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21/03/2026
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Poète du piano, musicien virtuose et compositeur romantique visionnaire, Frédéric Chopin n'a vécu et n'a composé à quelques exceptions près que pour un instrument qui ne fut plus jamais le même après lui. C'est à Żelazowa Wola, à une cinquantaine de kilomètres de Varsovie, que naît Fryderyk Francsizek Chopin, le 1er mars 1810. Fils d'un professeur d'origine française, Nicolas Chopin, marié à une Polonaise, Justyna Krzyżanowska, le garçon grandit avec ses trois sœurs dans une Pologne partagée entre la Prusse, l'Empire russe et l'Autriche, le duché de Varsovie étant sous domination russe. Après sa naissance, la famille emménage à Varsovie où son père a ouvert un pensionnat et s'équipe d'un piano. Se montrant précoce dès les premières leçons avec sa mère, le jeune Chopin voit son éducation musicale confiée à Wojciech Żywny, qui lui fait découvrir Bach et Mozart, tandis qu'à la maison il joue des mélodies populaires du folklore local, qui exerceront une aussi grande influence sur ses compositions. Après un premier concert à l'âge de huit ans, le pianiste prodige, que l'on compare à Mozart, est présenté dans les salons de la noblesse et sa réputation fait le tour de la ville. En 1822, il apprend l'orgue avec Václav Würfel, qui lui enseigne le stile brillante, tandis que l'été, durant ses vacances dans la campagne mazovienne, il note les chansons et danses populaires jouées lors des fêtes de villages. En 1826, Chopin entre à la Haute-École de musique de Varsovie, qui portera par la suite son nom. Auteur d'un Rondo op. 1 et de Variations qui éblouiront Schumann (« Chapeau bas messieurs, un génie ! »), il compose un Rondo à la mazur et sa première Sonate en ut mineur (1828). En 1827, l'une de ses sœurs cadettes, Emilia, meurt à quatorze ans de la tuberculose, une maladie qu'il a possiblement contractée qui le fera souffrir. À la même période, il nourrit une passion amoureuse pour une élève cantatrice, Constance Gładkowska, et donne plusieurs publics, dévoilant le Rondeau à la Krakowiak et ses deux Concertos pour piano en mars et octobre 1830, au Théâtre national de Varsovie. Il effectue un premier voyage à Berlin, puis à Vienne où il est acclamé. Le 2 novembre 1830, il quitte son pays natal, avant l'insurrection contre la tutelle russe. Passé par Vienne et Stuttgart, il compose les Études op. 10 qu'il dédiera à Liszt, ; comprenant la n° 12 « Révolutionnaire », nommée à la suite de la capitulation polonaise. Arrivé à Paris le 5 octobre 1831, son introduction dans le milieu musical est favorisée par des nobles polonais installés dans la capitale. Il fait la connaissance de Rossini, Cherubini, Liszt, Berlioz, Pleyel et du violoncelliste Franchomme, pour lequel il écrit des pièces. Il donne des leçons de piano et se constitue dans les salons un auditoire rempli d'admiratrices. En dix-huit années de vie parisienne, il ne donne que dix-neuf concerts en public, dont seulement quatre en soliste. Néanmoins, les compositions déferlent les unes après les autres : mélancoliques Nocturnes opp. 9 et 15, nostalgiques Mazurkas opp. 17 et 24, virtuoses Polonaises op. 26, Grande Valse brillante op. 18, Ballade n° 1 op. 23 et Andante spaniato et Grande Polonaise brillante op. 22, toutes rencontrent un succès immédiat avant d'entrer au répertoire des plus grands pianistes. L'édition entre 1832 et 1835 de sept cahiers de compositions contribue à sa gloire dans toute l'Europe et ses