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Finta! le podcast

Explorateur d'idées de proximité, en Aveyron Finta! c’est le podcast qui nourrit des esprits, des envies d’agir et des espoirs très concrets à l’échelle locale. Finta! part du département de l’Aveyron pour explorer les voix de la ruralité, à la rencontre de celles et ceux qui incarnent la diversité et l’incroyable vivacité de territoires que l’on croyait oubliés. De l'Aubrac au Larzac, ils et elles sèment des graines, défrichent des chemins et portent des engagements structurants. Deux fois par mois, embarquez avec moi à leur rencontre.  Je m’appelle Lola Cros, je suis journaliste, et je vous emmène dès maintenant. 

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Une histoire de l'émigration des Aveyronnais : avec Roger Béteille et Sofian Bouchfira (rediffusion 1/2)
Du 7 au 9 octobre 2022, se tiendra le 22e Marché des pays de l'Aveyron, organisé par la Fédération des Amicales aveyronnaises à Paris depuis l'an 2000. L'occasion de replonger dans l'histoire de l'émigration du pays vers la capitale, d'en comprendre les raisons et les enjeux, d'hier et d'aujourd'hui. C'est pourquoi je vous propose une rediffusion de cet épisode, avec Roger Béteille et Sofian Bouchfira. Bonne écoute ! 55 ans les séparent. Eux, Roger Béteille et Sofian Bouchfira, mais aussi leurs travaux. Roger Béteille, 83 ans, est géographe. Sofian Bouchfira, 28 ans, sociologue. C’est leur sujet d’études qui les rassemble : l’émigration aveyronnaise, vers Paris, mais pas seulement.  Dans nombre de départements, l’exode rural a simplement contribué à disperser les populations. Les Aveyronnais, eux, se sont toujours distingués en structurant une solidarité, des liens économiques forts, et une sociabilité aussi, à travers les amicales.  De l’histoire des « bougnats », au XIXe siècle, jusqu’aux limonadiers des années 2000 : Roger Béteille et Sofian Bouchfira voient leurs travaux se mêler, dans une certaine continuité. L’un s’est inspiré des recherches de l’autre, l’autre suit de près l’actualisation des études de l’autre. Car si Roger Béteille a été pionnier en la matière, il est encore aujourd’hui une référence dans les sciences sociales pour son étude des migrations.   Au micro de Finta, c’est ce dialogue intergénérationnel autour d’une histoire qui a enjambé les siècles et désormais le millénaire que je vous propose. Une histoire qui perdure, se réinvente à l’aune des changements sociétaux. Une interview à deux têtes aussi longue que passionnante, que je vous invite à écouter en deux épisodes, dont voici le premier.
34:13 10/01/2022
Mines de rien #3 Marqué au fer rouge (Finta Aveyron)
Juillet 2001, silence assourdissant dans le Bassin. La dernière mine du territoire a définitivement baissé le rideau. Elle seule, la bien-nommée « Découverte », à Decazeville, demeurait en activité depuis la fermeture des puits de fond au mitan des années 1960.  Plus grand site minier à découvert de France, avec 1 kilomètre de circonférence et 200 mètres de profondeur, La Découverte aura fonctionné à plein régime pendant 173 ans jusqu’à la programmation progressive de l’arrêt de son exploitation. Quelques mois plus tard, en décembre 2001, c’est la centrale électrique de Penchot qui suivra. Dans le Bassin, on avait beau voir approcher l’échéance, l’amertume reste grande. Vingt ans après, les yeux tournés vers le passé, elle l’est encore. 2001 sera à jamais le point final de l’activité minière en Aveyron.  Petit à petit, le paysage s’est transformé, apprenant à vivre avec ses cicatrices physiques et mémorielles, autrement plus profondes. La Découverte est devenue un lac artificiel, un lieu que se sont réapproprié les Decazevillois. On y tire les feux d’artifice. Dans ce qu’il reste du patrimoine industriel, l’Association de sauvegarde a ouvert son musée, accueille les concerts de Mines de Jazz. Les façades de la ville se sont habillées de couleurs grâce au festival de graffiti « Mur’Mures » il y a quelques années. Comme autant d’initiatives pour apaiser un passé qui passe mal, apprendre à vivre avec et, mieux, en être fier. Alors même que la mémoire vivante se distend, c’est l’objet de ce troisième et dernier épisode de « Mines de rien » : la vie d’après et la transmission de ce pan d’histoire aux jeunes générations. Qu’en sait-on aujourd’hui ? Que veut-on en garder ? Et comment faire vivre cette mémoire ?
25:59 07/08/2022
Mines de rien #2 Grève au fond de la mine « jusqu’aux cerises s’il le faut »
🎙️ Finta - Explorateur d'idées de proximité en Aveyron  Les « belles années » de la mine n’auront duré qu’un court temps. Au sortir de la guerre, de la nationalisation des sociétés minières et de la construction de l’Europe qui bâtit une politique commune, l’activité du Bassin est condamnée selon une programmation qui ne laisse que peu d’espoir aux habitants. Dans un dernier élan de dignité, ils se lancent dans une grève au fond du puits « jusqu’aux cerises s’il le faut », qui durera finalement 66 jours.   Retour sur cet épisode marquant de l’histoire du Bassin avec Christophe Ribeyre, auteur de la pièce de théâtre « Jusqu’aux cerises s’il le faut », qui sera jouée cet été à Rodez et début 2023 à Decazeville. On retrouve aussi Roger Lajoie-Mazenq, Michel Herranz, René Tomczak et Joël Born. Bonne écoute.   🎙️ Réécoutez le premier épisode de Mines de rien. ⭐⭐⭐⭐⭐ Si vous appréciez Finta, que vous avez envie de le brancher dans les oreilles de vos proches, partagez ce courriel : c'est aussi simple que cela ! 💌 Merci de votre fidélité ! Et à très bientôt dans vos oreilles... Retrouvez tous les précédents épisodes de Finta! sur toutes les applications de podcast habituelles ( Spotify, Deezer, Apple podcast, Google podcast, Podcast addict... sur lesquelles vous pouvez vous abonner pour recevoir une alerte à chaque nouvel épisode) ou sur www.fintapodcast.fr. Suivez toute l’actualité du podcast sur Facebook, Instagram et LinkedIn mais aussi sur www.fintapodcast.fr. 
