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Marc Lavoine

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Top titres de l'artiste

Elle a les yeux revolver Marc Lavoine 03:37
Elle a les yeux revolver Marc Lavoine 03:35
Toi mon amour Marc Lavoine, Clara Luciani 03:40
Vivre ou ne pas vivre Marc Lavoine, Coeur de pirate, Arthur H 04:11
Je ne veux qu'elle Marc Lavoine, Claire Keim 03:58
Toi Mon Amour Marc Lavoine 03:34
J'ai tout oublié Marc Lavoine, Cristina Marocco 04:04
Le train Marc Lavoine 03:10
Dis-moi que l'amour Marc Lavoine, Bambou 03:00
Chère amie (Toutes mes excuses) Marc Lavoine, Françoise Hardy 03:35

Dernière sortie

Marc Lavoine en concert

NOV
09
Marc Lavoine at Théâtre Femina (November 9, 2022)
Bordeaux, France

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Playlists

Pour toutes les ambiances

Biographie

Adulte jamais est le quatorzième album de Marc Lavoine, si l’oncompte Les Souliers rouges, un conte musical créé en 2016 avecArthur H et Coeur de Pirate. « J’y tiens, parce que toute création estune aventure humaine et collective, une somme de hasards ».Hybride et élégant, Adulte jamais doit beaucoup à la scène, lieu decroisements intenses, qui fut celui de la rencontre avec Darko(David Faisques), guitariste emprunté à Julien Doré, et aujourd’huicompositeur de huit des douze chansons qui bâtissent l’album.Pour les quatre restants, l’auteur, Marc Lavoine a fait appel à JohanCzerneski, fondateur du groupe rock A24-13. « Quand, récemment, j’ai travaillé avec Krisy [rappeur belge prochede Damso], j’ai senti un nouveau souffle, tout comme quand,auparavant, j’ai joué au théâtre par exemple dans Le Poisson Belgede Léonore Confino, ou au cinéma pour Claude Chabrol ou TonyGatliff,. Tous ceux-là savent être intemporels. Et avec chacun, j’aigagné en liberté, en avançant dans le courage d’être soi ». Premier single de cet album charpenté à la pop music, Le Train(Lavoine/ Czerneski) donne le ton, celui de la vie « qui, quand elleveut ressemble à Dieu », fil fragile qui peut rompre à tout instant. Ace propos, Marc Lavoine s’en réfère à Socrate : « Savoir vivre est-ilautre chose que savoir mourir ? ». Et lui, d’apparence si légère,plaide pour la densité nourricière des arts et des sentiments, attisésau présent. « Passe le temps, et de temps en temps/c’est le temps perdu quiprends le dessus ». Ce temps perdu, ce goût des vanités et del’essentiel nous ramène à l’enfance. Les artistes, poursuit-il, « lescourageux, ceux qui sont restés dedans, les résistants magnifiques», n’ont jamais renoncé à leur part d’enfance, à leurs rêves premiers.Ainsi, Marc Lavoine apparaît-il sur la pochette en mode adolescent,photo familiale signée par son grand frère Francis Lavoine sansretouches, cheveux mi-longs, regard perdu. Dans la chanson Adultejamais, les mots de Marc le cabochard « qui n’a jamais cédé » (« Jene mangerai pas la soupe… Je ne suivrai pas la troupe…/ Je nevoterai pas pour vous/la corde sur le cou ») sont placés en regardde ceux de Grand Corps Malade, qui les dits en réponse : « Jepenserai toujours que les qualités d’un homme brillent bien plussouvent dans la marge que dans la norme ». Fils de parents politiquement très engagés, Marc Lavoine n’a cesséde réaffirmer sa qualité de « banlieusard », ayant découvert laGuerre d’Algérie, les Surréalistes avec son père, et Musset avec samère. « Mon père, militant cégétiste et communiste, m’a appris àne pas enlever la mémoire des mots et à ne pas accepter les petitsarrangements, qui nous transforment en morts-vivants ». Il nous faudra donc vivre les amours tumultueuses, celles quivibrent et se cassent, puisque « comme disait Léo Ferré, « lebonheur c’est du chagrin