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Rufus Wainwright

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Rufus Wainwright : écoute tous les titres sur Deezer

Top titres de l'artiste

Going To A Town Rufus Wainwright 04:07
Hallelujah Rufus Wainwright 04:09
Le temps Calogero, Rufus Wainwright 03:17
Across The Universe Rufus Wainwright 04:09
Complainte De La Butte Rufus Wainwright 03:05
The Loneliest Time Carly Rae Jepsen, Rufus Wainwright 04:34
Going to a Town (feat. Anohni) Rufus Wainwright, ANOHNI 04:16
The One You Love Rufus Wainwright 03:42
This Love Affair Rufus Wainwright 03:13
Everybody Knows Rufus Wainwright 04:30

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Folkocracy

par Rufus Wainwright

02/06/2023

1508 fans

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Biographie



Tout bascule pour lui en 1998 lors qu'il déménage à New York puis à Los Angeles, Dreamworks, le label de Steven Spielberg et David Geffen, lui ayant fait signer un contrat : son père (avec lequel ses rapports ont pourtant souvent été tendus) avait donné une de ses démos à son ami Van Dyke Parks, ancien collaborateur de Brian Wilson et des Beach Boys, qui l'avait lui-même donnée à Lenny Waronker, un ponte de Dreamworks. Son premier album, Rufus Wainwright, lui vaut l'attention plus que bienveillante de la critique internationale (Rufus sera élu « révélation de l'année » par le magazine Rolling Stone), qui vante son originalité et la qualité de ses chansons et de ses orchestrations et voit en lui un génie, un nouveau Jeff Buckley, chanteur auquel il a souvent été comparé et avec lequel il avait des goûts musicaux en commun. Sur quelques titres, Van Dyke Parks signe même les arrangements. Son succès est tel qu'à 25 ans, il est déjà beaucoup plus célèbre que ses parents, ceux-ci n'ayant jamais dépassé le statut d'artistes-culte.

Maintenant lancé, il multiplie les rencontres et les collaborations et on le retrouve sur de très nombreux albums-hommages et bandes originales de films (I Am Sam, Shrek, Le Secret de Brokeback Mountain, Ma sorcière bien-aimée, etc.), où il chante quelquefois des compositions inédites et surtout des reprises, dont des chansons de ses propres parents et sa version de la « Complainte de la butte » de Georges Van Parys, enregistrée en français pour la production hollywoodienne Moulin Rouge, et qui rallie tous les suffrages. Son deuxième album, Poses, est également très bien accueilli, la critique voyant dans ses albums une vraie oeuvre à part, en train de se construire et susceptible d'évoluer en univers. Ses disques marchent beaucoup mieux en Europe qu'aux Etats-Unis et il chante aussi bien en tête d'affiche qu'en première partie de stars comme Tori Amos ou Sting.

Cependant, en dépit des mises en garde de son père, il traîne beaucoup avec certains collègues pas très raisonnables et il n'échappe pas aux excès de la vie de rock star : c'est ainsi qu'au début des années 2000, il plonge dans la dépression et la drogue, plus précisément le crystal meth, substance qui le laisse presque aveugle. Sur les conseils de son ami et admirateur Elton John, il part alors en cure de désintoxication. Il en sort pleinement rétabli en 2003, se remet au travail et offre Want One, produit par Marius DeVries (Madonna, Björk) et pour lequel il passe à Paris en Black Session. Un an plus tard, paraît Want Two, écrit, composé et enregistré lors des mêmes séances. Il y aborde frontalement des sujets plus sérieux, comme la religion, la politique ou la condition homosexuelle, parfois dans une seule chanson comme « Gay Messiah ». Un DVD moitié live et moitié documentaire, All I Want, est réalisé en tournée et sa carrière est relancée pour de bon. Sur Want Two, Antony (d'Antony & The Johnsons) vient chanter avec lui, une sorte de retour d'ascenseur de la part d'Antony, puisque Rufus avait participé à son I Am a Bird Now.

En 2005, Rufus fait, tout comme son père, une petite apparition dans Aviator, le film de Martin Scorcese (lui, son père et sa soeur participent à la bande annonce), puis, ayant décidé de remettre un peu d'ordre dans sa vie sentimentale, il s'installe à Berlin, où vit son compagnon. Dans la presse, on le voit désormais comme une sorte d'héritier de Frank Sinatra et de Giuseppe Verdi - il cite les paroles d'un des opéras de Verdi dans une chanson, « Barcelona ». A son tour, il évoque à l'occasion dans ses textes - en termes plutôt aigres-doux - les relations au sein de sa famille, comme celui de « Dinner at Eight ». Pouvant désormais tout se permettre, il réalise un de ses rêves en recrééant en concert l'album live de Judy Garland (icône gay depuis toujours) au Carnegie Hall de 1961, considéré comme « le plus grand événement dans l'histoire du show-business » et dont il enregistre sa propre version en CD et en DVD. Dans le cadre de ce projet, il ne donne que quelques shows, dont un le 20 février 2007, à Paris, où sa prestation, en demi-teinte, est gâchée par des problèmes de voix mais rehaussée par la présence de sa soeur Martha et de Lorna Luft, la fille de Judy Garland.

Quelques mois plus tard, il offre du nouveau matériel de qualité avec l'excellent Release the Stars, auquel participent Richard Thompson et Neil Tennant, des Pet Shop Boys. Avec Gerry Leonard (ancien chef d'orchestre de David Bowie) aux commandes de son groupe de scène, il tourne sans relâche, ayant toujours eu le goût de la scène. Débordant d'activité, il enchaîne sur un opéra, Prima Donna, dont le livret est en français.

En septembre 2009, Rufus Wainwright sort un album extrait de sa dernière tournée mondiale. Le disque Milwaukee At Last!!! a été capté le 27 août 2007 au Pabst Theater de Milwaukee (Wisconsin). Il est accompagné d'un DVD de la prestation filmé par Albert Maysles. L'artiste passe ensuite à un autre projet studio avec l'album All Days Are Nights: Songs for Lulu. Ce sixième opus sorti en avril 2010 est un excercice piano-voix comprenant une douzaine de compositions dont trois textes sont empruntés à des sonnets de William Shakespeare. C'est le premier disque de Rufus Wainwright à paraître depuis la disparition de sa mère Kate McGarrigle en janvier 2010.

Le souvenir de sa mère est évoqué plus largement dans l'album suivant Out Of The Game. Paru en avril 2012, ce septième opus produit par Mark Ronson et se voulant plus « dansant » réunit une pléiade de stars comprenant sa soeur Martha Wainwright, Sean Lennon, Wilco et The Dap-Kings. Une chanson, « Montauk », est dédiée à Katherine, la fille de Lorca Cohen adoptée en co-parentalité en 2011. En 2015 est publié son opéra Prima Donna sous le label jaune Deutsche Grammophon. Cette incursion dans l'art lyrique est suivi par l'orchestration, avec l'arrangeur et producteur Marius de Vries, de neuf sonnets du poète William Shakespeare interprétés par Anna Prohaska, Florence Welch, Fiora Cutler, Martha Wainwright et les acteurs William Shatner, Helena Bonham Carter, Carrie Fisher, Peter Eyre, Inge Keller et Siân Phillips.