Toutes les semaines l'équipe de ComicsDiscovery commente les dernières news comics et vous fait découvrir un titre. De Dc à Marvel en passant par les indépendants, le podcast permet aux débutants et aux passionnés d'échanger et de faire des découvertes.
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, nous recevons Anne Masse, auteur d’Asphalte Sauvage, un récit post-apocalyptique marquant publié au Label 619 chez Rue de Sèvres. Avec cet album, il propose une vision brute et sensible d’un monde en ruine, portée par une narration immersive et un univers graphique fort. Dans cet épisode, nous revenons avec lui sur la genèse du projet, ses influences et sa manière d’aborder le post-apo en bande dessinée. L’objectif est clair : comprendre ce qui fait la singularité d’Asphalte Sauvage au sein du Label 619. Asphalte Sauvage Anne Masse, l’auteur pas la villeAvant Asphalte Sauvage, Anne Masse se fait connaître grâce à plusieurs séries publiées sur WEBTOON. Parmi elles, Les Vampires Anonymes, Sublime Misère et Extra-Coloc, qui cumulent des centaines de milliers, voire des millions de lectures. Grâce à ces projets, il développe un sens du rythme très efficace, typique de la narration verticale, ainsi qu’une écriture centrée sur les relations humaines. Parallèlement, il travaille dans plusieurs domaines de l’image, notamment le jeu vidéo, l’animation et le design. Ces expériences nourrissent directement sa mise en scène et son approche visuelle. Il collabore aussi avec le Label 619 comme coloriste, notamment sur des projets liés à Tank Girl. Cette étape marque son entrée progressive dans cet univers éditorial. Avec Asphalte Sauvage, il passe un cap. Il livre un récit long, personnel et maîtrisé, qui synthétise ses influences. Dans notre interview, il revient sur ce parcours, ses inspirations et les étapes qui l’ont mené à cet album. Du McCarthy mais en BDDans Asphalte Sauvage, Anne Masse nous plonge dans un monde post-apocalyptique où les repères ont disparu. Nous suivons Vlada, une survivante qui erre après la perte de son groupe. Elle avance sans direction claire, jusqu’à croiser Pouic, un solitaire atypique fasciné par les vestiges du monde d’avant. Dès lors, le récit devient un voyage à travers des paysages désertiques et des ruines chargées de mémoire. Pourtant, l’enjeu principal ne réside pas dans la survie. Ce qui compte, c’est la relation entre les deux personnages. D’abord méfiants, ils apprennent peu à peu à se comprendre. Leur duo évolue au fil du chemin, chacun confronté à la vision du monde de l’autre. Ainsi, le post-apo sert surtout de décor. L’histoire se concentre sur l’humain : la solitude, le deuil et la reconstruction. Le récit prend son temps et privilégie l’émotion à l’action. Le symbolisme du jaune ou pasDe notre côté, la lecture d’Asphalte Sauvage a été une vraie claque. Nous avons été happés par son style graphique, à la fois brut et sensible. On sent un retour assumé au dessin traditionnel, ainsi qu’un travail minutieux sur chaque planche. Cette exigence donne une forte identité à l’album et renforce l’immersion. Mais ce qui nous a surtout marqués, ce sont ses personnages. À la fois attachants et souvent drôles, ils installent d’abord une dynamique légère. Pourtant, le récit gagne rapidement en profondeur. Derrière cette apparente simplicité, l’histoire aborde des thèmes forts : la solitude, le lien aux autres et la manière de continuer à avancer. Progressivement, l’émotion s’impose et finit par toucher juste. Enfin, discuter avec Anne Masse a été un vrai plaisir. Nous espérons que cette énergie se ressent à l’écoute et que vous percevrez à quel point l’échange a été riche et passionnant. Pour aller plus loinSi vous aussi, comme nous, vous êtes des fans du Label 619, des vrais Label619Zouzes, alors on vous recommande de découvrir ou redécouvrir ces épisodes de ComicsDiscovery consacrés à d’autres titres marquants du label : Silent Jenny de Mathieu Bablethttps://jamesetfaye.fr/silent-jenny-matthieu-bablet-comicsdiscovery-s10e05/ Shin Zero de Guillaume Singelin et Mathieu Bablethttps://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e18-shin-zero/ Frontier de Guillaume Singelinhttps://jamesetfaye.fr/bddiscovery-s01e01-frontier/ Autant d’épisodes pour prolonger l’exploration du Label 619 et découvrir des œuvres qui repoussent, chacune à leur manière, les limites de la bande dessinée contemporaine.
29/04/2026 • 72:26
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, on revient sur Resurrection Man, la nouvelle série signée Ram V et Anand RK, publiée chez Urban Comics. Le personnage, assez atypique dans l’univers DC, revient à la vie après chaque mort avec de nouveaux pouvoirs. Ici, les auteurs proposent une version plus sombre sous le label DC Black Label. En parallèle, l’épisode met aussi en avant la scène indépendante. On accueille Cloé Peche, venue présenter son projet de bande dessinée Cerise Noire, actuellement en financement participatif sur Ulule. Une discussion qui fait le lien entre comics mainstream et création indépendante, fidèle à l’ADN de ComicsDiscovery. Resurrection Man De la pêche à la ceriseOn commence avec notre invitée Cloé Peche, qui nous parle de Cerise Noire. L’histoire se déroule à l’Académie de Bellune et suit des jumeaux pris dans un jeu d’identité, où l’un prend la place de l’autre. Le point de départ est solide. Le projet s’inscrit dans une série prévue sur plusieurs tomes, avec une approche proche du manga en couleur. Ensuite, elle revient sur son parcours. Elle a étudié le dessin à Chambéry avec Matthieu Bablet, avant de travailler comme coloriste sur plusieurs planches de Silent Jenny, un titre qu’on évoque aussi dans l’émission. Cet échange met en lumière un métier essentiel de la bande dessinée, encore trop peu abordé. Pour découvrir le projet et le soutenir : https://fr.ulule.com/cerise-noire-tome-1/ Ram V et Anand RK, un duo d’auteurs à partCôté comics, on enchaîne avec Resurrection Man. C’est l’occasion de reparler de Ram V, un auteur qu’on a déjà croisé plusieurs fois dans ComicsDiscovery, notamment avec Le Dernier Festin de Rubin ou encore son passage sur Swamp Thing. Depuis quelques années, il s’impose comme une voix forte du comics contemporain. Il navigue entre indé et mainstream tout en gardant une identité marquée. Par ailleurs, ses origines indiennes nourrissent son écriture. Cela se ressent dans les thèmes, les ambiances ou certaines constructions narratives. Rien de forcé, mais une vraie couleur qui apporte quelque chose de différent dans le paysage comics. De son côté, Anand RK confirme ce qu’on avait déjà vu sur Blue in Green. Son style reste immédiatement reconnaissable. Il propose des planches organiques, parfois expérimentales, qui accompagnent parfaitement l’écriture de Ram V. Ensemble, ils cherchent clairement à sortir des codes classiques du super-héros. Un personnage culte mais discretAvant cette version, Resurrection Man restait un personnage à part dans l’univers DC. Créé dans les années 90 par Dan Abnett et Andy Lanning, Mitch Shelley revient à la vie après chaque mort, avec un nouveau pouvoir à chaque fois. Ce concept permet de varier les histoires, les tons et même les genres. Cependant, malgré cette idée forte, le personnage n’a jamais vraiment trouvé sa place sur la durée. Il apparaît de manière ponctuelle, notamment pendant les New 52, sans s’imposer durablement. Ce statut laisse aujourd’hui plus de liberté aux auteurs pour proposer leur propre vision. Une relecture ambitieuse mais clivanteAvec Resurrection Man, Ram V et Anand RK prennent une direction très ambitieuse. Ils s’éloignent du récit de super-héros classique pour proposer quelque chose de plus conceptuel. La narration éclate la chronologie, multiplie les allers-retours et aborde des thèmes comme la mort, l’amour ou la mémoire. Cependant, de notre côté, ça ne fonctionne pas vraiment. À force d’accumuler les idées, le récit devient chargé. La lecture se complique et l’implication émotionnelle reste limitée. On a davantage l’impression de suivre une démonstration qu’une histoire qui nous embarque. En revanche, le travail de Anand RK sort clairement du lot. Sa mise en page se libère des codes classiques et propose une vraie recherche visuelle. C’est lui qui donne au titre son identité. Par moments, il réussit même à capter notre attention là où le récit décroche. Envie d’aller plus loin ?Vous voulez en découvrir plus sur l’univers de Ram V ? On a déjà consacré plusieurs épisodes de ComicsDiscovery à ses œuvres : Dawnrunner : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e08-dawnrunner/ Le dernier festin de Rubin : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e04-le-dernier-festin-de-rubin/ Blue in Green : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e19-blue-in-green/On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bande dessinée et nos prochains avis.Retrouvez nos chroniqueurs Cecil: linktree James : Linktree faye : Linktree Sophie : Linktree Suivez ComicsDiscovery sur les réseaux sociaux Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram BlueSky : ComicsDiscovery sur BlueSky TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Écoutez le podcast ComicsDiscovery Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour soutenir ComicsDiscoverySi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider via Tipeee.
21/04/2026 • 97:26
Au cœur de The Rocketfellers, on suit une famille venue du futur qui tente de vivre incognito à notre époque. Mais derrière cette apparente normalité se cache une mission bien plus complexe : fuir un danger qui les traque à travers le temps, tout en essayant de préserver une vie de famille “classique”. Entre parents aux lourds secrets et enfants contraints de s’adapter à un monde qui n’est pas le leur, la série installe rapidement un équilibre fragile, où chaque décision peut avoir des conséquences à la fois intimes… et temporelles. Un duo d’auteurs bien rodéDerrière The Rocketfellers, on retrouve deux auteurs qui connaissent parfaitement les codes du comics mainstream. Peter J. Tomasi s’est imposé au fil des années comme un scénariste majeur chez DC Comics, notamment sur Batman and Robin, Superman ou encore Green Lantern Corps. Son écriture se distingue par une attention particulière portée aux relations humaines, et en particulier aux dynamiques familiales, qu’il place au cœur de récits pourtant très spectaculaires. À ses côtés, Francis Manapul s’est fait un nom grâce à son travail sur The Flash (New 52) et Detective Comics, avec un style fluide et dynamique, qui joue beaucoup sur la mise en page et le mouvement pour renforcer la narration. Ensemble, ils forment un duo complémentaire, capable de mêler efficacité narrative et identité visuelle forte. Un divertissement efficace mais inégalÀ la lecture, The Rocketfellers séduit d’abord par son énergie et son accessibilité. Le titre est fun, porté par des personnages attachants et une proposition visuelle vraiment agréable. Mais derrière cette première impression, l’ensemble donne parfois le sentiment de manquer de consistance. Le récit enchaîne les idées sans toujours leur donner le poids nécessaire, ce qui crée une forme d’incohérence dans les enjeux. On aurait aimé que la série appuie davantage ses conflits, qu’elle prenne le temps d’installer une vraie tension, notamment autour du voyage dans le temps et des menaces qui pèsent sur la famille. Résultat, malgré ses qualités évidentes, le comics laisse une impression un peu légère, comme s’il passait à côté d’un potentiel plus fort. Faut-il lire The Rocketfellers ?Avec ses idées de science-fiction et son approche centrée sur la famille, The Rocketfellers reste une lecture divertissante, portée par un duo d’auteurs qui maîtrisent parfaitement leur sujet. Si la série peine parfois à donner toute l’ampleur à ses enjeux, elle n’en reste pas moins divertissante et pleine de bonnes intentions, notamment dans sa manière d’aborder le voyage dans le temps sous un angle plus intime. Un titre imparfait mais attachant, qui pourra séduire les amateurs de récits fun et rythmés, même s’il laisse entrevoir un potentiel encore plus grand. Vous avez envie d’aller plus loin ?Si vous aimez les comics indés et les récits originaux, on vous propose de découvrir d’autres bande dessinées à travers ces épisodes de ComicsDiscovery : Helen De Wyndhorn : https://jamesetfaye.fr/helen-de-wyndhorn-critique-bd-podcast-comicsdiscovery/ The Moon Is Following Us : https://jamesetfaye.fr/critique-the-moon-is-following-us-daniel-warren-johnson/ 1949 : https://jamesetfaye.fr/1949-dustin-weaver-comicsdiscovery-podcast/On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bande dessinée et nos prochains avis.Retrouvez nos chroniqueurs Cecil: linktree James : Linktree faye : Linktree Sophie : Linktree Suivez ComicsDiscovery sur les réseaux sociaux Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram BlueSky : ComicsDiscovery sur BlueSky TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Écoutez le podcast ComicsDiscovery Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour soutenir ComicsDiscoverySi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider via Tipeee.
17/04/2026 • 73:52
Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on s’intéresse au comics Les évadés d’Alcatraz, signé Christopher Cantwell au scénario et Tyler Crook au dessin, publié chez Delcourt. Inspiré de l’un des plus grands mystères américains, le récit ne raconte pas l’évasion… mais ce qui vient après. Que se passe-t-il une fois dehors, quand tout reste à construire et que la liberté a un prix ? Entre tension, survie et paranoïa, on vous propose dans ce podcast comics notre analyse et critique BD. Les évadés d’Alcatraz : une des énigmes les plus sombres Située sur une île isolée au milieu de la baie de San Francisco, Alcatraz est longtemps considérée comme la prison la plus sécurisée des États-Unis, un lieu dont il est théoriquement impossible de s’échapper en raison des courants glacials et de l’isolement total. Pourtant, en juin 1962, trois détenus, Frank Morris et les frères John Anglin et Clarence Anglin, parviennent à réaliser l’impensable. Pendant des mois, ils creusent les murs de leurs cellules avec des outils de fortune, fabriquent de faux visages pour tromper les gardiens et assemblent un radeau avec des imperméables. Dans la nuit du 11 juin, ils disparaissent sans laisser de trace. Officiellement, ils se seraient noyés en tentant de rejoindre le continent, mais aucun corps n’a jamais été retrouvé, laissant planer le doute et transformant cette évasion en l’un des plus grands mystères de l’histoire américaine. Alcatraz dans la pop cultureL’évasion d’Alcatraz et le mythe qui entoure la prison ont profondément marqué la pop culture, inspirant de nombreux films, séries et récits. On pense notamment à L’Évadé d’Alcatraz avec Clint Eastwood, à The Rock qui transforme l’île en terrain d’action spectaculaire, ou encore à la série Prison Break. Symbole ultime de l’enfermement et du défi à l’autorité, Alcatraz est devenue un décor récurrent pour raconter des histoires de fuite, de survie et de mystère. Aujourd’hui, c’est au tour de Christopher Cantwell et Tyler Crook de s’intéresser à cette histoire. Cantwell et Crook aux commandesChristopher Cantwell est un scénariste américain connu pour son travail à la télévision, notamment en tant que co-créateur des séries Halt and Catch Fire et Paper Girls. Dans le comics, il s’est illustré chez Marvel avec Doctor Doom ou Iron Man, en explorant des personnages marqués par leurs failles. À ses côtés, Tyler Crook apporte une identité visuelle forte grâce à son style à l’aquarelle, notamment sur Harrow County. Son trait organique et atmosphérique installe une ambiance lourde et immersive, idéale pour ce type de récit. L’évasion, et après ?Christopher Cantwell prend ici le contre-pied de ce que l’on pourrait attendre en choisissant de débuter son récit après l’évasion. Dans cette version, une partie des prisonniers a réussi à atteindre la Californie, et l’histoire se concentre sur leur fuite et leur tentative de disparaître. S’ensuit un récit rythmé, ponctué de nombreux rebondissements et de twists qui maintiennent l’intérêt tout au long de la lecture. Sans révolutionner le genre, ce comics reste efficace et agréable à suivre. L’introduction de deux enquêteurs lancés sur les traces des évadés permet également d’aborder d’autres thématiques et d’enrichir l’ensemble. De son côté, Tyler Crook livre un travail très solide, porté par une mise en couleur à l’aquarelle qui plonge pleinement dans l’atmosphère du récit. Envie d’allez plus loinVous aimez les récits inspirés de l’histoire avec un grand H ? Je vous conseille d’écouter ces épisodes de ComicsDiscovery :Le Visage du Créateur : https://jamesetfaye.fr/bd-challenger-le-visage-du-createur/Hérétique : https://jamesetfaye.fr/heretique-charlie-adlard-comicsdiscovery-s10e15/Dr Wertham : https://jamesetfaye.fr/dr-wertham-failli-tuer-comics/ On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bande dessinée et nos prochains avis. Retrouvez nos chroniqueurs Cecil: linktree James : Linktree faye : Linktree Sophie : Linktree Suivez ComicsDiscovery sur les réseaux sociaux Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram BlueSky : ComicsDiscovery sur BlueSky TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Écoutez le podcast ComicsDiscovery Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour soutenir ComicsDiscoverySi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider via Tipeee.
