrés et mes croyances.C’est une conversation que je voulais absolument avoir avec elle depuis longtemps, car nous nous connaissons depuis des années et j’admire énormément son parcours, son intelligence, et la justesse de ses engagements.Dans cet épisode, nous parlons de solitude féminine, mais surtout de ce que cela signifie de choisir d’être seule loin des injonctions sociales au couple, à la maternité, à la conformité. J’ai voulu comprendre pourquoi tant de femmes ressentent un manque ou une honte à ne pas avoir "coché toutes les cases", alors qu’elles mènent des vies passionnantes. Lauren apporte une réponse puissante : ce n’est pas un vide intérieur, mais une pression extérieure.J’ai questionné Lauren sur la différence entre être seule, vivre seul et se sentir seul, et sur la manière dont le patriarcat a historiquement maintenu les femmes sous surveillance. Nous avons évoqué des figures oubliées comme Gabrielle Suchon, les dangers d’un retour à un ordre moral réactionnaire – notamment aux États-Unis – mais aussi le rôle de la maison, du corps, de la charge mentale et du soin dans la conquête de soi.C’est un épisode dense, engagé et profondément humain, où il est aussi question de sororité, de féminisme, de poétique du quotidien et de droit à l’ennui.5 citations marquantes« Le célibat, ce n’est pas une position de moins 1. C’est la position zéro. »« Une femme seule, c’est encore vu comme une anomalie sociale. »« Vivre seule par choix, c’est un geste politique. »« On ne peut pas être libre si on reste sous surveillance. »« La maison peut être une prison ou une cabane, c’est ce que l’on en fait. »10 questions posées Quelle est ta relation à l’amitié entre hommes et femmes ?À qui s’adresse ton livre Enfin seule ?Que réponds-tu aux femmes qui souffrent du célibat ?Pourquoi la solitude est-elle un enjeu politique ?Quelle est la différence entre vivre seul, être seul et se sentir seul ?Comment perçois-tu le recul des droits des femmes aux États-Unis ?Peux-tu nous parler de Gabrielle Suchon ?Que signifie pour toi la maison, la cabane ?Comment vis-tu tes propres contradictions ?C’est quoi le message central que tu veux faire passer aux femmes ?Timestamps clés 00:00 – Introduction par Gregory : pression sociale autour du couple02:00 – Début de la conversation avec Lauren03:50 – Sur l’amitié et les relations non capitalisables05:30 – À qui s’adresse Enfin seule10:00 – Solitude choisie vs isolement14:00 – Injonctions sociales au couple19:30 – Le célibat féminin comme stigmate22:00 – Surveillance des femmes et contrôle social31:00 – Recul des droits aux États-Unis et tradwives37:00 – Droit au repos et « linger » selon Bell Hooks41:00 – La maison : entre oppression et émancipation47:00 – Contradictions personnelles et rôle du soin52:00 – Le mythe de la joggeuse et le vrai danger56:00 – Trouver une voix intérieure Suggestion d'autres épisodes à écouter : #192 Feminisme washing: On claque la porte? Avec Léa Lejeune (https://audmns.com/JfZYqLI) #234 Féminisme: de l'argent au corps des femmes avec Elvire Duvelle-Charles (https://audmns.com/ftLsQfz) #204 L'Homme préhistorique était aussi une femme avec Marylène Patou-Mathis (https://audmns.com/xdMhFGZ)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
02/12/2025 • 64:25
Pedro Correa est photographe et auteur du livre "Matins clairs" au moment de l'enregistrement. Dans cet extrait puissant, nous revenons ensemble sur une question centrale que beaucoup de personnes se posent : comment changer de vie quand on a des enfants, une hypothèque, des responsabilités ? Car le changement ne s'adresse pas uniquement à ceux qui sont jeunes, libres, sans attaches.Dans cet épisode, je (Grégory Pouy) questionne Pedro sur les implications très concrètes d’un tel bouleversement de vie, quand on est déjà bien installé. Il y partage avec beaucoup d’authenticité les étapes de son cheminement intérieur, les freins, les doutes, mais aussi cette conviction forte : le véritable obstacle n’est pas l’argent, mais la peur.C’est un moment particulièrement inspirant où Pedro démontre, exemples à l’appui, que même avec une famille, une maison, et une vie confortable, il est possible de redéfinir ses priorités pour vivre plus aligné, plus libre, et surtout plus heureux. Un témoignage qui donne du courage à celles et ceux qui pensent que le changement est réservé aux autres. 