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Compositeur emblématique du romantisme russe, Tchaïkovski est à l'origine d'une œuvre passionnée et souvent tourmentée à l'orchestration riche, dominée par les célébrissimes ballets Le Lac des cygnes, La Belle au bois dormant et Casse-Noisette, la Symphonie n° 6 « Pathétique », les opéras Eugène Onéguine et La Dame de pique, ainsi que les concertos pour piano. Issu d'une famille noble d'origine cosaque par son père ingénieur des mines et française par sa mère, Piotr Ilitch Tchaïkovski naît à Votkinsk dans l'Oural le 7 mai 1840, au sein d'une fratrie comptant sept enfants. Montrant un talent précoce pour le piano dès l'âge de quatre ans, il prend des cours avec Maria Paltchikova et fait ses études à Saint-Pétersbourg, où il entre en 1850 au pensionnat de l'école du Collège impérial de la Jurisprudence. Quatre ans plus tard, sa mère meurt du choléra, créant chez l'adolescent un vide affectif qui nourrira son œuvre. Continuant à prendre des cours de musique et de chant, il dirige une chorale et achève ses études de droit couronnées par un diplôme en 1859. Il travaille pendant deux ans au ministère de la Justice tout en suivant les cours de la Société musicale russe avec Nikolaï Zaremba, puis intègre en 1862 le Conservatoire de Saint-Pétersbourg, dirigé par Anton Rubinstein. En 1866, le frère de ce dernier, Nikolaï Rubinstein, l'invite à enseigner au Conservatoire de Moscou, qui portera par la suite son nom. Tchaïkovski occupe ce poste jusqu'en 1878, alors que sa carrière de compositeur a déjà pris forme avec la Symphonie n° 1 « Rêves d'hiver » (1866), le poème symphonique Fatum (1868), l'opéra Le Voïevode (1869), l'ouverture fantaisie Roméo et Juliette (1870), deux Quatuors à cordes (1871, 1874), la Symphonie n° 2 « Petite Russie » (1872), l'ouverture La Tempête (1873), des pièces pour piano dont le cycle Les Saisons (1876), et des mélodies. Son installation comme compositeur est encouragée par la mécène Nadejda von Meck, qui lui verse une pension annuelle de six mille roubles, puis relayée dans les dernières années par l'Empereur Alexandre III, dont la rente s'élève à trois mille roubles. Lié au Groupe des Cinq, il marque sa différence par une musique autant inspirée par le folklore traditionnel russe comme dans Snégourotchka, que par les méthodes de composition occidentale. Après l'insuccès des opéras Opritchnik (1874) et Vakoula le forgeron (1876, révisé sous le titre Tchérévitchki en 1887), Tchaïkovski s'attelle à son Concerto pour piano n° 1, repris plusieurs fois avant de devenir un classique du répertoire. Entré dans sa période de maturité, il compose également les Variations sur un thème rococo pour violoncelle et orchestre, la fantaisie Francesca da Rimini et le ballet Le Lac des cygnes, succès s'il en est qui ne quittera pas l'affiche. Son mariage le 18 juillet 1877 avec une élève du conservatoire, Antonina Milioukova, est davantage un signal destiné à éloigner les rumeurs sur son homosexualité qu'un acte d'amour. Amateur de voyages dans les grandes villes européennes, il assiste à l'ouverture du Festival de Bayreuth, dont il rend compte dans l'un de ses articles pour le journal Russkiye vedomosti. Il achève l'opéra Eugène Onéguine, d'après Pouchkine, créé à Moscou le 29 mars 1879, qui suscite un enthousiasme modéré avant de s'affirmer comme un chef-d'œuvre de l'art lyrique. Sa Symphonie n° 4, de la même époque, ouvre une trilogie sur le thème du destin, sous-jacent dans d'autres œuvres. D'une tonalité plus légère, le Concerto pour violon, qui fait aussi l'objet de critiques, finira par s'imposer au répertoire. Dans ces années prolifiques naissent également le Concerto pour piano n° 2 (1879), la Sérénade pour cordes, le Capriccio italien et l'Ouverture 1812 (1880), et un cycle de quatre Suites orchestrales clos en 1887 par celle intitulée « Mozartiana ». En 1885, Tchaïkovski quitte Moscou pour s'installer à Klin, dans une maison qui sera transformée en musée. Il écrit la Symphonie « Manfred » et commence une carrière de chef d'orchestre qui le mène cinq ans plus tard aux États-Unis pour une tournée unique de ses œuvres. En 1888, sa Symphonie n° 5 est applaudie sans réserve, suivie par le ballet La Belle au bois dormant (1889), avant d'aborder l'écriture de son grand opéra La Dame de pique. Créé avec succès à Saint-Pétersbourg le 19 décembre 1890, ce drame psychologique s'appuie à nouveau sur un texte de Pouchkine à travers un livret conçu par son frère, Modeste Tchaïkovski. Deux ans plus tard, le 18 décembre 1892, sont créés simultanément son dernier opéra Iolanta et le ballet Casse-Noisette, dont est tiré une suite orchestrale. Une semaine avant est créé le sextuor pour cordes Souvenir de Florence. Devenu le compositeur russe le plus populaire, celui dont la mélancolie traverse l'œuvre entière, si ce n'est la fatalité, Tchaïkovski consacre la dernière année de sa vie à son testament musical, la Symphonie n° 6 « Pathétique », dont l'ordre des mouvements comme la fin dans une lamentation en decrescendo sont une nouveauté. Le compositeur en assure lui-même la création à Saint-Pétersbourg, le 28 octobre 1893. L'éventualité d'un « programme secret » lié à son homosexualité et à sa relation avec son neveu Vladimir Davydov, à qui est dédiée l'œuvre, entretient la légende entourant aussi la mort de Tchaïkovski, neuf jours plus tard, le 6 novembre 1893, à 53 ans. Le choléra sévissant alors à Saint-Pétersbourg est la cause officielle de son décès, remise en cause par l'hypothèse d'un suicide sur ordre, après le jugement d'un tribunal d'honneur constitué d'anciens camarades étudiants en droit, pour échapper à un scandale l'impliquant dans une liaison avec un jeune officier proche de la famille impériale.