01/04/2026 • 93:20
Une romance queer troublante, entre désir et body horror. On reçoit Marianne Garnier-Surles dans ComicsDiscovery. Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, on vous parle de La plus belle personne, une BD publiée chez 6 Pieds sous Terre, qui mêle romance queer et body horror pour questionner notre rapport à la beauté. Pour en discuter, nous avons eu le plaisir d’accueillir son autrice, Marianne Garnier-Surles, avec qui on revient sur la création de l’œuvre, ses influences et les thèmes qu’elle aborde. Jusqu’où peut-on aller pour le regard des autres ? Marianne Garnier-Surles est une autrice et illustratrice française, originaire du sud de la France. Elle publie en 2026 son premier album, La plus belle personne, chez 6 Pieds sous Terre. L’équipe de ComicsDiscovery a eu le plaisir de la découvrir au travers d’un entretien passionnant. Elle nous a parlé de la genèse du projet, de ses inspirations et des thèmes au cœur du récit. Une romance queer teintée de body horror La plus belle personne suit Lia, une jeune fille qui grandit dans un petit village et nourrit des sentiments pour Eva. Mais un été, cette dernière disparaît mystérieusement, laissant derrière elle une absence qui pèse lourd. Alors que Lia entre au lycée avec cette disparition en toile de fond, elle fait une rencontre qui va bouleverser son quotidien. Son regard et son comportement évoluent peu à peu. Pour gagner en assurance, elle commence à reproduire ce que faisait Eva, jusqu’à adopter un geste aussi étrange que dérangeant : se réfugier dans un trou qui semble ronger sa chair. Avec cette BD, Marianne Garnier-Surles s’intéresse avant tout au regard des autres et à la manière dont il façonne la construction de soi. À travers le personnage de Lia, le récit montre comment l’image que l’on renvoie peut devenir un poids, surtout à un moment charnière comme le passage de l’enfance à l’adolescence. Ce basculement est au cœur du récit. Entre innocence et découverte, Lia est confrontée à ses premiers désirs, à ses émotions et à la complexité des relations. La romance queer s’inscrit dans cette évolution, apportant une dimension intime et sensible, où le désir se construit autant dans l’attirance que dans le manque laissé par l’absence d’Eva. Le body horror au service du récit Le body horror vient renforcer ces thématiques. Il ne sert pas uniquement à choquer, mais à matérialiser ce que Lia traverse intérieurement. Son corps devient le reflet de ses tensions, de ses doutes et de sa volonté de se transformer pour correspondre à une image, ou pour se rapprocher de celle qu’elle a perdue. Impossible de ne pas penser à Black Hole de Charles Burns, qui abordait déjà l’adolescence à travers des transformations corporelles marquantes. Comme dans cette œuvre, le corps devient un langage, un moyen d’exprimer le malaise, le désir et la marginalisation. On ressent également une influence du manga dans la manière de traiter les émotions et les relations. Le récit prend le temps de s’installer, de laisser place aux silences et aux regards, ce qui renforce la dimension intime de la romance et rend les moments plus dérangeants encore lorsque le corps entre en jeu. Ce fut un vrai plaisir d’échanger autour de cette BD avec Marianne Garnier-Surles, ainsi qu’avec Zelda des éditions 6 Pieds sous Terre. La discussion a permis de revenir en profondeur sur la création de l’œuvre, ses intentions et les thématiques qu’elle aborde. Du côté de l’équipe, La plus belle personne a été un véritable coup de cœur. Une lecture marquante, à la fois sensible et dérangeante, qu’on ne peut que vous recommander chaudement. Encore une fois, 6 Pieds sous Terre confirme son envie de mettre en avant de nouvelles voix en donnant sa chance à une autrice pour un premier album aussi fort et singulier. Envie d’aller plus loin ? Si comme nous vous adorez les BD de chez 6 Pieds sous Terre, on vous propose de continuer votre découverte avec ces épisodes de ComicsDiscovery : Sauvage ou la sagesse des pierres :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e16-sauvage-ou-la-sagesse-des-pierres/ —Ils brûlent :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-ils-brulent/ —Adieu mon royaume :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e05-adieu-mon-royaume/ On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bande dessinée et nos prochains avis. Retrouvez nos chroniqueurs Anieshka: Linktree James : Linktree Jade : Linktree Margaux : Linktree Suivez ComicsDiscovery sur les réseaux sociaux Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram BlueSky : ComicsDiscovery sur BlueSky TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Écoutez le podcast ComicsDiscovery Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour soutenir ComicsDiscovery Si vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider via Tipeee.
23/03/2026 • 76:30
Dans ce nouvel épisode de votre podcast préféré sur les comics, on vous parle d’un nouveau titre du scénariste irlandais bien connu pour son ton trash, Garth Ennis. Accompagné de Mike Perkins, il revient avec Freddie l’arrangeur (Freddie the Fix en VO), une satire violente et sans filtre d’Hollywood, publiée chez Delcourt. Un comics corrosif qui s’inscrit dans la lignée de ses précédents travaux comme The Boys… et c’est le titre dont on parle cette semaine. Freddie l’arrangeur : le nouveau comics de Garth Ennis Deux Britanniques s’en prennent à HollywoodGarth Ennis est un scénariste irlandais incontournable, connu pour son ton brutal, provocateur et souvent très drôle. Il s’est imposé avec des séries devenues cultes comme Preacher ou The Boys, où il démonte aussi bien les super-héros que les institutions avec une bonne dose de cynisme. Son écriture, toujours très directe, mélange violence, satire et regard acerbe sur la société, ce qui en fait une voix à part dans le monde du comics. De son côté, Mike Perkins est un dessinateur britannique reconnu pour son style réaliste et sombre. Il a travaillé sur de nombreux titres chez Marvel et DC, comme Captain America, The Swamp Thing ou encore The Stand. Son trait précis et son sens de l’ambiance apportent une vraie densité visuelle aux récits qu’il illustre, ce qui colle parfaitement à l’univers noir et grinçant de Freddie l’arrangeur. Quand Ray Donovan rencontre EntourageDans Freddie l’arrangeur (Freddie the Fix), on suit Freddie, un homme de l’ombre qui règle les problèmes d’Hollywood… quels qu’ils soient. Discret, efficace et surtout sans scrupules, il navigue dans un milieu où tout peut s’acheter, se cacher ou disparaître. Entre producteurs véreux, affaires compromettantes et secrets bien gardés, le comics plonge dans les coulisses les plus sales de l’industrie du cinéma. Une satire noire et sans filtre, où Garth Ennis s’amuse à démonter les mécanismes d’un système aussi fascinant que profondément corrompu. On en pense quoi ?Ce n’est clairement pas du mauvais Garth Ennis, mais le titre est vraiment trop court pour être marquant. On a surtout l’impression qu’Ennis avait envie de s’amuser avec son pote Mike Perkins, et que le projet s’est fait un peu comme ça, sans chercher à aller beaucoup plus loin. Du coup, ce n’est pas le comics qu’on vous recommanderait pour découvrir leur travail. Mike Perkins fait le taf au dessin, mais ça reste parfois un peu figé et ça manque de dynamisme. Malgré tout, ça reste une lecture plutôt agréable : vous ne passerez pas un mauvais moment, mais vous refermerez sans doute la BD avec un petit goût d’inachevé. Envie d’aller plus loin ?Vous voulez découvrir d’autres comics de Garth Ennis ? On vous conseille l’écoute de nos épisodes de ComicsDiscovery consacrés à ses œuvres : The Boys : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s04e06-the-boys/ Hellblazer : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-vacances-s02e05-hellblazer/ Preacher : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-vacances-s0201-preacher/On se retrouve très vite pour découvrir d’autres comics et nos prochains avis sur les sorties comics.Retrouvez nos chroniqueurs Sophie : Linktree James : Linktree Spades : Linktree Cecil : Son compte Instagram Suivez ComicsDiscovery sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez le podcast ComicsDiscovery Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour soutenir ComicsDiscoverySi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider via Tipeee.
18/03/2026 • 63:34
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, l’équipe s’intéresse à Hello Sunshine de Keezy Young, publié en français chez Bliss Comics. Un récit mêlant horreur et santé mentale, entre fantômes, émotions et réalité. Hello SunshineKeezy Young est une autrice et illustratrice américaine de comics basée à Seattle. Artiste queer et non-binaire, elle développe des récits young adult mêlant fantastique, horreur et romance, avec une attention particulière portée aux émotions et aux relations entre ses personnages. Elle s’est notamment fait connaître avec Taproot : le jardinier qui voyait des fantômes, un roman graphique d’abord publié en webcomic puis édité en album, également disponible en français chez Bliss Comics. Et si la vraie horreur était réelle ?Noah revient de camp d’été avec une seule idée en tête : retrouver son petit ami Alex. Mais en rentrant en ville, il découvre que celui-ci a disparu. Avec l’aide de ses amis, il se lance alors dans une enquête pour comprendre ce qui a bien pu lui arriver. On découvre alors un récit adolescent entre horreur et sentiments où Keezy Young aborde la santé mentale à travers une histoire paranormale, avec également de la représentation queer. Un récit qui utilise le paranormal pour parler de santé mentaleHello Sunshine propose un récit sensible qui aborde la santé mentale avec beaucoup de justesse. À travers son histoire mêlant paranormal et émotions adolescentes, Keezy Young parle des blessures invisibles, de l’amitié et de la difficulté de comprendre ce que traversent les autres. Un comic touchant et accessible qui utilise les codes de l’horreur pour évoquer des sujets très réels. Une lecture particulièrement pertinente pour un public adolescent, mais qui saura aussi toucher les lecteurs plus âgés. Pour aller plus loinSi comme nous vous aimez les bons comics teenage, on vous propose de continuer la découverte avec ces épisodes de ComicsDiscovery :Something is Killing the Childrenhttps://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s06e21-something-is-killing-the-children/Derrière la portehttps://jamesetfaye.fr/derriere-la-porte-james-tynion/It’s Lonely At The Centre Of The Earthhttps://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08e18-its-lonely-at-the-centre-of-the-earth/ On se retrouve très vite pour découvrir d'autres comics. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Céline : Geek Squadron Spades : Linktree Suivez ComicsDiscovery sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez le podcast ComicsDiscovery Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour soutenir ComicsDiscoverySi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider via Tipeee.
10/03/2026 • 75:43
Dans ComicsDiscovery, notre podcast consacré à la bande dessinée, nous nous intéressons aujourd’hui à Le Visage du Créateur, une bande dessinée signée Laurent-Frédéric Bollée et Cristiano Spadoni et publiée chez Glénat. Un album historique qui revient sur l’une des plus grandes tragédies de la conquête spatiale : l’explosion de la navette Challenger le 28 janvier 1986, une catastrophe qui a profondément marqué la NASA et son programme spatial. Laurent-Frédéric Bollée et Cristiano Spadoni aux commandesAu scénario, on retrouve Laurent-Frédéric Bollée, scénariste mais aussi journaliste français. Né en 1967, il débute très jeune dans la bande dessinée en coécrivant une série dérivée du Vagabond des Limbes avec Christian Godard. Au fil des années, il s’est imposé comme un auteur reconnu pour ses récits historiques et documentés. Au dessin, Cristiano Spadoni, artiste italien formé à Rome, s’est notamment illustré dans la bande dessinée italienne chez Sergio Bonelli Editore, en travaillant entre autres sur la série Julia. Avec Le Visage du Créateur, il signe une entrée remarquée dans la bande dessinée franco-belge. 73 secondes qui ont marqué l’histoire de la NASALe 28 janvier 1986, sous les yeux du monde entier, la navette Challenger explose seulement 73 secondes après son décollage. À son bord se trouvent sept membres d’équipage : les astronautes Francis R. Scobee, Michael J. Smith, Ronald McNair, Ellison Onizuka et Judith Resnik, ainsi que deux civils, l’ingénieur Gregory Jarvis et l’enseignante Christa McAuliffe, sélectionnée pour devenir la première professeure à voyager dans l’espace. Le drame endeuille leurs familles, mais il traumatise aussi toute l’Amérique et met un coup d’arrêt brutal au programme de la navette spatiale de la NASA. Dans Le Visage du Créateur, les auteurs utilisent plusieurs points de vue pour nous replonger au cœur de cette tragédie et rappeler à quel point la conquête spatiale représentait un immense espoir pour toute une génération. L’album évoque notamment le rôle de Nichelle Nichols, l’actrice connue pour son rôle d’Uhura dans Star Trek, qui s’est fortement impliquée dans les campagnes de recrutement de la NASA afin d’encourager la diversité au sein de l’agence spatiale. Une génération marquée par le rêve spatialDans cette émission, nous avons aussi la chance d’avoir Spades avec nous, qui fait partie de la génération qui a grandi avec la course à l’espace et le rêve incarné par la NASA : celui de voir l’humanité repousser ses limites et atteindre l’inconnu. Mais il a également vécu le traumatisme de la catastrophe de Challenger et l’arrêt brutal de ce rêve pour toute une génération qui voyait soudain l’espace redevenir un horizon beaucoup plus lointain. Un récit humain et poignantL’album Le Visage du Créateur, signé Laurent-Frédéric Bollée et Cristiano Spadoni, revient avec beaucoup de justesse sur cette tragédie. La bande dessinée nous plonge au cœur de l’événement, notamment à travers la préparation de Christa McAuliffe, l’enseignante sélectionnée pour devenir la première professeure à voyager dans l’espace. Le récit permet aussi de comprendre les raisons de la catastrophe et à quel point celle-ci aurait pu être évitée. C’est une bande dessinée particulièrement touchante, portée par un dessin très vivant qui renforce encore la dimension humaine de cette histoire. Continuez votre découverte de la BD avec ComicsDiscoverySi, comme nous, vous aimez la bande dessinée indépendante, nous vous proposons de poursuivre votre découverte avec ces épisodes de ComicsDiscovery : Silent Jenny de Matthieu Bablet : https://jamesetfaye.fr/silent-jenny-matthieu-bablet-comicsdiscovery-s10e05/ Strange Bedfellows de Ariel Slamet Ries : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e30-strange-bedfellows/ Vertu de Saint-Cyr de Rutile et Yllogique : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s9e22-vertu-de-st-cyr/On se retrouve très vite pour découvrir d'autres comics.Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Céline : Geek Squadron Spades : Linktree Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee.
04/03/2026 • 113:27
Peut-on vivre éternellement ? Cette semaine on ne vous parle pas d’Highlander dans ComicsDiscovery, mais de dépression éternelle au travers de Blatta de Alberto Ponticelli, à retrouver chez Bliss Comics. Blatta, l'immortalité mais a quel prix ? Avec Alberto Ponticelli, l’Italie est à l’honneur dans ComicsDiscoveryDessinateur italien, Alberto Ponticelli s’est fait connaître dans l’industrie des comics grâce à un trait expressif et souvent sombre. Les lecteurs de ComicsDiscovery ont déjà pu découvrir son travail avec UN3, un récit publié chez Bliss Comics que nous avions déjà abordé dans l’émission. Au fil de sa carrière, l’artiste s’est illustré dans des récits aux thématiques fortes, où la violence du monde et les tourments psychologiques des personnages occupent une place importante. Avec Blatta, il propose une œuvre plus personnelle qui explore la solitude, la dépression et les dérives d’une humanité obsédée par l’immortalité. La quête d’immortalitéBlatta conduit le lecteur au sein d’un monde futuriste où l’humanité a fait un grand sacrifice pour gagner son immortalité. Les relations entre humains ont été bannies et la reproduction ne se fait plus de manière charnelle. Les personnes sont clonées à l’infini et leurs mémoires téléchargées dans leur nouveau corps. On suit l’un de ces derniers humains qui partent à la découverte du monde et de lui-même. Un univers intéressantLa BD propose un questionnement philosophique et psychologique au lecteur. Ponticelli aborde le thème compliqué de la dépression. Il utilise beaucoup le dessin pour exprimer la solitude et le vide ressenti par une personne dépressive. Il en montre également la violence. L’auteur aborde ensuite la question de la perte d’humanisation face aux nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle. On y trouve aussi une critique de la société de consommation. Blatta est magnifique. Le coup de crayon de Ponticelli est renversant. Il arrive à faire ressentir la claustrophobie dans laquelle s’est enfermé le personnage pour survivre au travers de petites cases. Celles-ci s’opposent à l’immensité de ces villes dépeuplées. Un comics de dessinateurBien que Blatta offre une belle esthétique, le lecteur ressent ses limites. Ponticelli a voulu proposer trop de thèmes dans son récit, au point que celui-ci perd de sa force. On se demande souvent ce qu’a voulu nous raconter l’auteur et quelques scènes auraient mérité d’être racontées autrement pour éviter les clichés et la violence gratuite. Malgré ses défauts, Blatta reste une œuvre à découvrir pour la beauté de ses traits. D’autres lectures chez Bliss ComicsSi vous souhaitez découvrir d’autres titres publiés par Bliss Comics, nous vous proposons de poursuivre avec ces épisodes de ComicsDiscovery :By Night de John Allison et Christine Larsen : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s04e20-by-night/Faith de Jody Houser et Pere Perez : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s01e37-faith/Bloodshot, le héros de chez Valiant : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s04e28-bloodshot/ On se retrouve très vite pour découvrir d'autres comics. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee.
