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Née d'un père ivoirien et d'une mère d'origines espagnoles et marocaines, la jeune Laïka Fatien grandit au Maroc dans la culture juive séfarade. La jeune fille élevée dans un entourage féminin développe des goûts musicaux ouverts sur la Méditerranée et le jazz.
L'engouement de Laïka pour la musique l'amène à suivre des formations de chanteuse à l'ARIAM en Île de France, au CIM (école parisienne réputée) et à l'IACP de Paris, école de formation professionnelle préparant aux concours du Conservatoire National Supérieur et au diplôme d'état. Munie de ce solide bagage, Laïka connaît intimement les répertoires de Billie Holiday, Nina Simone, Shirley Horn et Abbey Lincoln et suit les conseils de professeurs comme Antonio Hart, Roy Hargrove et David Linx.
Au fil de collaborations avec le groupe Sixun, David El Malek, Richard Galliano, Daryl Hall ou Toots Thielemans, la chanteuse élargit sa palette et s'infiltre dans le milieu des studios et les scènes de concert. Sa participation à la comédie musicale A Drum Is A Woman, collaboration méconnue d'Orson Welles et de Duke Ellington montée par Jérôme Savary en 1996 au Théâtre de Chaillot, lui ouvre les portes de la chanson et du théâtre.
En 1999, Laïka tient le rôle principal de la pièce Oli-Ola d'Eva Kaczor. Elle joue successivement dans Peau d'âne (Jean-Luc Jeener), Variations sur un thème à l'ONU (Xavier Lacouture), L'Indien en smoking (Antoine Campo) et en 2007 dans La Tectonique des nuages, opéra jazz de José Rivera et Laurent Cugny. Au cinéma, on peut la voir dans Hasards ou coïncidences de Claude Lelouch.
Outre ces activités scéniques, Laïka n'en abandonne pas pour autant le souhait d'enrgistrer et de se produire avec sa propre formation. Un premier album dédié à sa mère voit le jour en 2004, Look At Me Now. A la tête d'un quintette, elle peaufine son tour de chant constitué de grands classiques puis en 2008 enregistre l'album Misery, A Tribute to Billie Holiday pour le label Blujazz.
Ce premier opus en appelle un autre plus personnel qui révèle Laïka auprès d'un large public. Sorti en février 2011, Nebula est régulièrement programmé en radio et touche les auditeurs au-delà du jazz. La notoriété grandissante permet à la chanteuse d'engager un trio de pointures sur l'album suivant Come A Little Closer paru en octobre 2012. Accompagnée de Roy Hargrove, Graham Hayes et d'Ambrose Akinmusire, Laïka dévoile sa facette la plus sensuelle au fil des onze compositions produites à New York par Gil Goldstein.