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IMPACT POSITIF - les solutions existent

Le podcast de celles et ceux qui ont un impact positif sur la société et sur le monde. Devant l’urgence climatique, la crise démocratique, une société aux inégalités croissantes, certains ont décidé de ne pas rester les bras croisés, ils ont un coup d’avance, l’audace de croire qu’ils peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Ils sont ce que l’on appelle des Changemakers. « Impact positif », c’est le podcast porte-voix de ces acteurs du changement. Entrepreneurs, citoyens, grands groupes, étudiants, associations, ils ont un point commun : leur impact positif sur la société ou l’environnement. Le podcast parle de leurs réussites, des solutions qu'ils proposent, de leurs motivations, des difficultés qu'ils ont rencontrées pour monter leur projet mais aussi de ce qu’ils veulent transmettre à celles et ceux qui les écoutent. Une conversation simple, sans détour et sans timing pour se laisser inspirer, et agir peut-être à son tour.

Titres

IMPACT POSITIF L'EMISSION - "Le Sport des Solutions" avec David Blough ou le sport comme levier de transformation
Impact Positif reçoit David Blough, auteur et expert en innovation sociale par le sport. Il a écrit et réalisé « Le Sport des Solutions » ( éditions Rue de l'Echiquier), un livre et un documentaire qui nous emmènent dans le monde entier pour découvrir les initiatives positives autour du sport. Pour David Blough, ancien directeur de l’ONG Play International, cela fait 30 ans que l’on assiste à un mouvement des innovations sociales et environnementales par le sport. De nombreux entrepreneurs sociaux, associations s’emparent de l’outil « sport » pour répondre à des besoins dans l’éducation, la santé, l’environnement. Ainsi de « Bike Bridge » qui apprend en Allemagne à des migrantes à rouler à vélo et à s’émanciper, tout en tissant des liens sociaux ou encore « Waves for Change » au Cap en Afrique du Sud qui a littéralement inventé la thérapie par le sport, en l’occurence le surf. Avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris cette année, le mouvement s’est accéléré grâce à un fonds de dotation créé en 2019 et qui a distribué 50 millions d’euros. Objectif : mettre l’accent sur l’impact social du sport. Plus de 1100 lauréats ont bénéficié de ce fonds qui a profité à plus de 4,5 millions de bénéficiaires. « Il y a un avant et un après les JO », affirme David Blough qui se pose toutefois la question de l’après : « Demain, comment continue-t-on ? Il y a un vrai enjeu sur l’éducation physique et sportive à l’école, comment lui donne-t-on autant d’importance que le français et les mathématiques ? ». Bonne écoute avec Impact Positif !
08:28 07/05/2024
IMPACT POSITIF L'EMISSION : "Le Slip Français" ou comment le Made in France tente de s'en sortir
Après 13 ans d’existence, l’entreprise est devenue l’un des emblèmes du Made in France. Aujourd’hui, le Slip Français lance une opération pour diviser ses prix par 2. Objectif : rendre ses articles accessibles au plus grand nombre. Pour cette opération baptisée (R)évolution, le Slip Français a commandé 400 000 pièces qu’il espère écouler en 2024. Il sollicite le grand public car sa survie en dépend dans un contexte où le Made in France souffre. Inflation, guerre en Ukraine, Fast Fashion, les facteurs sont nombreux et seuls 3% de la consommation textile en France vient du Made in France ! 75 000 personnes ont déjà répondu présent. Objectif pour le Slip Français : « réindustrialiser et retrouver des volumes qui pourront donner un nouveau souffle à l’industrie ». Et pourquoi pas encore baisser les prix ? Car il est difficile de faire face à la concurrence qui agit comme un rouleau compresseur sans respecter les mêmes règles. Pas d’aides, pas de cadre favorable pour celles et ceux qui fabriquent tout en France et qui s’imposent des règles contraignantes, ce qui peut paraître aberrant. Et Guillaume Gibault de conclure : « Il faut des opérations qui montrent le chemin ! Si on attend d’avoir la bonne loi dans deux ans, ce sera trop tard. C’est rare d’avoir un discours où on dit la vérité aux gens, il faut qu’il y ait des initiatives d’entreprises engagées qui prennent des risques et que le grand public nous soutienne ».
09:53 29/04/2024
IMPACT POSITIF L'EMISSION : La Suisse condamnée par la CEDH, une décision historique !
On revient dans cette épisode sur cette décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et on essaie de comprendre en quoi cette décision est historique avec Jérémie Suissa, délégué général de l’association « Notre Affaire à tous ».  « Notre Affaire à tous » est une association qui a été créée en 2015 et qui oeuvre pour l’instauration d’une justice climatique. Qu’est-ce que la justice climatique ? C’est faire en sorte que personne ne soit lésé dans la transition sociale et écologique et faire en sorte que celles et ceux qui le sont puissent obtenir des « réparations ». Elle cherche donc à faire reconnaître, au niveau pénal international, les atteintes les plus graves portées à l’environnement.   A Strasbourg, ce ne sont pas de jeunes militants écologiques qui ont eu gain de cause. C’est l’association des Aînées suisses pour la protection du climat, 2500 femmes âgées de 73 ans en moyenne. Bien qu’elles ne seront pas concernées par les effets à moyen et long terme du changement climatique, elles indiquent aujourd’hui que le dérèglement climatique a un impact sur leur santé et que cela aura aussi un impact sur la santé de leurs enfants et petits-enfants. Les publics ne sont pas touchés de la même manière, disent-elles aussi. « C’est admirable », explique Jérémie Suissa car grâce elles, la Cour « note qu’il y a un problème de prise en compte des générations futures dans la manière dont les politiques publiques sont prises ». Avec cet arrêt, la CEDH étend les droits de l’homme à la question climatique, et cela fait considérablement avancer la cause, selon les experts. Un arrêt qualifié d’historique qui devrait faire jurisprudence dans les quarante-six Etats membres du Conseil de l’Europe. Il sera en mesure de mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils renforcent leur action. La tendance est en tous cas mondiale, le nombre de contentieux a plus que doublé en cinq ans dans le monde, atteignant 2 180 cas en 2022, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement publié en 2023. Bonne écoute avec Impact Positif !
08:19 15/04/2024
IMPACT POSITIF L'EMISSION : Mike Berners-Lee : « Peut-on encore manger des bananes ? »
L’auteur et chercheur anglais publie pour la première fois pour le public français sa bible de l’empreinte carbone au quotidien, adapté à la France. Avec un titre provoquant et intriguant : "Peut-on encore manger des bananes ?", aux éditions de l'Arbre qui Marche. De l’e-mail à l’achat d’une maison en passant par la baguette ou encore faire la vaisselle, tout est passé au crible, avec parfois quelques surprises ! Ne pas perdre son temps avec des gestes insignifiants, et se concentrer sur des points essentiels, voilà ce que propose Mike Berners-Lee avec son livre. Objectif : donner une « intuition carbone » aux lecteurs. Tout le monde connaît les prix des objets de notre quotidien, alors tout le monde devrait aussi connaître leur empreinte carbone. Cela passe aussi par le fait de tordre le coup aux idées reçues : les bananes viennent de loin, oui, mais elles sont cultivées au soleil avec peu d’engrais et voyagent en cargo, finalement leur empreinte carbone est faible ! Vous préférez faire la vaisselle en laissant couler l’eau plutôt que d’utiliser le lave-vaisselle ? Mauvaise idée, le lave-vaisselle est plus économe en carbone. Dans un monde en plein réchauffement climatique, l’idée n’est pas de donner des leçons mais de faire sa part et de livrer les bonnes batailles. En vous faisant découvrir l’impact carbone de votre quotidien, Mike Berners-Lee vous propose ceci : un effort minimum pour un impact maximum. Replay : https://www.tf1info.fr/replay-lci/video-impact-positif-du-samedi-16-mars-2024-mike-berners-lee-peut-on-encore-manger-des-bananes-2289742.html
10:42 08/04/2024
Solution 85 - Sofyane Mehiaoui : dépasser son handicap, créer son club, jouer en Equipe de France.