27/02/2026 • 69:06
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, nous revenons sur Exquisite Corpses, le nouveau titre de James Tynion IV. Auteur que nous suivons régulièrement dans l’émission, Tynion explore ici le registre du battle royale horrifique aux côtés de Michael Walsh, pour un comics publié chez Urban Comics. Un nouveau projet ambitieux que nous avions hâte de découvrir et d’analyser ensemble. Bataille royale familialeLe nom de James Tynion IV commence à devenir familier si vous suivez l’émission. C’est un scénariste qui arrive souvent avec de vraies promesses et qui sait susciter l’attente. Nous suivons son travail avec attention, et il nous a régulièrement surpris dans le bon sens du terme. On pense notamment à The Nice House on the Lake puis The Nice House by the Sea, une série dont nous attendons la suite avec impatience tant les premiers épisodes nous avaient marqués. On lui doit aussi la très efficace série d’horreur aux accents teenage Something Is Killing the Children. Tynion est un auteur capable d’écrire des récits d’horreur tendus et ambitieux, mais aussi de s’inscrire dans un registre plus mainstream. Son passage sur Detective Comics, où il réunissait autour de Batwoman une équipe composée de Spoiler, Orphan, Clayface (dans une version réhabilitée) et Robin, reste un très bon souvenir de lecture. Autant dire que nous étions particulièrement curieux de découvrir Exquisite Corpses. Une battle royale pour les États-UnisTous les cinq ans, les familles les plus puissantes d’Amérique s’affrontent. Elles se réunissent et choisissent chacune un champion. Le vainqueur obtient le droit d’exercer son influence sur les États-Unis. Évidemment, il ne s’agit pas d’une compétition ordinaire. Les représentants de ces dynasties sont des tueurs sanguinaires, lâchés dans une petite ville isolée transformée en terrain de chasse. Une battle royale brutale où tous les coups sont permis, et où les civils paient le prix fort. Avec Exquisite Corpses, James Tynion IV et Michael Walsh cochent toutes les cases du comics sanglant et excessif… peut-être même un peu trop. Erreur de parcoursAu final, Exquisite Corpses nous a laissés plutôt froids. Le concept est simple, presque trop : une battle royale ultra-violente où l’escalade graphique semble parfois tenir lieu de narration. La brutalité ne suffit pas à compenser un récit qui manque d’épaisseur, et les personnages restent trop peu développés pour susciter un véritable attachement. Sur le fond, l’ensemble donne une impression de déjà-vu. Le mélange entre Battle Royale et The Purge ne dépasse jamais le stade de la référence évidente, sans parvenir à proposer un angle neuf ou une réelle ambition thématique. Les dessins de Michael Walsh remplissent leur rôle, et certains designs de personnages auraient pu être marquants. Mais le scénario ne leur donne pas la place d’exister pleinement. On peine à percevoir la montée en puissance ou la vision d’ensemble que le projet semblait promettre. D’autant plus que James Tynion IV présente Exquisite Corpses comme l’un des titres phares de sa nouvelle structure éditoriale en collaboration avec Image Comics. Une ambition difficile à saisir à la lecture de ces deux premiers numéros qui, pour l’instant, peinent à dépasser leur concept de départ. Un éditorial qui changeSur le plan éditorial, en revanche, Urban Comics tente quelque chose d’intéressant. L’éditeur propose ici un format court et souple de 64 pages à 7,90 €, avec en complément un coffret accompagné de bonus pour les deux premiers numéros. Une formule plus accessible, tant en prix qu’en format, qui pourrait séduire un nouveau lectorat. Il est possible qu’Urban Comics expérimente ici une nouvelle manière de promouvoir certains titres, en misant sur une entrée moins engageante financièrement. L’idée n’est pas mauvaise : rendre le comics plus abordable reste une piste pertinente pour élargir le public. Reste que le choix du titre interroge. Sur une série plus solide ou plus ambitieuse, l’impact aurait sans doute été plus fort. À moins que la cible visée soit un public plus jeune, moins familier des récits de battle royale, et donc moins exigeant sur les codes du genre. Pour l’instant, Exquisite Corpses ressemble davantage à un concept accrocheur qu’à une œuvre réellement marquante. Reste à voir si la suite saura lui donner l’ampleur et la profondeur que l’on est en droit d’attendre d’un titre signé James Tynion IV. Si, comme nous, vous préférez un James Tynion IV plus inspiré, nous vous conseillons également l’écoute de ces épisodes de ComicsDiscovery consacrés à ses travaux les plus marquants :The Nice house on the lake : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e22-the-nice-house-on-the-lake/Le Déviant, un conte de Noël : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e06-le-deviant-un-conte-de-noel/Something is killing the children : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s06e21-something-is-killing-the-children/ Le mot de la finMerci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Exquisite Corpses de James Tynion IV et Michael Walsh, publié chez Urban Comics.On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee.
20/02/2026 • 71:55
Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on s’attaque à un véritable monument de la culture DC. Un récit légendaire, souvent cité comme l’un des événements les plus marquants de l’histoire des comics, celui qui a bouleversé l’univers DC et marqué des générations de lecteurs : Crisis on Infinite Earths, de Marv Wolfman et George Pérez. Et bonne nouvelle : Urban Comics remet aujourd’hui cette saga incontournable sur le devant de la scène avec une nouvelle édition en format moderne, dont le premier tome vient tout juste de sortir. Un peu de contexte historiqueCrisis on Infinite Earths date de 1986, mais son histoire commence en réalité bien plus tôt, en septembre 1961, avec The Flash #123, un épisode devenu mythique intitulé Flash of Two Worlds!. Dans ce numéro, scénarisé par Gardner Fox et dessiné par Carmine Infantino, Barry Allen rencontre pour la première fois Jay Garrick, le tout premier Flash de l’histoire de DC. Cette rencontre introduit une idée révolutionnaire : l’existence de Terres parallèles et de réalités multiples au sein d’un même univers. À partir de là, DC va exploiter ce concept pour multiplier les séries, et intégrer progressivement des personnages issus d’autres éditeurs rachetés au fil du temps. Des héros comme Shazam, Blue Beetle ou encore Plastic Man n’appartenaient pas à l’origine à DC, mais vont venir enrichir cette immense continuité. Le problème, c’est qu’à la fin des années 70 et au début des années 80, l’univers DC devient de plus en plus complexe : trop de Terres, trop de versions des personnages, et des lecteurs parfois complètement perdus. C’est dans ce contexte que Marv Wolfman arrive avec une idée radicale : détruire le multivers pour tout reconstruire autour d’un seul univers cohérent. Et c’est ainsi que naît Crisis on Infinite Earths. Le récit de Crisis on Infinite EarthsDans Crisis on Infinite Earths, une menace cosmique sans précédent s’abat sur le multivers. Une entité appelée l’Anti-Monitor commence à détruire les différentes Terres une par une, effaçant des univers entiers dans une vague d’antimatière.Face à cette annihilation totale, son opposé, le Monitor, rassemble des héros et des vilains venus de toutes les réalités pour tenter de stopper la catastrophe. Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern… tous sont entraînés dans une bataille désespérée où l’enjeu n’est rien de moins que la survie de l’existence elle-même. Mais très vite, les sacrifices deviennent inévitables, et certaines figures majeures de l’univers DC vont disparaître pour toujours. Alors, est-ce une bonne idée de lire Crisis en 2026 ?C’est une question qu’on peut légitimement se poser. Le récit a bientôt 40 ans, et comme beaucoup de comics de cette époque, il peut avoir un peu vieilli, aussi bien dans son écriture que dans son rythme. Et surtout, avec la sortie de cette nouvelle édition proposée par Urban Comics, une autre question se pose : est-ce que cet achat vaut vraiment le coup aujourd’hui ? On va commencer directement par ce qui ne va pas… non, ne vous précipitez pas sur cette édition. À moins d’être vraiment complétiste, cette réédition de Crisis on Infinite Earths ne justifie pas son prix, pour une raison assez simple : ce n’est pas vraiment Crisis on Infinite Earths dans sa forme la plus lisible. Le problème des tie-insQuand on parle d’un énorme event DC ou Marvel, il faut comprendre une chose : ce sont des univers interconnectés. Donc forcément, toutes les séries en cours sont impactées. Ces épisodes parallèles, publiés dans d’autres séries mais liés à l’event, on appelle ça des tie-ins. Et souvent, les éditeurs publient l’histoire principale dans un tome, puis un second volume type Companion Book qui regroupe ces épisodes annexes. Mais ici, Urban a fait un choix éditorial discutable : ils ont tout mélangé. Résultat, vous lisez un chapitre de Crisis, puis vous enchaînez sur plusieurs numéros de séries annexes, parfois sans vrai contexte, avec des personnages obscurs, issus d’un univers des années 80 dont vous n’avez jamais entendu parler… et dont vous n’entendrez probablement plus jamais parler après. Un classique malgré toutMalgré tout, Marv Wolfman et George Pérez restent deux immenses artistes qui ont profondément marqué l’histoire des comics. Certes, Crisis on Infinite Earths est un récit très bavard, avec une narration typique des années 80, et une colorisation qui a clairement vieilli. Mais ça reste un pilier fondamental de l’univers DC, un événement dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui, même dans les histoires modernes. De mon côté, j’ai pris un vrai plaisir à découvrir la série, ne serait-ce que pour les dessins de George Pérez, qui sont tout simplement magnifiques. Chaque page déborde de détails, de personnages, d’énergie… c’est un travail monumental. Alors oui, vous ne comprendrez peut-être pas tout, et vous allez sûrement croiser des héros dont vous n’avez jamais entendu parler. Mais ça fait aussi partie de l’expérience : plonger dans un récit qui a marqué des générations de lecteurs et qui continue, encore aujourd’hui, à influencer tout l’univers DC. Donc tentez l’aventure… mais évitez cette nouvelle édition. Préférez une version plus simple, qui contient uniquement les 12 épisodes complets de la mini-série originale. Envie de découvrir d’autres events marquants ?Si cette plongée dans Crisis on Infinite Earths vous a donné envie d’explorer d’autres grands événements qui ont marqué l’histoire des comics, on vous conseille de jeter une oreille à ces épisodes de ComicsDiscovery : Flashpoint de Geoff Johns et Ivan Reis :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e43-flashpoint/ X-Men : Messiah Complex :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s03e04-x-men-le-complexe-du-messie/ Civil War de Mark Millar et Steve McNiven :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-lete-des-must-have-civil-war/ Le mot de la finMerci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Crisis on Infinite Earths de Marv Wolfman et George Pérez. Avec cet événement mythique, on s’est attaqué à l’un des récits les plus importants de l’histoire de DC Comics, celui qui a bouleversé le multivers et marqué des générations de lecteurs. Même si l’œuvre a forcément vieilli sur certains aspects, elle reste un pilier incontournable pour comprendre l’univers DC moderne et l’héritage des grandes sagas éditoriales. On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee.
06/02/2026 • 111:22
Bienvenue pour un nouvel épisode de ComicsDiscovery ! Cette semaine, nous avons le plaisir de recevoir Gaëlle Hersent et Margaux Saltel, impliquées dans l’organisation du Festival interconnecté de la bande dessinée à Montpellier. Un épisode un peu particulier, puisque l’on parle à la fois d’un événement majeur, d’une mobilisation historique dans le milieu de la bande dessinée, et bien sûr du comic de la semaine : Hérétique de Robbie Morrison et Charlie Adlard, disponible chez Delcourt. Festival interconnecté : un contre-festival porté par GirlxcottLe Girlcott est né à la suite des révélations sur les violences systémiques et le management toxique entourant le Festival d’Angoulême, ainsi que sur la manière dont certaines personnes victimes de VSS ont été traitées. Cette mobilisation, devenue la collective Girlxcott (pour être plus inclusive), fédère aujourd’hui des centaines d’auteurices de bande dessinée. Le but est de mobiliser pour défendre leurs droits, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, et faire évoluer en profondeur un milieu longtemps dominé par des logiques d’exclusion et de privilèges. Après une mobilisation historique ayant mené à l’annulation de l’édition 2026 du FIBD, la collective s’organise et devient une association loi 1901, avec pour vocation le soutien à la création et à la diffusion de la bande dessinée dans une perspective féministe et inclusive. Avec l’annulation du FIBD, Girlxcott a décidé de lancer le Festival interconnecté de la bande dessinée, un contre-festival organisé simultanément dans plusieurs villes de France. L’objectif est de rassembler une multitude d’événements autour de la BD, avec un angle politique, féministe et inclusif. Nous en discutons avec Margaux Saltel et Gaëlle Hersent, et plus particulièrement de la version montpelliéraine du festival. 👉 Toutes les informations et le programme du festival sont à retrouver ici :https://campsite.bio/girlxcott Hérétique : Adlard quitte les zombies pour l’InquisitionCharlie Adlard est un dessinateur britannique incontournable du comics contemporain, principalement connu pour avoir illustré pendant plus de quinze ans la série culte The Walking Dead aux côtés de Robert Kirkman. Son trait rugueux, expressif et viscéral en a fait l’un des artistes majeurs du comics horrifique moderne. Robbie Morrison, scénariste écossais reconnu, s’est illustré sur des séries emblématiques comme Judge Dredd, Nikolai Dante, The Authority ou encore Batman, avec un goût prononcé pour les récits sombres, politiques et historiques. Le comic raconte l’histoire de Johann Weyer, un savant du XVIᵉ siècle farouchement opposé à la chasse aux sorcières. Des années plus tard, Sigmund Freud, fasciné par son œuvre, aurait dissimulé ses journaux. Lorsqu’une traduction refait surface, le lecteur découvre la jeunesse de Weyer, sa rencontre avec son maître, l’archiviste Agrippa, et une enquête qui les entraîne au cœur d’une vague de crimes liés à la terrifiante Inquisition. Une étude de l’homme et de ses cycles de violenceAu-delà du thriller historique, Hérétique propose une réflexion sur la nature humaine. Lorsque le monde change et que les temps deviennent difficiles, l’homme a tendance à chercher des responsables plutôt que de reconnaître ses propres torts. Les femmes, les étrangers, la religion… peu importe, tant que l’on trouve quelqu’un à blâmer. Le dessin de Charlie Adlard renforce ce propos avec un travail marqué sur les expressions faciales, les regards et un découpage oppressant. Le trait brut et sombre donne à voir un visage terrifiant et sauvage de l’humanité. Un immense merci à nos invitées Gaëlle Hersent et Margaux Saltel pour leur temps, leur engagement et leurs éclairages passionnants autour du Festival interconnecté de la bande dessinée et de la collective Girlxcott. On ne peut que vous encourager à aller découvrir leur travail, suivre l’actualité du festival et soutenir cette initiative essentielle en vous abonnant à leurs comptes Instagram. 👉 Girlxcott Montpellier :https://www.instagram.com/girlxcott.montpellier/ 👉 Margaux Saltel :https://www.instagram.com/m_saltel/ 👉 Gaëlle Hersent :https://www.instagram.com/gaelle_hersent/ Si comme nous vous aimez les comics horrifiques et les récits sombres qui interrogent la nature humaine, on vous conseille de poursuivre votre découverte avec ces épisodes de ComicsDiscovery : Derrière la porte de James Tynion IV et Gavin Fullerton :https://jamesetfaye.fr/derriere-la-porte-james-tynion/ 30 jours de nuit de Steve Niles et Ben Templesmith :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e25-30-jours-de-nuit/ Dr Wertham de Harold Schechter et Eric Powell :https://jamesetfaye.fr/dr-wertham-failli-tuer-comics/Le mot de la finMerci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Hérétique de Robbie Morrison et Charlie Adlard. Un épisode riche en échanges, entre analyse d’un récit marquant et discussion autour des enjeux actuels du milieu de la bande dessinée.On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee.
