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Chronique d’un nouveau monde

Les chroniques du nouveau monde par Arno Labo sur Radio Laser

Tracks

Être, c’est déjà du boulot. Alors, ne me parler pas de devenir !
Ah, qu’il fait bon se laisser aller aux rayons du soleil. Qu’importe que le monde tourne à toute vitesse, dans un sens ou dans l’autre. Je profite de la lumière et de cette douce chaleur qui m’enrobe et stimule mes mon esprit et mes sensations. Qu’importe que la vie passe à toute vitesse, qu’importe l’ego. On pourra bien m’accuser de fénéantise, je m’en fiche, je m’en balance. Et si possible, je m’en balance dans mon rockin’chair. Être, c’est déjà du boulot. Alors, ne me parler pas de devenir ! Non, non, non ! Si je suis, c’est déjà bien. D’ailleurs, c’était ce qu’on me disait à l’école. Alors, on nous demande de devenir tandis qu’on a bien du mal à simplement être. Ce n’est pas rien d’être. Réfléchissons : Etre quelqu’un, être quelqu’un de bien, être attentif, être conscient, être présent, etc. Ah, vous voyez, ca semble déjà moins évident, n’est-ce pas ? Et par ailleurs, lorsqu’on réfléchit un peu au devenir sur le même modèle, cela nous donne : Devenir quelqu’un, devenir quelqu’un de bien, devenir attentif, devenir conscient, devenir présent, etc. En d’autres termes, cela sous-entend qu’on ne l’est pas encore et qu’il faut le devenir pour l’être. Ce faisant, l’être suis le devenir en ce sens, et non le contraire. Alors voilà, laissez-moi avec le soleil. Laissez-moi car je suis en paix. Et, si je suis en paix, c’est que je le suis déjà devenu ! Et toc !
02:16 1/27/23
L’absurdité du monde parait tout à fait normale
Bien souvent on critique, plus rarement on observe. Et pourtant, il semble si absurde d’émettre une critique avant d’avoir finement observé. Cependant, vous aurez probablement remarqué que l’observation se fait en silence tandis que la critique se veut éloquente. Ainsi, peut-être est-ce là un bout de réponse ? On entend mieux ce qui parle que ce qui se tait. Ce faisant, l’écoute-t-on plus ? Je ne sais pas, mais on l’entend plus, ça c’est sûr. Alors, dans notre monde, il faut faire grand bruit. Il faut crier sa joie, hurler sa colère. Il ne faut pas rester discret. Il faut être dérangeant pour ne pas être dérangé. Et, vous savez quoi ? Bah, oui. Ca, ça me dérange. Il faut se battre pour la paix. Il faut monter le ton pour obtenir le silence. Il faut se lever pour obtenir un endroit où se coucher. Tout cela est absurde. Et plus absurde encore, cela ne semble gêner personne. L’absurdité du monde parait tout à fait normale. C’est à croire que la normale est absurde ou que l’absurdité est une chose tout à fait logique.
02:00 1/26/23
Je me suis dit qu’on ne voyait jamais plus loin qu’en ayant les paupières closes
Je vois parfois des choses que mon regard ne daigne pas relever. Tout cela passe en deçà de mon champ de vision. C’est le cas de beaucoup de gens. En effet, il semble que nous manquions une large part de ce que la vie offre de merveilles. Nos perceptions sont limitées et notre conscience nous en ôte encore un peu. Nous avons par exemple inventé de petits filtres optiques pour augmenter notre vue. Toutefois, imaginez ceci. Et s’il existait un filtre nous permettant de voir la beauté comme on peut percevoir le rouge de manière plus ou moins foncé. S’il existait des lunettes pour montrer la poésie ? S’il en existait permettant de voir la joie ou la tristesse sur le visage de nos amis ? Je crois que, s’il existait de pareilles choses, le monde serait bien différent. Les gens se traiteraient d’une autre manière entre eux et les conséquences dépasseraient de loin la sphère humaine. Je me suis fait cette réflexion tandis que je regardais la vie avec les yeux fermés. Je me suis dit qu’on ne voyait jamais plus loin qu’en ayant les paupières closes. Ce n’est qu’ainsi qu’on peut ouvrir un peu son cœur pour regarder au plus profond de soi. Ceci étant, il demeure indéniable que l’exercice reste périlleux. D’autant plus lorsqu’on doit descendre les escaliers pour sortir la poubelle.
02:10 1/25/23
Sur ma planète, il y a des fleurs qui chantent lorsque se lève le soleil. J’ignore si c’est l’effet du rêve ou de la grenouille que je viens de lécher…
Sur ma planète, il y a des fleurs qui chantent lorsque se lève le soleil. J’ignore si c’est l’effet du rêve ou de la grenouille que je viens de lécher. Cependant, tout semble merveilleux. Pourquoi devrait-on borner sa créativité à la norme ? L’extravagance a le vent en poupe et, pourtant, le monde n’a jamais semblé être aussi morne et terne. L’homme a inventé la poésie tandis que la nature en produisait sans l’appeler ainsi. Il a inventé la métaphore pour décrire l’indescriptible. Il s’est penché sur les choses pour mieux les comprendre. C’est alors que la philosophie et les sciences sont apparues. Cependant, malgré tout cela, le monde reste illisible. On pourra mettre autant de ligne que nous voudrons pour remplir les pages, il restera toujours entre elles un espace blanc où le sens s’échappera. Cet espace, c’est le mystère et, le mystère, c’est le lit de l’invention. Alors, j’invente. J’invente dans le mystère et je tâche de créer. Bien souvent cela n’a de sens qu’après. Parfois le sens se trouve, parfois il se perd. Cependant, il demeure une chose magnifique à mon sens. Il y a toujours à inventer, il y a toujours de quoi s’inspirer. C’est pourquoi, sur ma planète, je rêve de lécher une grenouille qui ferait chanter les fleurs lorsque se lèverait le soleil. Ou bien, peut-être que ce rêve n’en est pas un et que j’ai simplement abusé de psychotropes. C’est possible aussi.
