Le média de la recherche et l'enseignement en management
A l’ère de l’urgence climatique et des impératifs sociétaux, les marques ne peuvent plus se contenter de répondre à des objectifs de performance financière. De plus en plus de marques affichent des engagements environnementaux et sociaux, ce qui renvoie à la notion de Responsabilité Sociétale de la Marque (RSM). La RSM reflète l’intégration des enjeux de durabilité au cœur de l’identité de la marque et de ses pratiques marketing. Elle met au centre les attentes des consommateurs/clients et contribue à construire un capital-marque durable. La RSM se distingue de la RSE sur le plan des parties prenantes prioritaires auxquelles elle s’adresse et par son rôle dans l’évaluation des produits par les consommateurs. Les engagements sociétaux ne doivent pas être évaluées sur la base des seuls intérêts des marques ; la mesure de leur véritable impact sur les causes défendues paraît fondamentale.
5/29/26 • 03:49
Au-delà du prix élevé, l’insuffisance de l’information et les difficultés d’accès à l’offre constituent des freins majeurs à l’adoption de la mode durable. Sur le plan académique, la littérature sur ce sujet reste très limitée. Davantage de connaissances sont donc indispensables pour comprendre comment encourager une distribution efficace des produits de la mode durable. Pour répondre à cet objectif, nous avons lancé un numéro spécial dans la revue « International Journal of Retail & Distribution Management ». Un intérêt considérable a été exprimé, avec 80 soumissions réceptionnées, provenant de nombreux pays à travers le monde. Au final, six articles couvrant des contextes culturels variés ont été publiés. Ils clarifient comment la mode durable est influencée dans les environnements de distribution actuels, en magasins physiques comme en ligne.
5/29/26 • 04:13
Cette étude mobilise la théorie des capacités dynamiques (Dynamic Capability View, DCV) afin de montrer comment les politiques de neutralité carbone (net‑zero policies, NZP) agissent comme des catalyseurs environnementaux, favorisant à la fois l’amélioration de la performance environnementale (ENI) et le développement des capacités dynamiques (DCD) au sein des chaînes d’approvisionnement. En s’appuyant sur l’analyse de données recueillies auprès de 307 répondants issus d’industries à forte intensité carbone en Inde, la recherche démontre que les systèmes de comptabilité carbone (carbon accounting systems, CAS) jouent un rôle de médiation essentiel en traduisant les engagements réglementaires et organisationnels en une flexibilité stratégique opérationnelle et en des réductions mesurables des émissions. Les résultats indiquent que, si les politiques renforcent directement la durabilité et l’adaptabilité, l’intégration des CAS comme mécanisme de « saisie » (seizing) amplifie significativement ces effets en permettant un suivi précis des émissions de scopes 1 à 3. Pour les praticiens, ces résultats offrent une feuille de route stratégique préconisant l’intégration des CAS aux systèmes ERP existants, ainsi que l’utilisation d’indicateurs clés de performance spécifiques, tels que l’intensité carbone et le temps de réponse réglementaire, afin de préserver la compétitivité. En outre, l’étude souligne que, pour les décideurs publics, l’harmonisation des normes comptables et l’octroi de subventions techniques aux PME constituent des leviers essentiels pour accélérer la transition mondiale vers la neutralité carbone.
4/20/26 • 04:42
À l'ère de l'intelligence artificielle, la satisfaction client subit une transformation radicale. Grâce à l'analyse des données, les marques passent d'une posture réactive à une approche prédictive : l'objectif n'est plus seulement de résoudre un problème, mais de l'anticiper pour offrir un parcours fluide et sans effort. L'IA permet également une hyperpersonnalisation à grande échelle, offrant à chaque client le sentiment d'être unique et véritablement compris. Enfin, loin de déshumaniser les échanges, l'automatisation des requêtes simples redonne toute sa place à l'humain. En libérant du temps pour les équipes, l'IA permet aux conseillers de se concentrer sur l'empathie et l'écoute active. La satisfaction client de demain repose donc sur une alliance stratégique entre l'efficacité algorithmique et l'intelligence émotionnelle.
