Show cover of Bouffons

Bouffons

Manger, acte banal ou construction sociale ? Dans Bouffons, la journaliste Emilie Laystary passe au crible notre alimentation et nos habitudes culinaires et met les pieds dans le plat ! Urgence écologique, vivre-ensemble, multiculturalisme, une nouvelle série thématique tous les mois, un nouvel épisode tous les mercredis !

Titres

#193 - Les produits laitiers, faux amis pour la vie ?
Avec ses imaginaires antagonistes, le lait est un produit ambivalent. Nourriture principale des Vikings à qui il apportait force et vigueur, le lait a aussi longtemps été considéré comme l'aliment des êtres fragiles, tels que les nourrissons et les vieilles personnes.Au cours des siècles, le lait a souvent vu sa popularité fluctuer, passant de produit que nos ancêtres ne digéraient pas à aliment hautement recommandé pour la santé des os. Ces dernières années, ce produit par définition instable (car il peut « tourner ») fait l’objet de vives critiques, à cause de son industrie polluante ou encore des problèmes de digestion qu’il cause chez certaines personnes.Dans cet épisode à propos des critiques adressées au lait de vache, Émilie Laystary tend le micro à Emmanuelle Lefranc, socio-anthropologue qui travaille sur le refus de consommer du lait et ses motifs. Selon la chercheuse, la méfiance envers le lait en particulier, mais aussi envers les aliments en général, relèvent d’un mécanisme classique de peur de l’empoisonnement. Vous entendrez également les témoignages d’Estelle, de Chloé et de Fabien, qui nous parlent d’allergie au lactose et de lait d’avoine.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuDirectrice des productions : Marion GourdonVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
28:36 05/10/2022
#192 - La fabrique du lait en poudre
En matière d'alimentation pour nourrisson, le lait artificiel est bien plus qu'une simple poudre blanche à diluer.Historiquement, certaines mères ont pu voir en ce substitut un symbole de la liberté. Au XIXe siècle, la démocratisation du lait infantile est en effet indissociable de l’épanouissement professionnel des femmes et de l’essor de la classe moyenne. Pour d’autres, le lait artificiel ne peut pas connoter l’empouvoirement des femmes puisqu’il serait au contraire le symbole marchand de campagnes marketing mené par une industrie masculine — des hommes qui ont inventé le lait en poudre et auraient ensuite tout fait pour décrédibiliser le lait maternel – mais aussi le symbole d’un corps médical majoritairement masculin et ignorant de l’allaitement.Dans cet épisode, Émilie Laystary tend le micro à Sophie Thiron, doctorante en sociologie de l'alimentation, et Irène Capponi, chercheuse en psychologie. Vous entendrez également les témoignages de Mélanie et Victoria, deux mères qui racontent leur choix du lait infantile. L'occasion de revenir sur l'invention des substituts au lait maternel, dont la réputation fluctuante est le reflet des évolutions de notre société écartelée entre les sirènes du progrès technique et le retour à la nature.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuDirectrice des productions : Marion GourdonVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
30:01 28/09/2022
#191 - L'allaitement, choix personnel et chose publique
En poudre ou maternel, le lait est le premier aliment que nous ingérons, au commencement de la vie. C'est sans doute pour cela que l'allaitement cristallise autant de mythes et d'injonctions dans notre société. En tant que phénomène biologique mais aussi marqueur social, l’allaitement est à la fois un choix personnel et une chose publique. Choix personnel car ce mode de nutrition ne devrait regarder que la mère et son enfant, mais également chose publique tant il est sujet à commentaires.Depuis 20 ans, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois de la vie. Mais en l'état actuel des choses, l'accompagnement médical et psychologique sur cette question est quasi inexistant. Or, lorsqu’on se plonge dans les témoignages de personnes qui allaitent ou ont allaité, on le comprend : il n’y a pas un parcours similaire en tout point à un autre.Celles qui souhaitent allaiter n’y mettent pas forcément toutes le même degré d’envie, les mêmes motivations, le même objectif de durée. Dans cet épisode, Émilie Laystary s'entretient avec Irène Capponi, maître de conférence à la faculté de psychologie de Nantes qui a écrit sur la pression sociale liée à l'allaitement, Virginie Rigourd, médecin responsable du lactarium de Paris-Necker ainsi que Marion, Joara et Hannah, trois mères qui racontent leurs expériences de l'allaitement.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuDirectrice des productions : Marion GourdonVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
29:13 22/09/2022
#190 - Le lait nourrit le monde
Depuis toujours, le lait accompagne l’humanité. Maternel, il est au commencement de la vie. Animal, il porte en lui l’essor du monde agricole tout autant que les traces d’une industrie agroalimentaire puissante. Entre charge symbolique et controverses, ruralité et mondialisation, lien intime et considérations sociétales, le lait est un produit singulier. Maternel, en poudre, animal ou végétal : quel est ce liquide qui nous accueille lorsqu’on vient au monde et nous suit tout au long de la vie ? Symboliquement, le lait abreuve le monde. C’est le mythe de la Voie lactée : en se jetant sur le sein de la déesse Héra, Hercule fait jaillir une giclée de lait, qui fonce dans le ciel et forme alors notre galaxie. Dans ce premier épisode d'une série de quatre, Émilie Laystary tend le micro à Éric Birlouez, ingénieur agronome spécialisé en sociologie des comportements alimentaires ; Marion Gourdon, mère de deux enfants qui raconte la fascination ressentie devant le pouvoir de « fabriquer du lait maternel » et Estelle Hersscher, anthropologue biologiste et directrice de recherche au CNRS.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuDirectrice des productions : Marion Gourdon Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
22:57 14/09/2022
Bouffons présente le podcast Solastalgie