Voici l'interview "déclic" du podcast avec Sofyane Mehiaoui que vous retrouvez à la fin de l'épisode. --------- Sofyane Mehiaoui est un passionné et c’est cela qui transpire quand vous discutez avec lui.  Sa passion du sport le pousse à se dépasser : il joue en Equipe de France, a un palmarès impressionnant et tente de se qualifier pour les JO 2024. Sa passion du sport le pousse aussi à transmettre aux jeunes et à dérouler sa philosophie de vie : il y a toujours des solutions à tout ! C'est pour cela qu’il a créé son club, le Paris Basket Fauteuil, dans le le 18ème arrondissement de la capitale. Chaque lundi, bénévolement, il y donne ses cours et se consacre à ces jeunes handicapés qui ont parfois traversé tout Paris pour être là. Ils sont heureux d’être dans le club, de pratiquer un sport de façon régulière, de progresser, de vivre une expérience humaine avec lui, d’être tous les jours un peu plus autonomes malgré leur handicap.  Sofyane Mehiaoui sait de quoi il parle. Il a dû attendre d’avoir son permis pour jouer au basket fauteuil, le seul club existant se trouvant dans le 15ème à Paris : impossible pour lui qui réside à l’opposé d’y aller chaque semaine. Pendre les transports à Paris pour une personne handicapée s’apparente à un périple bien trop risqué, trop compliqué, trop long. Quand il est rentré à Paris en 2020, après avoir joué dans différents clubs européens, il s’est rendu compte que rien n’avait changé et que le basket fauteuil était encore inaccessible. Sofyane Mehiaoui donne également des ateliers dans les écoles pour sensibiliser au handicap, (même si les enfants sont prêts selon lui,) dans les entreprises et même dans les prisons, histoire de faire comprendre aux caïds qu’il rencontre qu’ils pourront toujours s’en sortir dans la vie. Impact Positif est heureux de participer à la 2ème édition du Podcasthon et de mettre en avant le Paris Basket Fauteuil. Si vous avez apprécié, n’hésitez pas à donner pour faire prospérer le club ! Et n’hésitez pas à les solliciter si vous voulez faire du bénévolat, leur porte est ouverte. Très bonne écoute avec Impact Positif !
07:41 27/03/2024
Solution 85 - Sofyane Mehiaoui : dépasser son handicap, créer son club, jouer en Equipe de France.
Sofyane Mehiaoui est un passionné et c’est cela qui transpire quand vous discutez avec lui.  Sa passion du sport le pousse à se dépasser : il joue en Equipe de France, a un palmarès impressionnant et tente de se qualifier pour les JO 2024. Sa passion du sport le pousse aussi à transmettre aux jeunes et à dérouler sa philosophie de vie : il y a toujours des solutions à tout ! C'est pour cela qu’il a créé son club, le Paris Basket Fauteuil, dans le le 18ème arrondissement de la capitale. Chaque lundi, bénévolement, il y donne ses cours et se consacre à ces jeunes handicapés qui ont parfois traversé tout Paris pour être là. Ils sont heureux d’être dans le club, de pratiquer un sport de façon régulière, de progresser, de vivre une expérience humaine avec lui, d’être tous les jours un peu plus autonomes malgré leur handicap.  Sofyane Mehiaoui sait de quoi il parle. Il a dû attendre d’avoir son permis pour jouer au basket fauteuil, le seul club existant se trouvant dans le 15ème à Paris : impossible pour lui qui réside à l’opposé d’y aller chaque semaine. Pendre les transports à Paris pour une personne handicapée s’apparente à un périple bien trop risqué, trop compliqué, trop long. Quand il est rentré à Paris en 2020, après avoir joué dans différents clubs européens, il s’est rendu compte que rien n’avait changé et que le basket fauteuil était encore inaccessible. Sofyane Mehiaoui donne également des ateliers dans les écoles pour sensibiliser au handicap, (même si les enfants sont prêts selon lui,) dans les entreprises et même dans les prisons, histoire de faire comprendre aux caïds qu’il rencontre qu’ils pourront toujours s’en sortir dans la vie. Impact Positif est heureux de participer à la 2ème édition du Podcasthon et de mettre en avant le Paris Basket Fauteuil. Si vous avez apprécié, n’hésitez pas à donner pour faire prospérer le club ! Et n’hésitez pas à les solliciter si vous voulez faire du bénévolat, leur porte est ouverte. Très bonne écoute avec Impact Positif ! https://www.parisbasketfauteuil.com/ https://podcasthon.org/
31:13 27/03/2024
EXTRAIT - Solution 84, Frédéric Laloux et le projet «The Week » : sensibiliser à l’urgence écologique en une semaine
Frédéric Laloux est l’auteur du célèbre best-seller ressorti en poche cette année, « Reinventing Organizations ». Une bible du management vendu à des centaines de milliers d’exemplaires, un ouvrage devenu une référence pour toutes les entreprises qui veulent associer sens, intelligence collective et efficacité. Avec sa femme Hélène, ils sont entrés dans le sujet de l’urgence écologique un peu par hasard, mais ils y sont entrés avec passion et de leurs discussions avec des amis, du partage d’expériences, est né ce projet : « The Week ». Et si en une semaine, 3 films, 3 échanges entre amis, dans la famille ou entre collègues, on arrivait à sensibiliser à l’urgence écologie ? En s’appuyant sur la science et des exemples concrets ? Et si on montrait aussi les solutions déjà existantes pour atténuer et s’adapter ? Enfin, et si grâce à ces films et ces échanges, les participants avaient envie aussi d’agir à leur échelle ? « The Week », c’est tout cela ensemble. Plusieurs dizaines de milliers personnes ont déjà vécu l’expérience, mais il faut grossir encore pour avoir plus d’impact. Le couple a voulu reproduire le processus transformatif qu’il a vécu dans son parcours, un processus en forme de U : un épisode dans le sens de la chute, un arrêt, et une remontée. Le premier épisode propose de regarder la réalité en face, le 2ème d’identifier les sources d’espoir, le 3ème d’agir à partir de ce que nous sommes. Surtout, ils voulaient un récit positif et montrer qu’autour d’eux, « les gens qui se sont mis en action ont vu leur vie devenir plus riche, ils y ont gagné bien plus que ce qu’ils ont perdu ! » Le processus est simple : en quelques clics, on planifie ses séances, on prévient ses amis et/ou ses collègues. Avec un seul objectif pour « The Week » : ne pas laisser les participants sur le carreau, les emmener dans l’action et poser des questions simples, sans juger. En plus de celles proposées dans les films, toute une série d’activités sont listées sur le site de « The week » au niveau de l’individu, la collectivité, du politique. Lui qui connait si bien les entreprises, l’urgence climatique est-elle de nature à changer les organisations ? On voit de plus en plus d’entreprises libérées, entreprises contributives, entreprises régénératrices ? « Personne ne sait encore comment faire et du coup, on vit de vraies aventures », avance Frédéric Laloux. Et de citer Ray Anderson, le patron d’Interface qui avait dit ceci à ses salariés : « Il faut être prêt à rêver grand sans avoir de réponses ».  Bonne écoute avec Impact Positif. https://www.theweek.ooo/ Frédéric Laloux, Reinventing Organizations, Diateino, 2015. Aussi en poche et en édition illustrée.
06:39 28/02/2024
Solution 84 : Frédéric Laloux et le projet «The Week », sensibiliser à l’urgence écologique en une semaine
Frédéric Laloux est l’auteur du célèbre best-seller ressorti en poche cette année, « Reinventing Organizations ». Une bible du management vendu à des centaines de milliers d’exemplaires, un ouvrage devenu une référence pour toutes les entreprises qui veulent associer sens, intelligence collective et efficacité. Avec sa femme Hélène, ils sont entrés dans le sujet de l’urgence écologique un peu par hasard, mais ils y sont entrés avec passion et de leurs discussions avec des amis, du partage d’expériences, est né ce projet : « The Week ». Et si en une semaine, 3 films, 3 échanges entre amis, dans la famille ou entre collègues, on arrivait à sensibiliser à l’urgence écologie ? En s’appuyant sur la science et des exemples concrets ? Et si on montrait aussi les solutions déjà existantes pour atténuer et s’adapter ? Enfin, et si grâce à ces films et ces échanges, les participants avaient envie aussi d’agir à leur échelle ? « The Week », c’est tout cela ensemble. Plusieurs dizaines de milliers personnes ont déjà vécu l’expérience, mais il faut grossir encore pour avoir plus d’impact. Le couple a voulu reproduire le processus transformatif qu’il a vécu dans son parcours, un processus en forme de U : un épisode dans le sens de la chute, un arrêt, et une remontée. Le premier épisode propose de regarder la réalité en face, le 2ème d’identifier les sources d’espoir, le 3ème d’agir à partir de ce que nous sommes. Surtout, ils voulaient un récit positif et montrer qu’autour d’eux, « les gens qui se sont mis en action ont vu leur vie devenir plus riche, ils y ont gagné bien plus que ce qu’ils ont perdu ! » Le processus est simple : en quelques clics, on planifie ses séances, on prévient ses amis et/ou ses collègues. Avec un seul objectif pour « The Week » : ne pas laisser les participants sur le carreau, les emmener dans l’action et poser des questions simples, sans juger. En plus de celles proposées dans les films, toute une série d’activités sont listées sur le site de « The week » au niveau de l’individu, la collectivité, du politique. Lui qui connait si bien les entreprises, l’urgence climatique est-elle de nature à changer les organisations ? On voit de plus en plus d’entreprises libérées, entreprises contributives, entreprises régénératrices ? « Personne ne sait encore comment faire et du coup, on vit de vraies aventures », avance Frédéric Laloux. Et de citer Ray Anderson, le patron d’Interface qui avait dit ceci à ses salariés : « Il faut être prêt à rêver grand sans avoir de réponses ».  Bonne écoute avec Impact Positif. https://www.theweek.ooo/ Frédéric Laloux, Reinventing Organizations, Diateino, 2015. Aussi en poche et en édition illustrée.