4/20/26 • 02:12
À l'ère de l'intelligence artificielle, la question de la confiance s'impose comme un enjeu fondamental, non plus seulement personnel, mais collectif. L'IA est désormais présente dans tous les aspects de notre quotidien : elle filtre nos informations, oriente nos décisions, prédit nos comportements. Pourtant, la plupart des utilisateurs ne comprennent pas réellement son fonctionnement. Ils délèguent sans vraiment choisir. La confiance ne se construit pas spontanément : elle repose sur trois piliers essentiels. D'abord, la qualité perçue : la performance et la fiabilité du système constituent le socle indispensable. Ensuite, la lisibilité : une IA qui explique ses choix et communique clairement sur son fonctionnement rassure davantage qu'une boîte noire opaque. Enfin, la cohérence dans le temps, car la confiance se construit lentement et peut s'effondrer en un instant, au moindre manquement. La confiance dans l'IA n'est donc ni une fonctionnalité, ni un argument commercial : c'est un engagement durable, un impératif stratégique pour les entreprises et un droit légitime pour chaque utilisateur.
4/20/26 • 02:12
À l'ère de l'intelligence artificielle, la transparence a profondément changé de nature. Là où elle se lisait autrefois sur une étiquette ou un emballage, elle doit aujourd'hui s'appliquer à des systèmes invisibles qui prennent des décisions aux conséquences bien réelles. En marketing, cette transparence se définit autour de trois principes fondamentaux. Le premier est l'explicabilité : les entreprises ont le devoir de traduire la logique algorithmique en langage accessible, pour que chaque utilisateur comprenne pourquoi une décision a été prise en son nom. Le deuxième est la clarté sur les données : une marque transparente indique sans ambiguïté quelles informations elle collecte, dans quel but, et ce que l'utilisateur obtient en échange, sans agenda caché. Le troisième est l'honnêteté sur les limites de la machine : reconnaître qu'une IA peut se tromper, identifier ses biais, et ne jamais laisser croire qu'un algorithme est un être humain. À l'ère de l'IA, la transparence n'est donc plus une simple obligation légale, elle est devenue le fondement du marketing éthique et le levier essentiel d'une confiance durable.
4/16/26 • 02:12
De nombreux citoyens souhaitent consommer de manière plus responsable, mais leurs comportements changent peu, créant un green gap entre intentions et pratiques. Pour y remédier, politiques publiques et entreprises mobilisent des incitations financières, des sanctions ou des nudges, dont les effets restent souvent contextuels et temporaires. Face à ces limites, la curiosité, une motivation intrinsèque qui pousse les individus à explorer davantage l’information, peut s’avérer être une solution intéressante. En allongeant le processus de décision, elle réduirait l’impulsion d’achat et conduirait à des choix plus réfléchis. La curiosité pourrait ainsi encourager des pratiques de consommation plus sobres et constituer un levier potentiel de transformation durable des comportements.
4/2/26 • 03:47
La notion émergente d’employeurabilité est envisagée comme le pendant indispensable de l’employabilité dans un écosystème marqué par l’intelligence artificielle (IA) et la nécessité d’une intelligence collective renouvelée. Elle ne constitue plus un luxe ou une option éthique, mais un impératif stratégique de survie. Dans un marché du travail désormais asymétrique, une entreprise incapable de « bien employer » perdra sa capacité à recruter. Dans les mondes du travail de demain, choisir un métier sera non seulement lié aux missions qu’il offre, mais aussi à la capacité de l’entreprise à nous respecter et nous faire grandir. C’est sur ce terrain que se joue la pérennité de nos territoires et de nos économies. C’est là la promesse de l’employeurabilité.
4/1/26 • 04:12
Cette vidéo de recherche met en lumière une approche pédagogique innovante visant à promouvoir un enseignement durable, axé sur l’autonomie, le pouvoir d’agir et l’apprentissage collaboratif. Elle examine comment un hackathon axé sur le Design Thinking peut renforcer les compétences psychosociales des spécialistes en ressources humaines et améliorer leurs pratiques professionnelles. Les premiers résultats suggèrent que l’apprentissage expérientiel collectif s’avère essentiel pour une pédagogie durable. L’hackathon centré sur le Design Thinking représente une approche novatrice pour rénover les méthodes de manière pérenne. Il met en évidence le potentiel de l’intelligence collective (IC), qui encourage un apprentissage dynamique, individualisé et varié, favorisant une évolution constante des compétences professionnelles.