38:01 07/01/2022
Mines de rien #1 Les deux pieds dans la mine
Ouest-Aveyron, premier quart du XIXe siècle. Aubin, avec ses 3000 habitants, est le bourg agricole autour duquel gravitent des petites bourgades. Il y a Firmi et ses vignes, Viviez et ses marécages, Cransac et ses eaux thermales. Decazeville n’existe pas encore.   C’est à Noël 1828 que le Bassin entre des deux pieds dans l’activité minière qui le fera vivre jusqu’en 2001, alternant périodes économiques fastes et crises sociales d’ampleur.  De ces débuts et de ces belles années, de l’essor démographique du Bassin et du quotidien des mineurs, nous en parlons dans ce premier épisode de « Mines de rien ». Avec Roger Lajoie-Mazenq, Michel Herranz, René Tomczak et Joël Born. Bonne écoute. 
31:47 06/24/2022
Bande-annonce. Mines de rien, une histoire du bassin decazevillois en trois épisodes
Il faut imaginer de longues galeries, comme de tortueux boyaux, entremêlés sous nos pieds, superposés les uns aux autres. Entre 1828 et 1965, les sous-sols du bassin minier d’Aubin, Firmi, Viviez et Decazeville, vivaient comme une fourmilière. Jusqu’à 6000 mineurs s’y sont croisés, descendant jusqu’à 450 mètres sous terre chaque matin pour une journée qui pouvait durer 12 heures, parfois même 14.  Et ce, dans des conditions qui, malgré le progrès et la mécanisation, auront toujours été difficiles et dangereuses. De ce quotidien sous-terrain, au XIXe siècle, c’est encore Emile Zola, dans Germinal, qui en dépeint le plus juste tableau.   L’histoire du bassin sera surtout émaillée de grandes crises sociales, directement indexées sur le contexte politique et économique international.  De la naissance de ce bassin industriel au cœur d’un département agricole, jusqu’à devenir le premier producteur de rails en France.  De ces secousses sociales, dont certaines vireront au drame. De la grande grève de 1961, qui n’empêchera pas le déclin programmé de l'activité minière, de la métallurgie puis de la sidérurgie jusqu’au mitan des années 1980.  Suivront de faux espoirs de relance industrielle, une fuite démographique et un sentiment nourri d’abandon. Soudé par son destin collectif, le Bassin porte cette histoire, encore vive et douloureuse, à bout de bras. S’il entend aujourd’hui faire renaître la fierté d’un passé industriel, valoriser ses friches et ses cicatrices, c’est le défi de la transmission de cette histoire qu’il s’agit de relever pour aller de l’avant.  « Mines de rien », une série de Finta en trois épisodes, à écouter très prochainement. 
02:55 06/10/2022
Finta #21 Alexandre Cammas, l'empêcheur de tourner en rond de la cuisine française qui plonge sa plume dans l'assiette
C'est le journaliste Albert Londres qui le disait le mieux : « Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus que de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ». A sa manière, dans l'univers gastronomique, mon invité l'a porté, sa plume dans la plaie. Il a... le courage de l’audace. Il le dit lui-même. Enfant de cafetiers parisiens, originaires du Nord-Aveyron, entre Saint-Côme, Espalion et Cassuéjouls, Alexandre Cammas a commencé par une école hôtelière avant de revenir à ses premières amours, à savoir le journalisme. Il alliera ces deux univers en devenant critique gastronomique puis en fondant, à l’aube du nouveau millénaire, le guide Fooding.  Assumant de bousculer les codes d’une gastronomie française qu’il juge « encroûtée », Alexandre Cammas et ses acolytes veulent l’empêcher de devenir une carte postale sans vie. Leur guide, volontiers urbain et bobo, valorise les chefs qui osent, sortent des carcans. C’est le Fooding qui lancera, en 2004, le concept de « bistronomie » et contribuera à poser les bases d’un nouvel art de la table, où compte aussi bien l’assiette, que la décoration, l’ambiance et l’expérience.  S’il a aujourd’hui vendu le Fooding à son concurrent de toujours, Michelin, Alexandre Cammas poursuit sa route entreprenariale, suit ses envies et se réinvente. Le confinement l’a poussé à revenir plus régulièrement à Cassuéjouls, où il a lancé l’an dernier un festival, « Bon Esprit de Clocher », qui revient les 4 et 5 juin pour sa 2e édition.  Vous êtes bien accrochés ? On est partis.  