02:21 1/24/23
La solitude, une pratique rigoureuse
La solitude est une pratique impliquant un investissement complet. C’est une chose qui nécessite de la discipline et une grande rigueur. Sans quoi, on aurait bien vite fait de tomber dans les pièges de la sociabilité. Cependant, lorsqu’on est parvenu à prendre une certaine aisance quant à cela, on peut progressivement renouer avec quelques contacts. Prenez garde toutefois à bien les choisir. Effectivement, certaines personnes pourraient vous en amener d’autres ou encore, de manière insidieuse, s’immiscer dans votre sphère privée et en rompre les frontières. Le pire, c’est que dans des cas extrêmes, cette rupture peut être appréciée ! Tâchez donc d’être scrupuleux sur votre hygiène sociale. Les weekends ou les vacances sont des moments particulièrement dangereux pour le solitaire néophyte. Très vite, l’écueil des soirées ou des balades dans des lieux de sociabilisation tels que bars, concerts, et autres deviennent attrayants. Evitez ces endroits le temps de vous faire un peu la main. Ensuite, une fois parfaitement isolés, vous pourrez les fréquenter à nouveau sans crainte. En effet, une personne seule dans un bar, surtout s’elle est masculine, n’aura aucun souci à repartir sans avoir parlé à quelqu’un. Notons encore, pour conclure que, notre société actuelle demeure de plus en plus favorable au solitaire praticien. Il lui suffit de vivre sans chercher à communier pour rester seul. De plus, même l’usage des réseaux dits « sociaux » l’aideront à rester seul. Il pourra entretenir dans la phase transitoire une impression de sociabilité tout en restant plus qu’esseulé. C’est ici une aide indéniable qui pourra venir en aide aux personnes tout comme la vapoteuse peut aider les fumeurs à arrêter. Cependant, gare à ne pas passer d’une addiction à une autre. Bon courage dans votre entreprise de solitude
02:48 1/23/23
Aujourd’hui, c’est aujourd’hui !
Aujourd’hui, c’est aujourd’hui. Comme bien souvent, je me suis levé tôt après m’être couché tard. La routine m’attend. Comme toujours, j’ai bien des choses présentes sur mon programme. Comme rarement, je vais respecter le timing. Je me lève tandis que je ne suis pas encore réveillé. J’entends la ville qui va dormir alors que d’autres débute la matinée. Le coq chante le glas de la nuit et l’arrivée du jour. Ma radio me parle. Elle me donne des nouvelles du monde. Je lui réponds parfois, mais pas toujours. C’est chiant de parler à quelqu’un qui ne nous répond pas. N’est-ce pas ? Bah voilà, c’est bien ce que je disais ! Figurez-vous que, même lorsque je me parle à moi-même ; je ne me réponds pas trop. Mais c’est autre chose ça. En effet, on m’a toujours dit « Ne réponds pas ! ». Du coup, je ferme ma gueule. Cependant, vu que ce soliloque est interne à mon esprit, ben je pourrais toujours répondre tout en fermant ma gueule. Mais là, on tatillonne un peu… Bref, il met du temps à passer ce café dis donc… Oui, parce que là, j’écris tandis que j’attends que se remplisse ma cafetière. Du coup, je brode un peu. Ceci étant, vous relèverez que, lorsque je brode, je ne fais pas dans la dentelle. C’est un peu du sur-mesure, à défaut d’avoir une mesure sûre, c’est déjà ça ! Ah, ca y est, le café est prêt. Je vais donc considérer ce texte comme l’étant aussi.
02:24 1/20/23
Tant qu’il te reste de la force, offre-là aux autres !
Lorsque ce sera toi qui n’en auras plus, ils te la redonneront. Et puis s’ils ne te la redonnent pas, bah c’est que tu vis l’aspect le plus réel de la vie. Bonjour, ou bonsoir pour ceux qui me liront tard Eh oui, la vie n’offre pas le change. C’est triste. Or, c’est ainsi. Le message, s’il s’arrêtait là, serait bien négatif je crois. Or, est-ce pour autant une raison pour ne pas s’offrir aux autres ? Pour ne pas tenter de donner le meilleur de soi pour ceux qui nous entourent ? Le Bien, être quelqu’un de bien, que cela peut-il signifier ? Devrions-nous l’être prioritairement pour nos proches, ou bien doit-on l’être sans distinction aucune, que l’Autre soit un étranger ou un ami ? La question mérite d’être posée. Je n’ai pas de réponse. Cependant, un penchant assez naturel nous pousserait vers la première option, je pense que c’est indéniable. Néanmoins, une autre question en découle alors : Pourquoi ? Serait-ce dans l’espoir – toujours présent – d’un juste retour plus assuré ? Et ce, même si le retour consisterait simplement à profiter de l’effet de son bien sur l’autre ? Par exemple, voir sourire un ami est une récompense en soi. Savoir et voir qu’on a aidé quelqu’un de proche, c’est une chose formidable. Mais alors, en quoi le sourire d’un autre lointain, inconnu et qu’on ne reverra jamais, en quoi ce sourire serait-il moins « valable » ? Eh bien, vous savez quoi ? Le sourire que m’offre un inconnu fait de lui un ami à mes yeux.
02:34 1/19/23
Le fond de l’air s’est rafraichi. On sent les prémices d’une nouvelle saison
Y’a pu d’saison disait mamie. Bah, Arno aussi… Drapé dans la lueur de l’ombre, je contemple le monde. Je suis adossé à cet arbre. L’air est plus frais. L’été tire sa révérence et, en grand seigneur, il nous offre un dernier tour d’honneur. Le soleil me chauffait le corps. Je suis allé me cacher de son regard. Maintenant, c’est moi qui le regarde. Je repense alors à toutes ces choses qui se sont déroulées durant ces derniers mois. Les évènements s’enchainent, les émotions s’accumulent. Le temps passe, l’esprit évolue, le corps aussi. La constance de la nature est son inconstance. Tout change, et cela à un rythme régulier. Je suis sous cet arbre. Je profite de son ombre. S’il fait chaud au soleil, il fait froid lorsqu’on s’en écarte. Le fond de l’air s’est rafraichi. On sent les prémices d’une nouvelle saison. Je suis pris dans mes songes. J’oublie peu à peu le temps qui s’écoule. J’aime me laisser aller à cette petite transe qu’offre l’esprit. Or, un petit rien me tombe sur le coin du nez et m’extirpe de mes pensées. Tiens, une feuille vient de tomber. Ce n’est rien. Pourtant, cela réveille en moi l’étrange sensation que le monde va changer. Je regarde alors le ciel. Le soleil commence déjà à tomber. Ce n’est que la fin de l’après-midi. Il en est fini de l’été. L’automne arrive… Hein ? Quoi ? On est déjà en plein hiver ?! Roh… Purée, y’a pu d’saison hein !