4/1/26 • 04:28
Cet article examine comment les start-ups mobilisent les intermédiaires pour accéder aux ressources au sein des écosystèmes d’innovation durable et technologique (EIDT). En nous appuyant sur une approche par chaînes relationnelles et sur des récits quantifiés de 90 start-ups durables et technologiques situées dans la même zone géographique, nous identifions sept modèles distincts d’utilisation des intermédiaires et les comparons entre les deux types d’écosystèmes. Nous contribuons à la littérature sur les écosystèmes d’innovation en montrant que l’engagement des intermédiaires suit des trajectoires plurielles, s’écartant du modèle linéaire souvent supposé dans la recherche sur les écosystèmes. Nous identifions également deux logiques d’intermédiation contrastées : l’émancipation, où les entreprises dépendent fortement des intermédiaires à leurs débuts puis réduisent progressivement leur dépendance, et l’accumulation, où elles accumulent progressivement plusieurs intermédiaires au fil du temps. En comparant les EIDT et les IIT, nous mettons en lumière le rôle souvent méconnu mais crucial des intermédiaires interpersonnels dans les écosystèmes d’innovation, qui fournissent un ensemble de ressources différent aux start-ups durables, tandis que les entreprises technologiques dépendent davantage des universités et des entreprises. Ces résultats enrichissent les typologies d’intermédiaires en y ajoutant des acteurs interpersonnels et révèlent que les mêmes types d’intermédiaires permettent différents ensembles de ressources en fonction du contexte de l’écosystème.
2/27/26 • 03:26
La construction d’un portefeuille d’investissement décarboné vise à concilier rendement financier et maîtrise des risques. Aux risques classiques s’ajoute aujourd’hui le risque climatique, en particulier le risque de transition. Les investisseurs peuvent y répondre par une gestion passive via des fonds indiciels et des ETF, ou par une gestion active. Les fonds ESG, classés en articles 6, 8 et 9, intègrent différemment les enjeux de durabilité. Le pilotage repose sur des indicateurs comme l’empreinte carbone, l’intensité carbone, les notations ESG et les PAI. Aujourd’hui, décarboner un portefeuille est un processus stratégique fondé sur des objectifs clairs, des outils de mesure et, lorsque nécessaire, un engagement actionnarial.
2/27/26 • 04:34
La finance décarbonée est devenue un axe stratégique important de l’Union européenne. Elle s’inscrit dans le prolongement de l’Accord de Paris et du Pacte Vert européen. La taxonomie européenne classe les activités économiques et distingue les activités éligibles des activités alignées. Elle impose des indicateurs de reporting, notamment sur le chiffre d’affaires, le CAPEX et l’OPEX durables. La directive CSRD et le règlement SFDR renforcent la transparence via la double matérialité, les PAI et la classification des produits financiers. Aujourd’hui, la finance climatique européenne repose sur un cadre structuré mais évolutif, en cours d’ajustement.
2/27/26 • 03:17
De nombreuses innovations échouent faute d’adoption et disparaissent rapidement, mais certaines, comme l’hydrogène vert ou décarboné, n’ont jamais réussi à s’imposer en 25 ans, tout en survivant durablement grâce à un intérêt toujours renouvelé des investisseurs. L’hydrogène constitue ainsi un cas emblématique « d’innovation perpétuellement émergente », concept développé dans un article de recherche primé dans le cadre du prix Syntec Conseil, FNEGE 2025. Cet article de recherche repose sur une approche multiniveau, qui dépasse les explications classiques centrées sur la performance technologique, les coûts ou les infrastructures. Elle replace l’hydrogène dans une concurrence dynamique entre technologies de décarbonation, influencée par les contextes géopolitiques et sociétaux. En concurrence permanente avec d’autres solutions, l’hydrogène n’a pas encore gagné la bataille, mais il est loin d’avoir disparu.