5 Citations marquantes :« Le problème, ce n’est pas financier, ce sont les freins. »« On a besoin de beaucoup moins que ce qu’on pense. »« Moins de biens, plus de liens. »« Ce travail devenait juste une étape de ma vie. »« Le vrai luxe, c’est d’être aligné avec soi-même. »10 Questions structurées posées dans l’interview :Comment changer de vie quand on a des enfants à nourrir et une maison à payer ?Est-ce que c’est vraiment possible de quitter une vie confortable ?Quelles ont été tes peurs les plus profondes ?Comment as-tu surmonté tes freins intérieurs ?Est-ce que tu penses que tout le monde peut le faire ?Le changement, est-ce forcément une rupture brutale ?Peut-on vraiment vivre avec moins sans se sentir frustré ?Quelles ont été les premières étapes concrètes de ton changement de vie ?Quelle est ta vision du confort aujourd’hui ?Le sens est-il plus important que la réussite ? Timestamps clés pour YouTube :00:00 – La grande question du changement avec enfants et responsabilités00:58 – « Le problème, ce n’est pas l’argent » : une réponse nuancée02:10 – La vraie richesse : un travail intérieur03:07 – « J’avais un matelas par terre, j’étais heureux »04:07 – Moins de biens, plus de liens : un nouveau modèle de vie04:52 – Répondre à l’argument du privilège : chacun son parcours05:42 – L’alignement comme vraie quête, au-delà du succès06:36 – Trouver sa voie, même dans des jobs alimentaires07:21 – « J’ai mis 6 ans à changer de vie »08:22 – Le pouvoir du transitoire : changer sans tout quitter Suggestion d'épisode à écouter : #154 Changer de vie et revenir à l'essentiel avec Pedro Correa (https://audmns.com/yWsWFgE)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27/11/2025 • 09:27
Natacha Polony, journaliste et éditorialiste, est la fondatrice de la revue L’Audace, une publication trimestrielle qui tente de réunir dans ses pages des points de vue contradictoires. À travers cette initiative, elle veut redonner du souffle au débat d’idées dans un paysage médiatique souvent trop polarisé.D'ailleurs pour conserver leur indépendance de point de vue, ils font une levée de fond à laquelle vous pouvez participer iciJ’avais prévu de recevoir dans Vlan! des personnes avec lesquelles je n’étais pas d’accord. Et dans cette démarche, on m’a suggéré Natacha Polony. Honnêtement, je pensais que nos points de vue seraient profondément divergents. Et pourtant, la surprise fut grande : au fil de la discussion, j’ai réalisé que nous étions beaucoup plus alignés que je ne l’aurais imaginé et c'est justement cela la beauté des conversations longues quand même.Dans cet épisode, nous abordons avec sincérité des sujets essentiels comme l’écologie, l’économie, la désindustrialisation de la France, la souveraineté alimentaire, la crédibilité des politiques et des médias. Le tout avec une vision à long terme, un besoin criant de retrouver du sens dans nos vies collectives, et une volonté partagée de redonner sa place au citoyen dans la démocratie.J’ai questionné Natacha sur le rôle des élites, sur notre rapport à la consommation, sur la déconnexion des élites politiques avec la réalité du terrain, mais aussi sur ce que signifie aujourd’hui « réussir son enfant », et comment nos politiques publiques nous emmènent à perdre pied avec notre humanité.Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la capacité de Natacha à parler sans jargon, à s’appuyer sur le réel, et à interroger ses propres convictions. Ce fut un échange dense, riche, parfois inattendu, et toujours stimulant.5 citations marquantes« On vit dans une société qui valorise les sens de la distance et dévalorise ceux de la proximité. »« Ce n’est pas aux citoyens de porter seuls la responsabilité écologique : le politique doit assumer. »« Un achat, c’est une adhésion à un système économique. »« Ce n’est pas l’économie qui est une science dure, ce sont les limites planétaires. »« Le rôle des médias, c’est de replacer les faits dans leur contexte et leur temporalité. »10 questions structurées posées dans l’interviewComment avez-vous grandi à Montmorency et en quoi cela vous a-t-il façonnée ?Que signifie pour vous le temps long dans une société d’optimisation permanente ?Pourquoi dit-on souvent que les enfants d’aujourd’hui manquent d’accès à la nature ?Quel est votre regard sur le lien entre écologie et économie ?Que pensez-vous de la taxe Zucman et de la redistribution des richesses ?Est-ce que l’action individuelle peut réellement changer le système économique ?Comment les politiques peuvent-ils retrouver une vision à long terme ?Peut-on encore croire à la démocratie dans un climat politique aussi fracturé ?Quel rôle les médias devraient-ils jouer dans une société en crise ?Pourquoi lancer une nouvelle revue comme L’Audace aujourd’hui ?Timestamps clés 00:00 – Introduction : pourquoi inviter Natacha Polony02:00 – Le poids de l’enfance et du territoire05:00 – L’ennui créateur et le temps long10:00 – Une écologie incarnée et humaine15:00 – Économie contre écologie ?22:00 – Inégalités, fiscalité et impôts30:00 – L’impact de nos choix de consommation35:00 – Le rôle des politiques : vision ou opportunisme ?42:00 – Le système démocratique en panne ?55:00 – Responsabilité des médias et du journalismeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