02:09 1/18/23
Ma montre a la langue bien pendule
Encore une fois, il est tard. Les journées passent à la vitesse d’une heure. Les heures, elles, s’enchainent à la vitesse des minutes. Je ne vois pas le temps passer. Je tente d’optimiser ce fichu temps de la meilleure des manières. Cependant, il y a-t-il seulement une bonne manière de gérer ce fameux « temps » ? Le temps n’existe pas. A quoi bon en faire quelque chose ? Au fond, les choses en soi n’ont pas de sens. Ce n’est que nous qui leur en donnons. Ainsi, cette petite aiguille qui file à travers les autres plus grandes ne sont rien. Et pourtant, pourtant ce sont elles qui nous dictent nos vies. Elles dictent. Nous écrivons. Puis, nous recommençons, encore et encore. Nous sommes les scribes d’un autre temps. Il s’avère toutefois que ma montre a la langue bien pendule. Elle en dicte des choses… ! Et puis moi, bah j’essaye de tenir le rythme et je remplis des carnets et des carnets de choses. Il y a les choses à faire et celles qui j’aimerai faire. Il y a celles que je repousse et celles qui les repousse. Et puis, parmi tout cela, je tente de me préserver un peu d’espace pour réfléchir à ce que moi, j’aimerai écrire, si seulement j’en avais le temps. Néanmoins, tandis que j’étais plié sous la dictée du temps, l’autre jour, lorsqu’il faisait nuit, j’ai pensé car je ne pouvais pas réfléchir. J’ai pensé à ceci : Et si je prenais le temps par les cornes ? Et si je me disais « tant pis si je suis en retard sur l’horaire, je serai en avance sur leur ère en m’imposant de prendre l’air ». Puis, l’air de rien, je me suis relaxé. Lorsque soudain, ma montre a sonné. Il était déjà leur de cesser de penser pour vite enchainer. Encore une journée de passée sous le diktat de l’impensé qui bat la mesure de nos vies, de nos années. Déjà, il est l’heure de se coucher.
02:39 1/17/23
Il faut rêver. Il faut imaginer !
Il faut dépasser la réalité pour entrer dans l’onirique. Ce n’est qu’ainsi qu’on peut pénétrer le monde, précisément en le fuyant. Que la folie m’emporte dans son vent onirique. Je m’ennuie de la réalité. Je perds le sens. Je n’ai plus la force d’en donner aux choses. Mon quotidien me semble plat. Je souffle sur les évènements et ils partent en grains de poussières. Je me demande quelle profondeur anime la vie et alors, elle perd sa dimension abyssale. Comment peut-on vivre sans le vent qui gonfle les voiles du navire ? comment faire lorsqu’il n’y a plus qu’une coque qui dérive au gré des courants que rien n’emporte ? C’est la déprime, c’est la dépression, c’est le réalisme le plus dur qui ôte alors toute possibilité d’évasion. Mais, c’est bien la réalité. C’est ça la réalité. C’est plat, sans volume. C’est une enveloppe qui ne contient rien de durable. C’est ça la vie, c’est un début, une fin et des trucs qui s’amoncellent entre les deux. Comment tout ça peut-il faire rêver ? Comment peut-on regarder la vie et s’émerveiller devant le spectacle quotidien de la réalité ? Il faut rêver. Il faut imaginer. Il faut dépasser la réalité pour entrer dans l’onirique. Ce n’est qu’ainsi qu’on peut pénétrer le monde, précisément en le fuyant. Or, s’il faut le fuir, encore faut-il le faire habilement. Alors, poètes, rêveurs, inventeurs et créateurs, devenez qui vous aurez l’audace d’inventer. Soyons les personnages de notre propre fiction et produisons des fictions qui deviennent des réalités. Tout est à inventer. Nous devons souffler dans le ballon de la vie pour le faire s’envoler.
02:32 1/16/23
Si j’étais vraiment trop stupide, je le serai au point de ne pas m’en rendre compte
C’est l’histoire du neurone de droite qui dit à celui de gauche qu’il est vachement gauche alors que lui est très adroit. C’est con un neurone. Bah oui, c’est con parce que le neurone de droite sans celui de gauche, bah il est inutile. Les deux sont obligés de fonctionner ensemble, sans quoi, il ne peut pas y avoir de connexion. La preuve, le raisonnement du neurone de droite seul est absurde. Et puis, en plus, bah ce n’est pas bien gentil de dire ça à son copain. Après, il faut avouer que le neurone de gauche n’est pas bien doué. Il boite un peu. Mais ça, c’est de ma faute. L’autre jour, j’ai regardé un tableau abstrait. J’ai cogité si fort que je me suis fait une entorse, une entorse au neurone de gauche justement. On essayait de comprendre la complexité du monde en regardant une toile complexe. On s’est bien pris la tête et la surchauffe a fait que le ligament s’est distendu et bang, c’était la blessure quoi. C’est con. D’ailleurs, c’est con un neurone qu’à une entorse. C’est sûrement pour ça que son collègue se moque un peu de lui. Mais l’autre n’est pas plus malin car, en l’occurrence, s’il avait été là pour le supporter dans l’effort, le gauche ne se serait pas vrillé et il serait bien plus adroit qu’il n’est maintenant gauche. Mais c’est comme ça. Les neurones ne s’aident pas toujours. Et il y en a toujours un qui est occupé à une tâche au lieu de venir en aide à ses p’tits potes. C’est con un neurone et, c’est peut-être pour ça que, bah moi aussi j’suis un peu con. Mais bon, je me rassure en m’disant que si j’étais vraiment trop stupide, je le serai au point de ne pas m’en rendre compte. Boarf, on se rassure comme on peut quand on a une entorse au neurone.
02:34 1/13/23
Trouver une aiguille dans une botte de foin. La mission est épique. Mais, j’ai la solution !
Trouver une aiguille dans une botte de foin. La mission est épique. Elle est d’ailleurs réputée comme étant impossible. L’expression est tombée dans le langage populaire. Toutefois, personne n’a jamais pensé à utiliser un aimant ? Non mais, je n’sais pas moi. Je propose. Je tente d’envisager des solutions. Après tout, pourquoi ne pas essayer ? Il parait qu’il ne sert pas à grand-chose de poser des questions sans y répondre. Toutefois, il semble que la réponse ne puisse pas advenir sans qu’une question soit préalablement posée. De ce fait, les deux choses sont inséparables. Questions et réponses forment un couple. Et, on le sait, le couple s’appuie généralement sur l’altérité, sur la différence. On pourrait donc penser que certains pourraient être plus doués pour poser des questions et d’autres pour y répondre. Ce faisant, il pourrait y avoir une question laissée en suspens comme un cœur esseulé qui n’attendrait que la réponse de son être aimé. Enfin bon, après… Moi j’proposais juste de prendre un aimant pour trouver cette putain d’aiguille histoire que tout le monde soit tranquille une bonne fois pour toute !