37:33 05/20/2022
2/2 Sofian Bouchfira x Roger Béteille : une histoire de l'émigration des Aveyronnais à travers le monde
2/2. Suite et fin. 55 ans les séparent. Eux, Roger Béteille et Sofian Bouchfira, mais aussi leurs travaux. Roger Béteille, 83 ans, est géographe. Sofian Bouchfira, 28 ans, sociologue. C’est leur sujet d’études qui les rassemble : l’émigration aveyronnaise, vers Paris, mais pas seulement.  Dans nombre de départements, l’exode rural a simplement contribué à disperser les populations. Les Aveyronnais, eux, se sont toujours distingués en structurant une solidarité, des liens économiques forts, et une sociabilité aussi, à travers les amicales.  De l’histoire des « bougnats », au XIXe siècle, jusqu’aux limonadiers des années 2000 : Roger Béteille et Sofian Bouchfira voient leurs travaux se mêler, dans une certaine continuité. L’un s’est inspiré des recherches de l’autre, l’autre suit de près l’actualisation des études de l’autre. Car si Roger Béteille a été pionnier en la matière, il est encore aujourd’hui une référence dans les sciences sociales pour son étude des migrations.   Au micro de Finta, c’est ce dialogue intergénérationnel autour d’une histoire qui a enjambé les siècles et désormais le millénaire que je vous propose. Une histoire qui perdure, se réinvente à l’aune des changements sociétaux. Une interview à deux têtes aussi longue que passionnante, que je vous invite à écouter en deux épisodes, dont voici la deuxième partie, suite et fin. Bonne écoute ! 
35:03 05/06/2022
1/2 Roger Béteille x Sofian Bouchfira : une histoire de l'émigration des Aveyronnais à travers le monde
55 ans les séparent. Eux, Roger Béteille et Sofian Bouchfira, mais aussi leurs travaux. Roger Béteille, 83 ans, est géographe. Sofian Bouchfira, 28 ans, sociologue. C’est leur sujet d’études qui les rassemble : l’émigration aveyronnaise, vers Paris, mais pas seulement.  Dans nombre de départements, l’exode rural a simplement contribué à disperser les populations. Les Aveyronnais, eux, se sont toujours distingués en structurant une solidarité, des liens économiques forts, et une sociabilité aussi, à travers les amicales.  De l’histoire des « bougnats », au XIXe siècle, jusqu’aux limonadiers des années 2000 : Roger Béteille et Sofian Bouchfira voient leurs travaux se mêler, dans une certaine continuité. L’un s’est inspiré des recherches de l’autre, l’autre suit de près l’actualisation des études de l’autre. Car si Roger Béteille a été pionnier en la matière, il est encore aujourd’hui une référence dans les sciences sociales pour son étude des migrations.   Au micro de Finta, c’est ce dialogue intergénérationnel autour d’une histoire qui a enjambé les siècles et désormais le millénaire que je vous propose. Une histoire qui perdure, se réinvente à l’aune des changements sociétaux. Une interview à deux têtes aussi longue que passionnante, que je vous invite à écouter en deux épisodes, dont voici le premier. Bonne écoute !
34:13 04/22/2022
Finta #19 Nicolas Julvé, le coutelier qui réveille l'histoire du vignoble de Marcillac
C’est l’histoire d’un couteau, ceinturé aux vignerons du Vallon de Marcillac pendant plus d’un siècle et subitement tombé dans l’oubli, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Le "liadou", littéralement "outil à lier". Il est, ancestralement, aux vignerons du Vallon ce qu’est le Laguiole aux bergers de l’Aubrac.  Sa renaissance, dans la pure tradition coutelière aveyronnaise, tient à la rencontre d’un petit-fils de vigneron, Jean-Noël Rey, et d’un « ancien » de Laguiole, Nicolas Julvé.   C’est lui, Nicolas Julvé, que j’invite au micro de Finta aujourd’hui, dans un épisode passionnant, dans lequel j’ai appris beaucoup, tant sur le vignoble marcillois que sur la tradition coutelière aveyronnaise, à travers le parcours entrepreneurial de Nicolas Julvé. Bonne écoute !  
32:40 04/08/2022
Finta #18 Camille Plagnard, ou l'art de mettre les jeunes au centre du village
S’engager. Donner en gage. Prendre position, choisir une voie, s’y consacrer, publiquement. S’enrôler, se lancer. Pour une cause, contre une autre. Il me semble n’avoir jamais autant entendu parler d’engagement. Comme s’il était urgent de se rebiffer, de choisir un combat. Prendre sa part.  Mon invitée n’a pas 30 ans. Dès la fin de ses études, d’abord via un service civique et aujourd’hui comme salariée, elle a choisi l’engagement comme cœur de son métier. Et particulièrement l’engagement des jeunes.   Cette invitée, c’est Camille Plagnard. Créatrice d’engagement, c’est l’intitulé de son poste, elle travaille pour l’association Insite, qui propose à des jeunes de s’installer dans de petites communes françaises le temps d’un « Erasmus rural ». Répondre à l’envie de s’engager des jeunes générations, en recherche de sens et de liens, tout en amenant du sang neuf dans les villages au service de projets structurants : c’est l’ambition d’Insite, et nous parlons tout de suite avec Camille. Bonne écoute.  
