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Dusty Springfield

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Dusty Springfield : écoute tous les titres sur Deezer

Top titres de l'artiste

Son Of A Preacher Man Dusty Springfield 02:26
Spooky Dusty Springfield 02:35
The Windmills Of Your Mind Dusty Springfield 03:47
The Look Of Love Dusty Springfield 03:31
If You Go Away Dusty Springfield 03:50
Spooky Dusty Springfield 05:28
The Look Of Love Dusty Springfield 03:31
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You Don't Own Me Dusty Springfield 02:30
Spooky Dusty Springfield 02:42

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Biographie


The Springfields

Elle intègre dès les années cinquante le trio vocal des Lana Sisters, puis un ensemble mixte de country et folk (dans lequel figure son frère Dion) : The Springfields. Le nom la séduit, le trio séduit les maisons de disques, les disques séduisent le public. Après quelques tubes et deux albums, les tensions (et la déferlante The Beatles) conduisent toutefois les Springfields à la séparation : Tom Springfield produit un groupe australien à succès, The Seekers, et Dusty se lance en 1963 dans une carrière en solo.

La Springfield

Son premier 45 tours (novembre 1963) est un premier hit : « I Only Want To Be With You » (adapté en français par Richard Anthony sous le titre « A présent tu peux t’en aller ») escalade joyeusement les hit-parades, de part et d’autre de l’Atlantique.

Il en est de même avec « Stay Awhile », « 24 Hours From Tulsa », « The Look of Love », qui illustre le générique d’un avatar de James Bond (Casino Royale), et d’autres refrains, dont certains composés par le tandem luxueux formé de Hal David et Burt Bacharach. De plus, Dusty, animatrice de programmes télévisés promouvant la musique noire (The Sounds àf Motown) devient l’ambassadrice du genre en Europe.

Dès ses prémices, sa voix caractéristique, douce, sensuelle, et d’une grande maîtrise d’articulation, fait merveille, tout autant qu’une apparence pleine de glamour, où des yeux, outrageusement fardés, le disputent à des robes de soirée moulantes, et une teinte de blonde platine.

On fait alors souvent référence, en ce qui la concerne, à une double personnalité : Mary Isabel en Dr. Jekyll, timide et élevée dans la foi catholique, et Dusty Springfield, dans la défroque de Mr. Hyde, exubérante, extravagante, et d’un perfectionnisme pathologique.

En 1964, sa tournée en Afrique du Sud est brutalement interrompue, après que la chanteuse ait proféré de nettes critiques à l’encontre de l’apartheid.


A Memphis

Mais la seule diva blanche de ce type de musique évolue déjà sur la ligne étroite de l’ambiguïté : Soul Sister absolue aux États-Unis, elle est contrainte, afin de maintenir sa carrière à flot, de se frotter à un répertoire excessivement commercial. Ce qui n’a qu’un temps, la vague psychédélique rendant brusquement obsolète toute une génération de chanteurs.

Springfield décide alors de confier sa destinée au mythique label Atlantic, et c’est donc à l’âge de trente ans que la chanteuse enregistre son chef d’œuvre, l’album Dusty in Memphis (mai 1969), véritable conjonction des talents du producteur Jerry Wexler, de compositeurs hors pair que sont Bacharach/David, ou Carole King et Gerry Goffin, et d’une chanteuse au sommet de son art.

Comme souvent en la matière, les ventes de l’album (pourtant considéré comme l’un des cent meilleurs de tous les temps par le magazine Rolling Stone), sont décevantes (à l’exception d’un merveille de single intitulée « Son of a Preacher Man »), mais les sessions permettent à celle qu’on surnomme désormais The Great White Lady de pénétrer tête haute dans la cour des grands.

C’est pourtant une véritable schizophrénie qui se met en place : les disques édités sur le marché américain ne sortent pas en Europe, et vice versa. Et alors qu’elle enregistre un deuxième album à Philadelphie (A Brand New Me), la chanteuse s’enfonce dans la guimauve (à l’exception de quelques titres produits par John Paul Jones, bassiste de Led Zeppelin), sur le Vieux Continent.


Déclin et abus

Installée en Californie, Dusty Springfield traverse les années soixante-dix comme le tunnel de l’horreur : les tabloïds font les choux gras de sa bisexualité révélée, elle n’a plus de goût pour la musique, et elle ne surnage que grâce aux médicaments antidépresseurs, et à l’alcool.

L’album It Begins Again (1978) lui redonne vie (même si les tournées qui suivent sont loin d’être triomphales), et elle accepte enfin, toute sérénité retrouvée, de s’exprimer sur des sujets intimes. Ainsi, on apprend tout sur sa relation avec la chanteuse canadienne Carole Pope, liaison qui s’achèvera dans la violence, et l’abus de drogues.

Malgré quelques incursions dans l’univers frelatée de la dance music, Dusty Springfield n’accepte de quitter son exil californien qu’en 1987, et à l’instigation des Pet Shop Boys, à qui elle doit de renouer avec le succès (« What Have I Done To Deserve This ? », « Nothing Has Been Proved », et « In Private »).


Maladie

En 1994, et alors que Quentin Tarantino utilise « Son of a Preacher Man » pour son film Pulp Fiction, Dusty entre en studio à Nashville. Le diagnostic d’un cancer du sein perturbe les sessions, mais l’album A Very Fine Love, d’inspiration country, est néanmoins édité durant une phase de rémission, en 1995.

Après un ultime enregistrement (« Someone to Watch Over Me »), Dusty Springfield décède le 2 mars 1998, à son domicile d’Henley-On-Thames, quelques jours avant d’être introduite au Rock and Roll Hall of Fame. Elle était âgée de cinquante-neuf ans. De façon tout à fait exceptionnelle et hors protocole, la Reine Elizabeth s’est déclarée attristée de sa mort. Son testament laisse figurer son chat Nicholas dans la liste des bénéficiaires.

Dusty Springfield était Officier dans l’Ordre de l’Empire Britannique, et elle a été décorée sur son lit d’agonie. Dix-huit de ses singles ont été classés dans les charts américains, et elle est considérée comme l’une des chanteuses majeures du XXème siècle.