39:24 28/02/2024
IMPACT POSITIF L'EMISSION - "La Ferme des Bertrand", 50 ans de la vie d'une ferme
En pleine crise agricole, le film « La ferme des Bertrand » est sorti au cinéma. Il raconte l’histoire d’une ferme de Haute-Savoie sur plusieurs générations. Un film émouvant aux personnages attachants, un film sur le sens du travail et de la vie, et qui donne à voir la réalité des campagnes. Rencontre avec Gilles Perret, le réalisateur. Si la date de sortie du film était fixée depuis longtemps, l’actualité a permis de le mettre en valeur. Avec des tracteurs qui sont allés jusqu’à Bruxelles et des agriculteurs venus crier leur colère. Colère contre des règles injustes, colère contre le fait de ne pas pouvoir vivre de son travail. Gilles Perret, lui, a voulu raconter une autre histoire, celle de trois frères qui ont tout donné pour leur ferme, sans doute trop, mais qui, au terme d’une vie de labeur, sont fiers du travail fourni, fiers également d’avoir pris soin de la nature autour d’eux. Leur ferme est une affaire qui marche, mais pourquoi ? Parce ce qu’ils sont dans une zone d’appellation d’origine protégée. Leur lait sert à fabriquer du Reblochon; ils le vendent deux fois plus cher car ils sont astreints à un cahier des charges bien précis. Des règles qui protègent ? Cela fait réfléchir dans le contexte actuel et alors que l’UE est en pleine négociation pour signer le Mercosur : « Il faut aussi raconter les belles histoire » nous explique Gilles Perret, le réalisateur, « Les AOP, c’est très intéressant, on fait du protectionnisme sur une zone géographique, avec des règles assez contraignantes mais qui contribuent aussi au respect de l’environnement, et grâce à cela le revenu des agriculteurs est conséquent. Ici, c’est la règle qui sauve les agriculteurs ». Gilles Perret est un habitué de ce genre de cinéma, réalisateur de « La Sociale », « Ma mondialisation » ou encore « Debout les Femmes », c’est un cinéma social qui cherche à avoir un impact sur la société. « Je fais en sorte que mes films servent à quelque chose. On emmène le spectateur par les émotions, et cela reste positif, le spectateur ressort avec la banane et je pense qu’il sera peut-être plus à même de changer les choses ou en tout cas de proposer des choses pour améliorer les conditions de vie de tout le monde ».
09:09 11/02/2024
IMPACT POSITIF L'EMISSION - Agriculture et écologie : comment avancer ensemble ?
En pleine crise des agriculteurs, le Haut Conseil pour le Climat publie son rapport : « Accélérer la transition climatique avec un système alimentaire bas carbone, résilient et juste ». Corinne Le Quéré, la présidente du Haut Conseil pour le Climat, nous explique comment agriculture et écologie peuvent avancer ensemble. Pour le Haut Conseil pour le Climat, l’agriculture fait face à 3 défis : baisser ses émissions de CO2, augmenter le stockage de carbone dans ses sols et s’adapter au réchauffement climatique, + 2 degrés à court terme, + 4 degrés à long terme. Un réchauffement climatique qui a - et aura- un impact très lourd sur les agriculteurs et leur productivité. Le système alimentaire est responsable de 22% des émissions de gaz à effet de serre de l’empreinte carbone française, dont 18% pour l’agriculture (surtout l’élevage). C’est le 2ème poste le plus émetteur après les transports et ce sont des chiffres qui ne circulent pas assez. Dans ce rapport, on voit que les émissions baissent mais pas assez vite pour atteindre les objectifs de 2030 et 2050. Comment être audible dans ce contexte de crise ? Pour Corinne Le Quéré : « Les produits les moins émetteurs ne sont pas valorisés. On a besoin de mieux partager la valeur entre tous les acteurs : de la production, de la transformation et de la distribution. Et c’est seulement quand on aura réussi cela que l’on va pouvoir changer tout le système ». Enfin, pour atteindre les objectifs de baisse des émissions, il faudra aussi diminuer d’ici 2050 de 30% la consommation des produits d’origine animale. Mais là aussi, tout est question de politiques publiques et c’est sans doute pour cela que le message passe si mal dans l’opinion publique. Ainsi pour la présidente du Haut Conseil pour le Climat : « L’offre alimentaire est très carnée, on ne valorise pas une offre basée sur les légumineuses, les céréales, etc. Et c’est vraiment le rôle de la distribution et de la restauration de faire cela. Les acteurs intermédiaires sont très importants pour s’assurer que les produits bas carbone soient valorisés et pour le moment, ce n’est pas le cas ».
08:43 30/01/2024
EXTRAIT : Solution 83 - Thierry Marx : redevenons des "mangeurs" !
 Retrouver dans cet EXTRAIT, l'interview déclic de Thierry Marx qui clôture le podcast. ---------- Thierry Marx est un grand chef engagé dans de multiples causes toutes liées à l’alimentation saine et durable pour tous. Dans Impact Positif, il nous parle du label Bleu Blanc Coeur qu’il soutient depuis longtemps, de son école de cuisine, et bien sûr de la nécessité de redevenir des « mangeurs » ! Thierry Marx a vraiment l’engagement chevillé au corps, il est sur tous les fronts : la formation pour tous avec ses écoles « Cuisines, mode d’emploi », la promotion d’une alimentation saine notamment avec ses paniers «  Bon », des paniers destinés à lutter contre l’inflation mais avec des produits de qualité, et le label BLEU BLANC COEUR. L’homme donne également volontiers des coups de pouce à des associations et entreprises sociales, comme « Les Cafés Joyeux ».  Un engagement qui lui vient de son parcours, Thierry Marx s’est fait tout seul, est passé par plein de petits boulots et a pu monter les échelons au gré de ses rencontres et de ses efforts. C’est cela qu’il s’efforce également de transmettre dans ses écoles qui forment chaque année gratuitement des chômeurs, des personnes en réinsertion, histoire de les lancer dans la vie, de leur donner une chance. Ces écoles viennent d’ailleurs de fêter leur 10 ans. Mais plus que tout, Thierry Marx veut faire passer des messages simples : prouver que cuisiner a du sens, que c’est facile, que cela apporte du bien-être et que c’est à la portée de tous. Pourquoi ? Parce que ce n’est qu’en cuisinant que l’on se rend compte de ce qu’il y a dans son assiette, que l’on prend conscience de ce que l’on mange. Lutter aussi contre une alimentation à deux vitesses lié à une baisse du pouvoir d’achat : les produits ultra-transformés aux plus modestes, et la qualité aux autres ! Au final, le consommateur est gagnant, et la planète s’en porte mieux. Tout au long du podcast, le grand chef nous livre quelques messages simples, comme ceux-ci : retrouver le partage autour d'un repas, cuisiner soi-même pour retrouver la qualité, le bien-être et lutter contre l'inflation. Il fait également des constats : sur notre société qui continue de produire de l'exclusion,  sur cette société de consommateurs qui nous a finalement "consumé" à force de nous demander d'acheter. Sans oublier l'interview déclic : ses fiertés, ses souvenirs et ses conseils. Très bonne écoute avec Impact Positif !
12:11 05/01/2024
Solution 83 : Thierry Marx, redevenons des "mangeurs" !