34:42 03/25/2022
Finta #17 Mathilde André, porte-voix d'agriculteurs bien dans leurs bottes
Elle anime le podcast « Dans leurs bottes », lancé par les Jeunes Agriculteurs aveyronnais, mais qui dépasse aujourd’hui largement les frontières du département. Elle, c’est Mathilde André.  A raison de deux fois par mois, Mathilde s’invite à la table du petit-déjeuner, à la ferme. A travers ces rencontres, elle entend montrer l’agriculture par toutes ses facettes, ses filières, ses parcours de vie. Dans l’espoir, à peine dissimulé, de donner envie à des jeunes de s’installer. C’est le défi majeur que devra relever le secteur dans la décennie qui vient. Révéler des vocations, mettre le pied à l’étrier, grâce à un discours incarné, positif et optimiste. Loin du discours plombé qui a mis à mal plus d’une génération d’agriculteurs.  Depuis plus d’un an, Mathilde enchaîne les kilomètres à travers la France. Plus de trente agriculteurs et agricultrices ont déjà accepté de se raconter à son micro. Aujourd’hui, on inverse les rôles, et c’est elle qui passe à table. Du renouvellement des générations en agriculture, de sa passion pour le syndicalisme agricole et de son engagement pour l’agriculture : on en parle dans cet épisode. Bonne écoute.  
36:10 03/04/2022
Finta #Pionnières 7/7. Josette Hart, dans l'œil des femmes qui ont choisi de vivre en Aveyron
Coiffeuse, infirmière, cadre de santé, puis sociologue. Présidente d’une association d’insertion, première adjointe au maire de Millau et documentariste, à ses heures perdues. Josette Hart est l’une de ces femmes multi-casquettes inspirantes. Si elle clôture cette série dédiée aux femmes « Pionnières » dans l’Aveyron, c’est parce qu’elle a réalisé, avec son époux Jean Milleville, un documentaire primé par le Public lors du festival international du film documentaire sur la ruralité, Caméras des champs. Ce documentaire, intitulé « Elles vivent ici », donne la parole à treize femmes qui habitent le Sud-Aveyron. Certaines y sont nées, d’autres y sont venues, d’autres revenues. Par le biais de cet ancrage commun, Joe Hart explore des parcours très intimes qui brosse la construction, à travers les générations, de ces femmes qui vivent ici. A partir de ce travail, c’est elle, Jo Hart, qui a accepté de se livrer au micro de Finta. De son parcours à elle, humaniste et engagé, de son regard sur la politique, de ce territoire qu’elle a choisi et sur lequel elle porte un regard à la fois tendre et aiguisé, nous en parlons ensemble, dans cet épisode enregistré dans son appartement avec vue sur la Pouncho d’Agast, à Millau. Bonne écoute.
34:43 02/18/2022
Finta #Pionnières 6/7. Sarah Singla, au nom de la terre
Dans la famille Singla, bien connue dans l’agriculture et sur le Lévezou, je voudrais la fille aînée, Sarah. La quarantaine toute fraîche, Sarah Singla a repris la ferme familiale avec vue sur les lacs du Lévezou. Céréalière, elle incarne la troisième voie qui se développe en agriculture aujourd’hui : après l’agriculture conventionnelle, puis l’agriculture biologique, voici venue l’agriculture de conservation.  En deux mots, elle consiste à ne plus labourer les sols, à ne jamais les laisser nus et à alterner des cultures toute l’année pour stimuler la vie souterraine. Une agriculture qui intensifie le rendement du sol et que Sarah nous explique dans cet épisode. Cette manière de faire l’agriculture, Sarah l’a héritée de son papa, qui en était l’un des pionniers en Aveyron et en France à l’aube des années 1980. Dans les pas de son papa, aidée de son grand-père, Sarah Singla a repris le flambeau. Si bien qu’elle est devenue, en Europe, « la » voix de l’agriculture de conservation. De conférences en formations, elle est de tous les rendez-vous pour prêcher sa pratique et faire entrer de plus en plus d’agriculteurs dans la danse. Critiquée, aussi, Sarah Singla répond avec philosophie et sagesse. Elle bouscule quelques certitudes, notamment en matière de chimie, et ouvre des pistes de réflexions nouvelles pour les néophytes comme moi.
38:20 02/04/2022
Finta #Pionnières 5/7. Emmanuelle Gazel, pour une nouvelle génération en politique
Il aura fallu attendre l’année 2020, et des élections municipales bousculées par le premier confinement dû au covid, pour voir une femme s’installer dans le fauteuil de maire d’une grande ville aveyronnaise. C’est donc Millau qui a ouvert la voie avec l’élection d’Emmanuelle Gazel.  Quand je dis grande ville, j’entends Rodez, Millau, Onet-le-Château, Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, j’étends jusqu’à Saint-Affrique. J’ai remonté quelques décennies d’archives jusqu’à faire ce constat. Et cela méritait bien de faire d’Emmanuelle Gazel une « Pionnière ». A 43 ans, elle figure dans l’espace politique aveyronnais depuis près de 15 ans. D’abord au cabinet du premier édile socialiste de Millau, Guy Durand, en 2008, Emmanuelle Gazel bascule dans l’opposition en 2014 quand Christophe Saint-Pierre est élu maire. De l’opposition, elle en prendra le volant. Désignée vice-présidente de Carole Delga, en région Occitanie, en charge de la formation, Emmanuelle Gazel prend du galon jusqu’à cette élection de juin 2020. De sa jeunesse saint-affricaine, de sa vocation pour accompagner l’insertion professionnelle, jusqu’à son engagement viscéral au Planning familial, la première magistrate de Millau se raconte au micro de Finta, dans cet épisode enregistré dans son bureau, en plein cœur de la Cité du gant. Bonne écoute.