25/11/2025 • 42:15
Natacha Polony, journaliste et éditorialiste, est la fondatrice de la revue L’Audace, une publication trimestrielle qui tente de réunir dans ses pages des points de vue contradictoires. À travers cette initiative, elle veut redonner du souffle au débat d’idées dans un paysage médiatique souvent trop polarisé.D'ailleurs pour conserver leur indépendance de point de vue, ils font une levée de fond à laquelle vous pouvez participer iciJ’avais prévu de recevoir dans Vlan! des personnes avec lesquelles je n’étais pas d’accord. Et dans cette démarche, on m’a suggéré Natacha Polony. Honnêtement, je pensais que nos points de vue seraient profondément divergents. Et pourtant, la surprise fut grande : au fil de la discussion, j’ai réalisé que nous étions beaucoup plus alignés que je ne l’aurais imaginé et c'est justement cela la beauté des conversations longues quand même.Dans cet épisode, nous abordons avec sincérité des sujets essentiels comme l’écologie, l’économie, la désindustrialisation de la France, la souveraineté alimentaire, la crédibilité des politiques et des médias. Le tout avec une vision à long terme, un besoin criant de retrouver du sens dans nos vies collectives, et une volonté partagée de redonner sa place au citoyen dans la démocratie.J’ai questionné Natacha sur le rôle des élites, sur notre rapport à la consommation, sur la déconnexion des élites politiques avec la réalité du terrain, mais aussi sur ce que signifie aujourd’hui « réussir son enfant », et comment nos politiques publiques nous emmènent à perdre pied avec notre humanité.Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la capacité de Natacha à parler sans jargon, à s’appuyer sur le réel, et à interroger ses propres convictions. Ce fut un échange dense, riche, parfois inattendu, et toujours stimulant.5 citations marquantes« On vit dans une société qui valorise les sens de la distance et dévalorise ceux de la proximité. »« Ce n’est pas aux citoyens de porter seuls la responsabilité écologique : le politique doit assumer. »« Un achat, c’est une adhésion à un système économique. »« Ce n’est pas l’économie qui est une science dure, ce sont les limites planétaires. »« Le rôle des médias, c’est de replacer les faits dans leur contexte et leur temporalité. »10 questions structurées posées dans l’interviewComment avez-vous grandi à Montmorency et en quoi cela vous a-t-il façonnée ?Que signifie pour vous le temps long dans une société d’optimisation permanente ?Pourquoi dit-on souvent que les enfants d’aujourd’hui manquent d’accès à la nature ?Quel est votre regard sur le lien entre écologie et économie ?Que pensez-vous de la taxe Zucman et de la redistribution des richesses ?Est-ce que l’action individuelle peut réellement changer le système économique ?Comment les politiques peuvent-ils retrouver une vision à long terme ?Peut-on encore croire à la démocratie dans un climat politique aussi fracturé ?Quel rôle les médias devraient-ils jouer dans une société en crise ?Pourquoi lancer une nouvelle revue comme L’Audace aujourd’hui ?Timestamps clés 00:00 – Introduction : pourquoi inviter Natacha Polony02:00 – Le poids de l’enfance et du territoire05:00 – L’ennui créateur et le temps long10:00 – Une écologie incarnée et humaine15:00 – Économie contre écologie ?22:00 – Inégalités, fiscalité et impôts30:00 – L’impact de nos choix de consommation35:00 – Le rôle des politiques : vision ou opportunisme ?42:00 – Le système démocratique en panne ?55:00 – Responsabilité des médias et du journalisme Suggestion d'autres épisodes à écouter : #371 Comment un assassin est devenu un héros populaire moderne? Avec Nicolas Framont (https://audmns.com/wniYsoE) #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy) Vlan #89 Travailler plus pour gagner quoi? avec Olivier Maurel (https://audmns.com/IWkmCFs)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
25/11/2025 • 59:08