On le sait chez Bouffons : le réchauffement climatique a un impact sur la terre qui nous nourrit, et c’est pour cela que le phénomène devrait nous questionner collectivement sur nos façons de cultiver, d’élever et de consommer. Et on vous propose donc aujourd’hui un épisode un peu spécial. Il nous emmène à la rencontre d’un homme, Fredi Meignan, et d’une montagne, la Meije, dans le massif du Moisans. Fredi connaît chaque détail de sa face Sud, sur laquelle est perché le refuge, point de départ de l’ascension vers le sommet. Mais depuis quelques années, les vagues de chaleur successives fragilisent les blocs rocheux… Que faire lorsqu’on est témoin des effets du réchauffement climatique ? C’est la question que pose Solastalgie, la nouvelle série documentaire produite par Nouvelles Écoutes et disponible sur toutes les plateformes de podcasts. Solastalgie raconte l’expérience sourde, intime et violente de la perte d’un paysage aimé à cause du réchauffement climatique.Dans ce podcast mis en musique par Thylacine et Bravinsan, l’autrice Flora Trouilloud part à la rencontre de six personnes qui racontent ce sentiment nouveau et universel de deuil d’un paysage. Ces témoignages sont beaux et terriblement importants, et on est très fier de vous présenter le tout premier épisode de Solastalgie : « Le Mal des montagnes ».Abonnez-vous au flux Solastalgie pour ne manquer aucun épisode du podcast : https://linktr.ee/solastalgieTous les lundis, retrouvez gratuitement un épisode de Solastalgie. Pour les plus impatient·e·s, abonnez-vous à la chaîne Nouvelles Écoutes sur l’application Apple Podcasts pour écouter les six épisodes du documentaire avant tout le monde. C’est seulement 2,99 euros par mois et c’est sans engagement !Merci à nos partenaires médias : Les Others, média indépendant pour les passionné.e.s de grands espaces, derrière le podcast Les Baladeurs, qui diffuse des récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature, que l'on vous recommande. Usbek et Rica, le média qui explore le futur et propose de nouveaux imaginaires.Solastalgie est une production Nouvelles Écoutes.Créée, écrite, et témoignages recueillis par Flora Trouilloud Racontée par Laure BernardRéalisée par Mélia Roger Mixée par Thomas Decourt Produite par Julien NeuvilleMusique originale par Thylacine et Bravinsan Chargée de production, Ashley TolaAssistant de production, Xavier Kamaky Directrice artistique Aurore MahieuDirectrice des productions, Marion GourdonDirectrice commerciale, Emmanuelle FortunatoDirectrice générale adjointe, Nora HissemVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
20:55 12/09/2022
(Rediff) - Kub Or en Afrique : la colonisation du goût
En cette période estivale, et avant de vous retrouver à la rentrée, l'équipe de Bouffons vous propose de (ré)écouter cet épisode fort de cette dernière saison. Passez un bel été, et bonne écoute !C'est un petit cube doré, qui s'émiette facilement sous les doigts et vient parfumer une marmite entière : le bouillon Kub Or a été inventé à la fin du 19e siècle par l'entreprise Maggi, aujourd'hui propriété du groupe Nestlé.Au fil des années, cette marque d'aides culinaires n'a cessé de tisser son empire. En Asie du Sud-Est, nombreuses sont les cuisines à avoir recours à l'arôme Maggi, ce condiment liquide qui donne un goût umami à n'importe quel bol de riz ou de nouille.Sur le continent africain également, il est très fréquent de trouver les produits Maggi dans les cuisines de rue, à travers le Kub Or dans la préparation des plats couplé à l'arôme Maggi dans leur assaisonnement à table.« À cause de ces produits, certaines recettes traditionnelles sont réécrites. Petit à petit, on ne demande plus au marché les épices spécifiques qui faisaient ces recettes, alors autour des villages, on ne les cultive plus non plus puisque trop de personnes préfèrent utiliser le Kub Or… », regrette Christian Abégan, chef camerounais qui évoque « une perte de la trajectoire d'une écriture culinaire parce qu'on ajoute des produits de la mondialisation que cette culture culinaire n'avait pas initialement ».Dans cet épisode, Émilie Laystary tend le micro celui qui est aussi l'auteur de l'ouvrage « Le Patrimoine culinaire africain » (paru aux éditions Michel Lafon). Ensemble, ils parlent de la trop haute teneur en sel de ces bouillons cube et de la colonisation du goût à travers des produits qui uniformisent.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
18:40 07/09/2022
(Rediff) - Goûtez, jeunesse !
En cette période estivale, et avant de vous retrouver à la rentrée, l'équipe de Bouffons vous propose de (ré)écouter cet épisode fort de cette dernière saison. Passez un bel été, et bonne écoute !Avant de savoir apprécier l'amertume d'un café allongé, la douce aigreur d'une vinaigrette ou la drôle de texture d'un bulot, les enfants qui sommeillent en nous ont d'abord été des bouches sucrées, tolérant l'acidité lorsque celle-ci se présente sous la forme de bonbons qui piquent, appréciant tantôt le gras salé des chips, tantôt le moelleux de brioches faciles à engloutir…C'est souvent en cours de récré, au goûter après l'école ou dans la rue avec les copains que sont nés nos premiers souvenirs de sociabilité alimentaire.Comment les jeunes prennent-ils aujourd'hui leur goûter ? Les bonbons qui piquent ont-ils toujours autant la côte ? Quelles sont leurs astuces de la débrouille pour se bricoler un bon truc à grignoter en rentrant des cours ?Pour en savoir plus, Émilie Laystary s'est rendue dans un collège de Marseille, à la rencontre des élèves de 3e de Rachid Zerrouki, professeur des écoles en SEGPA. Ensemble, ils ont entre autres parlé de Capri-Sun, de biscuits à tremper dans du lait et d'un goûter que le professeur a apporté à ses élèves récemment — qui lui a valu quelques railleries…Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie GalliganiGénérique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
24:16 31/08/2022
(Rediff) - La solitudîner
En cette période estivale, et avant de vous retrouver à la rentrée, l'équipe de Bouffons vous propose de (ré)écouter cet épisode fort de cette dernière saison. Passez un bel été, et bonne écoute !Que vous inspire l'idée d'entrer dans un restaurant pour vous attabler et manger seul.e ? Un malaise face à l'inconfort d'exposer votre solitude aux yeux d'une salle bondée de gens venus casser la croûte accompagnés ? Ou au contraire, une joie, devant le plaisir de savourer chaque condiment d'un plat sans devoir faire la conversation à quelqu'un ?Contraint ou voulu, le manger solitaire semble relever du tabou culturel, dans une société qui porte aux nues la notion de convivialité et fait du repas le décor officiel de celle-ci. Pourtant, l'ingestion d'aliments reste une action biologique tout à fait individuelle. Alors pourquoi la solitude devant l'assiette intrigue-t-elle ? Existe-t-il différentes façons d'être des mangeurs et mangeuses solitaires ? En quoi manger seul au resto le midi paraît-il plus simple que le soir ?Dans cet épisode, Émilie Laystary discute avec Nathalie Peyrebonne, chercheuse spécialisée en sociabilité alimentaire. Au micro de Bouffons, l'universitaire explique ce qui se joue dans l'acte de manger comme rappel de notre humanité.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
23:35 24/08/2022
(Rediff) - Détox ou intox ?