pièces sont déjà interprétées par Liszt, Kalkbrenner, Hiller, Clara Wieck et d'autres virtuoses. Lors d'un voyage à Carlsbad, il retrouve ses parents, qu'il voient pour la dernière fois. Invité par la comtesse Wodzinska, il tombe amoureux de sa fille Maria, à qui il dédie la Valse n° 1 op. 69 dite « Valse de l'adieu », publiée de manière posthume avec la Valse n° 2, mais leurs fiançailles n'auront pas de suite. À Leipzig, il rencontre Felix Mendelssohn, mais à son retour à Paris en 1835, Chopin tombe malade. Il ne cesse cependant de composer, les Mazurkas opp. 33 et 67, de nouveaux Nocturnes opp. 27 et 32, les trois Valses de l'opus 34. En avril 1836, Salle Érard, Franz Liszt joue ses douze Études op. 25, dédiées à sa maîtresse, la comtesse Marie d'Agoult. Lors d'une réception de ces derniers en novembre, Chopin rencontre pour la première fois George Sand. Leur liaison ne commence qu'un peu plus tard, intime dans les premiers mois, puis platonique pendant les huit années suivantes. À l'hiver 1838, au tout début de leur relation, ils partent à Majorque, mais le temps pluvieux a raison de la santé fragile du musicien, qui passe son temps dans la chartreuse de Valldemossa à composer, sur un piano envoyé par Pleyel, le chef-d'œuvre que sont les vingt-quatre Préludes op. 28, comprenant les célèbres n° 4, 15, 20 et 24. De retour à Paris, Chopin enchaîne en 1839 avec la Ballade n° 2, le Scherzo n° 2, deux Nocturnes op. 37, deux Polonaises op. 40, quatre Mazurkas op. 41, le Scherzo n° 3 et la Sonate n° 2, avec sa fameuse Marche funèbre. Chaque année jusqu'en 1846, Chopin, Sand et ses deux enfants passent leur été dans la propriété de Nohant, où ils reçoivent leurs proches. Il y compose notamment la Polonaise héroïque op. 53 et la Ballade n° 4 en 1842, la Berceuse op. 57 et la Sonate n° 3 en 1844 et la Barcarolle op. 60 en 1846. Les autres saisons, à Paris, Chopin continue de se produire, surtout en privé, accompagnant Pauline Viardot. Une grande amitié le lie à Eugène Delacroix, qui a peint son portrait quelques années auparavant. Après la perte en 1842 de son ami Jan Matuszynski, également exilé à Paris, le compositeur tombe dans une dépression qui s'aggrave après la perte de son père deux ans plus tard, puis la séparation avec George Sand, en août 1847, consécutive à une brouille familiale. Certes, il compose la Polonaise-Fantaisie op. 61 l'année précédente, mais les pièces pour le piano se tarissent. Dans les dernières années naissent la Sonate pour violoncelle et piano op. 65, deux Nocturnes op. 62, puis en 1847, les trois Valses op. 64 dont la n° 1 dite « Valse minute », trois Mazurkas op. 63, dix-sept Chants polonais op. 74, une dernière Valse en la mineur en 1848 et en 1849, une ultime Mazurka n° 4 de l'opus 68. Le 18 février 1848, il donne un dernier concert chez Pleyel, avant de partir jouer sept mois en Angleterre et en Écosse. De retour à Paris le 24 novembre, sa santé ne fait que décliner jusqu'au dernier jour. Transporté au 12, place Vendôme, il meurt le 17 octobre 1849, à seulement 39 ans. Inhumé au cimetière du Père-Lachaise, son cœur est placé dans un cénotaphe encastré dans l'un des piliers de l'église Sainte-Croix de Varsovie. À la tête d'une œuvre novatrice qui annonce Rachmaninov, Debussy et Ravel, Chopin fut avec Liszt le père du piano moderne, dont la technique éblouissante faisait jeu égal avec l'exigence des compositions. Maître du rubato, il a conjugué un langage très expressif, tout en nuances, à la liberté prise dans la réinvention de formes pianistiques.