01:54 1/12/23
Lorsque viendront les premières bulles, il sera déjà trop tard pour s’échapper
Je crois que ce n’est pas tant que l’homme détruit la nature. C’est plutôt qu’il l’épuise. Or, en effet, à termes cela revient bien au même puisque l’épuisement engendrera la destruction. L’homme utilise son environnement. Il veut optimiser son profit. Cependant, il ne voit généralement pas beaucoup plus loin que le bout de son nez. C’est là qu’il eût été mieux pour lui qu’il soit un Pinocchio menteur. Il aurait vu plus loin au moins. Ainsi, en visant un profit rapide, il ne perçoit pas nécessairement le danger à venir. Ou bien, s’il le perçoit, il n’en tiendra pas rigueur car – finalement – C’est un risque et plus encore, un risque qu’il ne subira pas directement. Néanmoins, ce dernier point mérite d’être re-pensé. Nul besoin de se référer aux changements actuels et aux évènements qui les entourent. Nous pouvons plutôt penser à la métaphore de la grenouille qu’on ébouillante. Plongée directement dans l’eau bouillante, elle aura un sursaut et s’échappera en sautant. Or, plongée dans une eau qu’on fait progressivement chauffer, elle ne se rendra pas compte que son bain chaud et agréable sera le dernier qu’elle pourra savourer. N'en va-t-il pas un peu de même pour nous ? Alors, certes, profitons. Mais tâchons de ne pas oublier le feu qui, petit à petit, tend à nous réchauffer jusqu’à nous ébouillanter. Car, lorsque viendront les premières bulles, il sera déjà trop tard pour s’échapper.
02:19 1/11/23
J’peux pas vivre, j’ai piscine
Je nage. J’aime bien nager. Ca me calme, ca m’apaise. J’arrive près du bassin, je plonge timidement un orteil dans l’eau et je me suprends toujours à dire la même chose « Ouh, c’est froid ». Pourtant, je sais bien qu’elle est froide. Elle est toujours à la même température l’eau. Alors, je plonge mes lunettes de piscine. Je les frotte comme on frotte ses yeux le matin. J’attends que les gens passent et, lorsque j’ai assez de place pour partir, je regarde l’heure et je glisse dans l’eau. Je m’appuie sur le bord et je pousse fortement pour me donner de l’élan. Alors, je glisse en ondulant mon corps. Je souffle de toute mes forces, comme pour expulser toutes mes pensées de la journée. Je remonte à la surface, je tire sur mes bras, je ramène mes jambes. Je projette mes bras, et je pousse sur mes jambes. Et, c’est parti. Je compte. Je compte le nombre d’aller-retours que je fais. Au début, mon objectif me parait loin. Et puis, c’est bien logique, il se rapproche. Maintenant, j’ai appris à me connaitre. Je sais qu’il me faut quelques longueurs avant de pouvoir pousser un peu plus. Lorsque je suis échauffé, je commence à tirer un peu plus. Je mets plus de puissance, et pour autant, je garde en tête l’image du mouvement proche. J’en ai fait des kilomètres ces dernières semaines. Je connais de mieux en mieux la sensation du bon geste. On ne peut pas se voir dans un miroir pour s’objectiver. Alors, on ne peut que ressentir. Je nage, je nage à en perdre mon souffle puis, je m’exerce à le retrouver sans m’arrêter. Je nage comme si je n’existais plus. Je me fatigue et une fois fatigué, je me sens enfin en forme. La fatigue physique apaise la fatigue de l’existence. Je suis léger dans l’eau à défaut de l’être dans la vie. La vie, c’est comme ce bassin. On fait des aller-retours. On ne s’arrête pas, même si on perd le souffle. Il suffit de ralentir et se concentrer sur la respiration. Il faut se lancer. La vie est froide, puis elle se réchauffe quand on s’habitue. Et surtout, une fois dedans, il ne faut pas en sortir avant d’avoir atteint son objectif. Même si l’objectif est de perdre conscience, d’entrer dans le flow, de ne plus compter. Simplement de nager jusqu’au moment où elle va fermer. Alors, j’peux pas vivre, j’ai piscine.
03:10 1/10/23
C’est ça l’amour, c’est bander avec le cœur. C’est cracher des « je t’aime » et postillonner des sourires
Je bande avec le cœur. Et c’est ça l’amour, c’est bander avec le cœur. C’est cracher des « je t’aime » et postillonner des sourires. C’est drôle l’amour. C’est un truc qui m’a toujours fait rire. On est content quand on est amoureux. On n’sait pas trop pourquoi, mais on est content. C’est comme ça, ca participe à l’ensemble. L’amour, c’est plus qu’un sentiment, qu’une émotion. C’est un état d’âme, un état mental. C’est un état du corps. Et, le corps de cet état, c’est d’être là, tout béat, ébahi de n’importe quoi. C’est tendre, c’est mou, et pourtant ca rend dur. On est tout tendu vers l’Autre, du moins, vers l’image qu’on s’en fait. Car, tout est toujours question d’image, de représentation. En cela, l’imagination joue un sacré rôle dans l’amour. Sans imagination, on n’aime pas. On constate. Je dois avoir eu pas mal d’imagination dans ma vie car j’ai beaucoup aimé. J’ai aimé mon chat, j’ai aimé des gens. Il est même arrivé, une ou deux fois que je m’aime moi-même. Mais cette relation n’a jamais duré bien longtemps. Il est rare qu’on s’aime soi-même. Ou bien, il faut vraiment beaucoup d’imagination. On se connait toujours trop bien pour vraiment s’aimer. On connait trop nos défauts. Et puis, on vit depuis toujours avec soi en général alors, l’amour laisse place à l’habitude. Ou bien, c’est un amour contraint. Et, c’est con, mais je pense que l’amour ne peut être vrai s’il est contraint. On n’force pas à aimer. On force seulement à supporter. Mais bon, ce qu’il demeure de tout ça, c’est que, si on aime, on aime vraiment. Si on aime, on imagine qu’on aime et on aime. Alors on aime, on aime et c’est tout et aimer devient tout. Ça fait longtemps que je n’ai pas aimé. Peut-être que je n’ai plus assez d’imagination, il me faudrait une nouvelle source d’inspiration.