En cette période estivale, et avant de vous retrouver à la rentrée, l'équipe de Bouffons vous propose de (ré)écouter cet épisode fort de cette dernière saison. Passez un bel été, et bonne écoute !Chaque année, c’est le même laïus en janvier : après les excès des fêtes de fin d’année, il serait venu le temps du détox.Pour « purifier l'organisme », le marketing met en avant des cures de jouvence, des jus verts, des gélules et autres recettes censées nous aider à nous « libérer des toxines ». Mais de quoi parle-t-on lorsqu'on évoque ces fameuses « toxines » ? Et notre corps n’est-il pas apte à se charger tout seul de les traiter ?Pour déconstruire l’idée de détox, Émilie Laystary discute avec Bernard Lavallée, également appelé « Le nutritionniste urbain ». Depuis Montréal, le diététicien-nutritionniste et auteur de « N'avalez pas tout ce qu'on vous dit » (éditions La Presse) fait un fantastique travail de pédagogie et de vulgarisation scientifique sur les questions relatives à la nutrition.Au micro de Bouffons, il analyse les mensonges de l'industrie des diètes et explique les liens étroits et dangereux qui existent entre détox et troubles du comportement alimentaire.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie GalliganiGénérique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
29:46 17/08/2022
(Rediff) - Alors, on partage (ou pas) ?
En cette période estivale, et avant de vous retrouver à la rentrée, l'équipe de Bouffons vous propose de (ré)écouter cet épisode fort de cette dernière saison. Passez un bel été, et bonne écoute ! Ce soir, vous devez rejoindre vos proches pour aller manger un bout quelque part — mais vous ne savez pas encore où. Il y a quelques années, la décision se serait limitée au style de nourriture servie : un resto italien ? Une cantine vietnamienne ? Le bistro auvergnat d’en bas ? Aujourd’hui, un nouveau critère s'est invité à la table des négociations et il concerne cette fois la structure du repas : un plat chacun ou des « assiettes à partager » ?Depuis quelques temps, les menus façon « assiettes à partager » se généralisent. Synonyme de convivialité, ce principe permet de casser la croûte en buvant un coup et donne la possibilité de goûter à plein de choses différentes au cours d'un repas. Mais les caves à manger et les restos ne parviennent pas toujours à offrir ce sentiment de satisfaction. Parfois, on en sort avec une note très salée et la désagréable impression d’avoir surtout dû se ruer sur la corbeille à pain entre chaque « tapassiette » (expression propulsée par le guide des restaurants Le Fooding depuis 2018). Alors, pour ou contre les assiettes à partager ? Pour savoir d'où vient cette mode et où elle va, comprendre ce qu'elle change à l'expérience du resto et analyser la créativité qu'elle offre ou qu'elle enlève en cuisine aux chef.fes, Émilie Laystary réunit dans cet épisode plusieurs voix : Christine Doublet (directrice générale adjointe du Fooding), Laurène Petit (journaliste alimentation durable et chroniqueuse de restaurants), Bernard Boutboul (fondateur de Gira, cabinet de conseil dans le secteur de la restauration), Manon Fleury (cheffe volante installée à Paris) et Noémie Lebocey (cheffe aux Eaux de Mars, restaurant situé à Marseille).Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la question des « assiettes à partager »… divise.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
37:43 10/08/2022
(Rediff) - Spritz, es-tu là ?
En cette période estivale, et avant de vous retrouver à la rentrée, l'équipe de Bouffons vous propose de (ré)écouter cet épisode fort de cette dernière saison. Passez un bel été, et bonne écoute ! De quoi le spritz est-il le nom ?Ce mariage entre un vin blanc pétillant (souvent du Prosecco) un alcool amer, un trait d'eau gazeuse ou d’eau de Seltz, une olive et une rondelle d'orange est originaire de la Vénétie, dans le nord de l’Italie. L’essence du spritz naît au 19e, sous l’impulsion des soldats autrichiens qui trouvaient le vin italien trop fort et le diluaient alors dans un peu d’eau gazeuse. Aujourd'hui, le spritz est partout, même dans de grandes villes d’Europe, hors des frontières italiennes. Pourtant, il y a une dizaine d’années encore, on le consommait rarement ailleurs qu’en Vénétie. Que s’est-il passé entre temps pour que le spritz tisse son empire jusqu’à nos cartes de bars français ?À travers un voyage à Venise, Émilie Laystary revient sur la tradition du spritz, ses différentes variantes (au Campari, au Select, au Cynar, etc) et le marketing agressif d’Aperol pour démocratiser ce cocktail pas comme les autres. Dans cet épisode, vous entendrez les souvenirs de Giuditta et Federico, deux Italiens vivant en France, puis Émilie et Sam, deux personnes qui servent des spritz tous les jours à Venise.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Donia Ouahada et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie GalliganiGénérique réalisé par Aurore Meyer MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
17:05 03/08/2022
#189 - C’est la bouffe à la plage ! (ah-ouh, cha cha cha)
Cet épisode est le quatrième et dernier de notre série d’été sur la mer. Quatre épisodes pour vous faire prendre le large — en long et en travers. Aujourd’hui : la nourriture de plage.Des boissons rafraîchies par une glacière que votre père se dévouait à porter ; des chichis qu’on vous autorisait à aller acheter au marchand ambulant contre quelques pièces ; des glaces à l'eau aux emballages criards : les casse-dalles de plage ont toujours la saveur de l'exceptionnel, du petit plaisir et de la bouffe réconfortante. Allongés sur nos serviettes sous un soleil de plomb, on attend de la nourriture qu'elle soit tour à tour grasse, sucrée et désaltérante. Face à la mer, tout se mange avec une joie enfantine, les doigts plein de sable.Dans cet épisode aussi iodé qu'ensoleillé, Émilie Laystary donne à entendre Bessie, la mythique vendeuse de citronnade de Marseille ; Michel, qui tient le kiosque à chichis frégis et à panisses "Chez Magali" à l'Estaque ; ses amis Hélène et Fabien qui racontent des souvenirs de bouffe de plage ainsi qu’une interview de David Wesmaël, meilleur ouvrier de France avec La Glacerie Paris.Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
20:24 27/07/2022
#188 - Poulpe ou contre ?