qui se repose ». Au final, le coeur subit desaccros, il est rapiécé. « Mais il marche encore … lorsqu’il repose sur ton corps », écrit MarcLavoine dans Coeur d’occasion, chanson déroulée sur un tapis derythmes et de saynètes, une sorte de road-movie sensuel « sansceinture de sécurité ». Bien sûr, puisque nous sommes en territoire Lavoine, le thèmeamoureux émerge en toute cohérence dans plusieurs chansonsd’Adulte Jamais (Le Train, Coeur d’occasion, Le Long de toi, Jusqu’àce que l’amour nous sépare, chanté avec Virginie Ledoyen, L’amouriceberg, écrit avec Line Papin). Marc Lavoine sait jouer sur lescassures, les glissades, celles de la voix, grave, en contraste avec lesvents d’Ouessant et les sables inconstants de l’amour, aumouvement perpétuel dans cet « avant bout du monde, où lesvagues retombent en nuages blancs », où Marc Lavoine nous donnerendez-vous (Les Nuages Blancs). « J’ai toujours pris des contours pour filer au centre », dit encorecelui qui a explosé sur le marché français de la chanson pop à l’âgede 23 ans, en 1985, avec Elle a les yeux révolvers et Parking desAnges. « On ne m’a pas pris au sérieux, mais Françoise Hardy m’aenvoyé un mot, gentil ». Ensemble, ils ont chanté en duo, Chèreamie, sorti en 1989 et composée par le complice de toujours,Fabrice Aboulker, qui était aux manettes sur le précédent album, Jereviens à toi (2018). Des duos, il y en eut de magnifiques, avec Catherine Ringer, biensûr, (Qu’est-ce que t’es belle) ou Véronique Sanson (Une nuit surson épaule). Il y eut aussi des compagnonnages, tout aussi intenses,avec Daniel Darc par exemple. On se rappelle Ne m’en veux pas det’en vouloir (Daniel Darc/Frédéric Lô), repris en 2005 par MarcLavoine. Pour le poète « au coeur fragile », mort en 2013, il aaujourd’hui écrit Rose bonbon : « Rose était le bonbon/Le taxi étaitune fille/Il cherchait le garçon/Dans la ville ». Adulte jamais dénonce les fausses certitudes du monde des grands,il examine aussi la légèreté et la peine. Au registre du chagrin, nousavons Dunkerque, qui clôt l’album, une philosophie du solidaire : «Les gens qui pleurent se ressemblent/quand la vie les désarme/ilsrestent ensemble », à Dunkerque, ou ailleurs chante la voix grave etsensuelle de Marc Lavoine – tapis de violons, de rythmes électros etfrêles notes de piano « parce que le son doit rester en cohérenceavec le sens, sinon, on embourgeoise la chanson ». « Quand j’étais enfant, confesse Marc Lavoine, je me sentais maldans mon corps. J’aurais voulu être un chat ». Adulte Jamais comporte donc cette part de liberté, d’admirationpour les nuages qui passent, les couleurs, les lieux magiques,d’Ouessant à Manhattan, et ces formes si élégantes, si enapesanteur, d’une joueuse de Badminton, « polo, jupe, serre-tête »,« mais quand ça se détend, ça frappe dans le volant », transmissiond’un héritage paternel, qui aimait ce sport, sur fond de bossaélectro. Tout aussi libre et aérien, voici Manhattan enveloppe la BigApple dans un cocon qui a « un goût de Guggenheim », ce musée sifécond qui séduit le peintre et l’amateur de peinture, avec sesaccords de guitare perlés qui suffisent à compenser, comme le ditMarc Lavoine « le dérèglement du calme » généré par « les villeshorizontales ». « Si je devais dédier cet album à quelqu’un, ce serait à SatoshiSaïkusa », le photographe japonais mort en 2021, qui l’avaitportraitisé en homme déterminé, « vivant » pour la pochette de Jereviens à toi en 2018, et qui appartient à « son petit Panthéonpersonnel comme disait Simone Signoret », où se croisent WilliamSheller, le peintre Mark Rothko, « et puis Chabrol, Ringer, Vian,Joaquim Phoenix », et tous ceux qui l’ont construit en dehors dessentiers battus.