28/01/2026 • 76:45
Après avoir traité une bonne partie des titres du label Absolute de DC Comics tout au long de l’année 2025, on termine ce tour d’horizon avec la dernière sortie publiée chez Urban Comics : Absolute Flash, écrit par Jeff Lemire et dessiné par Nick Robles et A.L. Kaplan. Après Absolute Superman, Absolute Wonder Woman, Absolute Batman et surtout Absolute Martian Manhunter, véritable coup de cœur de l’équipe, cette relecture de Flash est-elle au même niveau que ses comparses ? On vous donne notre avis dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery. Absolute Flash : une autre vitesse pour le héros écarlateDans Absolute Flash, Jeff Lemire fait un choix fort : ici, pas de Barry Allen, mais Wally West, un personnage majeur de l’histoire de Flash, notamment grâce au run emblématique de Mark Waid que l’on peut retrouver dans les DC Archives chez Urban Comics. On découvre Wally West adolescent, vivant sur une base militaire où travaille son père. Solitaire, un peu rebelle, il voit sa vie basculer à la suite d’un accident impliquant une expérience menée par un certain Barry Allen. Cet événement va lui conférer les pouvoirs de Flash… mais également attirer sur lui l’attention d’une équipe étonnamment familière pour les fans du personnage. Jeff Lemire s’amuse surtout à remodeler les éléments iconiques de l’univers de Flash, en les intégrant à cette continuité Absolute plus sombre et plus brute. Une approche qui fait écho à ce que le label a déjà proposé sur Superman, Wonder Woman ou Martian Manhunter, tout en gardant une identité propre. Jeff Lemire, un auteur aux multiples facettesSi vous êtes lecteur de comics ou auditeur régulier de ComicsDiscovery, le nom de Jeff Lemire ne doit pas vous être inconnu. Auteur extrêmement prolifique, il navigue avec aisance entre l’indé et le mainstream. On lui doit des œuvres marquantes comme Sweet Tooth, Black Hammer ou Royal City, mais également des titres plus grand public comme Joker: Killer Smile, la saga de science-fiction Descender, son passage remarqué sur Green Arrow, ou encore Gideon Falls, qui avait d’ailleurs fortement divisé l’équipe lors de sa sortie. Au dessin, Absolute Flash s’appuie sur Nick Robles et A.L. Kaplan. Si leur travail est globalement efficace, le changement d’artiste en cours de récit se ressent et peut un peu casser la fluidité visuelle, un point que l’on aborde dans l’épisode. Un titre idéal pour découvrir Flash ?Absolute Flash est un comics agréable à lire, rythmé, plein d’action et truffé de références à l’univers des speedsters de DC Comics. Mais, contrairement à certains autres titres du label Absolute, il fonctionne surtout si l’on connaît déjà bien le personnage et son lore. L’un des grands intérêts du récit réside dans la manière dont Jeff Lemire réinvente des figures familières et joue avec les attentes des lecteurs. Sans cette connaissance préalable, l’histoire peut perdre en impact et se réduire à un récit adolescent efficace, mais finalement assez classique. Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on revient en détail sur ce que propose Absolute Flash, ses forces, ses limites et sa place au sein du label Absolute de DC Comics. Vous aimez Flash et son univers ? Nous aussi.Pour prolonger votre découverte, on vous propose de poursuivre avec ces épisodes de ComicsDiscovery : Comment découvrir Flash en comics :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e40-flash/ Flashpoint de Geoff Johns et Andy Kubert :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e43-flashpoint/ Absolute Martian Manhunter :https://jamesetfaye.fr/labsolute-a-ne-pas-rater-comicsdiscovery-s10e12-absolute-martian-manhunter/ Le mot de la finMerci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Absolute Flash de Jeff Lemire.Après avoir exploré plusieurs titres du label Absolute de DC Comics, on espère que cette relecture de Flash, centrée sur Wally West, vous aura donné envie de (re)découvrir le personnage et son univers. On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee.
22/01/2026 • 77:19
Avant d’organiser des tournois d’ex maléfiques, Brian Lee O’Malley faisait dans le road trip introspectif.Cette semaine, nous discutons de À la dérive, le tout premier comics de l’auteur de Scott Pilgrim, publié pour la première fois en français chez Hi Comics. À la dérive de Brian Lee O’Malley Une introspection sur quatre rouesLe récit met en lumière Raleigh, une jeune femme perdue dans ses pensées et sa vie. Elle part en road trip avec trois connaissances, sans but particulier. Rapidement, ce voyage devient une métaphore de son propre chemin de pensée. À la dérive n’est pas un récit d’action, ni une comédie romantique ; c’est une plongée dans un malaise poignant et universel. Ce qui frappe dès les premières pages, c’est la manière dont O’Malley transforme l’invisible en visible. La solitude, le vide intérieur, le manque de repères, l’hésitation constante entre ce qu’on désire et ce qu’on n’ose pas faire. Ces émotions sont transmises par les regards, les silences, le paysage étiré qui défile comme un miroir de l’esprit de Raleigh. Plus qu’un road tripPlutôt que de raconter une histoire pleine d’événements, À la dérive installe une atmosphère et laisse le lecteur ressentir plutôt que simplement suivre une intrigue. Le style graphique, déjà marqué par l’influence du manga et une narration cinétique, capte parfaitement ce sentiment de flottement. Les personnages secondaires ne sont pas simplement des accompagnateurs ; ils deviennent des miroirs ou des obstacles pour comprendre qui est réellement Raleigh et ce qu’elle fuit ou cherche. Ce roman graphique traite avec délicatesse de thèmes comme : " la crise d’identité et la difficulté à se reconnaître soi-même, la solitude malgré les autres, le besoin de sens à un âge où les repères s’effritent, la fragilité des émotions et leur traduction visuelle.C’est un livre qui ne t’en met pas plein la vue, mais qui te touche précisément parce qu’il ne prétend rien cacher.Un avant-goût de la voix d’O’MalleyPour ceux qui ne connaissent O’Malley que via Scott Pilgrim, À la dérive peut sembler plus subtil, presque fragile. Et pourtant, on y retrouve déjà sa manière d’explorer la vulnérabilité humaine avec humour et sensibilité.Ce n’est pas une BD « punchy », mais une expérience de lecture où l’on ressent davantage qu’on ne comprend, et c’est précisément ce qui fait sa force.Si tu es sensible aux récits introspectifs, aux road trips philosophiques ou aux BD qui abordent l’âme humaine sans artifices, À la dérive est une œuvre qui mérite d’être connue.Dans cet épisode, nous accueillons un nouveau membre dans l’équipe ComicsDiscovery : Cecil, auteur de bande dessinée et illustrateur. On espère que vous lui ferez un très bon accueil, et surtout, n’hésitez pas à aller faire un tour sur son compte Instagram pour découvrir son travail :https://www.instagram.com/cecilbeharPour aller plus loin avec Hi ComicsSi À la dérive vous a donné envie d’explorer davantage le catalogue de Hi Comics, nous vous recommandons également trois épisodes de ComicsDiscovery consacrés à des titres marquants de l’éditeur : Dawnrunner de Ram V et Evan Cagle, une relecture intense et viscérale du mythe du kaiju.https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e08-dawnrunner/ Hack/Slash Back to School de Zoe Thorogood, un récit horrifique moderne porté par une approche très personnelle.https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e11-hack-slash-back-to-school/ Immortal Sergeant de Joe Kelly et Ken Niimura, une réflexion violente et humaine sur la guerre, la mémoire et l’immortalité.https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08e10-immortal-sergeant/ Trois lectures très différentes, mais qui illustrent parfaitement la diversité et la richesse éditoriale du catalogue Hi Comics.Le mot de la finMerci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à À la dérive de Brian Lee O’Malley.Un grand merci également à Cecil, qui rejoint l’équipe à l’occasion de cet épisode. On espère que vous lui réserverez un bel accueil et que vous irez découvrir son travail d’auteur de BD et d’illustrateur.On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee_
14/01/2026 • 95:16
Après vous avoir parlé de la sainte Trinité de DC Comics avec Batman, Superman et Wonder Woman dans une précédente émission, on s’intéresse cette fois au Martien vert préféré de l’éditeur.Absolute Martian Manhunter, écrit par Deniz Camp et dessiné par Javier Rodriguez, arrive en France chez Urban Comics et s’impose comme l’un des nouveaux titres du label Absolute piloté par Scott Snyder. Est ce que ce nouvel Absolute est le titre à ne pas rater chez DC Comics ? On vous en parle dans cet épisode de ComicsDiscovery. Absolute Martian Manhunter de Deniz Camp et Javier Rodriguez Un invité venu d’ailleursPour parler des aventures d’un extraterrestre, il nous en fallait bien un autre. Nous avons eu la joie d’accueillir Dr Salience, vidéaste qui aborde les comics avec une approche très personnelle. Vous pouvez retrouver sa chaîne YouTube ici :https://www.youtube.com/channel/UClAxorfXj27uDj9NZXu8rBg Si vous en avez assez des vidéos critiques classiques tournées devant une bibliothèque Billy remplie de figurines Pop, son univers décalé et son humour singulier devraient vous séduire. Nous vous invitons à découvrir son travail et à vous abonner si le cœur vous en dit pour le soutenir. Découvrons le limier martienMartian Manhunter, aussi connu sous le nom de J’onn J’onzz, est l’un des personnages majeurs de DC Comics. Pourtant, en France, le personnage reste relativement discret, en dehors de ses apparitions dans les séries animées, notamment la célèbre Super Justice League qui l’a révélé à toute une génération.Chez Urban Comics, seuls deux titres lui ont été consacrés en solo, Absolute Martian Manhunter étant la seconde publication centrée sur le Martien. On l’a surtout découvert dans des récits d’équipe, dont le superbe New Frontier de Darwyn Cooke où il occupe un rôle clé.Cette rare présence éditoriale rend d’autant plus excitante la sortie d’un récit entièrement dédié au personnage. Créé en 1955 par Joseph Samachson et Joe Certa, Martian Manhunter appartient aux grandes figures de l’âge d’argent de DC Comics. J’onn J’onzz est souvent considéré comme l’âme de la Justice League, un héros profondément empathique, traumatisé par la disparition de son peuple.Sa personnalité mêle sagesse, mélancolie et sens du devoir, ce qui le distingue des autres membres de l’équipe.Ses pouvoirs variés, qui vont de la télépathie à la métamorphose en passant par la super force et l’intangibilité, en font l’un des héros les plus puissants de l’univers DC.Cette importance, bien reconnue aux États Unis, explique l’attente autour d’un récit qui lui redonne enfin toute sa place. Une réinvention du personnagePour revisiter Martian Manhunter, Scott Snyder s’est entouré de deux auteurs particulièrement inspirés.Deniz Camp s’est fait connaître avec des récits ambitieux comme 20th Century Men, où il explore déjà des thèmes humains, politiques et intimes.Javier Rodriguez apporte quant à lui une identité visuelle forte, grâce à son style expressif et ses compositions inventives aperçues dans Daredevil, Spider Woman ou The History of the Marvel Universe.Ensemble, ils donnent à ce titre Absolute une personnalité très marquée. Dans Absolute Martian Manhunter, Deniz Camp propose une interprétation originale en jouant sur la relation entre J’onn J’onzz et son identité humaine, l’agent du FBI John Jones.Le Martien est ici présenté comme une présence presque parasitaire dans l’esprit de l’agent, une conscience qui influence sa perception du monde.Cette idée rappelle par certains aspects la dynamique d’un Venom, mais avec une approche bien plus psychologique.Ce choix renforce les thèmes du récit, qui explore l’identité, la mémoire et la difficulté de trouver sa place.Le dessin de Javier Rodriguez accompagne parfaitement cette vision grâce à un jeu de couleurs expressif qui matérialise les émotions ressenties par l’enquêteur et accentue le décalage entre ses deux natures. Le titre à lire de la ligne Absolute ?Si vous aimez les séries des Big Two qui flirtent avec l’esprit des comics indépendants, comme The Vision de Tom King et Gabriel Walta ou Moon Knight de Jeff Lemire et Greg Smallwood, vous allez adorer ce titre.Absolute Martian Manhunter plonge au cœur de la psyché du dernier Martien et s’appuie sur une collaboration très réussie entre scénario et dessin.Le travail sur la couleur donne au récit un rythme particulier et renforce l’immersion dans l’enquête.Tout est pensé pour offrir un portrait complet du personnage et de son univers, tout en construisant un thriller haletant qui tient en haleine du début à la fin. Comme le titre de l’émission le laisse entendre, on est clairement devant le titre à ne pas manquer dans la ligne Absolute.Nous n’avons pas encore découvert le Flash, mais Absolute Martian Manhunter est déjà notre vrai coup de cœur de ce nouveau label DC. Si vous avez apprécié notre discussion avec Dr Salience, n’hésitez pas à aller découvrir son univers directement sur sa chaîne YouTube.Il propose des vidéos originales, décalées et très soignées autour des comics.Vous pouvez le retrouver ici et vous abonner pour soutenir son travail :https://www.youtube.com/channel/UClAxorfXj27uDj9NZXu8rBg Vous aimez les récits qui réinventent les super héros ou les plongées dans des univers forts et singuliers ?Voici quelques épisodes de ComicsDiscovery qui pourraient aussi vous plaire. DC The New Frontier de Darwyn Cooke :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e30-dc-the-new-frontier/ Mister Miracle de Tom King et Mitch Gerads :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e08mr-miracle/ The Vision de Tom King et Gabriel Walta :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07hsc-vision/ Le mot de la finMerci à tous et toutes de nous avoir suivi et merci à notre invité Salience. Nous sommes désolés pour l'attente , le mois de décembre nous a apporté une belle grippe. Prenez soin de vous et on se retrouve en Janvier pour de nouvelles découvertes. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Sophie : Découvrez son Linktr.ee Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez aider une équipe passionnée par la BD, vous pouvez nous soutenir surTipeee.Chaque contribution nous aide à continuer à partager notre passion pour la BD, les comics et la pop culture. 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25/12/2025 • 118:04