Thierry Marx est un grand chef engagé dans de multiples causes toutes liées à l’alimentation saine et durable pour tous. Dans Impact Positif, il nous parle du label Bleu Blanc Coeur qu’il soutient depuis longtemps, de son école de cuisine, et bien sûr de la nécessité de redevenir des « mangeurs » ! Thierry Marx a vraiment l’engagement chevillé au corps, il est sur tous les fronts : la formation pour tous avec ses écoles « Cuisines, mode d’emploi », la promotion d’une alimentation saine notamment avec ses paniers «  Bon », des paniers destinés à lutter contre l’inflation mais avec des produits de qualité, et le label BLEU BLANC COEUR. L’homme donne également volontiers des coups de pouce à des associations et entreprises sociales, comme « Les Cafés Joyeux ».  Un engagement qui lui vient de son parcours, Thierry Marx s’est fait tout seul, est passé par plein de petits boulots et a pu monter les échelons au gré de ses rencontres et de ses efforts. C’est cela qu’il s’efforce également de transmettre dans ses écoles qui forment chaque année gratuitement des chômeurs, des personnes en réinsertion, histoire de les lancer dans la vie, de leur donner une chance. Ces écoles viennent d’ailleurs de fêter leur 10 ans. Mais plus que tout, Thierry Marx veut faire passer des messages simples : prouver que cuisiner a du sens, que c’est facile, que cela apporte du bien-être et que c’est à la portée de tous. Pourquoi ? Parce que ce n’est qu’en cuisinant que l’on se rend compte de ce qu’il y a dans son assiette, que l’on prend conscience de ce que l’on mange. Lutter aussi contre une alimentation à deux vitesses lié à une baisse du pouvoir d’achat : les produits ultra-transformés aux plus modestes, et la qualité aux autres ! Au final, le consommateur est gagnant, et la planète s’en porte mieux. Tout au long du podcast, le grand chef nous livre quelques messages simples, comme ceux-ci : retrouver le partage autour d'un repas, cuisiner soi-même pour retrouver la qualité, le bien-être et lutter contre l'inflation. Il fait également des constats : sur notre société qui continue de produire de l'exclusion,  sur cette société de consommateurs qui nous a finalement "consummé" à force de nous demander d'acheter. Sans oublier l'interview déclic : ses fiertés, des secrets et ses conseils : Très bonne écoute avec Impact Positif !
41:00 31/12/2023
IMPACT POSITIF L'EMISSION : Luc Jacquet : " Voyage au Pôle Sud", retour en Antarctique, 30 ans après
Luc Jacquet a effectué sa première mission au Pôle Sud en 1991. Depuis, il n’a cessé de vouloir y retourner. Ce film « Voyage au Pôle Sud » est un hommage à cet endroit unique, sauvage et hostile, qui subit plus qu’ailleurs les effets du réchauffement climatique. Rencontre. Luc Jacquet nous transporté avec ses films, il nous a fait rêver mais aussi prendre conscience du merveilleux, de la grandeur de cette nature, de sa beauté et sa fragilité. Dans sa filmographie : « La Marche de l’Empereur », Oscar du meilleur documentaire en 2006, mais aussi « La Glace et le Ciel » qui retrace le parcours du glaciologue Claude Lorius, un pionnier, l’un des premiers à avoir fait le rapprochement entre réchauffement climatique et concentration de gaz à effet de serre. Mais en 30 ans, il a également vu cette nature changer, sous l’effet du dérèglement climatique. On sait que les Pôles se réchauffent deux à quatre fois plus vite qu’ailleurs sur la Terre. Il se désole de ne pas avoir réussi à sensibiliser davantage l’opinion publique. « J’ai contribué, dit-il, mais malheureusement, pas assez. J’ai su, mais je n’ai pas alerté assez fort ». Du haut de son expérience, que dit-il aux jeunes ? Il faut retrouver le chemin de la Nature ! Quid de la notion d’émerveillement, de plus en plus mis en avant par les scientifiques ? « Peut-être que quand on est à court d’argument, l’émerveillement est quelque chose à réinviter et à retrouver. » « Voyage au Pôle Sud » est un film récit dont il est le narrateur. Un film poétique, en noir et blanc où chaque image est léchée. Pour Luc Jacquet, quand on a accès à ce genre de paysage, la moindre des choses, c’est de le partager. Objectif de ce dernier opus : montrer à voir ce que lui a vu profondément, au fond de son coeur. Ce film est aussi un manifeste, car « la beauté aujourd’hui, on en a besoin », explique le réalisateur. Selon lui, on a besoin de vivre dans un environnement qui nous inspire et qui nous fait du bien. Et il conclut : « Je veux que les gens sortent de la salle en ayant pris l’air, en ayant fait un grand voyage, et senti les vibrations de ce monde ».
07:05 24/12/2023
IMPACT POSITIF L'EMISSION - "Scientifiques en rébellion" : quand les scientifiques sortent de leurs labos
Rapport après rapport, alertes après alertes, les gouvernements ne prennent pas la mesure de l’urgence climatique et la parole des scientifiques est mise en doute. C’est ce qui a poussé certains d’entre eux à se mobiliser au sein d’un collectif mondial « Scientifiques en Rébellion ». Nous accueillons deux d’entre elles sur LCI dans Impact Positif. Léa Bonnefoy est docteur en planétologie et André de Backer est chercheuse en Sciences des matériaux. Toutes deux font partie des « Scientifiques en rébellion », c’est à dire des scientifiques qui pensent qu’il faut sortir des laboratoires et agir. Ils prônent la désobéissance civile, mais celle-ci n’est qu’une action parmi d’autres. Leur objectif : ramener des lieux de débats grâce à l’apport de leurs connaissances, permettre aux gens de poser des questions, de réfléchir afin de se mettre en action. Pour Andrée de Backer, « la parole des citoyens doit être écoutée à l’échelle de la société, on ne va pas changer le monde avec des injonctions verticales ». La semaine dernière, alors que la COP 28 venait d’ouvrir à Dubaï, ils ont organisé à Bordeaux une « contre-COP » avec des débats, des conférences, et notamment un procès fictif contre TotalEnergies. Pour eux, pas question de se rendre sur place, les COP se succèdent et il n’y a pas d’effets visibles. Quant à l’issue de cette COP 28 de Dubaï, il n’y a pas beaucoup d’espoir, ce sera « business as usual ». Les énergies fossiles continueront de progresser, l’idée est de développer des techniques de captage de CO2 pour atténuer les émissions. Une hérésie pour les scientifiques : « Ces techniques ne sont pas matures et ne marcheront pas à grande échelle, cela mettra trop de temps or d’ici 10-20 ans, ce sera trop tard » conclut Léa Bonnefoy.
10:15 12/12/2023
IMPACT POSITIF L'EMISSION - "Mondes Disparus" : la réalité virtuelle pour sensibiliser
Le Muséum National d’Histoire Naturelle propose jusqu’au 16 juin l’exposition « Mondes Disparus ». Une exposition qui permet grâce à la réalité virtuelle de parcourir 3,5 milliards d’année en 45 minutes. Explication avec le commissaire scientifique et paléontologue, Gaël Clément. Casque sur la tête, en quelques secondes, le visiteur se retrouve transplanté à la fois dans le futur mais aussi très loin dans notre histoire, bien avant la préhistoire. Sans tout dévoiler, dans un parcours millimétré, il s’agit de suivre une scientifique et son robot à travers différentes périodes qui représentent autant de mondes disparus : cela va de l’Hadéen au Carbonifère en passant par le Crétacé et les dinosaures jusqu’à aujourd’hui… Des mondes qu’on parvient à revivre et à expérimenter grâce à la technologie, des mondes dont le visiteur lambda ignore tout aujourd’hui, des univers poétiques et merveilleux. Le visiteur comprend que « la biodiversité d’aujourd’hui, dont nous faisons partie, est le fruit d’une longue histoire de milliards d’organismes pendant des milliards d’années », explique Gaël Clément, le commissaire scientifique de cette exposition. Pour lui, l’autre enseignement de cette exposition est de montrer quelque part que la nature n’a pas été créée uniquement pour les yeux des hommes et nous en faisons pleinement partie !  Ce que l’on comprend aussi en parcourant cette exposition, c’est que tous les changements que l’on observe -de paysage, de climat, de températures -se font selon des cycles naturels très lents et très longs. Aujourd’hui, nous sommes dans un cycle naturel très lent mais depuis 150 ans, depuis la révolution industrielle, les activités humaines ont complètement accéléré les modifications des environnements et les organismes - dont nous faisons partie -n’ont pas le temps de s’adapter pour répondre à ces changements environnementaux. « Cela entraîne les difficultés que l’on commence à discerner mais également beaucoup d’autres à venir », explique le scientifique. L’exposition est une prouesse technologique, et les scientifiques ont travaillé main dans la main avec les créatifs, les spécialistes de la réalité virtuelle pour reconstituer une centaine d’espèces végétales et plus de 120 espèces animales… On comprend mieux la devise du Muséum d’Histoire Naturelle après avoir vu « Mondes Disparus » : émerveiller pour instruire. Peut-être qu’en quittant cette exposition, d’ailleurs, le visiteur aura envie de mieux protéger le vivant qui l’entoure, comprenant qu’il peut disparaître à son tour ? Bonne écoute avec Impact Positif.