Cet épisode est le troisième de notre série d’été sur la mer. Quatre épisodes pour vous faire prendre le large — en long et en travers. Aujourd’hui : le poulpe.Dans les restaurants de bord de mer comme les bistrots à la mode dans nos grandes villes, le poulpe a le vent en poupe. Mais cet animal marin (qui répond également au nom de pieuvre car il s’agit bien du même animal) est loin de plaire à tout le monde. Dans l’assiette, c’est même plutôt un mets clivant. L'aversion que certains ressentent pour le poulpe tient généralement à ses 8 bras recouverts de deux rangées de ventouses. Pour d'autres, c'est précisément ce jeu de textures qui est recherché et apprécié, dans les tielles sétoises, les takoyaki ou les poulpes tout simplement grillés au barbecue.Autrefois plutôt rare dans le commerce, le poulpe est aujourd'hui un mets très commun car ces dernières décennies, les pêcheries se sont tournées davantage vers le poulpe dans un contexte de surpêche des poissons, abreuvant ainsi le marché du fameux céphalopode. Face à une offre plus importante, c'est la demande qui a fini par augmenter elle aussi. Selon le CIWF (Compassion in World Farming), une ONG militant contre l’élevage intensif, nous sommes actuellement dans une situation de surconsommation de poulpes. Pour répondre à cet effet de mode, certains acteurs ont flairé le bon filon pour s’enrichir et veulent se lancer dans l’élevage industriel de pieuvres. En d’autres termes, ne plus se contenter de pêcher des pieuvres sauvages mais les élever pour en commercialiser toujours plus.Dans cet épisode, Émilie Laystary tend le micro à Raphaël, un auditeur de Bouffons qui déteste manger du poulpe ; Billy, dont c'est l'un des aliments préférés, et Laetitia Dinault, responsable communication du CIWF, l'asso qui a publié un rapport intitulé « Élevage industriel des pieuvres, désastre annoncé ». En plus des problèmes écologiques et d'éthique animale, l'élevage de poulpes représenterait également un souci de sécurité alimentaire dans le monde puisque nourrir les poulpes en bassin impliquerait forcément de prélever des poissons pour en faire de la farine. Autant de poissons en moins pour des populations locales.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Mathilde Jonin et Xavier Kamaky.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
21:13 20/07/2022
#187 - T'as un grain (de sel) !
C​​’est un compagnon discret, sur la table à manger ou près de la gazinière. Et pourtant, c’est sûrement lui, le premier des condiments, celui qui assaisonne depuis la nuit des temps. « Le sel est un composé chimique, le chlorure de sodium, indispensable à la vie, qui doit être présent dans l’alimentation pour compenser les pertes insensibles quotidiennes. C’était aussi un des seuls moyens de conservation des aliments, avec le séchage au soleil et le fumage », écrit Jean Vitaux, le médecin gastro-entérologue et membre de l’Académie des Gastronomes, dans « La mondialisation à table ».On trouve dans la nature deux sortes de sel : le sel marin et le sel de terre qu’on appelle aussi sel gemme. Dans cet épisode, Émilie Laystary s'entoure de l'historien spécialiste du sel Jean-Claude Hocquet afin de revenir sur l’histoire de l'or blanc, de l’esclavage à la mondialisation. Car avant d'être le produit de consommation courante que l'on connaît aujourd'hui, le sel est aussi l’histoire de travailleurs et de forçats travaillant dans les bagnes du sel. L'occasion également de rappeler que le sel est aussi la preuve de l’ingéniosité de notre humanité qui a su l’extraire là où elle l'a trouvé.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Mathilde Jonin et Xavier Kamaky.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
24:37 13/07/2022
#186 - Algues au rythme de la mer
Quand face à la mer certains regardent fixement l’horizon, d’autres sont fascinés par une ligne plus proche, celle de l’estran. Ce joli mot désigne la zone de balancement des marées, soit cet endroit du littoral situé entre les limites des plus hautes et des plus basses marées. Cette zone à partir de laquelle le sable devient progressivement humide puis tout à coup mouillé est le biotope idéal pour observer les algues.Si la France s’est pendant si longtemps désintéressée des algues, c’est parce qu’elle n’en voyait pas l’utilité. Ce n’est pas le cas du Chili, de l’Indonésie ou encore du Japon, pays dans lesquels les surfaces agricoles sont moins nombreuses et où l’on s’est plus rapidement tournés vers la mer. Mais à l’heure où il est urgent de réduire l’empreinte écologique de nos assiettes, les algues représentent un certain visage de l’alimentation de demain.Dans cet épisode, Émilie Laystary s'entretient avec Régine Quéva, qui co-créé la « la consœurerie des Croqueuses d’algues » et contribue à la démocratisation des savoirs autour des algues. L'autrice nous parle de la Bretagne, région où l’on trouve pas moins de 700 variétés différentes d’algues, grâce à des eaux fraîches, brassées et oxygénées — ce qui en fait le plus grand champ d'algues d'Europe, de Roscoff à Paimpol. Avec elle, on découvre les vertus insoupçonnées des algues et leurs goûts uniques si précis qu’il faut toujours quelques périphrases pour les décrire.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Mathilde Jonin et Xavier Kamaky.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
29:48 06/07/2022
#185 - Une autre cantine est possible
L'année dernière, on démarrait la saison de Bouffons par un thème au carrefour de réflexions politiques, économiques et sociétales et qui concerne les mangeurs et mangeuses de demain : les cantines scolaires. Parce qu’au-delà des souvenirs de macédoine et de friands au fromage, ce sujet implique de parler de responsabilité collective, d’éducation alimentaire, de fracture sociale, de politiques publiques, du marché de la restauration collective et d'écologie.Il y a aujourd'hui un vrai défi à re-municipaliser la cantine scolaire. Préparés dans des cuisines centrales, les repas des élèves sont acheminés en liaison froide. Cela veut dire qu'ils sont généralement assemblés de 3 à 5 jours avant le jour où ils seront servis, et sont souvent constitués de produits ultra-transformés. Pour justifier ce modèle, un argument est régulièrement dégainé : on ne peut pas faire autrement — par rationalité économique, à cause du réseau de distribution ou encore en raison des ressources.Pourtant, certaines villes en France parviennent à offrir à leurs élèves une alimentation la plus durable possible. Avec leur volonté politique de faire autrement, ces municipalités porteuses d’un changement ont pour la plupart été guidées par un modèle, un véritable cas d’école qu’une autre restauration scolaire est possible : celle de Mouans-Sartoux, dans les Alpes Maritimes.On doit ce grand projet en perpétuel perfectionnement à Gilles Pérole, adjoint au maire de Mouans-Sartoux pour l'enfance, l'éducation et l'alimentation, instituteur de carrière. Au micro de Bouffons, ce chantre de l’alimentation durable nous explique que réellement changer le contenu des assiettes de cantine suppose également de remonter aux champs, et donc au lien qu’entretiennent les pouvoirs locaux avec leurs surfaces agricoles.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Mathilde Jonin et Xavier Kamaky.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
29:27 29/06/2022
#184 - Free the gluten !