Cette semaine, dans votre podcast BD favori, on vous propose de parler de Batman Dark Age, le récit qui revient sur comment Bruce Wayne, playboy mondain de Gotham, est devenu le Chevalier Noir qui fait régner la justice sur la ville.On vous voit venir : encore une origin story ! Oui, mais cette fois, c’est Mark Russell à l’écriture, avec son style politisé, social et toujours un peu piquant. Il prend le God Damned Caped Crusader pour en faire une satire de l’Amérique.Au dessin, on retrouve Mike Allred, toujours aussi pop et acidulé, un vrai régal visuel.On vous en parle dans l’émission, et vous pouvez retrouver le comics chez Urban Comics. Batman Dark Age, une fausse origin story classiqueDans Batman Dark Age, on suit le jeune Bruce Wayne, héritier de l’une des plus grandes familles de Gotham, dont la vie bascule le soir où ses parents sont assassinés sous ses yeux. Ce traumatisme le pousse à parcourir le monde pour apprendre les arts martiaux, la stratégie et la justice pour protéger sa ville devenue un nid de corruption et de crime. Une quête initiatique qui le mène à construire son identité de justicier masqué, symbole de… Bon, ok. Oui. Je sais.Vous avez déjà lu cette histoire mille fois, et vous pouvez sans doute la réciter avant même de finir cette phrase. Et c’est là que Dark Age devient intéressant, parce que Mark Russell ne cherche pas à refaire l’origine de Batman, mais à s’en servir comme prétexte. Il revisite la légende avec une lecture politique et sociale acide. Petite précision utile : Batman Dark Age est en quelque sorte un spin-off de Superman Lost Age, un autre titre où Mark Russell pose les bases de son univers. Nous, on n’a pas lu Superman Lost Age, mais visiblement, ça peut apporter un contexte supplémentaire. Rassurez-vous, Dark Age reste parfaitement compréhensible tout seul, même si les lecteurs de l’autre série y verront sans doute quelques clins d’œil en plus. Deux auteurs atypiques dans l’industrieMark Russell s’est clairement fait une place à part dans le monde des comics. Il vient souvent là où on ne l’attend pas, que ce soit avec The Flintstones, Exit Stage Left : The Snagglepuss Chronicles ou, plus récemment, One-Star Squadron. Sa marque de fabrique, une écriture engagée, mais jamais pesante. Il aime prendre des personnages archi connus pour parler de l’Amérique, de ses contradictions et de ses absurdités. C’est son style, toujours un peu ironique, mais avec un vrai fond derrière, qui donne toute sa saveur à Dark Age. Mike Allred, lui, est l’un des auteurs les plus reconnaissables du comics indépendant. Impossible de parler de sa carrière sans évoquer Madman, son personnage fétiche, qu’il a créé et développé avec Laura Allred aux couleurs. C’est un titre culte, tellement marqué par leur identité visuelle qu’on ne pourrait pas l’imaginer signé par quelqu’un d’autre. Leur travail commun a façonné tout ce qui fait le charme d’Allred aujourd’hui : les couleurs pop, les contours nets, l’énergie rétro et ce petit côté psychédélique. On en avait déjà parlé dans l’émission, notamment quand on avait consacré un épisode au Silver Surfer de Dan Slott et Mike Allred dans la saison 3. Et oui, je le redis encore ici : c’est l’une des plus belles histoires d’amour de Marvel.Sur Batman Dark Age, Allred garde cette même sincérité graphique tout en donnant un côté vintage, mais dynamique à la relecture de Mark Russell. Le style pop d’Allred dans un Gotham sombreJe n’aurais jamais parié sur Mike Allred pour un récit se déroulant dans l’univers sombre et gothique de Batman. Sur le papier, son style pop très années 70 semble loin du Dark Knight torturé qu’on connaît.Et pourtant, ça fonctionne étonnamment bien. Par moments, on a presque l’impression de revoir un épisode de la série Batman 66 avec Adam West, avec ce mélange de kitsch assumé et d’énergie colorée. Comme toujours, Allred est généreux. Ses planches débordent d’idées, son découpage est vivant, ses personnages ont ce charme rétro immédiat. Ce n’est pas du tout le grim and gritty God Damn Batman, mais ça apporte une vraie fraîcheur.Et sur six numéros, ça passe très bien. Pour aller plus loin dans GothamVous aimez les récits de Batman ou les relectures originales de super-héros ?Voici quelques épisodes de ComicsDiscovery qui pourraient aussi vous plaire : Batman Curse of the White Knight de Sean Gordon Murphy :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e06curse-of-the-white-knight/ Batman & Robin de Peter Tomasi et Patrick Gleason :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e27-batman-robin/ Batman et Robin Dynamic Duo de Joshua Williamson et Simone Di Meo :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08e29-batman-et-robin-dynamic-duo/ Le mot de la finMerci d’avoir exploré avec nous Batman Dark Age, la relecture pop et sociale de Mark Russell et Mike Allred, publiée chez Urban Comics.Un récit qui revisite les origines du Chevalier Noir avec une approche plus politique, plus colorée et franchement rafraîchissante.N’hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de Batman Dark Age et à échanger avec d’autres passionnés de BD, comics et pop culture ! Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Sophie : Découvrez son Linktr.ee Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez aider une équipe passionnée par la BD, vous pouvez nous soutenir surTipeee.Chaque contribution nous aide à continuer à partager notre passion pour la BD, les comics et la pop culture. Rejoignez la communautéÉchangez avec d’autres passionnés sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsRetrouvez nos autres émissions, articles et vidéos sur notre site :https://jamesetfaye.fr/
26/11/2025 • 64:16
Entre rêve et réalité, futur et passé, l’équipe de ComicsDiscovery part à la chasse auserial killer dans 1949 de Dustin Weaver, publié chezDelcourt. Ce polar nous entraîne aux côtés de la lieutenante Blank,partagée entre deux vies séparées par deux siècles. Une enquête qui dépasse les frontières du temps,un tueur insaisissable et une ambiance à mi-chemin entre film noir et science-fiction : on vous racontepourquoi ce titre intrigue autant qu’il surprend. 1949 de Dustin WeaverDustin Weaver est un artiste américain de bande dessinée, né le 3 octobre 1978 àSan Diego (Californie) et ayant grandi à Eagle River (Alaska). Il débute officiellement dans le milieu en 2003,après un passage en tant que stagiaire au sein de WildStorm Studios. Au fil de sa carrière,il a travaillé pour des éditeurs majeurs comme Dark Horse Comics, notamment sur la sérieStar Wars: Knights of the Old Republic, puis pour Marvel Comics,où il a collaboré à des récits autour des X-Men et à la première mini-sérieS.H.I.E.L.D.: Architects of Forever. Weaver est aujourd’hui reconnu pour son trait détaillé,ses compositions ambitieuses et sa capacité à naviguer entre science-fiction, polaret récits d’action. Une époque sombre et violenteLe lecteur suit l’agent Blank, chargée par le FBI de traquer un mystérieuxserial killer qui laisse derrière lui un étrange liquide sur chacune de ses victimes.Dans cette partie du récit, Dustin Weaver plonge pleinement dans les codes dupolar classique : un noir et blanc élégant, des ruelles poisseuses, des flics véreux,une héroïne forte, une violence jamais gratuite, mais toujours pesante. Le travail graphique de Weaver est superbe,jouant avec les ombres et la lumière pour renforcer l’atmosphère oppressante. Retour vers le futurL’autre moitié de ce récit singulier nous projette dans un futur lointain, où l’héroïne sembleévoluer dans un corps robotique, presque déshumanisé. Cette partie du comics troque l’ambiancepolar pour une véritable quête identitaire : qui est-elle réellement ? Quel est son rôle dans ce mondetechnologique et froid qui ne lui renvoie aucune trace de son passé ? À intervalles réguliers, elle est hantée parl’apparition du visage d’une vieille femme, dont elle ne comprend ni le message ni l’intention. Weaver joue ici avecl’abstraction, les ruptures de ton et une mise en scène plus sensorielle, qui tranche volontairement avec le noir etblanc du passé. Et on en a pensé quoi ?Malgré des thématiques intéressantes et un pitch qui avait tout pour être alléchant,Dustin Weaver peine malheureusement à nous accrocher pleinement à son récit.Le lien entre les deux époques censées se répondre et se nourrir l’une l’autre reste flou, trop ténu pour créerl’effet de révélation attendu. On sent clairement sa volonté de construire un récit à twist, à l’image deL’Échelle de Jacob ou Angel Heart, mais la mécanique narrative nesuit pas toujours, et on peine à comprendre où il souhaite nous emmener. Heureusement, la partie graphique, elle, est absolument splendide. C’est clairement un« comics de dessinateur » dans le meilleur sens du terme, et cela compense en grande partie lesfaiblesses du scénario. Les deux époques ont chacune une identité visuelle marquée : un noir et blanc tranchant,presque sale, pour le polar ; une esthétique futuriste plus claire, organique etétrangement apaisante pour la partie futuriste. Weaver y démontre une maîtrise remarquable, entre les influencesvisibles de Moebius pour la SF et celles de Frank Millerpour la partie noire. Visuellement, c’est un véritable régal. Reste que l’on se dit que le projet aurait peut-être gagné en force siDustin Weaver avait collaboré avec un·e scénariste. Son univers et son trait sont puissants,mais un regard extérieur aurait sans doute permis d’ancrer davantage le récit et de renforcer les enjeux entre les deuxlignes temporelles. Retrouvez 1949 dans toutes vos librairies indépendantes.Soutenir les commerces de proximité est plus important que jamais.Ainsi que sur le site de Delcourt : https://www.editions-delcourt.fr/comics/series/serie-1949/album-1949 Vous aimez les récits de SF ou les polars bien noirs ? Voici quelques épisodes deComicsDiscovery qui pourraient aussi vous plaire : Torso de Brian Michael Bendis et Marc Andreyko :http://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-torso-true-crime-bendis/ Silent Jenny de Matthieu Bablet :https://jamesetfaye.fr/silent-jenny-matthieu-bablet-comicsdiscovery-s10e05/ Parker de Richard Stark et Darwyn Cooke :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s04e45-parker/ Le mot de la finMerci d’avoir exploré avec nous 1949, le récit temporel et déroutant de Dustin Weaver, publié chez Delcourt. Une histoire qui oscille entre polar noir et science-fiction, où passé et futur s’entremêlent pour créer une atmosphère unique.Un grand merci à toute l’équipe de ComicsDiscovery pour leurs analyses et leur passion. Vos retours, vos messages et vos recommandations enrichissent chaque épisode et nourrissent notre amour pour la BD indépendante et les récits qui sortent des sentiers battus.N’hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de 1949 et à échanger avec d’autres passionnés de BD et pop culture ! Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Sophie : Découvrez son Linktr.ee Spades : Linktr.ee Stolas : Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous aimez notre travail et souhaitez aider une équipe passionnée par la BD, vous pouvez nous soutenir surTipeee.Chaque contribution nous aide à continuer à partager notre passion pour la BD, les comics et la pop culture. Rejoignez la communautéÉchangez avec d’autres passionnés sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsRetrouvez nos autres émissions, articles et vidéos sur notre site :https://jamesetfaye.fr/
19/11/2025 • 67:57
Cette semaine dans ComicsDiscovery, nous avons eu la chance de recevoir Aniss El Hamouri, l’auteur du bouleversant Ils brûlent, publié chez 6 Pieds Sous Terre.Au fil d’une discussion passionnée, nous sommes revenus sur son parcours, ses débuts dans le fanzinat et sa manière unique d’aborder la bande dessinée. Ils Brulent d’Aniss El HamouriLe premier tome avait été un énorme coup de cœur collectif pour l’équipe.On lui avait même consacré un mini podcast sur Instagram pour partager notre enthousiasme à chaud.C’était en juin 2023, avec Diane, Judas et moi (James). On y parlait de tout ce qui nous avait frappé dans cette lecture.👉 Si vous ne l’avez pas encore vu, retrouvez ce format ici :https://www.instagram.com/reel/CtwbhedJF-2/?igsh=MWVwbjVpNXpwbXI5ag==Un peu plus d’un an plus tard, avec la sortie tant attendue du tome 2, l’envie de reparler de cette série s’est imposée comme une évidence.Et comme on a la chance de bien connaître l’équipe de 6 Pieds Sous Terre, on s’est dit : “Et si on invitait carrément Aniss pour en discuter avec lui ?”(D’ailleurs, grosse pensée à Zelda, qui devait être là mais a eu un empêchement ❤️).Les éditions 6 Pieds Sous Terre, toujours partantes, ont accepté sans hésiter.Résultat : une longue et passionnante discussion autour du parcours d’Aniss et de son œuvre. Des débuts entre le Maroc et la BelgiqueOn a commencé l’émission par un petit entretien sur ses débuts.Aniss nous a raconté avoir grandi à Rabat, au Maroc.À l’époque, il ne pensait pas du tout faire de la bande dessinée, même s’il a toujours adoré dessiner.En montant ensuite en Belgique pour ses études, il s’est vite lassé d’un cursus qui ne le passionnait pas.Il a alors décidé de changer complètement de voie et d’intégrer l’école d’art de Liège.C’est là qu’il a découvert le monde du fanzinat, une scène bouillonnante et libre où il a pu expérimenter sans contrainte.Il a participé à plusieurs collectifs, testé, raconté, cherché son ton… jusqu’à ce que naisse sa voix d’auteur.C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’est né Ils brûlent, d’abord autoédité en fanzine avant d’être repéré par 6 Pieds Sous Terre. Retour avec Ongle, Pluie et GeorggAvant d’aller plus loin, on est revenus sur le premier tome d’Ils brûlent pour replanter un peu le décor.L’histoire nous plonge dans un monde médiéval dur et violent, où trois êtres en fuite cherchent leur place dans une société qui les rejette.Il y a Ongle et Pluie, deux jeunes femmes marquées par la peur et la douleur, accusées de sorcellerie, et Georgg, un jeune homme qui croise leur route presque par hasard.Tous trois fuient un inquisiteur impitoyable et un monde incapable d’accepter la différence.Sous ses airs de récit de fuite, Ils brûlent parle surtout de trauma, de marginalité et de résilience.Aniss El Hamouri utilise la dark fantasy pour évoquer des thèmes profondément humains :comment se reconstruire quand tout brûle autour de soi ? Comment avancer quand ses cicatrices deviennent une identité ?Pour analyser tout ça, Judas nous avait préparé une review à sa sauce, comme il sait si bien le faire.Il a mis en avant la richesse du propos, la maîtrise du rythme et la puissance du dessin d’Aniss.L’auteur travaille à l’encre de Chine, qu’il encre puis dilue comme une aquarelle pour créer ses teintes et ses nuances.Cette technique donne à ses planches un rendu unique et immédiatement reconnaissable.Ce style à la fois brut et poétique nous a totalement conquis. Un second tome inattendu et marquantAprès avoir bien discuté du premier volume (sans spoiler, bien sûr), on est passés au tome 2.C’est un album qu’on attendait avec impatience, et Aniss a réussi à nous surprendre complètement.Ce nouveau récit reste ancré dans le même univers, mais rebat toutes les cartes.Le groupe est désormais séparé, et l’histoire se déploie à travers trois arcs, chacun raconté du point de vue d’un personnage différent.Ce choix narratif audacieux donne une nouvelle ampleur à l’univers et enrichit les relations entre Ongle, Pluie et Georgg.Et malgré ce changement de ton et de structure, c’est encore un gros coup de cœur collectif pour toute l’équipe.Chacun de nous a partagé ce qui l’avait touché : la force du découpage, la cohérence du monde, ou la manière dont Aniss bouscule ses lecteurs sans jamais les perdre.Encore une fois, sans rien dévoiler, on ne peut que vous encourager à découvrir par vous-mêmes cet univers aussi rude que fascinant. Un univers construit à l’instinctPour conclure, on a longuement échangé avec Aniss sur sa façon de créer.Il travaille à l’instinct, sans plan fixe, laissant son univers se construire au fil des planches.Les idées arrivent en dessinant, et le lore d’Ils brûlent se développe petit à petit, comme un immense château de cartes qu’il consolide à chaque nouveau détail.Malgré cette approche organique, tout reste cohérent et vivant.Aniss nous a aussi confié qu’il craignait, au début, de ne pas être pris au sérieux.Mélanger une BD indépendante, intimiste et émotionnelle à un monde de dark fantasy pouvait dérouter.Il ne voulait faire aucune concession, ni du côté de l’émotion ni du genre.Mais le pari est réussi : les deux publics, celui de la BD d’auteur et celui de la fantasy, se sont retrouvés dans Ils brûlent.Et c’est logique, car l’œuvre respire la passion et la sincérité d’un créateur qui aime profondément les deux univers.La discussion avec Aniss a été un vrai plaisir.C’est rare d’échanger avec un auteur aussi généreux, qui parle de son travail avec autant de clarté et de bienveillance.Il a été d’une gentillesse et d’une patience exemplaires tout au long de l’émission.Si vous le croisez en dédicace, foncez ! Vous passerez un moment passionnant et humain, à son image.Encore un grand merci à 6 Pieds Sous Terre et à Zelda pour avoir rendu cette émission possible,et surtout un immense merci à Aniss El Hamouri pour sa disponibilité et sa passion communicative. Pour aller plus loinSi, comme nous, vous aimez entendre des auteurs passionnés parler de leurs univers, découvrez aussi ces épisodes de ComicsDiscovery :Perpendiculaire au soleil avec Valentine Cuny-Le Callet : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08summer-07-perpendiculaire-au-soleil/Adieu mon royaume avec Marcel Shorjian : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e05-adieu-mon-royaume/A Short Story avec Run : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e01-a-short-story-feat-run/📚 Retrouvez Ils brûlent dans toutes vos librairies indépendantes et sur le site de 6 Pieds Sous Terre :👉 https://6pieds-sous-terre.com/ Le mot de la fin👉 Retrouvez-nous chaque semaine dans ComicsDiscovery pour parler de bande dessinée, de comics et d’auteurs passionnés qui font vivre le neuvième art.Merci de nous avoir écoutés et d’être toujours plus nombreux à partager cette passion avec nous ❤️N’hésitez pas à vous abonner sur votre appli de podcast préférée, à laisser un commentaire, et à nous mettre 5 étoiles sur iTunes ou Spotify — ça aide vraiment le podcast à se faire connaître et à continuer à parler de belles BD ! Retrouvez notre équipe James : Linktree Diane : Linktree Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous aimez notre travail et souhaitez soutenir des créateurs passionnés par la bande dessinée et la pop culture, rendez-vous sur Tipeee. Chaque contribution aide l’émission à grandir et à continuer de partager la passion du comics et de la BD indépendante. Rejoignez la communautéÉchangez avec d’autres fans sur notre serveur Discord : Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsRetrouvez nos autres émissions, articles et vidéos sur notre site : https://jamesetfaye.fr/
08/11/2025 • 111:03