09:35 13/11/2023
IMPACT POSITIF L'EMISSION : le modèle de Recyclivre par son co-fondateur David Lorrain
 Recyclivre est le premier revendeur en ligne de livres d’occasion en France. L’entreprise est aussi membre du 1% For the Planet, un collectif d’entreprises qui reversent chaque année 1% de leur chiffre d’affaires à des associations environnementales.  Recyclivre coche toutes les cases : sociale, sociétale et environnementale. L’entreprise revend, donne ou recycle tous les livres qu’elle collecte chez des particuliers ou dans des points relais. Tous les ans, elle en collecte plus de 3 millions et en vend 4000 par jour. Elle évite ainsi que ces livres ne se retrouvent à la poubelle ou sans utilité chez son propriétaire. Elle fait également travailler dans son entreprise des personnes en insertion, et enfin grâce à ses bas prix, elle donne un accès plus élargi à la culture. Pour l’entreprise, l’impact environnemental et social et le business ne sont pas incompatibles, au contraire, « c’est comme cela qu’on change le monde, » déclare David Lorrain, le fondateur de l’entreprise, qui estime que ce type d’entreprises sont celles qui résistent le mieux aux crises.  Mais ce n’est pas tout, Recyclivre est également membre du 1% for The Planet, un collectif d’entreprises qui fait le choix de verser chaque année 1% de son chiffre d’affaires à des associations environnementales. Ces associations sont sélectionnées chaque année par le 1% et viennent pitcher lors des Rencontres pour la Planète, celles-ci se dérouleront ce mardi 10 et mercredi 11 octobre. En France, les 1200 membres versent 10 millions d’euros chaque année. La plupart sont des TPE qui ont intégré dès leur création la philanthropique dans leur business modèle. C’est aussi le cas pour Recyclivre. « Pour nous c’était une évidence », explique David Lorrain pour qui être membre du 1% est aussi un élément attractif en externe pour recruter, et en interne pour mobiliser les équipes.  Bonne écoute avec Impact Positif ! N'hésitez pas à nous contacter sur les réseaux sociaux si vous avez une remarque ou une suggestion : INSTA @impactpositif.podcast ou Twitter ou Linkedin @SylviaAmicone Merci !
08:40 03/11/2023
IMPACT POSITIF L'EMISSION - Banlieues Climat - Feris Barkat : amener les enjeux de la transition dans les quartiers
Féris Barkat est le co-fondateur de Banlieues Climat, une association qui n’a même pas un an mais qui a su se faire remarquer jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Objectif : former des jeunes, et amener ces thématiques au cœur des quartiers. Féris Barkat est un homme pressé. A 20 ans, devant l’urgence écologique, il a suspendu ses études à la London School of Economics pour lancer son association Banlieues Climat et cette dernière année, un peu folle, lui a donné raison. Rapidement, grâce à ses arguments, grâce au travail de ses co-fondateurs et grâce aux instances mises en place par le gouvernement (Rencontres Jeunesse à Matignon, Conseil National de la Refondation), il a su faire mouche et convaincre. Ses formations sont à présent certifiées par le ministère de l’Enseignement Supérieur. Quels sont ses arguments ? Ils sont simples : ne laisser personne de côté dans cette transition écologique qui arrive et qui va structurer nos vies à toutes et tous : « Si demain la transition est partout, et ce sera le cas, tu vas devoir t’adapter au changement. Si la société se transforme, cela veut dire qu’il y aura des opportunités, des émancipations possibles à travers la question écologique. L’idée, c’est de dire que nous, les quartiers populaires, on veut profiter de cela et essayer de s’émanciper à travers cette transition écologique ». Ce qui plaît aussi chez Féris Barkat, c’est qu’il parle de l’écologie différemment, dans un récit mobilisateur qui embarque tout le monde. Il aime parler d’ « écologie populaire », et être dans le concret des sujets : la santé, l’alimentation, les logements, les espaces verts. Parler sobriété à quelqu’un qui n’a rien, cela ne marche pas, déclare-t-il en substance. Surtout, il propose autre chose à ces jeunes, et il fait en sorte que ceux-ci ne se résignent pas à la « place qu’on veut leur donner ». Il n’y a pas que le rap et le football dans les quartiers, dit-il. « Voir des jeunes arriver en jogging, avec leur manière de parler, mais qui maîtrisent tous les chiffres, c’est inattendu, lance-t-il. Ces jeunes sont autant capables voire plus que les autres ».
09:25 22/10/2023
IMPACT POSITIF L'EMISSION - Bertrand Piccard : "Il faut montrer les solutions"
On ne présente plus Bertrand Piccard, explorateur, psychiatre, pilote. Il nous a fait rêver avec son avion solaire le « Solar Impulse » et aujourd’hui, il expose à la Cité des Sciences à Paris jusqu’au 7 janvier une centaine de solutions pour des villes plus durables et surtout plus efficientes, un adjectif qui lui est très cher.  Avec sa Fondation Solar Impulse, Bertrand Piccard labellise à travers le monde des solutions, déjà plus de 1000 dans tous les domaines : énergie, habitat, déchets, transports, etc. Car pour l’explorateur, il est essentiel d’aborder les problèmes climatiques sous l’angle des solutions et de l’opportunité sociale et économique. Pour aller au-delà du sentiment d’impuissance que l’on peut tous ressentir face aux catastrophes qui s’enchaînent, il faut transformer le récit. D’où la création de cette exposition à la Cité des Sciences de Paris, « Ville de demain ».  Pourquoi dans la ville ? Parce qu’elles concentrent 75% des émissions des CO2. « On créé de l’éco-anxiété, et finalement, les gens ne savent plus quoi faire ! Moi, je voulais y répondre avec des solutions : redonner de l’espoir, pas de l’espoir béat en disant : tout ira bien. Non ! Tout risque d’aller très mal, mais ça ira beaucoup mieux si on implémente des solutions, il y a en énormément déjà existantes, ce ne sont pas de grandes idées pour le futur, mais elles sont disponibles alors utilisons-les et pour cela, il faut les montrer». Et c’est vrai qu’en cheminant dans l’exposition, on découvrira que ces solutions sont déjà exploitées ici et là : des panneaux solaires ultra-légers et flexibles pour s’adapter aux surfaces courbes et non rectilignes; un système de filtrage et recyclage des eaux pour réutiliser 25 à 45% de l’eau d’un réseau, ou encore une remorque 100 % électrique qui permet de transporter jusqu’à 250 kg en livraison, sans effort pour le cycliste. Loin d’un « techno-solutionisme » brandi par certains, Bertrand Piccard invite les visiteurs à se poser la question du bon sens : « Il faut moderniser !, dit-il,  quitter le monde du passé, polluant et inefficient pour un monde efficient et économisateur ». 