34:41 01/21/2022
Finta #Pionnières 4/7. Danièle Puech, libératrice d'énergies féminines dans l'arène politique
Elle porte un nom indissociable de la politique aveyronnaise. Puech. Le nom de son époux, Jean Puech.  Lui, a été successivement maire de Rignac, élu départemental puis plus jeune Président du Département de l’Aveyron. Il le sera pendant 32 ans, jusqu’en 2008. Sénateur puis Ministre à deux reprises. Elle, Danièle Puech, n’a pas attendu cette rencontre pour entrer en politique.  Dès le début des années 70, elle est élue maire du petit village de Saint-Rémy, puis conseillère régionale. Pour inviter les femmes – trop peu représentées quand elles ne sont pas totalement absentes des conseils municipaux – à suivre ses pas, Danièle Puech fonde l’association des élues aveyronnaises. Par le biais de formations et de rencontres, elle entend créer un vivier de femmes prêtes à s’engager. Campagnes d’affichage, travail de terrain : si elle ne se dit pas féministe pour un sou, Danièle Puech a consacré son énergie à libérer celle des femmes sur la scène publique.  Décorée de l'Ordre national du mérite par Simone Veil à l’aube des années 2000, à Rignac, Danièle Puech avait alors rejoint le cabinet de son époux, dont elle était le bras droit, notamment pour la communication. Elle y consacrera ses dernières années de carrière, jusqu’à ce que le couple s’éloigne de la vie publique, en 2008.  De son engagement, de ses rencontres, de son regard sur la politique et la place des femmes aujourd’hui, jusqu’au « mammobile » qu’elle a contribué à lancer sur les routes aveyronnaises, nous en parlons dans cet épisode, enregistré chez elle. Bonne écoute.
38:32 01/07/2022
Finta #Pionnières 3/7. Danielle Dastugue ou les belles pages d'une littérature ancrée dans la ruralité
C’est un immense honneur, pour moi, d’avoir rencontré cette grande dame. Quelque peu en retrait, contrainte de se protéger face à la pandémie qui nous frappe, Danielle Dastugue a tout de même accepté de me recevoir chez elle.   Nous ne tomberons pas le masque, nous resterons loin l’une de l’autre. Mais dans la chaleur de sa voix, dans chacun de ses mots dont elle soigne l’articulation, il émane une infinie sagesse. Celle d’une femme de culture, descendue de Paris pour remettre la librairie ruthénoise La Maison du Livre sur pied.   Et qui, une fois relevé ce premier défi avec brio, créera les Editions du Rouergue, contre l’avis de tous, loin de Paris. Avec le succès que l’on connaît, jusqu’au rachat des Editions du Rouergue par la Maison Actes Sud en 2005.   De ses épopées culturelles, de son amour pour le cinéma, de son métier d’éditrice et des manuscrits, de son rapport à ce territoire aveyronnais qui l’a accueillie et dont elle revendique les racines aujourd’hui : nous avons parlé de tout ça avec Danielle Dastugue. Que je suis très fière de faire figurer dans cette série consacrée aux Pionnières en Aveyron. Bonne écoute…  
32:55 12/17/2021
Finta #Pionnières 2/7. Nicole Fagegaltier, l'étoile du bout du pont
Sur le chemin des Pionnières, je me suis invitée chez l'une des plus grands chefs aveyronnais. Depuis trente ans, son nom et son restaurant n'ont pas quitté le guide Michelin, qui ne compte qu'une quinzaine de femmes parmi ses étoilés.  Dans le village de Belcastel, qui l'a vue grandir, mon invitée a perpétué la tradition familiale en reprenant l'auberge que tenait sa grand-mère, puis sa mère avant elle, alors qu'elle n'avait qu'une vingtaine d'années. Rejointe par sa soeur Michèle en 1987, c'est en 1991 qu'elle décroche son étoile.   Derrière ses lunettes rondes, qui ne sont pas sans rappeler deux autres chefs aveyronnais, son sourire semble familier, comme l'impression de la connaître depuis toujours. Preuve qu'elle est, en Aveyron, une personnalité incontournable. A jamais la première et encore unique étoilée du département. Mon invitée, c'est Nicole Fagegaltier. 
40:30 12/03/2021
Finta #Pionnières 1/7. Marie-Thérèse Lacombe, affranchie en son sillon
En choisissant d’intituler cette série « Pionnières », je ne pouvais pas passer à côté d’une Pionnière s’il en est, en Aveyron. C’est chez elle que je débute cette série. Parce qu’au-delà de son rôle de premier plan dans l’agriculture aveyronnaise, mon invitée a écrit un livre-témoignage, également baptisé « Pionnières » aux éditions du Rouergue. Mon invitée, c’est Marie-Thérèse Lacombe.  C’est en rencontrant son époux, Raymond Lacombe, qu’elle arrive en Aveyron. Elle a une vingtaine d’années. Ils auront quatre enfants. Son époux, lui, aura vécu une vie d’engagements : maire de Camboulazet, il sera président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles, plus connue sous l’acronyme FDSEA, avant d’en prendre la présidence nationale pendant six ans, à la fin des années 1980. Décédé en 2002, Raymond Lacombe reste une figure nationale et historique du militantisme agricole.  Loin de rester passive à ses côtés, Marie-Thérèse Lacombe bouscule les codes attendus pour les femmes d’agriculteurs à l’aube des années 1960. Elle refuse de voir sa parole confisquée, son rôle cantonné au foyer et s’affranchit fièrement des carcans bien ancrés dans la campagne aveyronnaise. Cette campagne imprégnée et racontée comme étant dominée depuis toujours par le masculin. C’est nier le rôle des femmes dans les fermes quand les maris ont été mobilisés pendant la guerre, c’est nier aussi la place occupée par les femmes dans le quotidien des fermes. Bien que la reconnaissance du statut de « conjointe collaboratrice » ne date que de 1999. Et il faudra attendre 2019 pour que le droit au congés maternité soit voté en France.  Avec et autour de Marie-Thérèse Lacombe, c’est tout un mouvement qui va prendre la parole pour affirmer la place des femmes dans la modernisation des campagnes et du milieu agricole en général.  