Notre chouchou James Tynion IV revient !Après la science-fiction glaçante de The Nice House by the Lake, l’auteur s’attaque à l’horreur intime avec Derrière la porte, accompagné au dessin par Gavin Fullerton.Cette fois, Tynion nous replonge dans nos peurs d’enfance. Entre monstres imaginaires, secrets familiaux et tensions étouffantes, le récit arrive chez Urban Comics.Et pour cet épisode de ComicsDiscovery, on accueille l’incroyable Lizzy Brynn 🎙️ 🎭 Lizzy Brynn, multi-talent et invitée d’honneurVous avez peut-être déjà entendu Lizzy dans l'émission lorsqu’on parlait de It’s Lonely at the Centre of the Earth de Zoë Thorogood.(À retrouver ici : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08e18-its-lonely-at-the-centre-of-the-earth/) Pour les nouveaux :Lizzy Brynn, c’est une actrice, vidéaste, autrice, et probablement une des personnes les plus drôles d’Internet.Vous avez pu la voir dans Astrid & Raphaëlle sur France TV, mais aussi sur sa chaîne YouTube, une pépite pop-culture et queer, notamment avec sa vidéo culte de 3h sur les sorcières lesbiennes dans la fiction. Et en plus, elle écrit des romans jeunesse feel-good avec des romances sapphiques. Elle ne trouvait pas ces histoires ? Elle les a créées. Son prochain roman arrive bientôt et vous pouvez déjà le précommander :👉 https://lizzybrynn.fr/ 👁️ Derrière la porte : quand le monstre n’est pas celui qu’on croît ?Chez ComicsDiscovery, on suit Tynion de près. Il ne nous a jamais déçus(contrairement à… bref, bisous Scott Snyder 😘). Si vous n’avez pas encore lu The Nice House by the Lake, foncez, c’est un de nos gros coups de cœur. Dans Derrière la porte, l’ambiance rappelle Stephen King, mais en plus subtil.On suit Daniel, un enfant terrorisé par un monstre dans son placard.Mais surtout Thom, son père, un père au foyer en chute libre.Il boit, il fuit, il déménage pour suivre la mère de Daniel… et il s’enfonce peu à peu. Un parfum de Jack Torrance plane. Alors, le monstre dort-il dans le placard… ou dans la chambre d’à côté ? Gavin Fullerton, lui, livre un trait clair, mais oppressant, renforcé par une colorisation froide et anxieuse. Première lecture de son travail ici, et c’est une jolie claque. 🎬 VerdictDerrière la porte représente une parfaite porte d’entrée à l’horreur en BD :pas de gore inutile, pas de jumpscares, mais une tension psychologique et humaine.On parle de famille, de trauma, de solitude, de résilience, de cycles qui se répètent… Bref : du Tynion pur jus.On recommande chaudement. Disponible en librairie indépendante ou sur Urban Comics :👉 https://www.urban-comics.com/ ❤️ Vous aimez James Tynion IV ? Continuez ici :The Nice House on the Lakehttps://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e22-the-nice-house-on-the-lake/ The Department of Truthhttps://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s06e22-the-department-of-truth/ Something is Killing the Childrenhttps://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s06e21-something-is-killing-the-children/ Le mot de la finMerci d’avoir exploré avec nous Derrière la porte, le récit intimiste et inquiétant de James Tynion IV et Gavin Fullerton, publié chez Urban Comics. Une histoire où les monstres se cachent parfois au cœur du foyer, entre peurs d’enfance, trauma et horreur psychologique.Un grand merci à Lizzy Brynn pour sa présence et son enthousiasme. Vos retours, vos analyses et vos recommandations nourrissent chaque épisode de ComicsDiscovery et renforcent notre amour du comics indépendant et horrifique.N’hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de Derrière la porte et à échanger avec d’autres passionnés de BD et pop culture ! Retrouvez nos chroniqueurs et notre invitée James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Notre invitée — Lizzy Brynn : Site officiel — YouTube Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi notre travail vous plaît et que vous souhaitez soutenir des créateurs passionnés par la bande dessinée, rendez-vous sur Tipeee.Chaque contribution aide l’émission à grandir et nous motive à continuer à partager notre passion pour la BD, les comics et la pop culture. Rejoignez la communautéÉchangez avec d’autres fans sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsRetrouvez nos autres émissions, articles et vidéos sur notre site :https://jamesetfaye.fr/
31/10/2025 • 81:12
Approchez, approchez, lecteurs en quête d’histoires sombres ! Le feu est allumé, et notre conteur s’apprête à nous révéler les recoins les plus ténébreux de son imaginaire. Cette semaine dans ComicsDiscovery, c’est Mike Mignola qui nous murmure des fables issues de son univers horrifique et merveilleux avec Le Carnaval de cadavres, publié chez Delcourt. Chill & ComicsAvant d’entrer dans le vif du sujet, Sophie, Faye et James partagent leurs derniers coups de cœur et discutent de pop culture dans une joyeuse partie “digression”. Comme toujours, la bonne humeur règne, et les échanges partent souvent dans les meilleures directions. Le Carnaval des cadavresOn ne le présente plus, mais au cas où vous auriez raté les vingt dernières années de comics gothiques : Mike Mignola est le légendaire créateur d’Hellboy, un auteur au style inimitable, reconnaissable entre mille par ses jeux d’ombres, ses aplats noirs et son sens du découpage quasi théâtral. Mais derrière ses ambiances si marquées, il faut aussi saluer le travail de Dave Stewart, son coloriste attitré. Ses teintes sourdes, ses contrastes subtils et son utilisation du silence chromatique donnent vie (et mort) aux univers de Mignola comme personne d’autre. Ensemble, ils forment un duo indissociable, capable de transformer chaque planche en icône gothique. Dans Le Carnaval des cadavres, Mignola revisite les codes du conte et du mythe pour composer une série d’histoires macabres. On y croise des fantômes, des vampires et d’autres figures chéries des amateurs de récits fantastiques et horrifiques. Clair-obscurMême si on peut reprocher à Le Carnaval des cadavres d’être un peu court, on ne s’ennuie jamais. Le dessin de Mignola, même s’il n’est pas à son zénith, reste intéressant. Il est sublimé par la colorisation magistrale de Dave Stewart, notamment dans le jeu d’ombres et de lumières qui donne toute son âme à l’ouvrage. Vous aimez les histoires étranges et les contes horrifiques ?On vous propose de découvrir ces épisodes de ComicsDiscovery : Le Deviant, un conte de Noël : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e06-le-deviant-un-conte-de-noel/ Ice Cream Man : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e28-ice-cream-man/ Petits contes macabres : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e13-petits-contes-macabres-the-pinguin/Le mot de la finMerci d’avoir partagé ce moment avec nous autour de Le Carnaval de cadavres, l’œuvre macabre et poétique de Mike Mignola, publiée chez Delcourt. Vos avis et recommandations enrichissent chaque épisode et nourrissent notre passion commune pour les comics gothiques et fantastiques.N’hésitez pas à partager vos impressions sur Le Carnaval de cadavres et à échanger avec la communauté des passionnés de comics et BD ! Votre participation est au cœur de ComicsDiscovery : vos retours nourrissent le débat et nous poussent à explorer encore plus loin le neuvième art.Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Sophie : Découvrez son Linktr.ee Faye : Découvrez ses réseaux ici Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et nos discussions autour de la bande dessinée, vous pouvez nous soutenir sur Tipeee.Chaque geste compte et nous motive à créer toujours plus de contenus de qualité pour les passionnés de BD, comics et univers fantastiques. Rejoignez la communautéÉchangez avec d’autres passionnés sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsExplorez nos autres podcasts, articles et chroniques sur notre site officiel :https://jamesetfaye.fr/
22/10/2025 • 67:13
L’équipe derrière notre coup de cœur 2023, Supergirl: Woman of Tomorrow, Tom King et Bilquis Evely, revient avec une nouvelle création. Cette fois, ils livrent une histoire originale qui mêle pulp et mystère : Helen De Wyndhorn, publiée chez Glénat. On en parle cette semaine dans le podcast ComicsDiscovery. Un manoir, des secrets et une héroïne hors du communEntrez dans le manoir de Wyndhorn, où la réalité flirte dangereusement avec la fiction… En 1935, aux États-Unis, la jeune Helen Cole vient de perdre son père, un écrivain de récits pulp avec qui elle voyageait de ville en ville. Une gouvernante envoyée par son grand-père vient la chercher pour la ramener au domaine familial de Wyndhorn. Ensemble, elles découvrent un manoir rempli de secrets.En plein deuil et un peu désœuvrée, Helen apprend à connaître son grand-père, une figure imposante et silencieuse. Peu à peu, il l’entraîne dans des aventures fantastiques dignes des plus grands récits pulp, à la Conan ou John Carter. Tom King sans trop de dépression ? Étonnant mais vraiOn ne présente plus vraiment Tom King aux auditeurs fidèles du podcast. Ancien agent de la CIA, marqué par la guerre en Irak, il explore souvent les traumatismes et le PTSD dans ses œuvres (Mister Miracle, The Human Target…).Cette fois, il s’éloigne un peu de ses thèmes habituels pour parler d’imaginaire et de famille, à travers le deuil d’un père que l’on ne voit jamais réellement, mais qui hante tout le récit. La claque graphique de l’annéeOn avait découvert Bilquis Evely grâce à Supergirl: Woman of Tomorrow (on en avait parlé dans cet épisode :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e17-supergirl-woman-of-tomorrow/).Depuis, on est complètement tombés amoureux de son style : volutes vaporeuses, détails élégants et une inspiration art nouveau qui rappelle le peintre polonais Mucha. Helen De Wyndhorn est l’une des plus belles bandes dessinées que j’ai pu lire dans le cadre de l’émission — bon, je ne suis peut-être pas totalement objectif, mais j’assume 😄.Les couleurs de Mateus Lopes subliment le tout. Son nom figure d’ailleurs sur la couverture, une belle initiative de Glénat pour mettre en avant le travail d’un coloriste, souvent oublié dans l’industrie. Notre verdictVous l’aurez compris, on a eu un énorme coup de cœur pour Helen De Wyndhorn. Si vous aimez les univers pulp, les récits d’aventure et les ambiances mystérieuses, foncez dans votre librairie indépendante pour vous le procurer. Prolongez l’expérience Tom King avec nos autres podcastsSi vous aimez les histoires marquées par la dépression et le PTSD (oui, c’est sa spécialité), retrouvez nos émissions consacrées à d’autres œuvres de Tom King : The Human Target : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08e07-the-human-target/ Mister Miracle : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s03e38-mr-miracle/ Wonder Woman – Hors la loi : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08e41-wonder-woman-hors-la-loi/Le mot de la finMerci d’avoir partagé ce moment avec nous autour de Helen de Wyndhorn, la nouvelle œuvre de Tom King et Bilquis Evely, publiée chez Glénat. Vos avis et recommandations enrichissent chaque épisode et nourrissent notre passion commune pour la bande dessinée pulp et mystérieuse. N’hésitez pas à partager vos impressions sur Helen de Wyndhorn et à échanger avec la communauté des passionnés de comics et BD ! Votre participation est au cœur de ComicsDiscovery : vos retours nourrissent le débat et nous poussent à explorer encore plus loin le neuvième art.Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Sophie : Découvrez son Linktr.ee Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et nos discussions autour de la bande dessinée, vous pouvez nous soutenir sur Tipeee. Chaque geste compte et nous motive à créer toujours plus de contenus de qualité pour les passionnés de BD, comics et science-fiction. Rejoignez la communautéÉchangez avec d’autres passionnés sur notre serveur Discord : Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsExplorez nos autres podcasts, articles et chroniques sur notre site officiel : https://jamesetfaye.fr/
15/10/2025 • 94:53
Après Shangri-La et Carbone & Silicium, Matthieu Bablet revient avec une nouvelle perle de science-fiction : Silent Jenny, toujours au Label 619 et éditée chez Rue de Sèvres.On en parle longuement dans cet épisode de votre podcast BD préféré : ComicsDiscovery. Label619Zouzes un jour, Label619Zouzes toujoursVous allez encore dire qu’on est vendus au Label 619… mais on n’y peut rien si chacun de leurs titres est une dinguerie.Et Silent Jenny ne fait pas exception.Désolé, mais pas désolé : encore un coup de cœur unanime pour toute l’équipe.Alors, prêt·e à découvrir Silent Jenny avec nous ? Éco-anxieux, fuyez si vous voulez survivre !Le récit de Matthieu Bablet relève de la pure science-fiction d’anticipation.Dans Silent Jenny, la Terre est devenue presque inhabitable, ravagée par les catastrophes écologiques.La civilisation est désormais contrôlée par une corporation géante et ultra-administrative, Pyrrhocorp, qui régit absolument tout. Son objectif : retrouver les dernières abeilles vivantes pour relancer l’écosystème.Pour y parvenir, elle envoie des explorateurs miniaturisés, un peu comme des Ant-Man tragiques, sonder les restes de notre planète. En marge de ce système, survivent les Monades : d’immenses véhicules à chenilles où de petites communautés tentent d’échapper à Pyrrhocorp.Ces nomades mécaniques volent du matériel pour continuer à avancer, encore et toujours, dans une fuite sans fin. Jenny, héroïne silencieuse et fragileLe lecteur suit Jenny, qui fait le lien entre ces deux mondes.Avec sa famille, elle vit sur la Monade Cherche-Midi, tout en travaillant comme exploratrice pour Pyrrhocorp.Sa mission : retrouver ces fameuses abeilles. Chaque expédition est un danger mortel. Miniaturisée, Jenny risque à tout moment que son corps se fige, que son esprit se perde.Elle a déjà vu ses collègues sombrer dans la folie ou mourir au cours de ces explorations — et parfois, les affronter dans un état d’hallucination. Un récit sublime, mais profondément mélancoliqueEn lisant Silent Jenny, on comprend vite que Matthieu Bablet ne croit plus vraiment en l’avenir radieux de l’humanité.Le monde qu’il décrit est désespérant, mais terriblement crédible.Pourtant, au cœur de ce désastre, il continue de parler d’humanité, d’émotion et de beauté. Comme dans Carbone & Silicium, il aborde une multitude de thèmes : écologie, société, spiritualité, technologie, survie.On est loin du Solar Punk à la mode. Ici, c’est un futur apocalyptique, froid et poétique. Visuellement, c’est sans doute l’une des plus belles bandes dessinées que j’aie lues.Matthieu Bablet a un trait magnifique, un sens du cadre et de la couleur saisissant.Mais là où il se surpasse, c’est dans l’écriture : plus maîtrisée, plus intime, plus bouleversante que jamais. Silent Jenny est un récit qui marque, un voyage intérieur et sensoriel qu’on n’oublie pas. Pour aller plus loin avec le Label 619Si, comme nous, vous aimez le Label 619, découvrez nos autres épisodes consacrés à leurs titres : Frontier Shin Zero A Short Story (feat. Run)Le mot de la finMerci d’avoir partagé ce moment avec nous autour de Silent Jenny, la nouvelle œuvre de Matthieu Bablet, publiée au Label 619 chez Rue de Sèvres.Vos avis et recommandations enrichissent chaque épisode et nourrissent notre passion commune pour la bande dessinée de science-fiction.N’hésitez pas à partager vos impressions sur Silent Jenny et à échanger avec la communauté des Label619Zouzes !Votre participation est au cœur de ComicsDiscovery : vos retours nourrissent le débat et nous poussent à explorer encore plus loin le neuvième art.Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Tous ses projets Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et nos discussions autour de la bande dessinée, vous pouvez nous soutenir surTipeee.Chaque geste compte et nous motive à créer toujours plus de contenus de qualité pour les passionnés de BD, comics et science-fiction. Rejoignez la communautéÉchangez avec d’autres passionnés sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsExplorez nos autres podcasts, articles et chroniques sur notre site officiel :https://jamesetfaye.fr/
08/10/2025 • 98:17