08:27 10/10/2023
IMPACT POSITIF L'EMISSION - Léa Thomassin : « Les associations sont une fabrique de lien social »
Léa Thomassin est la co-fondatrice et présidente d’HelloAsso, première solution de paiement pour les associations. Alors que de nombreuses associations comme la Croix-Rouge et les Restos du Cœur tirent la sonnette d’alarme en cette rentrée, on fait le point sur les forces et faiblesses du secteur, capital pour soutenir l’engagement citoyen. HelloAsso est une plateforme numérique qui permet de financer les associations via des dons. Depuis sa création, elle a récolté plus d’un milliard d’euros auprès de 9 millions de personnes. Elle est sans conteste le pionnier du numérique à impact en France. Depuis 14 ans, HelloAsso accompagne les associations dans leur développement, et leur propose des outils numériques gratuitement. HelloAsso publie aussi des baromètres pour décrypter l’engagement des Français et les chiffres sont impressionnants : un Français sur deux se déclare engagé dans une ou plusieurs activités collectives. L’environnement fait une percée significative avec de plus en plus de jeunes qui veulent s’engager dans cette voie. « Sur l’urgence écologique, il y a un sursaut citoyen chez les jeunes et cela se diffuse dans l’ensemble de la population, ce qui est très positif ! Cela fait partie des causes les plus recherchées sur HelloAsso ». Léa Thomassin parle non pas d’une Génération Climat” mais plutôt d’une “Génération engagée”. Selon elle, cela doit appeler une réponse de la part des acteurs de l’intérêt général, associations, fondations et institutions, « pour offrir aux jeunes des formats et modes d’actions en ligne avec leurs attentes ». On a aussi beaucoup parlé du rôle des associations après les émeutes du mois de juin dans le pays. Il y a 1,5 million d’associations en France, soit autant de fabriques de lien social sur le territoire, ce qui est une exception mondiale. « Elles créent des dynamiques de rencontre, de solidarité et d’entraide. C’est de cela dont on a besoin, explique la présidente d’HelloAsso. Les Français sentent que la société est de moins en moins soudée. En accompagnant la jeunesse, en appuyant ces acteurs associatifs, on a la capacité de renforcer cette création de lien».
09:09 21/09/2023
Solution 82 : Laetitia Vasseur, lutter contre l'obsolescence programmée et obtenir de belles victoires
  Laetitia Vasseur est la co-fondatrice de l’association Halte à l’Obsolescence Programmée. Depuis 8 ans, elle a obtenu de nombreuses victoires dont l’indice de réparabilité et aujourd’hui le bonus réparation. Sur Impact Positif, on fait un tour d’horizon des outils à disposition et des enjeux liés à la lutte contre l’obsolescence. Saviez-vous que chaque Français jette entre 16 et 20 kg de déchets électriques et électroniques chaque année ? Des chiffres faramineux qui font réfléchir, voilà pourquoi Laetitia Vasseur est depuis tant d’années au combat. Avec ce bonus réparation, l’idée est d’aider chaque Français à conserver ses produits le plus longtemps possible : lave-linge, grille-pain, téléphone ou encore télévision. En se rendant chez un réparateur agréé, la réparation sera facilitée grâce à ce bonus qui sera amplifié à la rentrée. L’idée est d’avoir un prix assez incitatif pour ne pas être tenté d’aller vers du neuf, avec des rabais pouvant aller jusqu’à 65 euros sur la facture. Autre nouveauté aussi, avoir la possibilité de réparer son écran de téléphone portable. A la rentrée, ce sera désormais possible avec ce bonus, alors qu’il s’agit des réparations parmi les plus courantes. Mais ce n’est pas tout. Après le bonus réparation, viendra l’indice de durabilité pour lequel l’association HOP a également longuement milité. Ainsi en 2024, on devrait savoir à quoi s‘attendre en achetant nos produits : va-t-il durer ? Lequel est le plus solide, le plus réparable, le plus durable ? Une révolution à l’instar du Nutriscore, le consommateur sera alors parfaitement éclairé. Laetitia Vasseur ne craint pas de s’attaquer à ce sujet titanesque, elle a même obtenu d’Apple qu’il paie une amende de 25 millions d’euros pour pratique commerciale trompeuse par omission. Une nouvelle procédure est en cours contre la firme à la pomme pour obsolescence programmée et entrave à la réparation. «Ils sont peut-être puissants mais nous sommes des millions », lance Laetitia Vasseur, jamais découragée. Retrouvez egalement l'emission LCI en replay sur tf1info.fr, rubrique REPLAY
41:44 07/08/2023
EXTRAIT : Solution 82 : Laetitia Vasseur, lutter contre l'obsolescence programmée et obtenir de belles victoires
Retrouvez dans cet extrait du podcast "l'interview déclic" qui vient clore l'épisode. Bonne écoute ! ---------- Laetitia Vasseur est la co-fondatrice de l’association Halte à l’Obsolescence Programmée. Depuis 8 ans, elle a obtenu de nombreuses victoires dont l’indice de réparabilité et aujourd’hui le bonus réparation. Sur Impact Positif, on fait un tour d’horizon des outils à disposition et des enjeux liés à la lutte contre l’obsolescence. Saviez-vous que chaque Français jette entre 16 et 20 kg de déchets électriques et électroniques chaque année ? Des chiffres faramineux qui font réfléchir, voilà pourquoi Laetitia Vasseur est depuis tant d’années au combat. Avec ce bonus réparation, l’idée est d’aider chaque Français à conserver ses produits le plus longtemps possible : lave-linge, grille-pain, téléphone ou encore télévision. En se rendant chez un réparateur agréé, la réparation sera facilitée grâce à ce bonus qui sera amplifié à la rentrée. L’idée est d’avoir un prix assez incitatif pour ne pas être tenté d’aller vers du neuf, avec des rabais pouvant aller jusqu’à 65 euros sur la facture. Autre nouveauté aussi, avoir la possibilité de réparer son écran de téléphone portable. A la rentrée, ce sera désormais possible avec ce bonus, alors qu’il s’agit des réparations parmi les plus courantes. Mais ce n’est pas tout. Après le bonus réparation, viendra l’indice de durabilité pour lequel l’association HOP a également longuement milité. Ainsi en 2024, on devrait savoir à quoi s‘attendre en achetant nos produits : va-t-il durer ? Lequel est le plus solide, le plus réparable, le plus durable ? Une révolution à l’instar du Nutriscore, le consommateur sera alors parfaitement éclairé. Laetitia Vasseur ne craint pas de s’attaquer à ce sujet titanesque, elle a même obtenu d’Apple qu’il paie une amende de 25 millions d’euros pour pratique commerciale trompeuse par omission. Une nouvelle procédure est en cours contre la firme à la pomme pour obsolescence programmée et entrave à la réparation. «Ils sont peut-être puissants mais nous sommes des millions », lance Laetitia Vasseur, jamais découragée. Retrouvez egalement l'emission LCI en replay sur tf1info.fr, rubrique REPLAY
10:05 07/08/2023
IMPACT POSITIF L'EMISSION - Jean Jouzel : "C'est maintenant qu'il faut agir !"
Jean JOUZEL est climatologue, ancien vice-président du Groupe 1 du Giec. Plus que jamais sur tous les fronts, cela fait cinquante ans qu’il alerte sur le réchauffement climatique. Formation gratuite en ligne, exposition, livre, pour lui, tous les moyens sont utiles pour sensibiliser et pousser à l’action. Presque tous les jours, il y a des alertes sur le front du climat : une 7ème limite planétaire sur 8 dépassée il y a deux semaines ; ce jeudi, on a dépassé des records de température moyenne mondiale pour un début de mois de juin, il n’avait jamais été aussi chaud… Sans parler des méga-feux, de la canicule sous-marine, des plus de 40 degrés en Sibérie, etc. Cette semaine, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a encore tapé du poing sur la table en qualifiant la réponse collective de « pitoyable » face à la réalité du dérèglement climatique. Pour Jean Jouzel, difficile d’imaginer un développement harmonieux de la civilisation si on échoue à faire la transition. « En revanche, réussir la transition, c’est aller vers un monde plus apaisé car forcément plus solidaire. On ne réussira pas si tout le monde ne regarde pas dans la même direction », assène-t-il. Il insiste aussi sur le dynamisme économique qui accompagnerait cette transition. Pour les jeunes d’aujourd’hui, cette transition sera attractive, il n’y a pas de raison de ne pas y aller, explique Jean Jouzel. « Seulement notre immobilisme fait que nous n’y allons pas assez rapidement ! », conclut-il. Avec une autre climatologue, Valérie Masson Delmotte, le scientifique lance également une formation en ligne gratuite avec le CNED, « le B.A-BA du climat et de la biodiversité » (https://climat.cned.fr/). Accessible à tous, elle permet de répondre au besoin d’information et d’explication des Français. Un outil utile, surtout face à la montée du climatoscepticisme sur les réseaux sociaux. Jean Jouzel est également commissaire scientifique d’une exposition qui vient de s’installer à la cité des Sciences et de l’Industrie, « Urgence Climatique », avec un seul espoir pour le climatologue : qu’elle donne envie aux citoyens de se mobiliser.