36:39 11/20/2021
Finta - "Pionnières", la bande annonce
Elles ont défriché des chemins, ouvert des voies, porté une voix en Aveyron et parfois bien au-delà. Toutes ont en commun ce territoire.   A partir de la ruralité, qui les a naturellement façonnées, le témoignage de ces « Pionnières » contribue à penser le rapport à l’accomplissement des femmes à la campagne, au féminisme et à l’enclavement, d’hier à aujourd’hui.   Et si Annick Cojean compare le parcours des femmes à des « courses d’obstacles », la ruralité en est-il un... de plus ? C’est la question, en creux, à laquelle répondent les « Pionnières » que j’ai invitées au micro de Finta.  📣 Pensée en partenariat avec La Baleine, le théâtre municipal d’Onet-le-Château et le Café culturel Le Krill, cette série sera au cœur d’une soirée rencontre-débat, le lundi 15 novembre 2021 au Krill, en amont du spectacle « Je ne serais pas arrivée là si… », joué par Julie Gayet et Judith Henry. Cette pièce a été écrite à partir d’entretiens menés par la journaliste Annick Cojean, publiés dans Le Monde et compilés dans un recueil du même nom paru en librairie.   Sept femmes ont accepté de témoigner au micro de Finta. Ces femmes ce sont…  Marie-Thérèse Lacombe, Daniele Puech, Nicole Fagegaltier, Danielle Dastugue, Emmanuelle Gazel, Sarah Singla et Josette Hart.   Leurs parcours, nos conversations en tête-à-tête… Bientôt dans vos oreilles !  
05:18 11/05/2021
Finta #16 Simon Worou, un «divin» édile en premières lignes
J’ai vu écrit de lui qu’il était le « Barack Obama du Ségala ». Et si l’image le fait rire, il n’est pas peu fier d’incarner, à l’échelle à minima aveyronnaise, ce modèle d’intégration sociale. Premier maire noir du département, élu en 2014 et réélu haut la main en 2020, avec un score digne des « démocraties africaines », il en rigole aussi, Simon Worou est originaire du Togo.   De sa volonté de devenir prêtre jusqu’aux petits boulots à son arrivée en France, en passant par l’Armée, Simon Worou a fait de chaque embuche sur son chemin un tremplin. Et si c’est par la mêlée qu’il dit avoir gagné la confiance des Aveyronnais, sa métaphore rugbystique l’accompagne dans tout son engagement politique.  Après s’être livré dans de nombreux médias, Simon Worou s’apprête à dévoiler son histoire dans un livre, à paraître le 12 novembre prochain. Une manière de se réapproprier son parcours, ses mots et ses rebonds. On en parle tout de suite dans l’épisode, enregistré dans sa petite bourgade de Sainte-Juliette-sur-Viaur.  📣Sortie du livre de Simon Worou le 12 novembre 2021, séance de dédicaces le samedi 13 novembre à la Maison du Livre à Rodez.  
33:41 10/22/2021
Finta #15 Fred Joao, le bienvenu du Club
Les fauteuils feutrés n’ont presque pas bougé, la cabine de billetterie non plus. Derrière les portes battantes de la grande salle, quelques notes s’échappent. Si le public n’a toujours pas regagné « son » Club, les retrouvailles ne devraient plus tarder. Après la Toussaint, il sera grand temps de battre le rythme.   🎶 Entre ces quatre murs, toujours propriété de l’Evêché, je retrouve Fred Joao. Directeur de la salle de spectacle Le Club, à Rodez, il est aussi à l’origine de l’association Oc’Live, qui pilote le lieu. Avant de poser ses valises dans l’ancien cinéma du faubourg ruthénois, Oc’Live organisait des concerts itinérants en Aveyron. C’est elle qui a contribué à ancrer durablement une programmation de musiques actuelles à l’année sur le territoire.  S’ancrer ici, c’était son "dada" à lui. Faire mentir celles et ceux qui lui disaient que culture et musiques actuelles ne rimaient qu’avec grandes villes.  💬 Des travaux de réhabilitation du Club, qui marquent le début d’une grande aventure humaine, jusqu’à la crise sanitaire, qui a forcé les « cultureux » à revoir leur copie, on a parlé de tout ça avec Fred Joao. Il a aussi été question de son goût pour la scène live, de la hargne collective qui a permis au Club d’en être là aujourd’hui, de son amour pour l’engagement associatif.   C’est sur scène et sous les projecteurs, une fois n’est pas coutume, que Fred Joao a accepté de se raconter à travers ce lieu qu’il a façonné. Bonne écoute ! 🎧  Aller plus loin : Le site du Club 💃
33:02 10/08/2021
Finta #14 Camille Singla-Jalibert, à fleurs de Lévezou
Rendez-vous aux confins du Lévezou, véritable poumon vert et hydraulique de l’Aveyron. Autour de nous, des vaches, des brebis et au bout du chemin arboré : un champ de fleurs. Nous sommes sur le hameau de Veillac, qui abrite la première ferme florale du département.   Sa créatrice, Camille Singla-Jalibert, est mon invitée pour ce 14e épisode de Finta. C’est en découvrant Camille sur le marché de Rodez que je me suis posé « la » question : où et comment sont produites les fleurs que l’on aime tant s’offrir ? Et cette question m’a amenée sur un sujet à la fois vaste et passionnant, que nous abordons avec Camille dans cet épisode.    Arrivée en Aveyron pour rejoindre son mari, issu d’une famille d’éleveurs bovins, Camille Singla-Jalibert a commencé par le maraîchage avant de prendre le virage floral pendant la pandémie du covid. Cette trajectoire, cette folie de cultiver des fleurs à 800 mètres d’altitude, et cette envie de faire revivre la fleur locale en circuit court : je vous laisse avec notre conversation.  