On les appelle « les produits SANS » — les sans-lactose, sans-viande, sans-OGM, sans-gluten, sans-sel, sans-additifs… Tous affublés de cette préposition qui exprime l'absence ou l'exclusion, ils sont le symbole d’une nouvelle manière de consommer, plus consciente des risques pour la santé. En creux, ils illustrent également les excès de l’industrie agroalimentaire. Car s’il y a aujourd’hui une demande de produits SANS, c’est qu’il y a eu aussi des excès — de lactose et de viande comme d’OGM et de gluten.Dans cet océan de « produits SANS », une gamme en particulier s’est imposée comme nouveau segment commercial, au carrefour de la mode alimentaire, de la vraie maladie (cœliaque) et de l'inconfort intestinal : le sans gluten. Ces dernières années, le sans gluten est passé d’une offre confidentielle à un vaste créneau, désormais si présent qu’on le retrouve même décliné par des grandes marques de distributeurs en rayon des grandes et moyennes surfaces. En France, 1 personne sur 100 serait intolérante au gluten. Mais sans aller jusqu’à parler d’intolérance, ces dernières décennies, le nombre de personnes se décrivant comme sensibles au gluten a considérablement augmenté.Dans un contexte médiatique où l’on pointe davantage du doigt le gluten, mais aussi dans une situation marketing où l’on trouve toujours plus de produits sans gluten en magasin, comment savoir ce qui relève de l’effet de mode ou de la vraie sensation d’inconfort voire de la pathologie, chez celles et ceux qui ont adopté le sans gluten ?Cette semaine, Émilie Laystary s'entretient avec Clémentine Oliver, ancienne psychologue clinicienne qui a découvert son intolérance au gluten (maladie cœliaque) à l'âge de 37ans avant de devenir boulangère-pâtissière sans gluten et Marie-Françoise Samson, chercheuse en biochimie alimentaire à l'INRAE. Cet épisode tente de démêler le vrai du faux sur le gluten en faisant un état des lieux de la recherche scientifique : les blés anciens sont-ils réellement plus digestes que les variétés modernes, comme on l'entend souvent ? Le pain au levain peut-il être préconisé chez les personnes sensibles au gluten ? En quoi l’industrie agroalimentaire nous a-t-elle rendu plus sensibles au gluten ?Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Mathilde Jonin et Xavier Kamaky.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
25:40 22/06/2022
#183 - Exotisme : l'Autre en cuisine
« En découvrant les Occidentaux, les Amérindiens se demandèrent s’ils étaient des dieux ou des hommes. En découvrant les Amérindiens, les Occidentaux se demandèrent de quelle espèce de singes il s’agissait ! ». C’est par cet extrait du roman « Biblique des derniers gestes », écrit par Patrick Chamoiseau, que la sociologue de l’alimentation Faustine Régnier a choisi de commencer son livre « L'exotisme culinaire ; Essai sur les saveurs de l'Autre ». Elle commente : « Cette amère constatation suggère et embrasse l’ampleur de l’éventail des perceptions de l’Autre, tout comme la singularité du regard occidental. En 1492, Christophe Colomb découvre l’Amérique. L’Europe est confrontée à un Autre radicalement différent : elle découvre une figure de l’altérité et, au fil des siècles, cette image de l’Autre ne cessera de se constituer, positive ou négative, bonne ou mauvaise, attirante ou repoussante ».L’Autre est multiple. L’Autre, c’est tantôt celui qui est différent de nous et dont on va se méfier, tantôt celui qui connote un ailleurs désirable et exotique. Pour comprendre ce qui se joue dans l'exotisme, ce goût affirmé pour l'étranger, un détour par l'assiette est éclairant. Parler d’exotisme culinaire permet en effet de soulever de nombreuses interrogations : comment cet attrait pour l’ailleurs est-il arrivé sur nos tables ? Quel est le rôle de la colonisation dans ce qui devenu une distinction sociale ? Qu’est-ce que l’exotisme et pour qui ? Qu’est-ce que l’exotisme quand il n’est pas occidentalo-centré ? Et d’ailleurs, l’appelle-t-on encore exotisme dans d’autres pays ? Et que faire de l’exotisme en ces temps de dérèglement climatique avancé ? La réponse se loge-t-elle dans les fleurs sauvages qui ont des saveurs de fruits exotiques, telles que les fleurs de tagète qui ont un goût de fruit de la passion ?Dans cet épisode enregistré en public à l’occasion de l’inauguration de HOBA (Paris), Émilie Laystary s'est entourée de l’historien Denis Saillard (qui a dirigé l’ouvrage « Le goût des autres. De l’expérience de l’altérité gastronomique à l’appropriation »), l’ethnologue Sandrine Ruhlmann (spécialiste des patrimoines alimentaires des bergers en Mongolie) et le chef François Pasteau (auteur de l'ouvrage « Manger et cuisiner écoresponsable, sauvez la planète à coup de fourchette »).Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Mathilde Jonin et Xavier Kamaky.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
46:51 15/06/2022
Bouffons présente 1 euro la minute
Aujourd’hui, on ne parle pas de nourriture, mais du nouveau podcast de Nouvelles Écoutes, coproduit avec Gaumont : 1 euro la minute ! C'est une comédie qui raconte la vie de Juliette, arrivée à un moment de sa vie un peu compliqué, avec les comédien·ne·s Céline Sallette et Max Boublil dans les rôles principaux ! On ne vous en dit pas plus et on vous laisse profiter du premier épisode.Abonnez-vous aussi à la chaîne Nouvelles Écoutes sur Apple Podcasts pour découvrir les prochains épisodes de 1 euro la minute en avant-première, c’est seulement 2, 99€/mois, et vous avez 7 jours d’essai gratuit ! Et rendez-vous lundi 13 juin pour retrouver les deux premiers épisodes sur toutes les plateformes de podcasts.Merci pour leur soutien à Konbini, partenaire média de 1 euro la minute.