2/27/26 • 04:46
As environmental sustainability gains prominence, institutional investors are increasingly recognized for their influence on corporate environmental practices. This study investigates how institutional investors' ownership and investment horizon affect corporate waste management in France. The results reveal that long-term (short-term) institutional investors negatively (positively) affect waste generation. We also show that the effect of long-term institutional investors on waste generation has accentuated after the adoption of the French Law on the Energy Transition in 2015 , especially for firms with high environmental performance and strong corporate governance and those operating in environmentally sensitive industries. These results offer actionable insights for policymakers, investors, and managers seeking to promote sustainable waste management practices.
2/11/26 • 03:24
Notre expérience pédagogique originale autour de l’engagement citoyen des étudiants en matière d’économie circulaire comporte 3 volets : Enseignement, Recherche, participation active à la feuille de route du think tank INEC, pour l’élaboration de la loi AGEC 2020 et à des actions de terrain. Sur le volet Enseignement, il s’agit de la création du Master « Supply chain management et économie circulaire ». En parallèle notre association étudiante « IPAG Green » organise chaque année le prix start up de l’économie circulaire. Sur le volet Recherche, notre chaire d’économie circulaire, abrite nos recherches et nos développements sur l’éducation à l’économie circulaire et à la ville durable. Le point d’orgue de notre engagement fut la contribution à la préparation de la loi AGEC 2020 sur le volet « Education à l’Economie Circulaire ». Le triptyque fonctionna parfaitement, pour former des étudiants responsables et engagés concrètement pour le bien commun.
1/5/26 • 03:14
Le développement du télétravail et du travail hybride transforme en profondeur les pratiques de management et de ressources humaines. Pour garantir l’équité, la diversité et l’inclusion, les organisations doivent repenser leurs outils et renforcer les compétences EDI des managers, RH et salarié·e·s. Des formations accessibles, des kits pratiques et des solutions e-learning permettent d’agir concrètement, en présentiel comme à distance. L’objectif est simple : faire du travail hybride un levier d’inclusion et de bien-être pour toutes et tous. Programme européen REWOR
12/19/25 • 03:41
Cette étude analyse comment les dirigeants de PME réagissent face à la décarbonation, un enjeu majeur souvent perçu comme contraignant. À partir de 22 entretiens, trois profils apparaissent : opportunistes (pas ou peu d’actions concrètes), analytiques (mesure et optimisation), et systémiques (intégration stratégique et innovation). Contrairement aux grandes entreprises, les PME ne font pas de “window-dressing” : leurs dirigeants agissent vraiment ou pas du tout. L’étude montre que le dirigeant est un acteur clé de la transition, et souligne l’importance d’outils simples, d’aides conditionnées, de formations au leadership durable et du rôle des filières métiers pour accompagner la décarbonation.
12/16/25 • 03:09
L’Eco-score textile fonctionne comme un Nutri-score pour les vêtements : il informe sur leur impact environnemental. Face à une industrie très polluante, cette transparence pourrait transformer nos habitudes d’achat. Notre recherche, menée auprès de 413 consommateurs, teste six niveaux d’Eco-score, de A à E, plus l’absence de score. Les scores A et B améliorent l’image verte et augmentent la volonté de payer plus cher. Les scores D et E la dégradent, tandis qu’un score manquant agit comme un score C, neutre. Un score E provoque aussi un sentiment de culpabilité plus fort. Ne pas afficher de score revient à se priver d’un avantage concurrentiel. Pour les marques, c’est un levier stratégique ; pour les pouvoirs publics, un outil de transparence. L’Eco-score encourage une consommation plus consciente, pas forcément moindre. Reste à voir si le « coût environnemental » prévu par le gouvernement aura le même effet.