34:25 09/24/2021
Finta #13 David Martin, une voix toute tracée
Une voix, presque familière. Chaque matin, depuis plus de vingt ans, il réveille les Aveyronnais sur les ondes de Totem. Depuis les débuts de la radio, en 1981, Totem a bien changé, jusqu’à diffuser dans 13 départements et devenir l’une des radios indépendantes les plus écoutées aujourd’hui en France. Mais lui, n’a pas bougé.   Directeur d’antenne, animateur vedette et passionné de son Aveyron natal, David Martin a mis un premier pied à la radio à dix ans. Jamais il n’a décroché. Parler à l’oreille d’auditeurs « qui ne sont pas obligés d’être là », c’est son bonheur à lui. Qu’il nous raconte dans ce nouvel épisode de Finta, en ouverture de la deuxième saison du podcast. Bonne écoute !    
32:21 09/12/2021
BONUS Finta! Et toi, en quoi est-ce que tu crois ?
C'était la question rituelle à chaque fin d'épisode pour cette première saison de Finta : en quoi est-ce que tu crois, profondément ? Si tu ne devais garder qu'une valeur, qu'un moteur dans ta vie et ton engagement, lequel serait-il ? Ce sera peut-être la question rituelle aussi pour la saison 2, parce que les réponses en disent long sur les invités souvent cueillis en fin d'entretien par la question philosophique à mille francs qu'ils n'attendaient pas. Qu'ils n'ont pas préparée non plus. Et qui ouvre à toutes les envolées. En cette fin d'été, pour se mettre en jambe pour une rentrée vitaminée, je vous propose une compilation des réponses que j'ai reçues pour cette question. Un enchaînement brut, plein d'espoir et de valeurs humaines qui fait chaud au coeur. A très vite pour la saison 2 de Finta!
09:24 08/23/2021
Finta #12 José Bové, l'infatigable agitateur de conscience
La moustache fringante, l'oeil pétillant et l'esprit larzacien chevillé au corps. C'est José Bové que je rencontre pour ce dernier épisode de la première saison de Finta. Figure des luttes paysannes depuis plus de 40 ans, engagé contre les OGM et la malbouffe, puis élu député européen aux côtés des Ecologistes : José Bové a été et continue d'être de tous les combats.     De son arrivée sur le Larzac pendant la lutte paysanne alors qu’il fuit le service militaire, de la construction de sa pensée militante, de ses doutes jusqu'aux militantismes d'aujourd'hui, je vous laisse avec notre conversation.   ⭐⭐⭐⭐⭐ Merci d'avoir été si nombreux à suivre Finta pour cette première saison! Il est temps de marquer une petite pause estivale avant de revenir à la rentrée. D'ici là, vous pouvez partir en vacances avec Finta dans les oreilles ou dans le poste radio : tous les épisodes sont là. Bel été à vous ! On se retrouve en septembre ! Restez curieux 👀
38:58 07/10/2021
Finta #11 Lucie Chièze, l’effondrement comme horizon et les solutions en partage
Je suis partie à la rencontre de Lucie Chièze, sur les hauteurs de Decazeville. C’est en croisant une dizaine de cartes, géographiques, météorologiques et industrielles, que Lucie Chièze a atterri sur une parcelle agricole aveyronnaise, achetée collectivement avec cinq associés.   Tous citadins, venus de Lyon et de Paris, ils ont ressenti le besoin viscéral de retourner à la terre devant l’imminence d’un "effondrement de notre civilisation industrielle". Loin des survivalistes terrés dans des bunkers, Lucie et ses associés préparent leur autonomie, alimentaire comme énergétique, et forment des stagiaires à l’absorption des chocs par l’adaptabilité. Mais c’est par l’épanouissement individuel, et le désormais fameux développement personnel, que cela passe.   Reconnue sur les réseaux sociaux pour ses « collap’solutions », Lucie Chièze part de l’intime pour penser un changement collectif d’ampleur. Son propos est chargé d’enseignements et d’inspiration. Méconnu, il peut déranger parce qu’il touche à nos maigres certitudes et nos plus grandes peurs.  Mais savoir que Lucie Chièze a choisi de vivre ici, en Aveyron, m’intéresse réellement. Elle porte la voix du mouvement « collapsologue » qui a, depuis le début de la pandémie du covid, musclé sa crédibilité. Ses adeptes sont nombreux, depuis quelques années, à s’installer en Aveyron. Je vous laisse avec notre conversation, enregistrée l’hiver dernier.     +   Aller plus loin :  - Le site de Lucie Chièze  - « La collapsologie fait débat, c’est une bonne nouvelle » (lemonde.fr) 
32:47 06/26/2021
Finta #10 Olivier Fabre, le cuir dans la peau et le gant en héritage
 A 48 ans, Olivier Fabre incarne la quatrième génération de la ganterie familiale, Maison Fabre à Millau. Engagé dans la démarche d’inscription de la filière cuir du pays de Millau au patrimoine immatériel de l’Unesco, qui pourrait aboutir d’ici trois à quatre ans, Olivier Fabre partage son temps entre Millau et Paris.  Mais il accepte volontiers d’être le boute-en-train d’une filière qui a durablement marqué le Sud-Aveyron, laissant à Millau le surnom de Cité du gant, et qui ne demande qu’à être en ébullition à nouveau. Avec Olivier Fabre, on s’est un peu tutoyé, un peu vouvoyé, mais on a surtout parlé de sauvegarde du savoir-faire ancestral qu’est le travail du cuir à partir de l’élevage de brebis pour Roquefort. On a aussi parlé de ses souvenirs d’enfant dans les ateliers jusqu’à la reprise de l’entreprise avec son frère, à l’aube des années 2000, après une fermeture administrative qui aurait pu mettre un coup d’arrêt définitif à la saga familiale. 