Daniel Warren Johnson est de retour avec un récit de science-fiction intense et émouvant, accompagné de Riley Rossmo au dessin. Cette semaine, on vous parle de The Moon Is Following Us, publié en France chez Urban Comics. Petite discussion autour de la pop cultureDans cet épisode, nous étions seulement deux au micro, Judas et moi. J’en ai profité pour lui poser quelques questions sur son rapport à la pop culture. Une parenthèse conviviale que j’espère vous apprécierez autant que moi. N’hésitez pas à nous dire en commentaire ce que cette discussion vous inspire et à partager vos propres avis sur les thèmes abordés. Le retour de l’auteur prodigueVous le savez, à ComicsDiscovery, nous sommes de grands fans de Daniel Warren Johnson. Depuis Murder Falcon, c’est un auteur que nous suivons de très près, et il faut avouer qu’il nous déçoit rarement (oui, j’avoue, je suis un peu fanboy 😅). Que ce soit avec ses travaux pour les Big Two comme Beta Ray Bill ou Wonder Woman: Dead Earth, ou dans ses créations originales, il impose toujours son style brut, énergique et profondément humain. Mais il ne faut pas oublier son complice sur ce projet : Riley Rossmo. Moins connu du grand public, ce dessinateur canadien a un trait immédiatement reconnaissable : expressif, anguleux et parfois presque cartoonesque. On a pu l’admirer sur Constantine: The Hellblazer ou Martian Manhunter, où il crée une ambiance unique, à mi-chemin entre le grotesque, l’étrange et le poétique. Son association avec Daniel Warren Johnson promet un récit visuellement audacieux et marquant. Que seriez-vous prêt à sacrifier pour sauver votre enfant ?Dans The Moon Is Following Us, on suit Sam et Duncan, deux parents plongés dans le monde onirique de leur fille, coincée dans un coma mystérieux. Pour la sauver, ils doivent affronter des hordes de créatures issues de ses rêves et espérer la ramener à la réalité. Comme souvent avec Daniel Warren Johnson, le point de départ est simple, mais derrière les combats titanesques se cachent des thèmes universels : la parentalité, la responsabilité et le sacrifice. À l’image de Murder Falcon, l’émotion frappe au cœur quand on s’y attend le moins. Préparez-vous à être surpris et touchés par ce récit où l’action et l’intime se rencontrent avec force. Pour aller plus loin avec Daniel Warren JohnsonVous aimez Daniel Warren Johnson ? Nous aussi ! Voici quelques épisodes de ComicsDiscovery consacrés à ses œuvres : Murder Falcon : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e04-murder-falcon/ Transformers : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08e40-transformers/ Do A Power Bomb : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e41-doapowerbomb/Le mot de la finOn espère que cet épisode autour de The Moon Is Following Us vous aura donné envie de plonger dans l’univers de Daniel Warren Johnson et Riley Rossmo. Comme toujours, on adore lire vos retours : dites-nous ce que vous avez pensé de cette bande dessinée publiée chez Urban Comics et partagez vos propres impressions. Vos avis nourrissent la discussion et rendent ComicsDiscovery encore plus vivant 🎙️✨Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Tous ses projets Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous aimez ce qu’on fait, vous pouvez nous donner un coup de pouce sur Tipeee. Même un petit geste nous aide énormément et nous motive à continuer 💖 Rejoignez la communautéVenez papoter avec d’autres passionnés de comics et de pop culture sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsPour explorer encore plus de podcasts, articles et chroniques, rendez-vous sur notre site :https://jamesetfaye.fr/
30/09/2025 • 73:59
Trois jeunes frères traversent l’Ouest sauvage du Texas pour retrouver leur mère, enlevée par des desperados qui ont assassiné leur père. Le duo culte Brian Azzarello et Eduardo Risso (100 Bullets) signe avec La Ballade des Frères Blood, publiée chez Delcourt, un western crépusculaire et sans concession. Une traque sanglante au cœur du Texas Un tueur sans foi ni loi sort de prison. Son obsession : retrouver sa femme. Problème, elle s’est remariée avec le révérend Blood. Pas pour longtemps : il débarque, tue le pasteur et enlève son ex. Mais cette femme a trois fils. Désormais seuls face à l’Ouest impitoyable, l’aîné entraîne ses cadets dans une course-poursuite pour la sauver, en suivant la piste sanglante laissée par les bandits. Un western sale et cruel Après l’espionnage labyrinthique de 100 Bullets, Azzarello et Risso troquent les complots pour le western. Mais oubliez l’Ouest propre et héroïque de John Wayne ou Howard Hawks – et oui, petite parenthèse pour nos auditeurs : c’est bien lui que David Lynch incarne dans The Fabelmans de Steven Spielberg (et pour une fois, James avait raison, pas Faye 😏). Ici, pas de gentils très gentils ni de méchants très méchants. Le Texas de La Ballade des Frères Blood est dangereux, sale et sans pitié. Le récit est sanglant et force ses jeunes héros à plonger dans la violence pour espérer survivre. Deux auteurs au style sans compromis Azzarello et Risso ne sont pas des inconnus pour les lecteurs de comics. Ensemble, ils signent des récits marqués par une violence crue et une tension morale permanente. Brian Azzarello s’est imposé avec des histoires sombres et incisives (Hellblazer, Joker, Luthor, Wonder Woman, Before Watchmen). Eduardo Risso, avec son trait expressif et ses ombres marquées, apporte un style cinématographique unique (Batman: Broken City, Spaceman, Moonshine, Before Watchmen). Leur association donne naissance à une œuvre dense, tendue, où la noirceur narrative rencontre une mise en scène visuelle percutante. Un bel objet signé Delcourt Comme toujours, Delcourt soigne l’édition : La Ballade des Frères Blood est enrichie de nombreux bonus, dont une galerie de couvertures alternatives somptueuses signées par différents artistes. Un vrai régal pour les collectionneurs. Pour aller plus loin – podcasts recommandés 🎧 Si vous aimez ce western violent et désespéré, on vous recommande d’écouter ces épisodes de ComicsDiscovery, votre podcast comics : Aucune tombe assez profonde : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e19-aucune-tombe-assez-profonde/ Pulp : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e37-pulp/ East Of West : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e29-east-of-west/ Le mot de la fin Merci d’avoir partagé ce moment avec nous autour de La Ballade des Frères Blood et de l’univers de Brian Azzarello et Eduardo Risso. Vos avis et recommandations enrichissent chaque épisode. N’hésitez pas à partager vos impressions sur cette bande dessinée publiée chez Delcourt. Votre participation est au cœur de ComicsDiscovery : vos retours nourrissent le débat et permettent d’explorer encore plus profondément le neuvième art. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Tous ses projets Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenir Si vous appréciez notre travail, vous pouvez nous soutenir sur Tipeee. Chaque geste compte et nous motive à créer toujours plus de contenus de qualité. Rejoignez la communauté Échangez avec d’autres passionnés sur notre serveur Discord : Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productions Explorez nos autres podcasts, articles et chroniques sur notre site officiel : https://jamesetfaye.fr/
23/09/2025 • 64:53
Dr Wertham : Le comics choc signé Eric Powell et Harold Schechter On poursuit cette saison de ComicsDiscovery avec un nouvel épisode consacré à Dr Wertham, un comics français publié chez Delcourt, signé Harold Schechter et Eric Powell. Ce récit revient sur Fredric Wertham, une figure controversée du monde du comics et de l’histoire du neuvième art. Qui était le docteur Wertham ? Fredric Wertham est devenu tristement célèbre dans les années 1950 pour sa lutte contre les comics. Ses prises de position conduisent à la création du Comics Code Authority, organisme de censure qui a profondément marqué l’industrie. Dans Dr Wertham, la narration alterne entre la vie personnelle du psychologue et la mise en scène de crimes sanglants, comme ceux du tueur en série Albert Fish. Wertham considérait la société — et notamment les comics — comme responsable de l’émergence de ces monstres. Paradoxalement, il fut aussi un militant pour les droits civiques des Afro-Américains, ce qui complexifie son héritage et son image publique. Une bande dessinée à chargeDès les premières pages, Eric Powell et Harold Schechter imposent un ton incisif. Le docteur Wertham y est présenté comme un homme manipulateur, arriviste et souvent méprisant. Même ses épisodes de vie plus “positifs” sont aussitôt contrebalancés par un portrait glaçant. Le style des auteurs Eric Powell : connu pour la série culte The Goon, il mêle horreur, humour noir et critique sociale. Son style graphique expressif et brutal donne toute sa force aux excès du psychologue. Harold Schechter : écrivain et biographe américain spécialisé dans le crime et les tueurs en série. Sa connaissance pointue des figures criminelles et des débats moraux enrichit le récit.Leur collaboration produit un comics dense et corrosif, qui ne laisse aucune place à la nuance concernant Wertham.Violence et horreur : pourquoi ce choix graphique ?Un autre point marquant de Dr Wertham est la représentation de la violence. Les scènes de meurtres, parfois choquantes, peuvent dérouter certains lecteurs. Elles semblent parfois déconnectées du propos principal, donnant plus une impression de provocation que d’explication du parcours du psychologue.Cette approche laisse le lecteur dans une ambiguïté : s’agit-il de dénoncer l’homme et ses contradictions, ou simplement de livrer un récit noir et sanglant ? Quoi qu’il en soit, le comics suscite débats et discussions parmi les amateurs de bande dessinée et d’histoire du neuvième art.Autres œuvres d’Eric Powell à découvrirVous aimez Eric Powell ? Découvrez d’autres épisodes de ComicsDiscovery consacrés à ses œuvres : Ed Gein : Autopsie d’un tueur en série 👉 Épisode à écouter ici The Goon 👉 Épisode à écouter ici HillBilly 👉 Épisode à écouter ici Le mot de la finMerci d’avoir partagé ce moment avec nous autour de Dr Wertham et de l’histoire fascinante du comics. Vos avis et recommandations enrichissent chaque épisode. N’hésitez pas à partager vos impressions sur cette bande dessinée publiée chez Delcourt et sur le travail d’Eric Powell et Harold Schechter. Votre participation est au cœur de ComicsDiscovery : vos retours nourrissent le débat et permettent d’explorer encore plus profondément le neuvième art. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Tous ses projets Spades : Linktr.ee Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail, vous pouvez nous soutenir sur Tipeee. Chaque geste compte et nous motive à créer toujours plus de contenus de qualité. Rejoignez la communautéÉchangez avec d’autres passionnés sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsExplorez nos autres podcasts, articles et chroniques sur notre site officiel :https://jamesetfaye.fr/
16/09/2025 • 69:31
Après notre émission de prérentrée consacrée à Superman, l’homme d’acier, on revient cette semaine avec un épisode plus classique du podcast ComicsDiscovery.Pour marquer le coup, on s’intéresse à un auteur déjà culte dans le monde du comics indépendant : Rick Remender.L’écrivain revient chez Urban Comics avec un récit inédit dessiné par Paul Azaceta : Les Sœurs Seasons, une nouveauté très attendue en 2024. Un petit avertissement avant d’écouterQuand on dit « épisode classique », cela veut dire avec plein de digressions, comme on les aime.Si vous préférez les formats très cadrés, celui-ci risque de vous sembler un peu chaotique.Mais si vous aimez les discussions passionnées autour des nouveautés comics, vous êtes au bon endroit. Rick Remender : parcours d’un auteur culte chez Urban ComicsDifficile d’être amateur de bande dessinée américaine sans avoir entendu le nom de Rick Remender.Que ce soit chez Marvel ou dans ses créations indépendantes, il a marqué les esprits avec des récits devenus cultes comme Fear Agent, Black Science ou encore Deadly Class.Dans ComicsDiscovery, on a déjà longuement parlé de son travail, et pour cause : Remender excelle à développer des thématiques fortes (famille, identité, perte, rébellion) et à construire des univers foisonnants qui séduisent les lecteurs. Paul Azaceta, un trait vintage et percutantL’autre atout majeur du comics Les Sœurs Seasons, c’est bien sûr le dessin de Paul Azaceta.Son style vintage rappelle les comics des années 70, mais il l’actualise avec une énergie et une mise en page moderne qui rendent la lecture dynamique.Les personnages explosent littéralement sur la page, et c’est un plaisir de les suivre dans cette aventure.Ajoutons à cela le travail remarquable de Matheus Lopes aux couleurs, qui apporte une ambiance unique et magnifie chaque planche. De quoi parle Les Sœurs Seasons ?Comme son titre l’indique, la bande dessinée nous entraîne dans la vie de quatre sœurs, chacune nommée d’après une saison : Summer, starlette et actrice obsédée par la lumière des projecteurs. Winter, artiste peintre torturée et mystérieuse. Autumn, journaliste déterminée à élucider la disparition de leurs parents. Spring, la benjamine et véritable héroïne du récit, qui tente de survivre dans ce chaos.Mais au-delà de leurs destins personnels, une menace inquiétante plane : un cirque étrange et sinistre aux intentions douteuses vient troubler leur univers déjà fragile.Une première mise en bouche intriganteCe premier tome de Les Sœurs Seasons est une vraie mise en bouche.Fidèle à sa réputation, Rick Remender construit un univers dense, plein de mystères, tandis que Paul Azaceta sublime le récit avec son trait expressif.En refermant ce volume, un léger goût d’inachevé se fait sentir : beaucoup de mystères sont posés, mais peu de réponses sont données.On aurait aimé un double tome pour aller plus loin.Malgré cela, c’est une série à suivre de près pour tous les amateurs de comics narratifs immersifs et de créations originales Urban Comics.Pour aller plus loin avec Rick Remender dans ComicsDiscoverySi vous aimez nos discussions sur l’œuvre de Rick Remender, retrouvez nos précédents épisodes du podcast ComicsDiscovery : Black Science : Écouter l’épisode Fear Agent : Découvrir la critique Death or Glory : En savoir plusLe mot de la finComme toujours, nous vous invitons à partager votre avis avec nous !Que vous soyez d’accord ou non, échanger avec vous est toujours un plaisir.Retrouvez nos chroniqueurs : James : Retrouvez son Linktree ici Faye : Découvrez tous ses projets Sophie : Découvrez son Linktr.ee Suivez-nous sur nos réseaux sociaux : Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery sur Twitter Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts sur vos plateformes préférées : Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenir :Vous aimez notre travail ? Vous pouvez nous aider surTipeee ! Rejoignez-nous sur Discord :Venez discuter avec nous sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productions :Retrouvez toutes nos productions et nos articles sur notre site officiel :https://jamesetfaye.fr/
09/09/2025 • 93:48
Bienvenue pour cette 10ᵉ saison de ComicsDiscovery ! Déjà 10 ans, le temps passe vite quand on parle d'un sujet que l'on aime. Pour entamer cette saison spéciale, nous recevons avec joie l'équipe de Geek Squadron pour discuter de Superman par James Gunn. SupermanL'Homme d’Acier est un personnage dont on vous a beaucoup parlé lors de la dernière saison avec une émission entièrement dédiée à lui, que vous pouvez retrouver en suivant ce lien : ComicsDiscovery S09E38 : Superman. Symbole d’espoir, le retour du personnage était très attendu. Dans ce long métrage, Superman est confronté à un terrible ennemi qui le met à terre. Rejeté par les humains à la suite de son intervention lors d'un conflit et de la diffusion d'informations sensibles, il est perdu. Il doit apprendre à se connaître et savoir qui il est : l'homme élevé dans une ferme ou l'étranger envoyé sur Terre pour la conquérir. Le parcours d’un héros légendaireLe héros, créé en 1933 par deux jeunes immigrants juifs, Joe Shuster et Jerry Siegel, a déjà connu de multiples adaptations. D’abord à la radio, puis dans des serials, avant de passer au cinéma avec Richard Donner et Christopher Reeve dans la peau du journaliste du Daily Planet. Il a ensuite eu droit à plusieurs séries télé, dont la merveilleuse série animée Superman : L’Ange de Metropolis, conçue par l’équipe de Bruce Timm et Paul Dini. Viennent ensuite Les Nouvelles Aventures de Lois & Clark et Smallville, avant que le personnage ne soit revisité par Zach Snyder dans sa version de L’Homme d’Acier, plus sombre et moderne. Le reboot du DC UniverseJames Gunn a pris les rênes de l'univers cinématographique DC en plein chaos : des films qui ne marchaient pas au box-office, une critique peu convaincue, une mauvaise communication et scandale sur scandale. Son Superman marque le début d’un reboot plus que nécessaire. Il a retravaillé la direction de la marque et mis en place différents projets. Il était important pour l’avenir des productions DC que le long métrage séduise le public et la critique. Sorti dans un contexte compliqué aux USA, le film réussit à tirer son épingle du jeu malgré les différentes critiques. Nous faisons le point dans cette émission et partageons avec vous notre ressenti. Et vous ? Quel est votre avis sur ce nouveau Superman ? Dites-nous en commentaire, avec bienveillance et respect, ce que vous en avez pensé. Pour cette émission, nous avons eu la chance d’être accompagnés par l’équipe de Geek Squadron, un collectif qui, comme nous, s’est réuni pour échanger autour de leur amour de la pop culture. Ensemble, elles parlent surtout de Star Wars, de Disney et de nombreux autres sujets passionnants. Vous pouvez les retrouver sur leur chaîne YouTube :www.youtube.com/@geek_squadron Ainsi qu’en podcast :https://geeksquadron.lepodcast.fr/ Elles avaient également invité un de leurs amis qui les accompagne souvent dans leurs émissions, Sylvain, podcasteur pour Star Wars en Direct et critique cinéma pour le site Gamalive. Vous pouvez le retrouver sur leurs sites :https://starwars.direct/https://www.gamalive.com/ Quand ComicsDiscovery parle de cinémaSi vous aimez quand l’équipe de ComicsDiscovery explore le cinéma lié aux comics, nous vous conseillons vivement l’écoute de ces épisodes : 🎬 30 Jours de Nuit : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e25-30-jours-de-nuit/ 🎬 Rocketeer : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e23-rocketeer/ 🎬 Hellboy – L’Homme Tordu et le retour de Effie Kolb : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e07-hellboy-lhomme-tordu/Le mot de la finComme toujours, nous vous invitons à partager votre avis avec nous ! Que vous soyez d'accord ou non, échanger avec vous est toujours un plaisir.Si vous souhaitez nous écouter en direct, rendez-vous le mardi soir à 21 h sur notre chaîne Twitch :James et Faye sur Twitch.Suivez-nous sur nos réseaux sociaux : Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery sur Twitter Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTokÉcoutez nos podcasts sur vos plateformes préférées : Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Retrouvez nos replays vidéo : YouTube : ComicsDiscovery sur YouTube Twitch : James et Faye sur Twitch Pour nous soutenir :Vous aimez notre travail ? Vous pouvez nous aider surTipeee ! Rejoignez-nous sur Discord :Venez discuter avec nous sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productions :Retrouvez toutes nos productions et nos articles sur notre site officiel :https://jamesetfaye.fr/