« 1 euro la minute » est une coproduction GAUMONT et NOUVELLES ÉCOUTES. Une série écrite par Claire DUBOSC et Lauriane ESCAFFRE.Réalisée par Aurore MAHIEU.Produite par Sidonie DUMAS, Christophe RIANDEE, Isabelle DEGEORGES et Julien NEUVILLE.Direction littéraire : Michaël GABRION.AvecCéline SALLETTEMax BOUBLILClaire NADEAUEna LETOURNEUX Thomas GIORIAEva HUAULTCamille SOULERIN Marie-Christine ADAM Sigrid BOUAZIZ Quitterie PICAMOLES Noom DIAWARAEriq EBOUANEY Pat TEPASSOEric DENIZEEtienne DESVOISINS Léo GRÊLÉCédric MARUANI Anaïde ROZAM Alexandre KOMINEKJérôme LENÔTRE Guillaume BOUCHEDE Johann GUERINDirection de production : Mathilde GUERMONPREZ et Ashley TOLA. Assistante de production : Charlotte QUÉRÉ.Ingénieur du son en extérieur : Nassim EL MOUNABBIH.Ingénieur du son en studio : Robin FELICI au studio Caleson. Perchistes : Yoen COUSOT PAOLI et Makedah CONTOUT.Montage : Aurore MAHIEU.Sound design et spatialisation par Antoine MARTIN aux studios Suburb et Polysson. Bruitages par Gilles MARSALET au studio Midi Live.Mixage : Nassim EL MOUNABBIH.Supervision musicale : Aurore MAHIEU.Musique originale composée par Frank WILLIAMS, Jeanne LA FONTA, Stéphane COCHET et Martin MAHIEU. Générique - « Something wrong »Composé par Ghost Dance(Frank WILLIAMS, Olivier BODIN, Valentine CARETTE et Benoît DANIEL) © Produit et édité par La FugitiveNOUVELLES ÉCOUTESProducteur Délégué : Julien NEUVILLE.Directrice générale adjointe : Nora HISSEM. Directrice artistique : Aurore MAHIEU.Directrice commerciale : Emmanuelle FORTUNATO. Responsable Régie : Flora TIBERGHIEN.Directrice des productions : Marion GOURDON. Chargée de production : Ashley TOLA.Chargée de communication : Anouk RENOUVEL. Gestionnaire RH : Anta COLY.GAUMONTProducteurs Délégués : Sidonie DUMAS et Christophe RIANDEE Producteur : Isabelle DEGEORGESDirectrice adjointe Gaumont Télévision : Anne ESTEBAN-BARRIÈRE Directeur des Productions : François PERILLATDirecteur littéraire : Michaël GABRIONContrôleur de Production : Mathilde SOMBSTAY Administratrice des Productions : Rindra ANDRIAMIADANARIVO Service Juridique : Victoria BARIGANT, Hortense FAUCON, Juliette PAWLACZYKCoordinatrice des Productions : Delphine REIGNIERAssistée de Guillaume KHODAVESI Responsable Communication : Quentin BECKERRemerciements à Camille DE DOMINICI, Quentin DEBARD, Estelle CHAUFFOUR, Pierre VITRÉ, VAUBAN AUTOMOBILE ARGENTEUIL, Camille CLOUVEL, DORCEL, Julien MALY, CARREFOUR MARKET PARIS-AMELOT, Virgile STEIN, Aurore MAHIEU, Ashley TOLA, Charlotte QUÉRÉ, Michaël GABRION, Mathilde GUERMONPREZ, Cassandra DE CARVALHO, Makedah CONTOUT, Thérèse BAILLY, Mélanie VAZEUX, Jojo, Rodrigo SACIC, Marielle GATTEAUT, EMERGENCE, Nathalie BESSIS, Juliette LAMBOLEY, Alexane GUILLOT, Arié CHAMOUNI, Sarah DUBOSC, Guillaume D’HAM, Suburb, Nicolas NAEGELEN, Polysson, Midi Live, Louis GAUSSEM, Veronique PEYREFITTE, Chloé MAHIEU, Maud GODRON-MAHIEU, Eva, Mina et Nicolas BECKER.© NOUVELLES ÉCOUTES - GAUMONT 2022  Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
15:36 13/06/2022
#182 - Le régal des céréales
Elles sont tellement partout qu’on ne les voit même plus, dans les champs dorés qui défilent à toute allure quand on est dans le train comme sur les étagères de nos placards. En plus d'être partout, elles sont également là depuis toujours puisqu’elles ont accompagné l’essor des civilisations. C’est en effet leur culture qui a permis à nos ancêtres de pouvoir compter sur une alimentation consistante et régulière, et donc de s’organiser en sociétés plus complexes. Elles, ce sont la riche famille des céréales. Parmi elles, on trouve le blé, le maïs, les flocons d’avoine, le riz, l’orge, le sarrasin, le boulgour, le quinoa ou encore le millet.Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'augmentation du prix de la tonne de blé rappelle l'importance de la question de la souveraineté alimentaire. En toile de fond, les monocultures qui épuisent les sols et étranglent la biodiversité sont une autre problématique menaçant les écosystèmes mondiaux. Dans cet épisode, Émilie Laystary est allée tendre le micro à Manon Fleury qui sortira bientôt « Céréales » aux éditions Flammarion. Ensemble, elles ont parlé des céréales de la fourche à la fourchette, et de leurs combinaisons qui font du bien à la terre autant qu’à notre organisme. L'occasion pour la cheffe en résidence actuellement au Perchoir Ménilmontant (Paris) de rappeler que les céréales peuvent être des aliments nobles à sublimer en cuisine, bien loin de l’image du riz mal cuit ou du quinoa sans goût.Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
28:46 08/06/2022
#181 - On ne va pas chercher midi à 14 heures
Comme le faisait remarquer en 1979 le chercheur britannique en biopsychologie John Blundell, l’acte de manger est, par rapport à la respiration, un comportement répété mais suffisamment peu fréquent pour qu'il continue à être isolé en tant que tel. Autrement dit : on mange tous les jours, mais contrairement au fait de respirer qui ne cesse jamais, le fait de manger a un début et une fin. Il opère donc quotidiennement une rupture dans la continuité. En tant que repas intermédiaire, le déjeuner symbolise tout à fait cette rupture à mi-parcours d’une journée. Qu’on déjeune avec ses collègues et se retrouve à parler boulot sur un coin d’open space ou qu’on soit avec un vieux copain dans un bistrot à trinquer avec un verre de vin rouge qui se transforme alors en symbole d’une petite décadence à midi, de quoi le déjeuner est-il le nom ? Et si le petit-déjeuner est souvent décrit comme un temps pour soi avant le début de la journée et que le dîner signe dans l’imaginaire collectif les retrouvailles avec nos proches après le travail, qu’est-ce que le déjeuner, dans tout ça ? Entre sociabilité choisie et sociabilité contrainte, à qui ce repas appartient-il vraiment ?Dans cet épisode enregistré au Ground Control (Paris) dans le cadre du Printemps du Podcast, Émilie Laystary reçoit l'économiste Pascale Hébel pour discuter des caractéristiques du déjeuner. Temps consacré à la prise alimentaire, convivialité, plat du jour, télétravail, snacking, essor d'une offre rapide et pas chère : à quoi ressemble le déjeuner aujourd’hui en France ?Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
35:19 01/06/2022
#180 - Mieux vaut tarte que jamais !