09:15 04/08/2023
REDIFF : Francis Hallé - Créer une forêt primaire en Europe de l’Ouest
Francis Hallé est un éminent botaniste et un biologiste, spécialiste des arbres et des forêts tropicales. Il a sillonné le monde entier, et est connu pour avoir inventé le radeau des cimes, une nacelle qui permet d’étudier la canopée des forêts. Pour ce podcast, il est accompagné d’Eric Fabre, secrétaire général de l’Association Francis Hallé pour la Forêt Primaire. Ensemble, ils portent un projet : créer une forêt primaire en Europe de l’Ouest. (05:55) Une forêt primaire, c’est une forêt qui n’a jamais été exploitée, ni modifiée de façon quelconque par l’homme, c’est un sommet de la biodiversité. Il n’en existe presque plus en Europe, elles ont toutes été détruites depuis 1850, la dernière qui subsiste est en Pologne, c’est la forêt de Bialowieza qui est elle-même en danger. Ce projet va s’étendre sur plusieurs siècles. Pour Francis Hallé, c’est le projet de sa vie. Aujourd’hui, l’Association cherche un terrain de 70 000 hectares, l’équivalent de l’île de Minorque, plusieurs pistes sont à l’étude dont les Vosges ou encore les Ardennes belges et françaises (10:40). On écouterait parler des heures Francis Hallé, il nous décrit la beauté de la forêt primaire et de ses arbres. Pourquoi ? (07:09) Parce qu’il n’y a pas besoin d’être un spécialiste pour apprécier la beauté, dit-il, c’est pourquoi il en parle souvent. Pourtant, quand il était étudiant, il était interdit de parler de beauté, de faire appel à cette sensibilité, présente pourtant en chacun de nous. Aujourd’hui, il se venge et bientôt, il sortira un nouvel ouvrage sur « la beauté ». Dans ce podcast, vous trouverez aussi toute une sélection de lectures (34 :10) pour vous initier aux arbres et aux forêts, initier vos enfants également. On rêverait de se balader avec lui, lui qui connaît tout sur tout, la moindre feuille, la moindre plante, même au hasard d’un couloir de LCI. On l’interroge également sur l’engouement des Français pour les arbres, la nature : il s’en réjouit même s’il ne se l’explique pas complètement. Lui qui avait l’habitude de donner des conférences devant 15 personnes, aujourd’hui, elles font salle comble ! Vieux sage, il n’aime pas répondre à certaines questions (28:45), alors quand ça l’ennuie, il le dit et puis tant pis ! Peu importe, on apprend énormément à ses côtés, lui qui n’attend plus rien des politiques – des gens pas très intéressants - mais qui espère beaucoup des citoyens, voilà pourquoi il les appelle à le rejoindre au sein de son association pour mener ce beau projet jusqu'au bout. Belle écoute avec Impact Positif.
36:44 31/07/2023
IMPACT POSITIF L'EMISSION - La Fresque du Climat, un million de personnes touchées
C’est un simple jeu de cartes pour comprendre les mécanismes du changement climatique. En 5 ans, la Fresque du Climat a déjà touché plus d’un million de personnes, avec l’objectif de provoquer une prise de conscience globale. Rencontre avec le créateur de ce jeu, Cédric Ringenbach. 42 cartes basées sur les rapports du GIEC pour comprendre que tout est lié, et pour comprendre les liens de cause à effet. En 5 ans, la Fresque s’est déployé partout : dans les entreprises, les écoles, les associations, au sein des pouvoirs publics. Et quand on l’a faite, cette Fresque, on n’est plus tout à fait le même. Et c’est justement l’objectif : faire comprendre pour faire agir. Cédric Ringenbach, le créateur, insiste sur la notion de bascule : « Notre but, en sensibilisant le public, est de déclencher une prise de conscience et un changement de comportement. Une bascule vitale si nous souhaitons limiter au maximum les effets dévastateurs des changements climatiques ». La Fresque est aussi un outil puissant car tout le monde peut s’en emparer. Pas besoin d’être un expert pour devenir un « fresqueur», la personne qui anime l’atelier. Chacun peut se former en quelques heures et s’améliorer au fil des animations. C’est ce qui constitue en grande partie le succès de la Fresque, de nombreux citoyens proposent ainsi bénévolement des ateliers au sein de l’école de leurs enfants, dans leur cercle, dans des associations, etc. La Fresque va à présent continuer son déploiement à l’international et continuer de toucher de plus en plus de monde. « Une brique nécessaire mais pas suffisante, explique le fondateur. Un million de personnes c’est beaucoup, mais c’est encore trop peu. Il faut se rendre compte que cette transition ne va se faire que si tout le monde s’y met. C’est tellement systémique que tout le monde doit trouver là où il peut agir. Progressivement, il faut embarquer tout le monde.»
08:47 28/07/2023
REDIFF : Timothée Parrique, vers une société de la post-croissance
Timothée Parrique est docteur en économie de l'écologie, il vient de publier « Ralentir ou Périr, l’économie de la décroissance » aux éditions du Seuil. Il s’agit en fait de sa thèse de doctorat simplifiée, une thèse qui a eu un retentissement surprenant, à tel point qu'elle a attiré l’intérêt des éditeurs. Son objectif était d'écrire un livre qui soit accessible à tous (4'15). On n'a plus plus temps d'avoir un diplôme d'économie pour participer au débat public, dit-il. Car la décroissance, on en parle de plus en plus, mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ? Le concept est clivant, vilipendé par certaines personnalités politiques, elle est présentée par d’autres comme le seul moyen de faire face aux enjeux climatiques et sociétaux. Si certains ne veulent pas en entendre parler, lorsque la pandémie nous a frappé (3'), on s’y est intéressé de près afin de savoir si cela pouvait être une solution pour envisager le monde d’après et pour ralentir, tout simplement. Ce que dit Timothée Parrique, c’est qu’il ne peut y avoir de croissance tout en baissant les émissions de CO2 (4'45); que la décroissance est une transition vers une économie de la post-croissance. Une décroissance qui doit être sélective (12'13), et cibler ceux qui contribuent le plus au dépassement écologique. Avec Timothée Parrique, on s'interroge aussi sur la pertinence de l'indicateur de croissance représenté par le PIB. Complètement désuet aujourd'hui, incapable de mesurer le bien-être, la qualité de vie au travail ou encore la dégradation de la planète. Pour l'économiste, il s'agit d'un indicateur de guerre, il nous indique comment l’économie tourne mais pas dans quelle direction ! Cependant, aujourd'hui, l'important n'est pas de changer d'indicateur mais surtout de freiner ( 22'). On évoque également le besoin d'utopies. Et le fait qu'on a oublié comment on fabrique de nouvelles économies. Pour lui, rien n'est écrit dans la roche ( 10:50), c’est le système dans son ensemble qu’il faut changer. Sur le terme "décroissance"... Ne fait-il pas peur ? Ne valait-il pas mieux l'appeler différemment (14') ? Economie mature, positive, croissance verte. Si certains proposent d'autres termes plus acceptables depuis des années, on a bien compris qu'ils n'ont pas réussi à transformer la société. Pour le scientifique, pas question de changer, il faut au contraire maintenir "ce mot de combat". Retrouvez enfin l'interview du "Monde d'Après" de Timothée Parrique (28'). Très bonne écoute avec Impact Positif.
40:45 24/07/2023
IMPACT POSITIF L'EMISSION - Romain Troublé : la nouvelle mission de Tara en Méditerranée
Cette fois, la goélette TARA va larguer les amarres pas très loin de chez nous, en Méditerranée. 120 sites ont été choisis dans 22 pays européens. Objectif : mieux comprendre les écosystèmes face aux dérèglements climatiques et face à la pollution chimique. Rencontre avec Romain Troublé, le directeur général de la Fondation Tara Océan. Pour Romain Troublé, la pollution invisible est tout aussi importante que la pollution plastique. Elle comprend par exemple la pollution chimique, les médicaments que l’on prend et qui se retrouvent dans la mer. « L’intérêt de cette mission, c’est essayer de comprendre comment ces molécules ont un impact sur les écosystèmes, quelle politique mettre en œuvre, comment réfléchir sur la qualité de l’eau, c’est-à-dire la qualité de vie ». Pour la première fois aussi, les marins de l’expédition vont s’approcher très près des côtes pour récolter des milliers d’échantillons pendant ces 18 mois de recherche. L’EMBL, le laboratoire européen qui accompagne TARA dans cette mission est très enthousiaste et espère faire des découvertes qui pourraient être de l’ordre de celles que Darwin a faites en son temps. Une expédition qui prend aussi tout son relief avec le rapport du GIEC publié ces derniers jours, une synthèse des derniers travaux parus. Pour Romain Troublé, il s’agit d’une synthèse qui résume très bien les risques du réchauffement climatique et qui reprend les chiffres que nous connaissions déjà : nous sommes à 1,1° de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle et nous pourrions atteindre les 1,5° dès 2030. « Il faut prendre des décisions fortes aujourd’hui , explique le directeur général de Tara Océan. Quand vous avez un degré de plus dans votre corps, vous avez de la fièvre, vous êtes dans votre lit. Pour la vie, c’est pareil. Tout change. C’est bien cela qu’il faut comprendre ». Une mission qui n’aurait pas été possible il y a 5 ans parce que la technologie n’existait pas encore. Une mission qui permettra de faire des découvertes pour prendre les bonnes décisions demain.