12/16/25 • 03:08
Cette étude analyse comment les dirigeants de PME réagissent face à la décarbonation, un enjeu majeur souvent perçu comme contraignant. À partir de 22 entretiens, trois profils apparaissent : opportunistes (pas ou peu d’actions concrètes), analytiques (mesure et optimisation), et systémiques (intégration stratégique et innovation). Contrairement aux grandes entreprises, les PME ne font pas de “window-dressing” : leurs dirigeants agissent vraiment ou pas du tout. L’étude montre que le dirigeant est un acteur clé de la transition, et souligne l’importance d’outils simples, d’aides conditionnées, de formations au leadership durable et du rôle des filières métiers pour accompagner la décarbonation.
12/9/25 • 03:04
Cette vidéo présente le cas CCMP « Ricoh : Imprimer une dynamique durable à l’échelle locale » ainsi que la démarche pédagogique innovante conçue pour son exploitation. Le cas illustre la difficulté de mise en œuvre d’une stratégie de durabilité dans un contexte industriel en transition vers l’économie circulaire. La séquence pédagogique repose sur un dispositif en quatre étapes (comprendre, se mettre à la place, ressentir et agir) visant à favoriser une appropriation expérientielle des enjeux de transformation. Les apprenants mobilisent successivement une analyse stratégique (SWOT), un jeu de rôle, une carte d’empathie et l’élaboration d’un plan d’actions managérial. Ce cheminement progressif favorise la compréhension des tensions organisationnelles et des leviers d’adhésion liés au changement. La méthode valorise la co-construction et l’engagement collectif, tout en développant des compétences en management de la durabilité et en conduite du changement.
12/8/25 • 03:19
Pendant plus de 40 ans, une mauvaise gestion des déchets en Italie a permis à la Mafia de les éliminer illégalement, provoquant une crise sanitaire majeure et des taux de cancer en hausse. Malgré les interventions tardives de l’État, les choix économiques ont souvent prévalu sur la protection de l’environnement et des populations. Cette crise révèle que la gestion des déchets est avant tout une question de pouvoir et de justice sociale, touchant de manière inégale les communautés.
11/19/25 • 04:42
Cette recherche aborde un domaine négligé dans la littérature en entrepreneuriat : celui des entrepreneurs du quotidien — ces « modestes acteurs du changement ». Se concentrant sur le secteur du vin biologique en France, cette étude cherche à comprendre comment la digitalisation, souvent perçue comme un univers réservé aux start-up de la tech, pouvait impacter la performance de ces petits entrepreneurs. Les données financières de 66 producteurs de vin biologique ayant rejoint une plateforme numérique, ont été analysées et comparées sur une décennie à un groupe de contrôle qui n’avait pas franchi ce pas. Les résultats sont significatifs. Après avoir rejoint la plateforme, les vignerons du groupe cible ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de 10,1 % par rapport au groupe de contrôle. Leur rentabilité s’est également améliorée. Fait encore plus marquant, cette croissance s’est faite à ressources constantes. Cette performance signe là l’essence même de leur stratégie : le bricolage numérique.
10/30/25 • 03:50
Pourquoi parler du handicap au travail ? Le handicap concerne 30% de la population, souvent invisible et peu abordé. Pourtant, parler ouvertement du handicap en entreprise favorise l’inclusion et améliore l’accessibilité pour tous grâce à l’effet “curb-cut”. Découvrez pourquoi chaque effort compte pour créer un environnement de travail plus juste et accueillant.
10/23/25 • 04:12
L’objet de ces travaux est une réflexion sur les impacts possibles d’une décarbonation de nos économies sur les structures organisationnelles. Nous argumentons que cette décarbonation passera immanquablement par l’abandon des énergies fossiles (charbon, gaz naturel et pétrole) au profit d’énergie n’émettant pas de CO2 (énergie renouvelable, éventuellement nucléaire). Nous nous intéressons plus particulièrement à la question comment les organisations vont pouvoir s’adapter à ce nouveau paradigme : électrification massive et énergie chère. Dans cette optique, nous revisitons les théories des organisations pour analyser l’avantage compétitif des organisations à l’avenir.
9/15/25 • 03:13
Les conséquences économiques et financières du changement climatique sont de plus en plus importantes. Les variations de l’indice environnemental, social et de gouvernance (ESG) ont-elles un impact sur les marchés financiers, et lequel ? En quoi l’IA peut-elle améliorer la lecture et l’anticipation de ces impacts ?