32:57 06/12/2021
Finta #9 Céline Bousquet, journaliste et engagée pour une information locale en courant alternatif
  Avons-nous encore envie de nous informer ? Et d’ailleurs, que reste-t-il de l’information ? Elle nous déprime, joue sur la corde sensible de nos émotions, mais qu’en retenons-nous vraiment ? Et si l’on décidait de s’informer moins mais mieux ?  👀 Pour parler d’information, et particulièrement d’information locale, je suis partie à la rencontre d’une Aveyronnaise à peine expatriée. Elle s’appelle Céline Bousquet. Après quinze années passées en Guyane comme journaliste dans un quotidien d’information, Céline Bousquet a posé ses valises au cœur de la région Occitanie, dans le Tarn.  💡 Pourquoi ? Pour lancer un magazine régional, désormais semestriel et uniquement sur abonnement, volontairement positif, tourné vers l’environnement et rempli de belles initiatives locales. Il s’appelle Oxytanie.  💬 De la folle idée de lancer un média à l’heure où plus grand monde n’est prêt à payer pour de l’information, jusqu’à son engagement pour renouer la confiance entre les journalistes et les citoyens, je vous laisse avec notre conversation. 👉 Et pour aller plus loin : rebondissez sur le site d'Oxytanie.
29:06 05/22/2021
Finta #Larzac épisode 3/3 : être paysan aujourd’hui, avec la lutte en héritage
C’est chez les Parsy, que commence ce troisième et dernier épisode de la série #Larzac. La première génération de paysans à s’être installée grâce à la Société civile des terres du Larzac est désormais à la retraite. Ces paysans-là étaient, pour beaucoup, arrivés de loin pendant la lutte. En soutien aux locaux, ils avaient squatté des fermes sur les terres de l’Etat et participé à l’effervescence du Larzac pendant dix ans. Premiers à profiter du système inédit qu’est la SCTL, ils ont dû se plier aux règles et rendre leurs fermes pour permettre à des jeunes de s’y installer. Alors qui sont, aujourd’hui, les paysans du Larzac ? On les sait jeunes, autour de la trentaine, diplômés et forcément engagés. Mais qu’ont-ils à faire de l’héritage de la lutte ? Rencontre avec Léa, Marion et Julien : trois jeunes agriculteurs installés sur le Larzac. Si Léa a repris la ferme de ses parents, installés au milieu des années 1970, Julien a bénéficié du système de la SCTL. Ses parents, membres de la communauté non-violente de l’Arche, arrivée en soutien pendant la lutte, ont régularisé leur présence sur une ferme qu’ils squattaient jusqu’alors. Quant à Marion, ingénieur agronome, elle est arrivée grâce à la SCTL en 2016 et incarne cette génération de paysans qui n’a pas connu la lutte mais qui contribue à faire vivre l’héritage de celle-ci. 
37:16 05/01/2021
Hors-série 2/3. #Larzac : la victoire des paysans, et après?
1981, c’est ici que commence ce deuxième épisode du documentaire sonore dédié aux 50 ans de la lutte paysanne du Larzac. Après dix ans de lutte, en 1981, les paysans du Larzac sont à l’aube de la victoire. Véritable caillou dans la chaussure de l’Armée et de l’Etat depuis 1971, les paysans ont réussi à faire échouer le projet d’extension du camp militaire de la Cavalerie, voulu sous Pompidou. Et maintenant ? Que faire de ces milliers d’hectares de terre morcelés pendant la lutte ? Quelle suite donner à cet élan collectif ? Et quelle place faire à celles et ceux qui, arrivés en soutien pendant la lutte, souhaitent s’installer à demeure sur les fermes du Larzac ? De cette « page blanche » qu’il s’agit d’écrire après une décennie d’effervescence naîtra la Société civile des terres du Larzac. Un office foncier inédit en France puisque ce sont les terres appartenant à l’Etat qui sont confiées à la gestion bénévole et collective de la SCTL. Fonctionnant sur des baux de carrière, ces terres sont confiées à des agriculteurs jusqu’à leur retraite. Contre un loyer, ceux-ci s’engagent à entretenir l’outil de travail et à le rendre en fin de carrière. Un système qui permet à des jeunes de s’installer à moindres coûts, alors même que le renouvellement des générations est le plus grand des défis dans l’agriculture en France aujourd’hui. Le Larzac peut s’enorgueillir, lui, de compter plus de paysans aujourd’hui que dans les années 1970. Et encore, il y a plus de candidats que de terres à confier ! Retour sur la construction de ce système inédit et encore unique en France. Avec Léon Maillé, Robert Gastal et Solveig Letort.
29:43 04/24/2021