05/09/2025 • 168:20
Cette semaine, Manga Hakken vous emmène à Konoha, le village ninja caché des feuilles. Entourés d’une équipe de passionnés et de véritables experts en ninjutsu (ou presque !), nous avons débattu d’une question qui intrigue de nombreux fans : en 2025, peut-on encore lire et apprécier Naruto, le shonen nekketsu qui a marqué toute une génération dans les années 2000 ? Naruto : un héros rejeté mais déterminéCréé par Masashi Kishimoto, Naruto raconte l’histoire d’un jeune orphelin rejeté par son village. Sans le savoir, il porte en lui Kyûbi, le démon renard à neuf queues. Cette entité responsable du massacre ayant coûté la vie à de nombreux habitants de Konoha. Malgré cette lourde charge, Naruto Uzumaki nourrit un rêve simple mais puissant : devenir Hokage, le chef du village, afin que chacun reconnaisse enfin sa vraie valeur.Cette histoire, mélange d’action intense, d’humour, de drame et de camaraderie, a fait de Naruto un des piliers du Weekly Shōnen Jump, le plus célèbre magazine de prépublication de mangas. Le Big Three et l’héritage des années 2000Dans les années 2000, Naruto rejoint One Piece et Bleach dans ce qu’on appelle le Big Three, le trio de shonen les plus populaires au monde. Avec ses 72 tomes, ses 720 épisodes d’animé (220 pour la première série, 500 pour Shippuden) et 10 films au compteur, la série a marqué toute une génération d’otakus. Elle a aussi influencé de nombreux auteurs et œuvres ultérieures, posant des codes narratifs encore repris aujourd’hui dans les mangas et les animés d’action. Naruto en 2025 : toujours incontournable ?Cela fait maintenant plus de 10 ans que le manga s’est terminé (novembre 2014 au Japon), et pourtant, Naruto reste omniprésent dans la culture pop. Les plateformes de streaming continuent de diffuser l’intégralité de l’animé, les produits dérivés se vendent toujours, et les conventions regorgent de cosplays de Naruto, Sasuke, Kakashi ou encore Itachi. Mais la vraie question est : est-ce qu’un nouveau lecteur ou spectateur de 2025, habitué aux rythmes plus courts et aux séries plus modernes, peut encore apprécier Naruto dans son intégralité ? Ce que nous en pensons dans Manga HakkenDans cet épisode, nous revenons sur les qualités qui font de Naruto une œuvre toujours pertinente : Des personnages attachants et évolutifs Un univers riche, mêlant traditions ninja et créativité manga Des combats épiques et des arcs narratifs marquants Des thématiques universelles comme l’amitié, la persévérance et la reconnaissanceMais nous avons aussi beaucoup débattu de ses nombreuses faiblesses. La fin de Naruto est souvent jugée comme tirant en longueur, avec un rythme étiré qui dilue l’impact émotionnel. Le modèle éditorial du Weekly Shōnen Jump, où les éditeurs et les lecteurs influencent fortement la direction de l’histoire, a parfois contraint Masashi Kishimoto à modifier ou rallonger certains arcs au détriment de sa vision initiale.Nous avons également pointé plusieurs incohérences dans l’univers et des éléments mal expliqués ou pas assez développés. Enfin, un point important : la faiblesse de l’importance accordée aux personnages féminins, généralement relégués au second plan alors que leur potentiel narratif aurait pu être beaucoup mieux exploité.Un grand merci à nos invités pour cet épisode !Vous pouvez les retrouver ici : Anieska : Linktree Lola : Instagram Yokin : Son manga Lonesome Space Ranger sur MangaDraft InstagramSi vous avez aimé cet épisode et que vous souhaitez découvrir encore plus de mangas, nous vous recommandons aussi ces épisodes de Manga Hakken : My Happy Marriage : Écouter l’épisode Blue Giant : Écouter l’épisode Amer Béton : Écouter l’épisodeLe mot de la finComme toujours, nous vous invitons à partager votre avis avec nous ! Que vous soyez d'accord ou non, échanger avec vous est toujours un plaisir.Si vous souhaitez nous écouter en direct, rendez-vous le mardi soir à 21 h sur notre chaîne Twitch :James et Faye sur Twitch.Retrouvez nos chroniqueurs : James : Retrouvez son Linktree ici Judas : Dans BdDiscovery, notre podcast sur la BD Suivez-nous sur nos réseaux sociaux : Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery sur Twitter Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts sur vos plateformes préférées : Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Retrouvez nos replays vidéo : YouTube : ComicsDiscovery sur YouTube Twitch : James et Faye sur Twitch Pour nous soutenir :Vous aimez notre travail ? Vous pouvez nous aider surTipeee ! Rejoignez-nous sur Discord :Venez discuter avec nous sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productions :Retrouvez toutes nos productions et nos articles sur notre site officiel :https://jamesetfaye.fr/
12/08/2025 • 167:53
Cette semaine dans Manga HakkenOn vous emmène dans les ruelles tortueuses et pleines de bruit de Takara, ville fictive, mais ô combien vivante, née de l’imagination de Taiyō Matsumoto.Levez les yeux : deux silhouettes félines volent entre les immeubles pour protéger leur territoire des yakuzas et autres sales types. Ce duo, ce sont Blanc et Noir, les héros d’Amer Béton, un chef-d’œuvre du manga underground, disponible en intégrale chez Delcourt/Tonkam. On revient sur l’œuvre originale et son ambiance si particulière, mais aussi sur son impressionnante adaptation en film d’animation par le Studio 4°C, réalisée par Michael Arias et Hideaki Anno. Un film qui, comme le manga, ne laisse personne indemne. Le mangaka qui a lu Moebius : Taiyō MatsumotoAvant de plonger dans Amer Béton, impossible de ne pas dire quelques mots sur son auteur : Taiyō Matsumoto. Mangaka inclassable, il s’est fait une place à part dans le paysage du manga grâce à un style graphique unique, nourri autant par la tradition japonaise que par la bande dessinée européenne. Il a notamment séjourné en France dans sa jeunesse, où il s’est imprégné des œuvres des auteurs de Métal Hurlant, comme Moebius. Cela se ressent dans ses compositions libres, ses décors déformés et ses personnages stylisés. De Ping Pong à Sunny, en passant par Le samouraï bambou, Matsumoto explore des récits profondément humains, où l’enfance, la marginalité et l’étrangeté du monde moderne sont au cœur de son œuvre. Amer Béton en est sans doute l’exemple le plus culte. Kuro et Shiro, le ying et le yang de l’enfanceLes deux héros d’Amer Béton sont deux jeunes orphelins d’une dizaine d’années. Kuro (Noir) est dur, méfiant, violent, et ne fait confiance à personne — sauf à Shiro (Blanc), son inséparable frère de cœur. Shiro déborde d’énergie et d’imagination, mais il est aussi très fragile : il ne sait compter que jusqu’à dix, ne s’habille pas seul, et dépend entièrement de Kuro pour les gestes du quotidien. Tous les deux veillent sur Takara, la "ville Trésor", comme des esprits protecteurs surgis du béton. Certains disent même qu’ils savent voler. Il faut dire qu’ils bondissent de toit en toit avec une agilité presque surnaturelle, prêts à en découdre avec quiconque menace leur quartier. Leur violence est brute, sans compromis, à tel point que policiers et yakuzas eux-mêmes ont fini par tolérer leur présence. Mais l’équilibre fragile de Takara est mis en péril par le retour d’un homme : Suzuki, surnommé "le Rat", un yakuza aux intentions troubles, bien décidé à remettre la main sur la ville… Un récit riche en symboles et en contrastesLe manga de Taiyō Matsumoto est d’une incroyable richesse. Déjà, on parle d’enfance avec nos deux héros principaux, qui sont en réalité les deux faces d’une même pièce. Entre l’innocence et la cruauté que l’on peut retrouver chez des enfants de leur âge, Kuro a dû grandir plus vite que Shiro pour pouvoir s’occuper de lui, mais il en a laissé une partie de son âme. Quant à Shiro, comme il le dit lui-même, “il a perdu des vis dans sa tête, mais il a celle qui manque à Kuro dans le cœur”. Autour de cela, on aborde aussi la gentrification, puisque les yakuzas veulent se débarrasser du quartier populaire de Takara pour en faire un parc d’attractions rempli de machines à sous qui leur rapporteraient plus d’argent. Il ne sert à rien de vous faire une énumération exhaustive des thèmes abordés dans Amer Béton, mais vous y trouverez sûrement quelque chose qui vous parlera. Un petit mot sur le style de dessin de Taiyō Matsumoto : ne vous attendez pas à un trait à la Shonen Jump. On est ici sur un manga underground, avec une plume plus fluide et moins nette, presque brouillonne, mais c’est pour y ajouter du dynamisme et des décors complètement punk, avec des graffitis partout dans Takara et un milliard de petits détails à chaque planche qui vous donneront envie d’y revenir plusieurs fois, c’est certain. Une adaptation parfaite ?Le film du Studio 4°C reprend le récit d’Amer Béton pratiquement dans sa globalité, sans trahir l’œuvre de Taiyō Matsumoto. Michael Arias et Hideaki Anno ont rendu totalement son dynamisme et leur légèreté à nos deux héros, sans édulcorer le ton du récit. On y retrouve la même violence et les mêmes émotions, tout cela animé de main de maître. Et la bande-son, composée par le groupe Plaid, apporte un vrai plus avec des morceaux qui resteront longtemps dans vos oreilles. Vous pouvez très bien commencer par découvrir le récit par le film, puisque c’est ce qu’ont fait Eve et Judas. Le mot de la finComme toujours, nous vous invitons à partager votre avis avec nous ! Que vous soyez d'accord ou non, échanger avec vous est toujours un plaisir.Si vous souhaitez nous écouter en direct, rendez-vous le mardi soir à 21 h sur notre chaîne Twitch :James et Faye sur Twitch. Suivez-nous sur nos réseaux sociaux : Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery sur Twitter Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTokÉcoutez nos podcasts sur vos plateformes préférées : Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Retrouvez nos chroniqueurs Eve : dans Podcast Codexes Judas : qui anime BDDiscovery James : dont voici le linktree Retrouvez nos replays vidéo : YouTube : ComicsDiscovery sur YouTube Twitch : James et Faye sur Twitch Pour nous soutenir :Vous aimez notre travail ? Vous pouvez nous aider surTipeee ! 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02/08/2025 • 101:02
Il fait chaud, ce sont les vacances, il est donc temps de lancer le programme estival pour vous accompagner tout au long de cette pause bien mérité. Cette année, nous avons choisi de passer ces vacances avec Manga Hakken pour vous proposer des lectures venues tout droit du Japon. Pour cette première émission, nous parlons d'un sujet important. Le mois de juillet est encore un mois de fierté consacré, cette fois, au Handicap. Nous avons envie de parler de la façon dont celui-ci est perçu au Japon, mais aussi en France. Pour nous accompagner, l'équipe est heureuse de recevoir Béatrice qui officie dans les associations Dear Valid People et les Dévalideuses. Elle est également consultante diversité et inclusions. Les représentations du handicap Nous parlons de ce sujet au travers d’une sélection de titres qui nous ont touchés et que nous voulions partager avec vous. Ceux-ci nous ont permis d'échanger et d'écouter les expériences au quotidien de personnes concernées par le sujet. À Sign Of Affection Faye a choisi de vous parler de ce titre de Suu Morishita, un duo de mangaka qui s'est beaucoup intéressé au quotidien des personnes sourdes et muettes. Pour raconter le quotidien de Yuki, une étudiante sourde, l'équipe s'est plongée dans la lecture d'ouvrages, mais surtout, ils collaborent avec une assistante directement concernée, retranscrivant ainsi ses expériences. À Sign Of Affection est une histoire d'amour touchante entre deux étudiants, un voyageur parlant plusieurs langues et Yuki qui doit faire face à un mode qui ne tient pas compte de ses problématiques. Le manga est une réflexion sur la communication et invite le lecteur à ouvrir les yeux et se demander comment faire preuve de plus d'empathie. Entends-tu le chant du soleil ? Béatrice poursuit sur le thème de la surdité avec Entends-tu le chant du soleil ? de Fumino Yuki. On suit dans leur quotidien deux étudiants, Un sourd et l'autre qui l'assiste pour suivre ses cours. Au fur et à mesure qu'ils apprennent à se connaître, l'amour naît entre eux. Le titre permet de mettre en avant l'exclusion que peut ressentir une personne sourde au milieu d'un groupe de personnes non handicapées et combien cela lui demande de l'énergie simplement pour ne pas être ignorés. Ce manga est encore une bonne façon de poursuivre la réflexion sur les notions de visibilité et d'intégration à la société des personnes en situation de handicap. Real James nous parle de handisport avec le manga de Takehiko Inoue, Real. On y suit l’histoire d’adolescents qui doivent affronter différentes épreuves et traumatismes. Certains tentent de reprendre goût à la vie et au sport à la suite d’un accident ou d’une maladie pendant qu’un autre fait face à sa culpabilité à la suite d’un accident. C’est un titre pas facile à lire, mais qui vaut le coup de s’y plonger grâce à la qualité de son écriture très réaliste ainsi que la beauté de son trait. Run To Heaven On termine avec un récit de science-fiction choisi par Stolas. Dans Run To Heaven, Toan, invite le lecteur en 2036 dans un monde en guerre. Les gens tentent de survivre tant bien que mal, profitant d’un petit moment de paix. Fee une jeune adolescente, vit avec son père atteint de la maladie de Charcot. Sa mère militaire n’est pas rentrée depuis un moment, laissant sa famille se débrouiller. Le Père de Fee fait tout pour sa fille malgré toutes les remarques qu’il subit depuis que son état de santé lui a fait abandonner l’armée. Ce manga français est une pépite qui mérite d’être découverte. L’histoire est drôle, mais aussi touchante et choquante. Fee et son père sont attachants et l’univers dans lequel ils évoluent est riche. Les dessins rendent honneurs à l’histoire, apportant encore plus de profondeur et d’émotions. Quels sont les titres qui vous ont marqué ? Un grand merci à Béatrice d'avoir été avec nous, vous pouvez la retrouver en suivant ce lien : https://linktr.ee/bea.pradillon Le mot de la finComme toujours, nous vous invitons à partager votre avis avec nous ! Que vous soyez d'accord ou non, échanger avec vous est toujours un plaisir.Si vous souhaitez nous écouter en direct, rendez-vous le mardi soir à 21 h sur notre chaîne Twitch :James et Faye sur Twitch. Suivez-nous sur nos réseaux sociaux : Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery sur Twitter Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTokÉcoutez nos podcasts sur vos plateformes préférées : Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Retrouvez nos replays vidéo : YouTube : ComicsDiscovery sur YouTube Twitch : James et Faye sur Twitch Pour nous soutenir :Vous aimez notre travail ? 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26/07/2025 • 100:00