Née à Rennes (France), Vanessa Wagner commence le piano à l’âge de sept ans. Grâce à son talent prodigieux, elle remporte le Premier Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris à seulement 17 ans. En 1999, elle est nommée « Révélation Soliste Instrumental » aux Victoires de la Musique Classique, marquant le début d’une carrière internationale placée sous le signe de la recherche artistique.
Depuis, Wagner se produit sur les scènes les plus prestigieuses du monde. Sa riche discographie témoigne à la fois de la diversité de son répertoire et de la singularité de sa vision musicale.
Sa carrière reflète une personnalité aussi audacieuse que curieuse. Elle passe avec aisance du grand répertoire classique aux compositions contemporaines, et s’aventure fréquemment dans des collaborations interdisciplinaires mêlant musique électronique, danse et arts visuels.
Pionnière des nouveaux répertoires, Wagner explore depuis plusieurs années le canon minimaliste. Pour le label InFiné, elle a enregistré quatre albums consacrés aux grandes figures du minimalisme — John Adams, Meredith Monk, Brian Eno et Ryūichi Sakamoto — ainsi qu’à des compositeurs émergents tels que Caroline Shaw, Bryce Dessner et Nico Muhly.
En plus d’innombrables heures à interpréter ces œuvres sur scène, Wagner a ressenti un besoin artistique pressant : enregistrer dans son intégralité l’un des jalons contemporains faisant le pont entre les héritages musicaux des XXᵉ et XXIᵉ siècles — les vingt Études pour piano de Philip Glass. Ce choix place non seulement les Études comme une pierre angulaire de la littérature pianistique moderne, mais les inscrit également dans la grande tradition des cycles d’études initiés par des maîtres comme Ligeti, Debussy, Dusapin, et, plus loin encore, Chopin et Liszt.