Contrairement à un chou renfermant une crème qui ne se dévoile qu’au premier croc ou à un entremet dont les étages de mousses et de ganaches ne se révèlent qu’à la découpe, la tarte dit tout de ce qu’elle a dans le bide, immédiatement. Qu’elle soit aux fruits, au chocolat ou à la crème, la tarte est un plateau qui expose son contenu ; sa base de pâte (brisée, feuilletée ou crue) se meut en support plat et stable sur lequel de beaux ingrédients sont mis en valeur.Née au Moyen-Âge, la tarte est l’une des pâtisseries les plus anciennes de l'histoire de la gastronomie. Son principe très simple se décline à l'infini selon les terroirs. Tarte normande, tarte à la crème de marrons en Ardèche, tarte au fromage blanc en Alsace, papet jurassien, tarte aux pralines à Lyon, tarte Bourdaloue à Paris, tarte tatin en Sologne, tarte tropézienne ou encore tarte aux myrtilles des Alpes… La liste est aussi longue qu'un dimanche après-midi à attendre l'heure du goûter.Dans cet épisode, Émilie Laystary est allée à la rencontre de Marine Benayoun, pâtissière indépendante qui a fait ses armes à l’épicerie L’idéal à Marseille. L'occasion de revenir sur des souvenirs d'enfance, les secrets d'une bonne tarte sucrée et la première leçon du CAP pâtisserie.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
27:52 25/05/2022
#179 - Les frappé.e.s du café
Avec les températures qui montent, et si l'on remplaçait le petit expresso sur le zinc par un grand verre de café glacé, plus désaltérant ? Grand hit des beaux jours à la carte des coffee shops de nos villes, les cafés froids peuvent prendre différentes formes : frappé, rafraîchi avec des glaçons, infusé à froid en cold brew…Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le concept de café rafraîchissant n'a rien d'une création moderne popularisée par une nouvelle génération de barista. Ainsi, l'ancêtre du café glacé serait le mazagran, né en Algérie où il était souvent consommé par les troupes coloniales françaises. Le premier café frappé, lui, aurait vu le jour en Grèce, lorsqu'un employé Nestlé a eu l'idée de préparer son café instantané avec de l'eau froide et du sucre dans un shaker, faute d'avoir de l'eau chaude sous la main. Avec l'affogato (une boule de glace vanille servie dans un expresso en Italie) ou encore le cà phê sữa đá (le café glacé vietnamien, servi avec des glaçons et du lait concentré), les cafés consommés froids quadrillent la planète.Dans cet épisode, Émilie Laystary se rend à la Brûlerie Möka, à Marseille, pour tendre le micro à Iris Michalon, sa fondatrice. L'occasion de parler du café glacé servi avec une pointe de sirop d'orgeat dans le sud de la France ou encore de la passion du Japon pour le cold brew.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
23:09 18/05/2022
#178 - Et bonne ouverture, bien sûr !
En 2018, après des années passées devant un ordinateur, Sophie Lovergne réalise que l’épanouissement est ailleurs : c'est simple, il se cache dans le sucre et le beurre. Après un CAP pâtisserie en candidat libre, elle n'a plus qu'une idée en tête : ouvrir son propre lieu. Elle a même déjà le nom : « Encore un morceau », comme lui disait souvent sa mamie le dimanche midi. En 8 mois, la pâtissière en reconversion s'est retroussé les manches pour boucler un business plan, trouver un local et faire des travaux. C'est la dernière ligne droite : Sophie va bientôt pouvoir attirer les gens du quartier avec sa vitrine pleine de douceurs.Dans cet épisode, Émilie Laystary a tendu le micro à Sophie Lovergne à quelques semaines de l'ouverture de sa pâtisserie, place St Eugène dans le 7e arrondissement de Marseille. L'occasion de parler des différentes étapes qui jalonnent l'ouverture d'un lieu, entre petits stress et grands espoirs.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore Meyer MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
25:40 11/05/2022
#177 - On va en faire tout un plateau de fromages !
