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Né à Hambourg le 3 février 1809, Jakob Ludwig Felix Mendelssohn Bartholdy est le petit-fils de Moses Mendelssohn, philosophe des Lumières et figure du judaïsme. Il grandit à Berlin où son père banquier, converti au protestantisme, a installé son épouse et leurs quatres enfants. En 1812, il accole au patronyme familial le nom de Bartholdy en signe de rupture à la religion juive. À l'instar de sa sœur aînée Fanny (née en 1805), Felix Mendelssohn montre très tôt des dispositions pour la musique et après les premières leçons de piano avec leur mère, les enfants profitent d'un séjour à Paris en 1816 pour recevoir les conseils de Marie Bigot. Parmi les matières de l'éducation pluridisciplinaire qu'il reçoit, comprenant les langues, l'équitation et le dessin, où il se montre fort habile, la musique figure en bonne place avec les professeurs Ludwig Berger (piano), Carl Wilhelm Henning puis Eduard Rietz (violon) et Carl Friedrich Zelter (contrepoint et composition), qui le présente à Goethe. Admis à la Singakademie en 1819 comme alto, il fait jouer ses premières œuvres et compose pour son père l'opéra de jeunesse Les Deux Précepteurs. Son corpus s'étend rapidement, tant dans le domaine de l'orchestre avec treize symphonies pour cordes et une symphonie et une Symphonie n° 1 (1824), que dans la musique sacrée, le piano, le lied et la musique de chambre avec un Quatuor à cordes n° 1 et un Octuor renommé dès 1825. L'année suivante, il n'a que dix-sept ans lorsqu'il compose la magnifique ouverture Le Songe d'une nuit d'été, qu'il complétera pour la scène. Étudiant à l'Université de Berlin, il a des enseignants renommés dont Hegel pour la philosophie de l'art et rencontre par ailleurs des sommités musicales comme le pianiste Ignaz Moscheles et, à Paris, Luigi Cherubini. L'intérêt qu'il porte à la musique baroque se manifeste lorsqu'il dirige à Berlin, le 11 mars 1829, la Passion selon saint Matthieu de Bach, participant ainsi au mouvement de redécouverte du compositeur. La même année, il effectue un premier voyage en Angleterre et en Écosse, où il écrit l'ouverture Les Hébrides et commence la composition de la Symphonie n° 3 « Écossaise » (achevée en 1842). Un deuxième voyage à Londres est l'occasion de jouer son Concerto pour piano n° 1 et le Capriccio brillante. L'Angleterre s'enthousiasme pour le pianiste et chef d'orchestre, comptant pour admiratrice la reine Victoria. Le compositeur entreprend d'autres voyages en Autriche, en Suisse et en Italie, où les six mois qu'il passe à parcourir le pays lui inspirent la Symphonie n° 4 « Italienne » (1833). À Paris, il côtoie Liszt, Chopin et Meyerbeer, mais la Société des Concerts refuse sa Symphonie n° 5 « Réformation », qui restera longtemps inédite. En Allemagne, s'il se voit refuser la succession de Zelter à la Singakademie, on lui confie pendant trois ans la direction du festival de Rhénanie du Sud à Düsseldorf, où son oratorio Paulus est créé en 1836. Nommé à la direction de l'orchestre du Gewandhaus de Leipzig en 1835, une fonction qu'il occupera jusqu'à sa mort, il fréquente régulièrement Clara et Robert Schumann, avec lesquels il noue une profonde amitié. Cependant, c'est à Francfort, où il dirige le Cäcilien-Verein, qu'il rencontre Cécile Jeanrenaud, fille d'un pasteur qu'il épouse le 28 mars 1837 et qui lui donnera cinq enfants. Son activité de pianiste et chef d'orchestre prend alors le pas sur celle de compositeur, d'autant qu'il n'ose refuser la proposition du roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, au poste de Generalmusikdirektor à la cour de Berlin en 1841. Et l'année suivante, il se voit confier à Leipzig la création d'un Conservatoire, où il enseigne et engage parmi les professeurs Robert Schumann et le violoniste du Gewandhaus, Ferdinand David. Néanmoins, les œuvres que Mendelssohn parvient à produire sont majeures. Il commence la composition des Lieder ohne Worte (Romances sans paroles), qu'il poursuivra jusqu'à sa mort, et signe en 1840 la Symphonie n° 2 « Lobgesang », en forme de cantate. Il reçoit la commande de trois musiques de scène, pour Athalie de Racine et Œdipe à Colone de Sophocle, mais surtout pour Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare. L'ouverture de jeunesse est alors complétée pour la création, qui a lieu à Potsdam le 14 octobre 1843. De cette œuvre est tirée la fameuse Marche nuptiale, utilisée pour un mariage une première fois du vivant du compositeur, puis par la princesse royale d'Angleterre en 1858, avant de se généraliser. Le 13 mars 1845, sa santé défaillante l'empêche de diriger la création de son célèbre Concerto pour violon op. 64, dont la composition s'est échelonnée sur six ans. C'est donc son assistant à Leipzig, le chef d'orchestre danois Niels Gade, qui dirige l'œuvre dédiée à Ferdinand David. Le 26 août 1846, Mendelssohn dirige lui-même son oratorio Elijah à Birmingham lors de sa neuvième visite en Angleterre. Il y retourne une dernière fois en avril 1847, pour d'autres représentations d'Elijah. Il retrouve alors la soprano Jenny Lind, dont il a fait la connaissance trois auparavant à Berlin. À son retour à Francfort, Mendelssohn apprend la mort de sa sœur adorée Fanny, survenue le 14 mai 1847. Même si sa propre carrière a éclipsé le talent de compositrice de cette dernière, ils ont toujours conservé une relation très forte. Accablé par la nouvelle, il lui dédie ses dernières œuvres, le Quatuor à cordes n° 6 op. 80, le Nachtlied et l'oratorio Christus, qu'il ne parvient pas à achever. À Leipzig, le 3 octobre 1847, il entend son Concerto pour violon joué par un élève du Conservatoire promis à un grand avenir, Joseph Joachim. Le 4 novembre 1847, Felix Mendelssohn meurt à l'âge de 38 ans. Son prestige et son influence sont alors immenses, hormis chez Wagner, avant que sa musique ne soit interdite par le régime nazi en raison de ses origines juives. Le compositeur prolifique a depuis fort heureusement retrouvé la place qu'il mérite, parmi les grands noms du romantisme.