02:44 1/9/23
On ne sait pas quel avenir aura le passé
Cette première semaine s’achève sur un message positif ! Belle année à tous encore une fois. La nouvelle chronique d'Arno Labo. C’est un nouveau départ. C’est un nouveau souffle. C’est une nouvelle étape. C’est l’occasion de se redéfinir, de prendre un nouveau chemin. C’est une nouvelle année. Ce n’est pas tout à fait une fin ou un début, mais c’est l’occasion de repartir sur de nouvelles bases. Il est bon de marquer un temps d’arrêt, de faire un bilan et d’en tirer des leçons. Certes, c’est subjectif. Mais, qu’importe. S’il n’y a pas de jour pour prendre de nouvelles résolutions, alors, la nouvelle année peut être ce moment que l’on choisit pour se fixer de nouveaux principes, de nouveaux objectifs. On ne sait jamais de quoi est fait l’avenir. On ne sait même pas quel avenir aura le passé. Alors, ce qui importe, c’est d’avancer en s’appuyant sur le vécu pour faire avancer le vécu. Non, je recommence. Il faut vivre. Ou plutôt… Oui, je recommence. Il faut terminer, recommencer. Apprendre, essayer. Il faut, il faut, il faut. Il faut, toujours un peu plus, toujours un peu mieux et surtout, toujours un peu différemment. Le futur, c’est le passé en mieux. Le futur, c’est le passé en différent. L’avenir, c’est le passé qui se réitère à un autre temps
01:54 1/7/23
Je veux être une pépite de plaisir pour chaque personne que je croiserai
Un message de bienveillance pour cette nouvelle chronique d'Arno Labo, décidément 2023 l'inspire grandement. Je veux produire. Chaque jour, je veux déchirer le réel, en faire de petits morceaux et les recoller, à ma manière, sur la toile de ma réalité. Je veux être un artiste de faire de ma vie une œuvre. Je ne chercherai pas le succès. Je chercherai la beauté et l’harmonie. Je veux produire. Je veux parvenir à créer constamment du neuf avec de l’ancien. Je veux amener dans le monde un peu de moi. C’est de cette manière que je veux marquer le temps de mon empreinte. Peut-être ne durera-t-elle. Qu’importe. Je l’aurai fait. C’est faire qui compte. Faire, même si ca ne compte pas, ca comptera quand même. Chaque jour, chaque instant, toujours. Il faut toujours produire. En produisant, on se construit, on se produit. Une discussion, une idée, un signe, une marque. Il faut entailler le réel et en faire couler de l’art. Je veux produire du bonheur à chaque pas que je ferai. J’aimerai imprimer ma marque comme lorsqu’on marche dans le sable. Je veux être une pépite de plaisir pour chaque personne que je croiserai. Ce n’est pas une résolution. C’est une décision. Ce n’est pas une décision, c’est une révélation.
01:53 1/6/23
« Je veux » remplacera « je dois »
Première idée pour 2023, en espérant qu’elle vous servira…voici la nouvelle chronique d'Arno Labo. « Je veux » remplacera « je dois ». N’est-ce pas là une idée formidable ? C’est à mon sens le moyen de remplacer le devoir par la volonté. C’est une manière de faire notre la contrainte et, ainsi, de la rendre plus digeste. Seulement, ce serait utopique de penser que chaque devoir peut être un souhait que l’on ferait pour soi. Toutefois, dans le royaume de la pensée, nous avons de magnifiques pouvoirs. Il faut en profiter. L’imaginaire mental inspire la réalité. Nous avons besoin d’inspiration pour vivre. Il faut profiter un maximum de l’une pour la mettre au service de l’autre. Ainsi, rien de m’empêche de faire l’effort de penser parvenir à réaliser ce souhait – non parce que je le dois, pour mon bonheur ou mon plaisir, mais parce que je le souhaite pour moi, simplement pour moi. Il ne s’agira pas de performance. Il s’agira seulement de contentement. Ainsi, « je dois » correspond à « je veux ». Or, si je dois, c’est que je peux. Alors, si je veux, c’est que je peux. « Nous devons faire de notre mieux ». Non, mieux « Nous voulons faire de notre mieux ».
01:57 1/5/23
Je vous souhaite une belle année
Arno Labo a repris ses esprits et vous laisse ce petit mot, un peu plus sobre aujourd'hui. Je vous souhaite du bonheur. Je vous souhaite de parvenir à osciller entre le trop et le trop peu. Je vous souhaite de trouver la juste mesure de soi. Le monde est un labyrinthe dans lequel il est si facile de se perdre. Il en va de même pour notre psyche intime. Je vous souhaite d’apprendre à vous connaitre. De vous connaitre tels que vous êtes seuls, mais aussi et surtout tels que vous êtes en société. Je vous souhaite de vous aimer, sur le même modèle. Car, s’il importe de s’aimer soi, il est aussi important d’être aimé des autres. En effet, l’homme ne vit jamais seul. Il est toujours entouré. C’est ainsi qu’il s’épanoui, c’est dans sa nature propre. Par conséquent, je vous souhaite de vous aimer, d’être aimer. Je vous souhaite le bonheur et que ce dernier se constitue aussi de plaisirs qui seront comme de petites récompenses à tous les sacrifices que vous produirez pour faire de votre vie une vie heureuse. Je vous souhaite une belle année.
01:51 1/4/23
J’étais tellement bourré hier que j’me suis réveillé dans mon lit. Dans mon lit, mais pas dans ma maison
Notre chroniqueur de choc Arno Labo, a eu bien du mal ce matin… Mais il vous présente tout de même ses meilleurs vœux pour 2023 ! Wah… Bah ca c’était une belle fête du nouvel an. Bon, ca pique un peu la tronche ce matin. J’étais tellement bourré hier que j’me suis réveillé dans mon lit. Enfin, dans mon lit, mais pas dans ma maison ! Heureusement, qu’on n’reprend le boulot que demain… Hein ? Quoi ?! On est déjà demain ? Wooow… Ah ouais. C’était vraiiment une bonne soirée de nouvel an. Mais c’est quoi l’idée ? Genre j’ai loupé le premier jour de l’année ou… Comment ça se passe ? Décidément, il faut vraiment que j’arrête de boire moi. Ça doit être le coq au vin qui n’est pas passé. Bah ouais, on n’avait pu de vin. Du coup, on a mis du whisky. Et puis, vu qu’on n’avait pas non plus de coq, bah on a mis des glaçons. Ca doit être les glaçons qui m’ont fait mal tourner. Tellement mal tourné que j’en suis tout retourné. Enfin, là, c’est surtout mon estomac qui l’est. Bon… Bref, faut donc que j’sorte de mon lit pour retourner dans ma maison et que j’file bosser… Hein ? Quoi ? Non… ? J’étais tellement ivre que j’ai appelé mon patron hier pour démissionner ? Waw… Bon, en un sens c’est déjà un problème de résolu du coup… Bon, ceci dit, il va quand même falloir que j’retourne chez moi. J’espère qu’en chemin je retrouverai quelques-uns de mes souvenirs et… Eventuellement, avec un peu de chance, je pourrai tomber sur le semblant de crédibilité qu’il me restait. D’ici là, bien écoutez… Je vous souhaite une belle journée, une bonne rentrée à ceux qui n’auront contactés leur patron trop bourrés. Et puis bah… Santé comme on dit hein ! Allez Tchin et bonne année !