En tant qu’objets finis à la goûteuse matérialité, les fromages ont tout de véritables sculptures mangeables. Formes, textures et couleurs sont autant de paramètres décrivant la diversité de leurs appétissantes apparences. Les familles sont nombreuses : pâtes persillées, croûtes lavées, pâtes pressées non cuites, pâtes molles à croûte fleurie… Les formats (cylindriques, demi-cercles, petits dômes…) et les teintes (blanc écru, jaune d’œuf, orange délavé, gris cendré, bleu veiné…) aussi.En ce sens, les fromages sont une certaine cartographie des terroirs de France et d’ailleurs. Sur un plateau, l’effet d’accumulation titille les sens. Le crémeux d’un Brillat-Savarin, le piquant friable d’un gouda vieux, la longueur en bouche d’un persillé des Aravis, le coulant d’un Petit Fiancé des Pyrénées, la souplesse fruitée de l’abondance, le fumé d’une scamorza…Entre force, zone géographique, famille de fromages, lait et saison, quels sont les critères à prendre en compte pour faire une bonne sélection ? Avec quoi servir ses fromages pour en décupler l’expérience ? Pour répondre à ces questions, Émilie Laystary s’est rendue à la fromagerie Fil Bleu, rue Paradis, à Marseille. Au micro de Bouffons, les fromagères-crémières Laura Mansard et Alice Pinthier livrent leurs meilleurs conseils pour faire plaisir à vos convives.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore Meyer MahieuBouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Mathilde Jonin et Charlotte Quéré.Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
23:42 04/05/2022
#176 - Mille pâtes
Des orecchiette au creux desquelles le brocolis s’émiette dans les Pouilles, des spaghetti qui se transforment en nid à palourdes dans la Campanie comme en Vénétie, des paccheri dans lesquels la chair à saucisse de fenouil se loge, des penne à rainures qui attrapent bien la sauce tomate… En Italie, chaque recette semble convoquer sa famille de pâtes idéale. De par la diversité de leurs formes, les pâtes s’agencent, se marient, accueillent, accrochent, servent de support… différemment, à la sauce et aux ingrédients.Comment expliquer qu’une même association de farine, d’eau et parfois d’œufs peut donner texture, mâche et goût si différents ? Quels paramètres faut-il avoir en tête lorsqu’on choisit une forme de pâtes ?Pour parler des mille pâtes qui existent et des mariages heureux qu’elles forment, Émilie Laystary est allée à la rencontre des chef.fes Riccardo Ferrante (qui vient des Abruzzes et vit aujourd'hui à Paris) puis de Erika Blu (née à Rome et installée désormais à Marseille). Grande nouvelle : Bouffons sera à l'inauguration de Hoba (Paris 17e), le nouveau lieu du Hasard Ludique, le jeudi 2 juin 2022 à 19h30 pour un enregistrement en public et gratuit, mené bien sûr par Émilie Laystary ! Le thème de cet épisode spécial ? Le goût de l'ailleurs, mais ici ! Émilie reviendra sur le terme "exotique" et sur ce à quoi il fait référence. Elle se demandera s'il est possible de créer des saveurs lointaines avec des produits d'ici, et questionnera les limites du locavorisme. Réservez-vite votre place ici : https://hoba.paris/evenement/le-podcast-bouffons-en-live/#billeterieBouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore Meyer MahieuBouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore Meyer MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
27:15 27/04/2022
#175 - If you wasabi my lover
On a tendance à l’oublier quand il sort d’un tube sous forme de pâte verte ou lorsqu’on en croise une pointe entre le poisson cru et le riz d’un sushi : avant d’être un condiment, le wasabi est une racine que l’on peut raper fraîchement. Mais le précieux rhizome qui pousse bien dans les montagnes du centre du Japon est rare et cher.Le wasabi du quotidien, lui, est en réalité un ersatz de wasabi, soit un mélange de raifort, de colorant vert et d’une toute petite quantité de poudre de wasabi justifiant son inscription sur les packagings…Utilisé depuis des millénaires en cuisine pour ses propriétés anti-bactériennes, le wasabi est aujourd’hui entré dans le paysage gustatif japonais, autant apprécié pour sa force que pour ses saveurs.Pour en savoir plus sur le wasabi , Émilie Laystary a discuté avec la spécialiste de cuisine japonaise Laure Kié, née à Tokyo d’une mère japonaise et d’un père français.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore Meyer MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
21:10 20/04/2022
#174 - À tous les coins de morue
Dans l’argot des faubourgs, la morue était une femme de mauvaise vie, peu fréquentable. Dans le registre culinaire pourtant, la morue est un poisson ultra populaire, très apprécié pour ses grandes lamelles qui se détachent facilement à la cuisson tout en restant fermes.Dans le monde, la France est le seul pays à faire une distinction entre la morue et le cabillaud. On dit "cabillaud" pour le poisson frais et "morue" pour sa version séchée et salée.Pêchée dans les eaux froides des pays nordiques, la morue était prisée des Vikings. Aujourd’hui, on associe fortement ce poisson à la cuisine antillaise (avec les accras de morue), portugaise (avec le bacalhau) ou encore nîmoise (puisque la brandade de morue est une spécialité de la ville de Nîmes). Mais que vient donc faire un poisson d’Europe du nord dans les gastronomies antillaise, portugaise et nîmoise ? L’histoire de la morue est en réalité intimement liée à l’histoire de la route du sel. Au micro de Bouffons, l'afro-féministe végane Charlotte Polifonte (aka "Mangeuse d'herbe") explique les liens qu'il y a entre morue et esclavagisme aux Antilles.Puis, Émilie Laystary est allée à la rencontre de Sameiro Alves, qui tient l'épicerie portugaise Delícias de Belém, à Vincennes, afin d'en savoir plus sur la place de la morue séchée et salée dans la cuisine portugaise.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore Meyer MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
21:39 13/04/2022
#173 - Manger seul.e : La solitudîner
Que vous inspire l'idée d'entrer dans un restaurant pour vous attabler et manger seul.e ? Un malaise face à l'inconfort d'exposer votre solitude aux yeux d'une salle bondée de gens venus casser la croûte accompagnés ? Ou au contraire, une joie, devant le plaisir de savourer chaque condiment d'un plat sans devoir faire la conversation à quelqu'un ?Contraint ou voulu, le manger solitaire semble relever du tabou culturel, dans une société qui porte aux nues la notion de convivialité et fait du repas le décor officiel de celle-ci. Pourtant, l'ingestion d'aliments reste une action biologique tout à fait individuelle. Alors pourquoi la solitude devant l'assiette intrigue-t-elle ? Existe-t-il différentes façons d'être des mangeurs et mangeuses solitaires ? En quoi manger seul au resto le midi paraît-il plus simple que le soir ?Dans cet épisode, Émilie Laystary discute avec Nathalie Peyrebonne, chercheuse spécialisée en sociabilité alimentaire. Au micro de Bouffons, l'universitaire explique ce qui se joue dans l'acte de manger comme rappel de notre humanité.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore Meyer MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
23:35 06/04/2022
#172 - La revanche de la chicorée
Et si la chicorée était en train de faire son grand retour ? Après avoir été éclipsée par la popularité d'une boisson plus noire, plus intense, plus sexy et plus puissante qu'elle (… le café), la chicorée retrouve peu à peu ses lettres de noblesse, quittant son image désuète de boisson de personnes âgées.Désormais appréciée pour sa haute teneur en vitamines, son absence de caféine, sa production française éco-responsable, le breuvage aux notes torréfiées de caramel est de plus en plus prisé par les générations d’aujourd’hui, qui voient en lui une consommation plus saine et écologique.Dans cet épisode, Céline Séris (qui tient le blog de mode éthique Iznowgood) raconte à quel point la chicorée a pris une place importante dans son rituel du petit déjeuner. Vous entendrez ensuite Stéphane Catrice de l'entreprise artisanale Lutun, à qui Émilie Laystary a tendu le micro à Lille, afin qu'il nous parle de la torréfaction de la chicorée, plante qui s'épanouit particulièrement bien dans les Hauts-de-France.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore Meyer MahieuVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
20:56 30/03/2022