7/23/25 • 03:20
Cette recherche explore l’efficacité des dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat étudiant durable, dans un contexte marqué par une multiplication des initiatives. À travers une étude de cas unique, il met en lumière les avantages de ces soutiens, tels que l’accès à des ressources variées et l’accompagnement multidimensionnel, tout en soulignant leurs limites, notamment un manque de coordination et de personnalisation. L’analyse révèle que, malgré des années d’accompagnement, certains projets peinent à atteindre la viabilité économique. Notre recherche propose des recommandations pratiques afin d’optimiser les synergies entre l’écosystème éducatif, d’accompagnement, et professionnel local. Il offre des perspectives intéressantes pour mieux accompagner l’entrepreneuriat étudiant durable et maximiser son impact.
7/16/25 • 03:03
Face aux inégalités territoriales, aux fractures sociales et à l’urgence écologique, des initiatives locales émergent partout. Portées par des citoyens et des acteurs de l’ESS, elles placent la solidarité au cœur de l’action. Ce mouvement redéfinit la manière de penser et construire les territoires, sans dépendre uniquement de l’État ou du marché. Avec onze chercheurs, cet ouvrage explore neuf expériences concrètes. Trois grandes tensions structurent ces dynamiques : articuler action publique et initiatives solidaires, reconnaître le territoire comme ressource solidaire, et co-construire des territoires inclusifs par des outils partagés. Ces tensions, loin d’être des freins, ouvrent la voie à une transformation profonde. La solidarité devient alors un levier essentiel pour réinventer les territoires.
7/1/25 • 03:30
La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est désormais incontournable pour les organisations, mais les crises économiques récentes fragilisent leur engagement. Le cadre normatif seul ne suffit pas à mobiliser les entreprises autour des piliers de la gouvernance, de la justice sociale et de l’environnement. Trois typologies émergent : les entreprises dont la RSE est au cœur du projet (ex : Biscornu, intégrant l’insertion professionnelle des personnes handicapées), celles qui alignent leur stratégie RSE avec leurs objectifs économiques (ex : Patagonia, Hermès) et enfin, celles pour qui la RSE reste opportuniste, exposées aux accusations de green washing. Pour être un levier de performance durable, la RSE doit s’inscrire structurellement dans la stratégie d’entreprise, créant ainsi une valeur partagée entre performance économique et impact sociétal.
6/16/25 • 02:34
Si le prêt-à-porter crée de nombreux emplois, c’est aussi le quatrième secteur le plus destructeur du vivant. Pourquoi être à la mode est-il aussi important ? Comment passer d’une industrie qui pille les ressources à une mode respectueuse de la planète et des droits humains ? Comment influencer à long terme le comportement des consommateurs, les pratiques des entreprises et les responsabiliser ? Comment instaurer des modèles d’affaires durables ? Les sciences de gestion, et le marketing en particulier, ont un rôle majeur à jouer. Fondé sur un marketing durable transformateur, cet ouvrage apporte un éclairage approfondi sur le modèle de mode durable en pleine structuration, les enjeux du secteur, les freins et les perspectives. Relever ce défi d’ampleur passera avant tout par la formation des étudiants, futurs acteurs de cette industrie, et par la sensibilisation de tous les acteurs.
6/10/25 • 04:05
Cet article propose un agenda de recherche sur les stratégies internationales des entreprises combinant innovation et développement durable face aux menaces globales comme le changement climatique. À travers une revue systématique de la littérature, nous identifions les tensions organisationnelles majeures : court terme contre long terme, standardisation contre adaptation locale, et collaboration contre concurrence. L'article appelle à approfondir les recherches sur la gestion de ces tensions et leurs impacts sur l’innovation et la transformation organisationnelle. Il recommande aussi une approche multiniveau intégrant les acteurs internes et externes, et insiste sur l'importance d’études qualitatives pour comprendre les dynamiques décisionnelles et interculturelles.
6/4/25 • 03:31