02:56 1/3/23
Le succès, c’est de réussir à transcender l’échec. La victoire, c’est de ne pas s’arrêter aux échecs
Derrière chaque réussite se cachent de nombreux échecs. La réussite est un art. Il consiste à dépasser l’échec. La réussite est l’art de la sublimation de l’échec. Il convient d’admettre que l’aura d’une victoire tend à recouvrir les échecs qui la préparent. Ainsi, on oubli bien vite la peine que l’on se donne pour un bien. Cependant, c’est aussi la difficulté surmontée qui participe à la grandeur du bien. Une réussite sans peine comprendra ainsi une part plus importante de chance. Néanmoins, il se peut que les peines sous-jacentes à la réussite s’éloignent de cette dernière. Alors, on n’y pense plus. Elles en sont détachées. Or, les divers essais infructueux participent pourtant, de près ou de loin, à une victoire. Ce sont eux qui préparent, par l’expérience notamment, les mobilisations nécessaires. Réussir, c’est échouer en mieux. Réussir, c’est finalement atteindre son objectif après avoir raté moult fois. Réussir, c’est un mélange de chance et de technique. La pratique essaye et échoue pour que la réussite paraisse ensuite plus fluide auprès des spectateurs. Alors, ce n’est pas facile. C’est éprouvant. Le corps souffre, l’esprit encaisse et on recommence. On recommence jusqu’à réussir. De ce fait, on montrera plutôt le succès que l’échec. Le succès, c’est de réussir à transcender l’échec. La victoire, c’est de ne pas s’arrêter aux échecs. Instagram : https://www.instagram.com/arnolabo/ https://www.instagram.com/remarque_aleatoire/ Facebook : Chroniques : https://www.facebook.com/Chroniquedunnouveaumonde Citations humour : https://www.facebook.com/Arno-Labo-102552414993203 Ses lives lectures : https://www.facebook.com/arno.labo/
02:12 12/16/22
Ironiquement, ils souffrent en silence du bruit
Chut… C’est l’heure de la chronique d’Arno Labo. Aujourd’hui, il brise le silence sur le bruit. Les bruits me dérangent. Ils m’agitent étrangement et me poussent à me renfermer. Je ne le ressens pas toujours immédiatement. Parfois, ce n’est qu’une fois isolé, au calme, que je prends conscience de la tourmente dans laquelle j’errais. Il faut avouer que c’est tout à fait commun. Qui aime, je veux dire, qui aime vraiment, le brouhaha ? On peut aimer l’agitation et la ferveur des foules. Cependant, le calme fait généralement du bien. De mon côté, c’est un peu exacerbé. Cela me met mal. Je le ressens physiquement, moralement et finalement je fini par céder. De plus, les bruits puissants et soudain m’agressent. Je peux en être impacté au point de me mettre dans un coin, roulé en boule dans mon esprit. Les autres ne voient pas cela. Sauf certains qui voient mes mâchoires se serrer, ma mine se froncer. Pourtant, ce n’est pas faute d’être souvent dans le bruit. Ce n’est pas faute non plus d’épuiser mon audition avec des musiques trop fortes. Cependant, paradoxalement, le bruit de la foule, des voitures, des magasins, des choses qui se multiplient entre-elles. Tout cela m’épuise. Alors, voilà. C’est un peu bête, je sais. Or, je sais aussi que beaucoup souffre de cela. Ironiquement, ils souffrent en silence du bruit. Et moi, je partirai aujourd’hui, sans un bruit – dans un bruit. Instagram : https://www.instagram.com/arnolabo/ https://www.instagram.com/remarque_aleatoire/ Facebook : Chroniques : https://www.facebook.com/Chroniquedunnouveaumonde Citations humour : https://www.facebook.com/Arno-Labo-102552414993203 Ses lives lectures : https://www.facebook.com/arno.labo/
02:05 12/15/22
A la fin de ma vie, je veux être comme la toise de mon enfance, plein de marques
C’est une fois la chose partie qu’on se rend compte… Ah… Il ne faut pas avoir le cœur serrer. Ou plutôt, si. Il faut avoir le cœur qui serre. C’est une douleur fantastique. C’est la douleur d’un esprit qui travaille par l’émotion. Il faut accueillir la sensation. Il faut lui faire un bel accueil justement car, c’est à travers elle que se faire le deuil. Il ne faut pas s’en couper. Sans quoi, on passe à côté d’une expérience formidable. L’esprit se souvient généralement mieux de la douleur, qu’elle soit physique ou psychique, que de la joie. C’est une trace de l’évolution. En effet, il valait mieux se souvenir qu’un truc était douloureux que plaisant à l’époque où on n’avait pas encore d’antiseptique. Mais voilà, la peine, le chagrin, la douleur… Tout ça participe à constituer une expérience et, cette expérience sera une étape. Une étape, c’est un point qu’on dépasse, un tournant, ou bien une continuité. Ca dépend. Mais, c’est toujours un point. Ca constitue un repère. C’est un lieu où le souvenir s’imprime. A telle étape, j’étais là, je faisais ça, j’étais lui. Puis, d’étapes en étapes, des caps se passent à leur tour et, de « lui », on devient. On est le même, tout en étant un autre. A la fin de ma vie, je veux être comme la toise de mon enfance, plein de marques. Cela signifiera que j’ai passé avec succès des étapes, des caps, des épreuves. Cela signifiera que j’ai été quelqu’un et que je suis devenu un autre, tout en restant toujours le même. Instagram : https://www.instagram.com/arnolabo/ https://www.instagram.com/remarque_aleatoire/ Facebook : Chroniques : https://www.facebook.com/Chroniquedunnouveaumonde Citations humour : https://www.facebook.com/Arno-Labo-102552414993203 Ses lives lectures : https://www.facebook.com/arno.labo/
02:06 12/14/22
Endure ta peine. Pleure avec le sourire. Tu lui offres une nouvelle vie