08:47 05/07/2023
REPLAY - IMPACT POSITIF L'EMISSION - Hugo Viel : retraite et climat, même combat !
La jeunesse est présente en nombre dans les cortèges contre la réforme des retraites, pourquoi ? Alors que le sujet pourrait leur sembler lointain, ces jeunes y voient surtout une occasion de questionner la place du travail via le prisme du changement climatique. C’est ce que nous explique le jeune militant Hugo VIEL sur Impact Positif. Retraite, Climat, même combat. Le slogan est aujourd’hui bien connu dans les cortèges ! Et c’est ce que viennent dire les jeunes en se mobilisant : quelles seront leurs conditions de travail dans 30, 40 ans avec peut-être 2 degrés supplémentaires sur la planète ? Les métiers pénibles le seront encore plus ; quant aux autres, ils travailleront dans des conditions dégradées. Au-delà des conditions de travail, pour de nombreuses ONG environnementales, travailler plus revient à compliquer encore plus l’objectif de réduire de 55 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, comme le prévoit le plan vert européen. « Travailler plus, c'est produire plus, c'est extraire plus, c'est polluer plus », disent-elles dans une tribune publiée récemment. Se pose aussi la question de l’action militante. Comment continuer à se faire entendre face à l’urgence climatique ? Les « marches climat » existent toujours mais ne mobilisent pas suffisamment. On sait que c’est une question qui génère de l’angoisse chez certains jeunes, ils n’hésitent plus à recourir à des actions radicales non violentes comme asperger des œuvres d’art dans des musées. Selon Hugo VIEL, c’est la complémentarité de différentes actions qui permettra de peser dans le débat : « Cela va du plaidoyer à la désobéissance civile non violente, (…) en passant par des manifestations maniant l’humour, il y a tout un tas d’actions qui sont complémentaires et qui in fine réussissent à mettre la pression sur les décideurs ».
08:42 05/07/2023
REPLAY - IMPACT POSITIF L'EMISSION - Du cinéma d'impact contre la désertification
La désertification des campagnes est un phénomène en constante augmentation. Les maires des petits villages sont de véritables héros sur lesquels repose parfois toute la vie du village. Focus sur un film qui met en lumière ce phénomène avec un casting parfait. Impact Positif reçoit la réalisatrice Mélanie Auffret. La réalisatrice a rencontré une vingtaine de maires pour écrire le scénario. Elle nous parle de leur force, de leur dévouement et des initiatives qui ont été mises en place parfois pour garder du lien social dans ces campagnes. Pour Mélanie Auffret, ces maires sont des gens ordinaires qui font des choses extraordinaires, et qui luttent contre la disparition de ces petits villages. Le film raconte la vie d’ un village breton au sein duquel l’unique école est menacée. Mais il n’y aussi plus de bar, et plus de boulangerie à l’image de 60% des communes françaises où il n’y a plus un seul commerce de proximité. Avec l’aide de ses administrés dont l’acteur Michel Blanc, la maire incarnée par Julia Piaton va tout faire pour surmonter les obstacles et remettre un peu de vie dans le village. Un don de soi qui n’aboutit pas toujours sur de grands changements mais qui apporte tout de même quelques « petites victoires »... Mélanie Auffret est également allée jusqu’au bout de sa démarche avec le film : elle est partie en tournée non pas dans des grands multiplexes mais dans de petits villages qui n’avaient pas pour habitude d’accueillir des avant-premières. Pour certains, la venue du film a été vécue comme un événement, un « 14 juillet ». « Les Petits Victoires » est un film qui prend tout sa place dans un cinéma d’impact intelligent, sensible et portant un message fort sur ce phénomène de la désertification aux conséquences multiples. 
08:28 25/06/2023
REPLAY - IMPACT POSITIF L'EMISSION - YNSECT : diversifier l'alimentation de demain
Ils sont des champions français et internationaux ! Le résultat de plus de dix ans de travail et un pari osé pour innover dans l’industrie. YNSECT est spécialisé dans l’élevage d’insectes, l’entreprise produit de l’alimentation durable pour les animaux, les plantes mais aussi pour les hommes. Rencontre avec le CEO et co-fondateur, Antoine HUBERT. Pas facile d’innover dans l’industrie en France tout en restant aligné sur ses valeurs et en voulant préserver la planète. Mais ils l’ont fait, et surtout ils ont montré la voie au point d’attirer la curiosité partout dans le monde. Aboutissement de plus de dix ans de recherche : la ferme verticale d’Amiens, la plus grande au monde, 36 mètres de hauteur. Elle pourra à terme produire 200 000 tonnes de protéines par an. Cela ne vous dit rien ? Ces protéines pourront nourrir 30 à 40% des saumons consommés chaque année par les Français ! Surtout, c’est l’impact carbone qui est remarquable. Pour un élevage d’insectes, il faudra 40 fois moins d’eau, 30 fois moins de terre qu’avec un élevage animal classique, il émettra 40 fois moins de CO2. Un atout majeur dans un contexte de crise climatique. Prochaine étape pour Ynsect, la nourriture pour les hommes. Les autorisations ont déjà été accordées et certains pays européens la commercialisent déjà. Mais il n’est pas question de proposer des insectes entiers à la consommation. « Les insectes entrent comme ingrédients dans la production d’autres aliments », explique Antoine Hubert. Ces insectes étant extrêmement bons pour la santé, l’enjeu est aussi de « rediversifier » l’alimentation. Depuis des décennies, les trois-quarts de la population mondiale mangent la même base alimentaire. L’agriculture s’est trop concentrée sur quelques animaux, quelques viandes, quelques fruits et légumes, ce qui fait une grosse pression sur les ressources et les éco-systèmes. D’où l’urgence de découvrir autre chose.
08:46 25/06/2023
Solution 81 : Camille Etienne, comment dépasser notre impuissance collective
A l’occasion de la sortie de son livre aux éditions du Seuil (« Pour un soulèvement écologique, dépasser notre impuissance collective »), Camille Etienne vient nous parler de son parcours de militante et de ce qu’elle a retenu de ces dernières années d’action en faveur de la lutte contre le changement climatique.  Au cœur de l’ouvrage de Camille Etienne, démontrer que l’impuissance est une construction, qu’elle est une obéissance et qu’il faut se « soulever » face à l’urgence écologique. « On a l’impression que la chose publique nous échappe, dit-elle, mais il faut que l’on se réapproprie notre puissance ». Pourquoi choisir le mot « soulèvement » ? Camille Etienne explique avoir envie de créer ou de participer à réveiller cette étincelle en nous et cite La Boétie : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux », alors on se soulève, ajoute-t-elle. La militante insiste aussi beaucoup sur cette idée du déclic. Pour elle, il s’agit d’un mythe, il ne faut pas l’attendre pour agir sinon, il ne se passera rien.  Au cœur de cette interview également, on aborde le sujet de l’éco-anxiété avec cette campagne lancée par « On est Prêt » et qui souhaite accompagner les jeunes (et moins jeunes) qui se sentent concernés par ce phénomène. Selon Camille Etienne, cette éco-anxiété est une réaction saine face à un monde malade et si les citoyens pensent qu’ils ne peuvent pas agir, elle leur répond qu’ils se trompent. « On n’est pas uniquement des consommateurs. Nos existences sont éminemment politiques, avance-t-elle. Ce n’est pas facile d’être écolo aujourd’hui mais les règles du jeu devraient nous encourager à l’être or ce n’est pas le cas donc, il faut aussi parfois changer les règles du jeu quand elles sont injustes».
40:14 11/06/2023

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