Faut lui dire au revoir. Elle a vécu, elle a bien vécu. Et puis, t’as eu beaucoup d’aventures avec elle, des jolies et puis des moins jolies. C’est ça qui forge une relation. C’est aussi l’adversité qui créé le lien, et puis le lien créé le bonheur. Petit à petit, pas à pas, chemins après chemins… Alors voilà, il faut lui dire au revoir. Il faut la laisser partir, suivre sa propre route. Tu l’as aimé, elle t’a aimé et maintenant, vous allez poursuivre votre vie chacun de votre côté, sans animosité, simplement avec des souvenirs. Je sais, ce n’est pas facile. On s’attache. On regarde en arrière. Mais il ne faut pas trop. Il faut le faire un peu, c’est normal. Mais pas trop. Laisse couler ta petite larme. N’aies pas honte. C’est essentiel. C’est comme ça qu’on dit adieu, avec le cœur, sans les mots. Mais il faut se réjouir de tout ça. Il faut rendre le départ plus beau encore que l’arrivée. C’est souvent ainsi d’ailleurs. On râle, on peste, mais finalement, ça nous accroche encore plus dans le cœur. C’est souvent ainsi. Alors, offre-lui une belle robe pour votre dernière soirée. Donne-lui un sourire qui la rende plus radieuse que jamais. Offres-lui, en cadeau d’adieu, le plus grand bonheur possible. Imprime le souvenir profondément dans ton âme. N’oublie pas. Ne cherche pas à oublier. Il ne faut pas. Mais ne souffre pas. Ne souffre pas pour elle. Endure ta peine. Pleure avec le sourire. Tu lui offres une nouvelle vie. Laisse-la partir vers son avenir. Quand on aime. Quand on aime vraiment. Il ne faut pas souffrir de la fin car la fin, c’est toujours un autre début. Dis-lui au revoir. Tu ne la verras plus. Instagram : https://www.instagram.com/arnolabo/ https://www.instagram.com/remarque_aleatoire/ Facebook : Chroniques : https://www.facebook.com/Chroniquedunnouveaumonde Citations humour : https://www.facebook.com/Arno-Labo-102552414993203 Ses lives lectures : https://www.facebook.com/arno.labo/
02:29 12/13/22
L’appel au bonheur ne doit pas être un ordre
C’est une belle journée pour être heureux. Sentez l’air frais du matin. Respirez. Respirez fort et expirez. Soyez dans l’empathie, soyez dans la vie… Ah, que ces injonctions sont jolies. On en oublierait presque leur nature, une injonction. L’appel au bonheur ne doit pas être un ordre. Alors, reformulons. C’est une belle journée pour être heureux. A ma fenêtre je sens l’air frais du matin, les oiseaux chantent et le soleil se réveille. Une grande inspiration, puis une autre. L’humidité forme une brume au-dessus de l’herbe qui reverdit un peu. La nature change. Le soleil se lève un peu plus tard. Je me lève un peu plus tôt. Il y a une nouvelle odeur dans le monde. Les guerres, les pleurs, et même les rires ou les mains qui se serrent amicalement, tout ça m’importe peu. Je vois au loin un faisan marcher dans la plaine. Derrière lui se dresse la dune. On devine au bruit les vagues qui roulent sur le rivage. Je sors mon nez. J’ouvre les yeux. Mon cœur éclate. C’est beau, simple, sublime. C’est beau. Il n’y a pas d’hommes où je suis. Ce n’est pas un coq, c’est un faisan. Tout est sauvage. Je suis sauvage. Et pourtant, je suis un homme. Tout à l’heure, je m’en retournerai vers le monde social. Je devrai parler. Je devrai regarder les gens dans les yeux et, ça les gênera. En pensant à ça, je me mets à rire tout seul. Je me dis que, à contrario, lorsqu’on regarde le soleil dans les yeux, c’est nous qui sommes gênés. Cette réflexion me rappelle l’absurde de mon sentiment naturel. Je suis un homme, c’est bien cet astre qui me le remémore. Alors, je retournerai à ma place, au milieu des hommes. Instagram : https://www.instagram.com/arnolabo/ https://www.instagram.com/remarque_aleatoire/ Facebook : Chroniques : https://www.facebook.com/Chroniquedunnouveaumonde Citations humour : https://www.facebook.com/Arno-Labo-102552414993203 Ses lives lectures : https://www.facebook.com/arno.labo/
02:35 12/12/22
On traverse la vie, tandis qu’elle aussi nous traverse
Prendre l’erreur comme une expérience, prendre la vie comme elle vient et, on recommence. L’expérience se joue de nous. Je pensais devoir me planter pour apprendre. C’est pas faux. Se planter aide à appréhender mieux une situation. Toutefois, et c’est là que ca pique. Il faut nuancer cela. L’erreur permet, lorsqu’on a un peu de mémoire, de ne pas réitérer. Cependant, cela prépare à un certain type de situation. Et, si on ne reproduit pas deux fois la même erreur, l’erreur – elle non plus – ne se reproduit pas deux fois. Alors, on tente. On se plante. On plante sa tente en attendant de voir passer les étoiles tandis que la maison brûle, là, juste à côté. Mais on s’en fou, les étoiles sont si belles. On trouve des solutions de secours pour pallier aux empêchements. On s’adapte, on module nos perspectives, on fait en sorte que ça marche. Et puis, parfois, un court moment, le sort nous préserve du mauvais sort. Alors, on croit s’en sortir. On respire. On reprend les choses en mains, enfin c’est bien ce qu’on croit… La vie se constitue d’une multitude d’expériences. Il y en a autant qu’il y aura de version de vous. La vie, c’est ce fil qui passe entre les perles des vies, des expériences qu’on traverse. On traverse la vie, tandis qu’elle aussi nous traverse. Et, lorsque le trou n’est pas encore assez fait, ça pique. Mais la vie passe. La vie passe toujours. L’expérience est là, elle s’accumule. Toujours multiple, elle s’accumule. Instagram : https://www.instagram.com/arnolabo/ https://www.instagram.com/remarque_aleatoire/ Facebook : Chroniques : https://www.facebook.com/Chroniquedunnouveaumonde Citations humour : https://www.facebook.com/Arno-Labo-102552414993203 Ses lives lectures : https://www.facebook.com/arno.labo/
02:10 12/9/22
Le crépuscule, c’est beau. C’est idiot, je crois. Mais putain, ce que c’est beau. Simplement beau
Prenons le temps d’admirer les instants. Tiens, il fait beau ce matin. Je me suis levé à l’heure où apparait le soleil. Toutefois, il était absent. Il se montre de plus en plus tard en ce moment. Il tarde. Alors, je l’attends. Il n’y a pas de nuage, ou si peu. Il y en a juste quelques-uns, très légers, histoire d’agrémenter le ciel et faire ressortir son magnifique bleu teinté d’orange. J’aime le matin. Je l’aime autant que la nuit, surtout lorsqu’elle laisse voir sa parure d’étoile et ses cadeaux furtifs, petits météores qui apparaissent seulement à l’œil chanceux. Alors, je me lève tôt et je me couche tard. Je profite des crépuscules chaque jour. C’est ce que je préfère les crépuscules. Ces moments de battement où il semble que deux mondes se chevauchent. Ces moments où le monde change sont précieux, subtile et fantastiques. Ce sont, certes, des instants où l’imagination s’emballe, ou le cœur vibre mais, surtout, ce sont des instants. Eventuellement, c’est une succession d’instant. Celui où de la nuit, puis le jour montre quelques lumières, et enfin vient l’instant où les premiers rayons de soleil se montrent. On peut condenser cela en une poignée de minutes, voire de seconde. On pourrait prendre une photo à chaque fraction de cet instant, elles seraient différentes. Alors, je regarde. Je profite. J’aime. C’est con hein. C’est solitaire surement. C’est idiot, je crois. Mais putain, ce que c’est beau. Simplement beau. Instagram : https://www.instagram.com/arnolabo/ https://www.instagram.com/remarque_aleatoire/ Facebook : Chroniques : https://www.facebook.com/Chroniquedunnouveaumonde Citations humour : https://www.facebook.com/Arno-Labo-102552414993203 Ses lives lectures : https://www.facebook.com/arno.labo/
02:21 12/8/22
Les blessures, c’est joli. Les blessures, c’est la vie
Choyons nos blessures. Ce sont elles qui montrent que nous sommes en vie ! Je suis accidenté. Je suis cabossé. Je suis abîmé, mais je suis vivant. Je tente d’avancer entre les chahuts de la vie. Je slalome, j’esquive et finalement j’avance. C’est peut-être un peu ça la vie. On ne cesse d’être empêché, ralentit, mais on avance. Plus encore, on tâche de trouver un sens à la vie. On réfléchit, on s’épanche, on se répand sur le sol en s’étalant. Toutefois, on vit, on vit vraiment. Alors, certains tenteront d’imposer un sens à tout ça. D’autres, plus sages, essayeront de trouver un sens à tout ça. Puis, quelques-uns se contenteront d’observer ce que signifie le sens. Les bosses, les cicatrices, les rides… Tout ça, c’est des marques l’empreinte du réel sur le corps. Ca dénote d’un corps qui tente parfois de se distinguer d’un esprit qui le colle. Le sens de la vie n’a pas tellement de sens. Il va, il vient. Il passe par là, puis retourne ici. Il se gourre, il se plante, il pousse et finalement, continu encore et encore. C’est bien tout ça. Ca fait du mal, mais ca fait du bien. Ca apprend à vivre de vivre. Certes, ce n’est pas facile mais c’est comme ça qu’on grandit, qu’on avance dans la vie. Les blessures, c’est joli. Alors, je suis fier d’être accidenté, d’être cabossé, d’être abimé. J’en suis fier, car cela signifie que je vis. Les blessures, c’est joli. Les blessures, c’est la vie. Instagram : https://www.instagram.com/arnolabo/ https://www.instagram.com/remarque_aleatoire/ Facebook : Chroniques : https://www.facebook.com/Chroniquedunnouveaumonde Citations humour : https://www.facebook.com/Arno-Labo-102552414993203 Ses lives lectures : https://www.facebook.com/arno.labo/
02:20 12/7/22
En 5 minutes, j’ai eu le temps de marquer la réalité de mon empreinte. Maintenant, je vais aller faire autre chose
Prenons 2 minutes pour parler de ce qu’on peut faire en 5minutes J’ai 5 minutes. C’est rien 5 minutes. Et pourtant, c’est énorme. C’est énorme ce qu’on peut faire en 5 minutes. On peut penser, on peut rêver. On peut embrasser, on peut aimer. On peut apprendre, on peut créer. C’est fou. Ce n’est rien, et pourtant, c’est beaucoup. C’est extraordinaire ça, non ? Moi, j’trouve ça fantastique. En si peu de temps, on peut en faire des choses. Par exemple, de ces 5 minutes, je fais ça. Et en même temps, je vois avancer l’aiguille. Le temps court, les mots filent. Je trouvais ça long, mais finalement, ça passe vite. C’est parfois l’inverse. De ces 5 minutes, il n’en reste maintenant que 2. J’ai perdu du temps à regarder où en était le temps. Cependant, j’en ai gagné d’une autre main en créant. En si peu de temps, j’ai produit. Et ainsi, vous savez quoi ? J’ai fait quelque chose. J’ai corrigé des mots, j’ai accumulé des idées, et comme ça, j’ai corrigé le réel et j’ai accumulé des trucs. Ça y est, on entre dans la dernière minute. Les derniers mots vont venir comme les derniers grains du sablier. En 5 minutes, j’ai fait quelque chose. En faisant quelque chose, je me suis procuré du plaisir. Mais surtout, c’est peut-être ça le plus important, j’ai laissé une autre marque dans le monde. En 5 minutes, j’ai eu le temps de marquer la réalité de mon empreinte. Maintenant, je vais aller faire autre chose. Et d’une autre manière, je marquerai à nouveau le réel. Merde, j’ai dépassé d’une minute. Je suis à la bourre. Instagram : https://www.instagram.com/arnolabo/ https://www.instagram.com/remarque_aleatoire/ Facebook : Chroniques : https://www.facebook.com/Chroniquedunnouveaumonde Citations humour : https://www.facebook.com/Arno-Labo-102552414993203 Ses lives lectures : https://www.facebook.com/arno.labo/
02:17 12/6/22
Le besoin est presque partout. On pense le produire, mais il est déjà là. C’est juste qu’on l’ignore. Et quand on l’ignore, il est nulle part
Une ôde au plaisir et au besoin dans cette nouvelle chronique ! Comment on invente ? Comme ça. On invente avec des mots, des idées, des trucs. Y’a plein de truc partout. D’ailleurs, fais gaffe, tu marches dans un truc. Souvent, c’est le doute, c’est l’étonnement. Souvent, c’est l’émotion, c’est le cœur. Et toujours, c’est le besoin. On en invente des trucs par le besoin. C’est un moteur le besoin. Un truc qui fait avancer. Mais l’essence, elle est où ? Bah elle est là, t’es en plein dedans. L’essence, c’est le réel. Faut parfois la manipuler, mais globalement, ça se fait bien. De toute manière, faut faire avec. Faut faire avec la matière. Y’a pas l’choix. Le besoin est presque partout. On pense le produire, mais il est déjà là. C’est juste qu’on l’ignore. Et quand on l’ignore, il est nulle part. Suffit de le montrer, de le dévoiler un tout petit peu, et il apparait alors partout. Alors, il est à la fois partout et nulle part, toujours absent et toujours présent. C’est pour ça qu’on invente. On invente pour répondre à un besoin quel qu’il soit. Ca arrive qu’on invente pour combler un besoin qui n’est pas là, qui n’apparait qu’une fois qu’on à répondu à son appel silencieux. C’est un peu ça les inventions inutiles. Par exemple, les histoires. C’est bien d’inventer des histoires. Mais, souvent, bah ça n’sert à rien. Mais, finalement, bah ça sert. Ca répond à un besoin. Peut-être pas le nôtre, mais celui de quelqu’un, de quelque chose. Alors voilà, j’ai inventé ça. Je n’sais pas trop pourquoi. Peut-être parce que j’en avais besoin, sûrement d’ailleurs. Et j’espère que ça servira, que ça comblera un besoin. Et si c’est le besoin d’un autre, ça me ferait plus plaisir encore. On a d’ailleurs toujours besoin du plaisir. Instagram : https://www.instagram.com/arnolabo/ https://www.instagram.com/remarque_aleatoire/ Facebook : Chroniques : https://www.facebook.com/Chroniquedunnouveaumonde Citations humour : https://www.facebook.com/Arno-Labo-102552414993203 Ses lives lectures : https://www.facebook.com/arno.labo/
02:45 12/5/22